@book {120,
	title = {D{\'e}rives de la fin. Sciences, corps et villes},
	series = {Erres Essais},
	year = {2008},
	pages = {224},
	publisher = {Le Quartanier},
	organization = {Le Quartanier},
	address = {Montr{\'e}al},
	abstract = {<p>Port{\'e} par un int{\'e}r{\^e}t pour l\&rsquo;Histoire et le politique, le temps et la m{\'e}moire, les sciences et la mort, cet essai traite essentiellement de la fin, ou plus largement d\&rsquo;un imaginaire de la fin.<br /><br />Si l\&rsquo;approche de l\&rsquo;an 2000 a provoqu{\'e} une r{\'e}surgence de cette \&laquo; crise de la fin \&raquo;, o{\`u} foisonnaient les sc{\'e}narios apocalyptiques, chaque {\'e}poque r{\'e}v{\`e}le ses craintes devant les transformations du monde. La soci{\'e}t{\'e} occidentale actuelle a ses propres hantises, qui traduisent une situation de tensions extr{\^e}mes, politiques, {\'e}conomiques et religieuses. S\&rsquo;{\'e}non{\c c}ant sur un mode alarmiste ou au contraire {\'e}trangement euphorique, ces tensions sont peut-{\^e}tre bien les sympt{\^o}mes d\&rsquo;une obsession pour la fuite en avant. C\&rsquo;est cet univers qu\&rsquo;approfondit D{\'e}rives de la fin, {\`a} travers trois figures : la science, le corps, la ville.<br /><br />Les catastrophes dont on rend science et scientifiques responsables, {\`a} tort ou {\`a} raison, signalent des probl{\`e}mes d\&rsquo;{\'e}thique nombreux, exacerb{\'e}s depuis deux d{\'e}cennies. Au-del{\`a} des traditionnels d{\'e}sastres appr{\'e}hend{\'e}s par les ouvrages de science-fiction, cette critique se manifeste dans la litt{\'e}rature et l\&rsquo;art, o{\`u} la capacit{\'e} d\&rsquo;autodestruction de l\&rsquo;humanit{\'e} par la science appara{\^\i}t de mani{\`e}re r{\'e}v{\'e}latrice. L\&rsquo;exhibition contemporaine du corps, avec ses scarifications, son narcissisme et sa tendance vers le \&laquo; corps-objet \&raquo;, n\&rsquo;est d\&rsquo;ailleurs pas sans rapport avec le d{\'e}veloppement des sciences. Obs{\'e}dant, puisque malade, morbide, m{\'e}tamorphos{\'e} ou hybride, le corps se pr{\'e}sente comme la m{\'e}taphore d\&rsquo;une mort qui s\&rsquo;impose dans l\&rsquo;annihilation du temps, y compris celui du r{\'e}cit. Quant {\`a} la ville, elle est depuis longtemps per{\c c}ue comme l\&rsquo;espace par excellence de crises et de changements. De la chute du mur de Berlin {\`a} l\&rsquo;effondrement du World Trade Center, les manifestations d\&rsquo;un imaginaire de la catastrophe se multiplient dans des m{\'e}tropoles toujours en expansion. La ville devient plus que jamais l\&rsquo;espace des contradictions : expansion et transformation, violence et euphorie.</p><p>Source : Le Quartanier</p>},
	author = {Jean-Fran{\c c}ois Chassay}
}
