@book {243,
	title = {La ligne bris{\'e}e : labyrinthe, oubli et violence. Logiques de l{\textquoteright}imaginaire. Tome II},
	year = {2008},
	pages = {216},
	publisher = {Le Quartanier},
	organization = {Le Quartanier},
	edition = {Erres essais},
	address = {Montr{\'e}al},
	abstract = {<p>Imaginons un oubli qui ne soit pas un simple revers de la m{\'e}moire, mais une modalit{\'e} de l\&rsquo;agir. Un oubli positif. Un oubli en acte, in pr{\ae}sentia. Peut-on habiter un tel oubli ? Peut-on le mettre en r{\'e}cit ? Si la m{\'e}moire est une ligne ininterrompue qui rattache le pr{\'e}sent au pass{\'e}, l\&rsquo;oubli est assur{\'e}ment une ligne bris{\'e}e, et le trac{\'e} qu\&rsquo;il dessine est fait de segments disjoints, d\&rsquo;instants sans continuit{\'e}, comme dans un labyrinthe.<br /><br />La ligne bris{\'e}e traite du labyrinthe en tant que th{\'e}{\^a}tre de l\&rsquo;oubli. Le trac{\'e} du labyrinthe suscite, par la multiplication des choix qu\&rsquo;il requiert, la d{\'e}sorientation et la perte de rep{\`e}res. Mais l\&rsquo;oubli de soi n\&rsquo;y est pas qu\&rsquo;un effet superficiel, il en est un trait fondamental, ce que le mythe de Th{\'e}s{\'e}e nous enseigne. Au c{\oe}ur de ce r{\'e}cit se d{\'e}ploie une sc{\`e}ne d\&rsquo;une grande port{\'e}e symbolique : le h{\'e}ros grec se rend dans le labyrinthe pour y tuer le Minotaure. Or, lorsqu\&rsquo;il en {\'e}merge victorieux \&ndash; et les versions traditionnelles du mythe le confirment \&ndash;, il ne se souvient de rien. Ce qui s\&rsquo;est produit dans le labyrinthe est l\&rsquo;objet d\&rsquo;un effacement radical. La mise {\`a} mort du monstre est d\&rsquo;une telle violence qu\&rsquo;elle provoque l\&rsquo;oubli.<br /><br />La figure du labyrinthe permet ainsi de penser l\&rsquo;oubli et de repr{\'e}senter la d{\'e}sorientation et la violence qui lui sont indissociables. {\`A} partir d\&rsquo;un corpus litt{\'e}raire et cin{\'e}matographique contemporain (de Paul Auster {\`a} David Lynch), La ligne bris{\'e}e montrera l\&rsquo;importance de cette figure, utilis{\'e}e dans les {\oe}uvres de fa{\c c}on r{\'e}currente pour repr{\'e}senter la complexit{\'e} de notre monde, et la conception du sujet qu\&rsquo;elle implique, aux antipodes du sujet {\oe}dipien au c{\oe}ur m{\^e}me de notre modernit{\'e}.</p><p>Source : Le Quartanier</p>},
	issn = {978-2-923400-42-6},
	author = {Bertrand Gervais}
}
