@book {434,
	title = {La formation de l{\textquoteright}acteur},
	year = {2001},
	pages = {349},
	publisher = {Petite biblioth{\`e}que Payot},
	organization = {Petite biblioth{\`e}que Payot},
	edition = {Voyageurs},
	address = {Paris},
	abstract = {<p>R{\'e}sum{\'e} descriptif:</p><div>Par l\&rsquo;interm{\'e}diaire du journal fictif d\&rsquo;un {\'e}tudiant souhaitant devenir acteur, Stanislavski expose dans cet ouvrage sa m{\'e}thode de jeu sc{\'e}nique et d\&rsquo;interpr{\'e}tation qui s\&rsquo;{\'e}labore en fonction d\&rsquo;un principe de v{\'e}rit{\'e}.</div><div>\&nbsp;</div><div>Selon l\&rsquo;auteur, c\&rsquo;est la relation dynamique entre les actions physiques inspir{\'e}es par la pi{\`e}ce et les {\'e}motions {\'e}voqu{\'e}es par la m{\'e}moire du com{\'e}dien qui permet d\&rsquo;acc{\'e}der {\`a} ce qu\&rsquo;il consid{\`e}re comme l\&rsquo;authenticit{\'e} du jeu. Si l\&rsquo;acteur \&laquo;joue vrai\&raquo;, c\&rsquo;est-{\`a}-dire s\&rsquo;il {\'e}prouve v{\'e}ritablement et int{\'e}rieurement la r{\'e}alit{\'e} du personnage, son interpr{\'e}tation sera toujours plus juste que n\&rsquo;aurait pu l\&rsquo;{\^e}tre une simple ex{\'e}cution technique de son r{\^o}le. L\&rsquo;application m{\'e}canique de m{\'e}thodes visant d\&rsquo;abord et avant tout {\`a} parfaire la forme ext{\'e}rieure du jeu de l\&rsquo;acteur entra{\^\i}ne, parce qu\&rsquo;elle en {\'e}limine toute sensibilit{\'e}, son interpr{\'e}tation du c{\^o}t{\'e} de l\&rsquo;imitation, sinon du clich{\'e}.\&nbsp;</div><div>\&nbsp;</div><div>{\`A} l\&rsquo;inverse du jeu forc{\'e}, la m{\'e}thode de Stanislavski propose d\&rsquo;envisager la composition d\&rsquo;un r{\^o}le comme un v{\'e}ritable acte de cr{\'e}ation. Par l\&rsquo;imagination, l\&rsquo;acteur doit arriver {\`a} puiser dans sa m{\'e}moire affective les {\'e}motions qui serviront de mati{\`e}re pour cr{\'e}er l\&rsquo;{\^a}me du personnage.</div><div>\&nbsp;</div><div>Bien qu\&rsquo;il aborde sp{\'e}cifiquement le travail de l\&rsquo;acteur, cet ouvrage ne se limite pas pour autant {\`a} une analyse classique des param{\`e}tres de l\&rsquo;{\oe}uvre th{\'e}{\^a}trale : il d{\'e}montre que l\&rsquo;acteur est et doit {\^e}tre cr{\'e}ateur. En ce sens, la valeur th{\'e}orique de La formation de l\&rsquo;acteur d{\'e}passe assur{\'e}ment le cadre exclusif du jeu th{\'e}{\^a}tral pour s\&rsquo;appliquer {\`a} tout r{\^o}le de composition, sinon {\`a} toute d{\'e}marche cr{\'e}atrice. Que l\&rsquo;int{\'e}r{\^e}t du lecteur aille {\`a} l\&rsquo;{\'e}criture ou au cin{\'e}ma, aux arts visuels, {\`a} la danse ou aux autres arts d\&rsquo;interpr{\'e}tation, ce livre lui propose une r{\'e}flexion soutenue sur l\&rsquo;importance de la pens{\'e}e critique dans son rapport {\`a} l\&rsquo;acte cr{\'e}ateur, tout particuli{\`e}rement en terme d\&rsquo;{\'e}thique.</div><p>R{\'e}sum{\'e} interpr{\'e}tatif:</p><div>Dans La formation de l\&rsquo;acteur, Stanislavski expose au moyen d\&rsquo;un cadre fictionnel une m{\'e}thode p{\'e}dagogique qui vise {\`a} former l\&rsquo;acteur selon une exigence de v{\'e}rit{\'e}. L\&rsquo;auteur {\'e}labore une vision de l\&rsquo;art dramatique qui serait naturelle parce qu\&rsquo;elle se r{\'e}f{\`e}re enti{\`e}rement {\`a} la dimension v{\'e}cue de l\&rsquo;exp{\'e}rience humaine. Selon cette conception du jeu, l\&rsquo;acteur doit {\^e}tre capable d\&rsquo;exprimer toutes les nuances les plus subtiles de l\&rsquo;int{\'e}riorit{\'e} dans l\&rsquo;ex{\'e}cution du geste le plus anodin. Et c\&rsquo;est par un recours constant {\`a} l\&rsquo;imagination et aux ressources de l\&rsquo;inconscient que le com{\'e}dien parviendra {\`a} s\&rsquo;abandonner {\`a} la v{\'e}rit{\'e} de son personnage. La nature int{\'e}rieure, dit Stanislavski, sait en effet diriger le corps mieux que toute technique. Le com{\'e}dien ne doit donc pas, selon lui, se contenter d\&rsquo;ex{\'e}cuter les indications du texte et d\&rsquo;effectuer une s{\'e}rie de gestes pr{\'e}con{\c c}us ; l\&rsquo;acteur doit vivre son r{\^o}le, en {\'e}prouvant le plus rigoureusement possible les {\'e}motions qui correspondent {\`a} la d{\'e}finition ou {\`a} l\&rsquo;identit{\'e} du personnage. Ce que l\&rsquo;auteur qualifie d\&rsquo;irradiation rendra ainsi visible la dimension int{\'e}rieure du jeu de l\&rsquo;acteur ; si au contraire il ne fait que reproduire ext{\'e}rieurement l\&rsquo;effet des {\'e}motions sur son corps et r{\'e}p{\'e}ter son r{\^o}le comme s\&rsquo;il s\&rsquo;agissait d\&rsquo;une forme finie, l\&rsquo;acteur joue contre l\&rsquo;art, il en devient m{\^e}me l\&rsquo;ennemi par son absence d\&rsquo;{\'e}thique.</div><div>\&nbsp;</div><div>Pour lui permettre d\&rsquo;acc{\'e}der {\`a} la v{\'e}rit{\'e} de son personnage, Stanislavski invite {\'e}galement le com{\'e}dien {\`a} puiser dans sa m{\'e}moire affective afin que les {\'e}motions qui en {\'e}mergent animent son jeu d\&rsquo;une dimension organique. Et puisque ces {\'e}motions ne sont pas r{\'e}elles, mais s\&rsquo;inscrivent n{\'e}cessairement dans le cadre d\&rsquo;une fiction, l\&rsquo;acteur doit en plus recourir {\`a} son imagination. L\&rsquo;une des m{\'e}thodes les plus efficaces pour mettre en relation le monde r{\'e}el et les ressources de l\&rsquo;imagination tient dans l\&rsquo;utilisation du \&laquo;si\&raquo; {\`a} la mani{\`e}re d\&rsquo;un levier. Le \&laquo;si\&raquo; n\&rsquo;engage {\`a} rien, mais par sa nature conditionnelle il favorise une r{\'e}ponse franche et naturelle de l\&rsquo;{\'e}motion, du geste et de la parole.\&nbsp;</div><div>\&nbsp;</div><div>Sur sc{\`e}ne, les gestes accomplis par l\&rsquo;acteur doivent toujours avoir un but ; chacune de ses actions doit trouver sa justification int{\'e}rieure, {\^e}tre logique, coh{\'e}rente, vraie. \&laquo;On ne peut porter {\`a} la sc{\`e}ne n\&rsquo;importe quelle forme de v{\'e}rit{\'e}, seule peut {\^e}tre port{\'e}e la v{\'e}rit{\'e} transform{\'e}e par l\&rsquo;imagination cr{\'e}atrice en un {\'e}quivalent po{\'e}tique.\&raquo; (p. 164) C\&rsquo;est dans cet esprit que l\&rsquo;acteur peut incarner un personnage vrai ; il doit croire avec sinc{\'e}rit{\'e} en lui-m{\^e}me et en ses partenaires. Si en outre l\&rsquo;acteur s\&rsquo;observe en jouant, il acquerra sur cette base le sens de ce qu\&rsquo;il doit rejeter de son jeu comme faux, insuffisant, inexpressif ou excessif.</div><div>\&nbsp;</div><div>Enfin, l\&rsquo;omission du \&laquo;quatri{\`e}me mur\&raquo; d{\'e}construit brutalement le rapport qu\&rsquo;entretient l\&rsquo;acteur avec son corps et l\&rsquo;ali{\`e}ne de son naturel. Aussi, sur sc{\`e}ne, m{\^e}me une action des plus banales exige-t-elle un long travail du com{\'e}dien, qui doit r{\'e}apprendre {\`a} ex{\'e}cuter chacun de ses gestes pour parvenir {\`a} les vivre en public, {\`a} retrouver devant la foule la condition de sa solitude et de son intimit{\'e}. {\`A} cette fin, l\&rsquo;acteur dirige son attention sur un objet, stimulant ainsi la concentration n{\'e}cessaire pour motiver ses gestes. Rien de gratuit ni de futile : tout, dans le jeu, doit servir la pi{\`e}ce. Ce fil conducteur, Stanislavski l\&rsquo;appelle \&laquo;le super-objectif\&raquo; et propose aux acteurs de le garder constamment {\`a} l\&rsquo;esprit afin que leurs actions demeurent justes, port{\'e}es par un rapport analytiquement claire {\`a} l\&rsquo;esprit d\&rsquo;une {\oe}uvre. En exigeant de l\&rsquo;acteur qu\&rsquo;il mette {\`a} contribution son imagination, son attention et ses sentiments, la m{\'e}thode de Stanislavski d{\'e}passe la simple ex{\'e}cution, si savante soit-elle, de telle ou telle prescription : elle devient un v{\'e}ritable acte de cr{\'e}ation.</div><div>\&nbsp;</div><div>En pr{\'e}sentant son essai sous une forme didactique, l\&rsquo;auteur propose un parcours en boucles, parfois scolaire, parfois r{\'e}p{\'e}titif, mais toujours accompagn{\'e} d\&rsquo;exemples qui {\'e}clairent la th{\'e}orie. Bien que con{\c c}u pour le th{\'e}{\^a}tre, le travail auquel Stanislavski invite l\&rsquo;acteur ne s\&rsquo;arr{\^e}te pas {\`a} cette discipline et invite le lecteur {\`a} poursuivre une r{\'e}flexion critique sur les rapports {\'e}troits qu\&rsquo;entretiennent art et technique, {\'e}motion et v{\'e}rit{\'e}.</div><p>Source : Interligne - UQ{\`A}M (http://www.interligne.uqam.ca/pages/liste_biblio.asp)</p>},
	author = {Constantin Stanislavski}
}
