L'auteur s'intéresse à la place du jeu dans l'œuvre romanesque de Michel Tournier - en premier lieu les jeux auxquels s'adonnent ses personnages, mais aussi le dialogue ludique qu'entretient Tournier avec son lecteur. Krell s'intéresse également à l'humour chez Tournier («humour blanc») - humour qu'impliquerait le ludisme. En utilisant la catégorisation de Caillois, l'auteur s'attarde aux jeux de Vendredi et observe chez Robinson une évolution qui serait inverse à celle que l'on retrouve chez Caillois (qui passerait d'une domination de la mimicry et l'ilinx à l'agôn et l'alea) et qui correspondrait à un retour à l'origine et non à la «naissance de la civilisation».