<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" xml:base="https://odft.nt2.ca"  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">
<channel>
 <title>Observatoire du discours financier en traduction - analyse du discours</title>
 <link>https://odft.nt2.ca/mots-cl%C3%A9s-libres-du-blogue/analyse-du-discours</link>
 <description></description>
 <language>fr</language>
<item>
 <title>Le prêt hypothécaire, l&#039;emprunteur et l&#039;invisibilité du prêteur </title>
 <link>https://odft.nt2.ca/blogue/le-pr%C3%AAt-hypoth%C3%A9caire-lemprunteur-et-linvisibilit%C3%A9-du-pr%C3%AAteur</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-image field-type-image field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; src=&quot;https://odft.nt2.ca/sites/odft.aegir.nt2.uqam.ca/files/styles/image_contenu_blogue/public/field/image/EVA%20spotlight.png?itok=p9h00itB&quot; width=&quot;610&quot; height=&quot;400&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Écrit par Eva Renaud, Université Concordia, Montréal&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Après la crise financière de 2008, la Banque Nationale du Canada avait publié un très court texte à l’intention de ses clients, intitulé « What is A Subprime Mortgage » et « Prêt hypothécaire à risque élevé (&lt;em&gt;subprime&lt;/em&gt;) ». Jusqu’à la fin de novembre 2018, ce texte de vulgarisation figurait dans une série de billets qui ont pour but d’éduquer le consommateur à propos de sujets allant du fonds d’investissement à la consolidation de dettes en passant par le Régime enregistré d’épargne-études et l’importance de faire son budget d’épicerie.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Dans le cadre de l’analyse critique du discours financier menée par l’Observatoire du discours financier en traduction, nous proposons quelques observations sur ce texte, qui ne se trouve plus sur le site de la Banque Nationale dix ans après la crise. La question qui nous intéresse est celle de l’identité de la banque, active sur les marchés financiers en tant que prêteuse hypothécaire. Les outils d’analyse que nous avons choisis sont ceux d’Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, recensés dans le manuel &lt;em&gt;Discourse Analysis as Theory and Method&lt;/em&gt; (Jorgensen et Phillips 2002). Ce livre expose les différentes approches d’analyse du discours fondées sur le constructivisme social, selon lequel les réalités à travers lesquelles la société est expliquée et comprise sont structurées par les mots en contexte. Les auteures soulignent que cette perspective présuppose la non-omniscience de l’analyste, position qui sera aussi la nôtre. &lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le texte de vulgarisation paru sur le site de la Banque Nationale expliquait très brièvement ce qu’est un prêt hypothécaire à risque, son rôle dans l’effondrement du marché, le taux d’intérêt élevé ou variable dont il est assorti et le risque que présente la variabilité des taux d’intérêt. C’est le discours autour du terme « prêt hypothécaire » que nous analysons à l’aide de concepts que Laclau et Mouffe ont présentés dans &lt;em&gt;Hegemony and Socialist Strategy&lt;/em&gt; (1985) en empruntant à Jacques Lacan et à Slavoj Žižek. Les voici expliqués et illustrés à l’aide d’éléments tirés du texte de la banque :&lt;/div&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;des &lt;em&gt;points nodaux&lt;/em&gt;, soit des termes qui deviennent des signifiants clés, p. ex. « prêt hypothécaire »;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;des &lt;em&gt;signifiants maîtres&lt;/em&gt;, soit des mots qui établissent l’identité des groupes, p. ex. « emprunteur », « prêteur » et « investisseur »;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;des &lt;em&gt;mythes&lt;/em&gt;, soit des mots qui organisent l’espace social, p. ex. « les marchés » et « l’économie ».&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div&gt;Jorgensen et Phillips précisent que Laclau et Mouffe n’ont pas appliqué ces concepts à l’analyse empirique, mais que rien ne nous empêche de le faire, du moment que les différents types de signifiants sont analysés ensemble, et non isolément, puisque c’est liés les uns aux autres qu’ils structurent les discours et l’espace social. &lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Premièrement, le point nodal « prêt hypothécaire » prend plusieurs formes dans le texte : « prêts hypothécaires courants », « prêt hypothécaire traditionnel », « prêt hypothécaire à taux variable », « prêts hypothécaires à haut risque » et « prêt hypothécaire à risque élevé ». Ce dernier terme compte six occurrences, ce qui est beaucoup dans un texte d’à peine 300 mots. Comme les conventions de rédaction proscrivent la répétition en français, la récurrence du qualificatif « à risque élevé » nous porte à la voir comme une mise en garde de la banque contre les aléas de ce type de prêt. &lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Deuxièmement, les signifiants maîtres qui définissent des groupes sociaux sont qualifiés différemment selon qu’il s’agit des emprunteurs, des prêteurs ou des investisseurs. Les prêteurs et les investisseurs ne sont nommés qu’une seule fois. Le prêteur est qualifié comme étant un agent du marché immobilier qui « peut compenser des risques » grâce aux taux d’intérêt plus élevés. Il est donc un agent neutre qui offre un service légitime basé sur le principe de l’échange : risque contre taux d’intérêt accru. L’absence d’occurrences supplémentaires dans le texte place le prêteur en retrait lui donne un air de passivité, comme s’il n’était pas partie prenante dans la transaction. En ne plaçant pas le prêteur sous les projecteurs, la banque ménage peut-être aussi ses relations avec ses homologues américaines.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les investisseurs, quant à eux, sont représentés comme étant victimes de prêts à risque, qui « se sont retrouvés avec les poches vides ». Cette formule présente les investisseurs, auxquels la banque s’identifie sans doute, comme des patients et non des agents de la crise. Rappelons qu’elle était au nombre des institutions qui ont créé, distribué et souscrit du papier commercial adossé à des actifs liés aux &lt;em&gt;subprimes&lt;/em&gt; américains, dont la valeur avait considérablement chuté (Gordon 2017; Chant 2009). L’absence d’autres occurrences atténue la présence des investisseurs.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le signifiant maître dominant est l’emprunteur, dont les occurrences surviennent à sept reprises dans le texte, juxtaposées de qualificatifs évoluant au fil du texte. Au début de l’article, l’emprunteur est qualifié comme ayant « fait défaut » et pouvant « se retrouver dans une situation où il n’est plus capable d’honorer ses engagements ». Ces occurrences le caractérisent comme étant fautif ou impuissant. Puis, il y a une fixation de l’identité de l’emprunteur lorsque, soudain, la banque interpelle directement le destinataire (c’est nous qui soulignons) : « si &lt;u&gt;vous&lt;/u&gt; avez une cote de crédit sous les 600, il est avantageux d’attendre d’avoir redoré son dossier de crédit avant d’emprunter » et, une deuxième fois, « &lt;u&gt;vous&lt;/u&gt; fera économiser à long terme ». L’emprunteur est interpellé en qualité d’agent rationnel en pleine possession de ses moyens, capable d’attendre maintenant en vue de gagner plus tard et de bien s’informer avant de contracter du crédit.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Quant à ce que Laclau et Mouffe nomment les mythes, c’est le mot « marché » que la banque utilise pour structurer l’espace social : « quand le marché immobilier résidentiel s’est effondré et que de nombreux emprunteurs ont fait défaut de paiement […] cela a provoqué la crise financière ». La banque ne s’inclut pas dans ce marché immobilier américain; son marché à elle est hypothécaire et canadien. Il est intéressant de noter au passage que les agents de la crise financière causée par les subprimes sont l’effondrement du marché et les emprunteurs qui ont fait défaut de paiement. Il s’agit d’un événement d’ordre structurel dont les seuls responsables nommés sont les ménages endettés, alors que l’autre partie prenante dans l’endettement – les prêteurs – demeure implicite. Aux yeux du néophyte, la banque est une institution immuable et neutre qui constate de l’extérieur cet espace où les gens s’endettent.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Pourtant, comme l’indique la Banque du Canada dans sa &lt;em&gt;Revue du système financier&lt;/em&gt; de décembre 2013 : « Le financement de l’habitation au Canada repose sur trois groupes d’acteurs : les prêteurs hypothécaires à l’habitation, les assureurs hypothécaires et les fournisseurs de financement. » (Crawford, Meh et Zhou 2013, 61) En tant que prêteuse, la Banque Nationale joue résolument un rôle dans le financement, même si elle ne propose pas de prêts hypothécaires de type &lt;em&gt;subprime&lt;/em&gt; au Canada. Ses liens avec le marché financier américain ne sont pas du tout présents dans son discours. Mentionnons au passage que la banque a une participation de 80 % dans la société de financement spécialisé Credigy depuis 2006. Cette société basée à Atlanta propose des « solutions créatives » de crédit à la consommation. Pour le dire clairement, elle consent des prêts à risque et gère des portefeuilles de créances en souffrance, c’est-à-dire qu’elle veille au recouvrement des dettes contractées par les consommateurs (voir la &lt;a href=&quot;https://www.bnc.ca/content/dam/bnc/a-propos-de-nous/relations-investisseurs/resultats-trimestriels/2018/fiche-t3-2018.pdf&quot;&gt;Fiche de l&#039;investisseur&lt;/a&gt; de la Banque Nationale). On aura compris que les qualificatifs « spécialisé » et « créatives » sont des euphémismes signifiant « à risque élevé », donc qui rapporte un revenu d’intérêt élevé.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La version anglaise du texte était plus courte bien que similaire quant à la mention des investisseurs « left holding an empty bag » et à la mise en retrait du prêteur. C’est donc en braquant les projecteurs sur l’emprunteur et en laissant le prêteur en arrière-plan que la banque se crée une identité d’institution neutre qui s’occupe d’informer les gens. Nous aurions pu étudier ce phénomène à l’aide de l’échelle de présence que Norman Fairclough a créée pour analyser les textes médiatiques (1995, 106). Selon celle-ci, la présence des participants dans un texte peut être masquée, implicite, à l’arrière-plan ou à l’avant-plan, comme l’expliquent Pier-Pascale Boulanger et Chantal Gagnon dans un article traitant des voix que les journalistes ont sélectionnées pour parler de l’innovation financière (2018, 391).&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Si l’intention derrière le texte de vulgarisation que nous avons analysé était la protection du consommateur, il ne faut pas oublier que le texte relève des communications d’entreprise. À ce titre, il est aussi, ainsi que la série dont il a été tiré, un moyen par lequel l’institution financière organise l&#039;ordre des choses économiques à son avantage.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-mots-cles-libres-blogue field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Mots-clés libres du blogue:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cl%C3%A9s-libres-du-blogue/analyse-du-discours&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;analyse du discours&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cl%C3%A9s-libres-du-blogue/subprime&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;subprime&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cl%C3%A9s-libres-du-blogue/pr%C3%AAt-hypoth%C3%A9caire-%C3%A0-risque&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;prêt hypothécaire à risque&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cl%C3%A9s-libres-du-blogue/point-nodal&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;point nodal&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-ref-biblio-test field-type-entityreference field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;div id=&quot;node-144368&quot; class=&quot;node node-biblio node-teaser&quot; about=&quot;/biblio/financial-innovation-and-institutional-voices-canadian-press-look-roaring-2000s&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;

        &lt;h2 property=&quot;dc:title&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/biblio/financial-innovation-and-institutional-voices-canadian-press-look-roaring-2000s&quot;&gt;Financial innovation and institutional voices in the Canadian press: A look at the Roaring 2000s&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
    
  
  &lt;div class=&quot;content clearfix&quot;&gt;
    &lt;div style=&quot;  text-indent: -25px; padding-left: 25px;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=100&quot; rel=&quot;nofollow&quot; class=&quot;biblio-local-author&quot;&gt;Boulanger, Pier-Pascale&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=101&quot; rel=&quot;nofollow&quot; class=&quot;biblio-local-author&quot;&gt;Chantal  Gagnon&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. &lt;a href=&quot;/biblio/financial-innovation-and-institutional-voices-canadian-press-look-roaring-2000s&quot;&gt;« &lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Financial Innovation And Institutional Voices In The Canadian Press: A Look At The Roaring 2000S&lt;/span&gt; »&lt;/a&gt;. &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;International Journal Of Business Communication&lt;/span&gt; 55, no 3 (2018), 383-405. doi:10.1177/2329488417747596.&lt;/div&gt;&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Ajournal&amp;amp;rft.atitle=Financial+innovation+and+institutional+voices+in+the+Canadian+press%3A+A+look+at+the+Roaring+2000s&amp;amp;rft.title=International+Journal+of+Business+Communication&amp;amp;rft.date=2018&amp;amp;rft.volume=55&amp;amp;rft.issue=3&amp;amp;rft.spage=383&amp;amp;rft.epage=405&amp;amp;rft.aulast=Boulanger&amp;amp;rft.aufirst=Pier-Pascale&amp;amp;rft.au=Gagnon%2C+Chantal&amp;amp;rft.au=Gagnon%2C+Chantal&amp;amp;rft.au=Gagnon%2C+Chantal&amp;amp;rft_id=info%3Adoi%2F10.1177%2F2329488417747596&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&quot;view view-blogue-vs-biblio view-id-blogue_vs_biblio view-display-id-entity_view_1 view-dom-id-f0f10f1188ee21b6d5aacb60e17804da&quot;&gt;
        &lt;h2 class=&quot;title&quot;&gt;Article(s)&lt;/h2&gt;
    
  
  
      &lt;div class=&quot;view-content&quot;&gt;
        &lt;div class=&quot;views-row views-row-1 views-row-odd views-row-first&quot;&gt;
      
  &lt;div class=&quot;views-field views-field-title&quot;&gt;        &lt;span class=&quot;field-content&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/blogue/le-bancocentrisme-dans-les-sources-journalistiques&quot;&gt;Le bancocentrisme dans les sources journalistiques&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
  &lt;div class=&quot;views-row views-row-2 views-row-even views-row-last&quot;&gt;
      
  &lt;div class=&quot;views-field views-field-title&quot;&gt;        &lt;span class=&quot;field-content&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/blogue/le-pr%C3%AAt-hypoth%C3%A9caire-lemprunteur-et-linvisibilit%C3%A9-du-pr%C3%AAteur&quot;&gt;Le prêt hypothécaire, l&amp;#039;emprunteur et l&amp;#039;invisibilité du prêteur &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  
  
  
  
  
  
&lt;/div&gt;   &lt;/div&gt;

  &lt;div class=&quot;clearfix&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;links&quot;&gt;&lt;/div&gt;
        
    
                &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;div id=&quot;node-144369&quot; class=&quot;node node-biblio node-teaser&quot; about=&quot;/biblio/abcp-crisis-canada-implications-regulation-financial-markets&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;

        &lt;h2 property=&quot;dc:title&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/biblio/abcp-crisis-canada-implications-regulation-financial-markets&quot;&gt;The ABCP crisis in Canada: The implications for the regulation of financial markets&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
    
  
  &lt;div class=&quot;content clearfix&quot;&gt;
    &lt;div style=&quot;  text-indent: -25px; padding-left: 25px;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=264&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Chant, John&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. &lt;a href=&quot;/biblio/abcp-crisis-canada-implications-regulation-financial-markets&quot;&gt;« &lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;The Abcp Crisis In Canada: The Implications For The Regulation Of Financial Markets&lt;/span&gt; »&lt;/a&gt;, 2009. &lt;a href=&quot;http://risk.econ.queensu.ca/wp-content/uploads/2013/10/Chant-The-ABCP-Crisis-in-Canada-Chant-English.pdf &quot;&gt;http://risk.econ.queensu.ca/wp-content/uploads/2013/10/Chant-The-ABCP-Crisis-in-Canada-Chant-English.pdf &lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=The+ABCP+crisis+in+Canada%3A+The+implications+for+the+regulation+of+financial+markets&amp;amp;rft.date=2009&amp;amp;rft.aulast=Chant&amp;amp;rft.aufirst=John&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&quot;view view-blogue-vs-biblio view-id-blogue_vs_biblio view-display-id-entity_view_1 view-dom-id-ebb7ae910d2efaa92c9e0d919e2e79a6&quot;&gt;
        &lt;h2 class=&quot;title&quot;&gt;Article(s)&lt;/h2&gt;
    
  
  
      &lt;div class=&quot;view-content&quot;&gt;
        &lt;div class=&quot;views-row views-row-1 views-row-odd views-row-first views-row-last&quot;&gt;
      
  &lt;div class=&quot;views-field views-field-title&quot;&gt;        &lt;span class=&quot;field-content&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/blogue/le-pr%C3%AAt-hypoth%C3%A9caire-lemprunteur-et-linvisibilit%C3%A9-du-pr%C3%AAteur&quot;&gt;Le prêt hypothécaire, l&amp;#039;emprunteur et l&amp;#039;invisibilité du prêteur &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  
  
  
  
  
  
&lt;/div&gt;   &lt;/div&gt;

  &lt;div class=&quot;clearfix&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;links&quot;&gt;&lt;/div&gt;
        
    
                &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;div id=&quot;node-144370&quot; class=&quot;node node-biblio node-teaser&quot; about=&quot;/biblio/introduction-au-march%C3%A9-des-pr%C3%AAts-hypoth%C3%A9caires-%C3%A0-l%E2%80%99habitation-au-canada&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;

        &lt;h2 property=&quot;dc:title&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/biblio/introduction-au-march%C3%A9-des-pr%C3%AAts-hypoth%C3%A9caires-%C3%A0-l%E2%80%99habitation-au-canada&quot;&gt;Introduction au marché des prêts hypothécaires à l’habitation au Canada&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
    
  
  &lt;div class=&quot;content clearfix&quot;&gt;
    &lt;div style=&quot;  text-indent: -25px; padding-left: 25px;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=265&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Crawford, Allan&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=266&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Césaire  Meh&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=267&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Jie  Zhou&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. &lt;a href=&quot;/biblio/introduction-au-march%C3%A9-des-pr%C3%AAts-hypoth%C3%A9caires-%C3%A0-l%E2%80%99habitation-au-canada&quot;&gt;« &lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Introduction Au Marché Des Prêts Hypothécaires À L’Habitation Au Canada&lt;/span&gt; »&lt;/a&gt;. &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Revue Du Système Financier&lt;/span&gt;. Banque du Canada, 2013. &lt;a href=&quot;https://www.banqueducanada.ca/wp-content/uploads/2013/12/rsf-decembre13-crawford.pdf&quot;&gt;https://www.banqueducanada.ca/wp-content/uploads/2013/12/rsf-decembre13-crawford.pdf&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=Introduction+au+march%C3%A9+des+pr%C3%AAts+hypoth%C3%A9caires+%C3%A0+l%E2%80%99habitation+au+Canada&amp;amp;rft.date=2013&amp;amp;rft.spage=61&amp;amp;rft.epage=72&amp;amp;rft.aulast=Crawford&amp;amp;rft.aufirst=Allan&amp;amp;rft.au=Meh%2C+C%C3%A9saire&amp;amp;rft.au=Zhou%2C+Jie&amp;amp;rft.au=Zhou%2C+Jie&amp;amp;rft.pub=Banque+du+Canada&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&quot;view view-blogue-vs-biblio view-id-blogue_vs_biblio view-display-id-entity_view_1 view-dom-id-77abbddd03560fe9875e1e7cbc346778&quot;&gt;
        &lt;h2 class=&quot;title&quot;&gt;Article(s)&lt;/h2&gt;
    
  
  
      &lt;div class=&quot;view-content&quot;&gt;
        &lt;div class=&quot;views-row views-row-1 views-row-odd views-row-first views-row-last&quot;&gt;
      
  &lt;div class=&quot;views-field views-field-title&quot;&gt;        &lt;span class=&quot;field-content&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/blogue/le-pr%C3%AAt-hypoth%C3%A9caire-lemprunteur-et-linvisibilit%C3%A9-du-pr%C3%AAteur&quot;&gt;Le prêt hypothécaire, l&amp;#039;emprunteur et l&amp;#039;invisibilité du prêteur &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  
  
  
  
  
  
&lt;/div&gt;   &lt;/div&gt;

  &lt;div class=&quot;clearfix&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;links&quot;&gt;&lt;/div&gt;
        
    
                &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;div id=&quot;node-144372&quot; class=&quot;node node-biblio node-teaser&quot; about=&quot;/biblio/media-discourse-0&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;

        &lt;h2 property=&quot;dc:title&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/biblio/media-discourse-0&quot;&gt;Media Discourse&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
    
  
  &lt;div class=&quot;content clearfix&quot;&gt;
    &lt;div style=&quot;  text-indent: -25px; padding-left: 25px;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=40&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Fairclough, Norman&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. &lt;a href=&quot;/biblio/media-discourse-0&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Media Discourse&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. London: E. Arnold, 1995.&lt;/div&gt;&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;amp;rft.title=Media+Discourse&amp;amp;rft.date=1995&amp;amp;rft.aulast=Fairclough&amp;amp;rft.aufirst=Norman&amp;amp;rft.pub=E.+Arnold&amp;amp;rft.place=London&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&quot;view view-blogue-vs-biblio view-id-blogue_vs_biblio view-display-id-entity_view_1 view-dom-id-3c78d30c7fb4f66764d21584ee76be58&quot;&gt;
        &lt;h2 class=&quot;title&quot;&gt;Article(s)&lt;/h2&gt;
    
  
  
      &lt;div class=&quot;view-content&quot;&gt;
        &lt;div class=&quot;views-row views-row-1 views-row-odd views-row-first&quot;&gt;
      
  &lt;div class=&quot;views-field views-field-title&quot;&gt;        &lt;span class=&quot;field-content&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/blogue/l%E2%80%99argent-m%C3%A8ne-le-monde-mais%E2%80%A6&quot;&gt;L’argent mène le monde, mais…&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
  &lt;div class=&quot;views-row views-row-2 views-row-even views-row-last&quot;&gt;
      
  &lt;div class=&quot;views-field views-field-title&quot;&gt;        &lt;span class=&quot;field-content&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/blogue/le-pr%C3%AAt-hypoth%C3%A9caire-lemprunteur-et-linvisibilit%C3%A9-du-pr%C3%AAteur&quot;&gt;Le prêt hypothécaire, l&amp;#039;emprunteur et l&amp;#039;invisibilité du prêteur &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  
  
  
  
  
  
&lt;/div&gt;   &lt;/div&gt;

  &lt;div class=&quot;clearfix&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;links&quot;&gt;&lt;/div&gt;
        
    
                &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;div id=&quot;node-144371&quot; class=&quot;node node-biblio node-teaser&quot; about=&quot;/biblio/la-r%C3%A9cession-de-2008-2009-au-canada&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;

        &lt;h2 property=&quot;dc:title&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/biblio/la-r%C3%A9cession-de-2008-2009-au-canada&quot;&gt;La récession de 2008-2009 au Canada&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
    
  
  &lt;div class=&quot;content clearfix&quot;&gt;
    &lt;div style=&quot;  text-indent: -25px; padding-left: 25px;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=268&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Gordon, Stephen&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. &lt;a href=&quot;/biblio/la-r%C3%A9cession-de-2008-2009-au-canada&quot;&gt;« &lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;La Récession De 2008-2009 Au Canada&lt;/span&gt; »&lt;/a&gt;. &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;L&#039;encyclopédie Canadienne&lt;/span&gt;. Décembre, 2017. &lt;a href=&quot;https://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/recession-of-200809-in-canada&quot;&gt;https://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/recession-of-200809-in-canada&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=La+r%C3%A9cession+de+2008-2009+au+Canada&amp;amp;rft.date=2017&amp;amp;rft.volume=2018&amp;amp;rft.aulast=Gordon&amp;amp;rft.aufirst=Stephen&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&quot;view view-blogue-vs-biblio view-id-blogue_vs_biblio view-display-id-entity_view_1 view-dom-id-d622cb0000389c8416499ad55476910d&quot;&gt;
        &lt;h2 class=&quot;title&quot;&gt;Article(s)&lt;/h2&gt;
    
  
  
      &lt;div class=&quot;view-content&quot;&gt;
        &lt;div class=&quot;views-row views-row-1 views-row-odd views-row-first views-row-last&quot;&gt;
      
  &lt;div class=&quot;views-field views-field-title&quot;&gt;        &lt;span class=&quot;field-content&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/blogue/le-pr%C3%AAt-hypoth%C3%A9caire-lemprunteur-et-linvisibilit%C3%A9-du-pr%C3%AAteur&quot;&gt;Le prêt hypothécaire, l&amp;#039;emprunteur et l&amp;#039;invisibilité du prêteur &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  
  
  
  
  
  
&lt;/div&gt;   &lt;/div&gt;

  &lt;div class=&quot;clearfix&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;links&quot;&gt;&lt;/div&gt;
        
    
                &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;div id=&quot;node-144373&quot; class=&quot;node node-biblio node-teaser&quot; about=&quot;/biblio/discourse-analysis-theory-and-method&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;

        &lt;h2 property=&quot;dc:title&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/biblio/discourse-analysis-theory-and-method&quot;&gt;Discourse Analysis as Theory and Method&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
    
  
  &lt;div class=&quot;content clearfix&quot;&gt;
    &lt;div style=&quot;  text-indent: -25px; padding-left: 25px;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=269&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Jorgensen, Marianne&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=270&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Louise  Phillips&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. &lt;a href=&quot;/biblio/discourse-analysis-theory-and-method&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Discourse Analysis As Theory And Method&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. London: Sage, 2002.&lt;/div&gt;&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;amp;rft.title=Discourse+Analysis+as+Theory+and+Method&amp;amp;rft.date=2002&amp;amp;rft.aulast=Jorgensen&amp;amp;rft.aufirst=Marianne&amp;amp;rft.au=Phillips%2C+Louise&amp;amp;rft.au=Phillips%2C+Louise&amp;amp;rft.au=Phillips%2C+Louise&amp;amp;rft.pub=Sage&amp;amp;rft.place=London&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&quot;view view-blogue-vs-biblio view-id-blogue_vs_biblio view-display-id-entity_view_1 view-dom-id-151e3041f5850fabe8b1d8aca300fb6b&quot;&gt;
        &lt;h2 class=&quot;title&quot;&gt;Article(s)&lt;/h2&gt;
    
  
  
      &lt;div class=&quot;view-content&quot;&gt;
        &lt;div class=&quot;views-row views-row-1 views-row-odd views-row-first views-row-last&quot;&gt;
      
  &lt;div class=&quot;views-field views-field-title&quot;&gt;        &lt;span class=&quot;field-content&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/blogue/le-pr%C3%AAt-hypoth%C3%A9caire-lemprunteur-et-linvisibilit%C3%A9-du-pr%C3%AAteur&quot;&gt;Le prêt hypothécaire, l&amp;#039;emprunteur et l&amp;#039;invisibilité du prêteur &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  
  
  
  
  
  
&lt;/div&gt;   &lt;/div&gt;

  &lt;div class=&quot;clearfix&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;links&quot;&gt;&lt;/div&gt;
        
    
                &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Thu, 06 Dec 2018 17:15:14 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Pier-Pascale Boulanger</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">144374 at https://odft.nt2.ca</guid>
 <comments>https://odft.nt2.ca/blogue/le-pr%C3%AAt-hypoth%C3%A9caire-lemprunteur-et-linvisibilit%C3%A9-du-pr%C3%AAteur#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>Trump et sa guerre des mots</title>
 <link>https://odft.nt2.ca/blogue/trump-et-sa-guerre-des-mots</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-image field-type-image field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; src=&quot;https://odft.nt2.ca/sites/odft.aegir.nt2.uqam.ca/files/styles/image_contenu_blogue/public/field/image/Image%20Trade%20war.png?itok=YyVuZPz1&quot; width=&quot;610&quot; height=&quot;400&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Écrit par Marie-Eve McNicoll, étudiante à la maîtrise professionnelle en traduction, Université Concordia, Montréal&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le 13 juin dernier, &lt;em&gt;The Guardian&lt;/em&gt; publiait un éditorial intitulé « &lt;a href=&quot;https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/jun/13/how-to-report-trump-media-manipulation-language&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Trump has turned words into weapons. And he’s winning the linguistic war&lt;/a&gt; », dans lequel les auteurs accusent la presse d’agir en tant qu’agence de marketing pour le président américain.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L’article présente Donald Trump comme un vendeur qui cumule presque un demi-siècle d’expérience et qui, depuis le début de sa campagne présidentielle et son arrivée au pouvoir en 2017, s’acharne à se vendre lui-même, sa vision du monde et ses idées égocentristes au peuple américain et au reste du monde. Pour y arriver, il utilise la presse, sachant qu’elle ne saura résister à répéter ses déclarations outrageantes. Et peu importe qu’on soit pour ou contre Trump, répéter ses mots contribue à promouvoir ses idées.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;C’est donc ce que les auteurs reprochent à la presse, arguant que la répétition d’une idée – que celle-ci soit présentée de façon positive ou négative – ne contribue qu’à la renforcer et finit par changer notre façon de voir le monde. Les journalistes du &lt;em style=&quot;font-size: 13.008px;&quot;&gt;Guardian&lt;/em&gt; expliquent ce lien entre le langage et notre vision du monde en termes de « frame-circuits ». Comme l’explique &lt;a href=&quot;https://georgelakoff.com/2017/06/07/karen-handels-i-am-not-a-crook-moment-i-do-not-support-a-livable-wage/&quot; style=&quot;font-size: 13.008px;&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;George Lakoff&lt;/a&gt;, directeur du Center for the Neural Mind &amp;amp; Society de l’université de Californie à Berkeley, en s’appuyant sur les travaux de Charles Fillmore : « chaque mot est défini cognitivement (inconsciemment) en fonction d’un cadre conceptuel. Un cadre est une structure d’idées. Les idées sont transmises dans le cerveau par les circuits neuronaux. […] Chaque fois qu’un circuit neuronal est activé, ses synapses [les zones de contact entre deux neurones] se renforcent. » Il ajoute que « la négation d&#039;un mot fonctionne par l’inhibition neuronale, les neurotransmetteurs ayant pour effet d’affaiblir (sans toutefois éliminer) la force des synapses, mais le fait de mentionner le mot même négativement contrecarre l’effet neuronal de la négation. En fait, le mot active les circuits neuronaux du cadre conceptuel, ce qui vient renforcer les synapses et neutralise partiellement l’effet de la négation. »&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ce principe est d’emblée simple à comprendre, mais ni les journalistes ni les rédacteurs en chef ne semblent s&#039;en soucier, à leur propre détriment. En effet, les auteurs du &lt;em style=&quot;font-size: 13.008px;&quot;&gt;Guardian&lt;/em&gt; avancent ceci : « By faithfully transmitting Trump’s words and ideas, the press helps him to attack, and thereby control, the press itself. » Ils poursuivent en nommant quelques-unes des techniques de manipulation du président américain, qu’il utilise comme des armes dans sa guerre linguistique, notamment :&lt;/div&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;les mots eux-mêmes : « fake news », « witch-hunt », « spygate »;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les stéréotypes : il se sert de cas individuels très médiatisés qui encouragent le grand public à caractériser une classe entière en fonction de ces cas isolés;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les hyperboles : des affirmations exagérées – positives pour ce qu’il appuie (« great », « terrific », « the best ») et négatives pour ce qui lui déplaît (« a disaster », « the worst ever »).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les auteurs donnent ensuite un exemple d’une des hyperboles négatives que le président américain utilise pour désigner l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) entre le Canada, le Mexique et les États-Unis : &lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;« The worst trade deal ever » where « deals » are seen as zero-sum games that you either win or lose – and winning is the only good outcome. […] ‘Deal’ and ‘winning’ are not just words. They are central to his worldview. Those who win deserve to win; those who lose deserve to lose. [… W]ealth and power should be used to win – to acquire more wealth and power in all its ‘deals’ – even with our allies. Power includes the power to bully or punish &lt;span style=&quot;font-size: 14px;&quot;&gt;– for &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14px;&quot;&gt;example, to impose tariffs or pull out of [a] treaty – or at least threaten if others don’t go along with him.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;À partir de cet exemple, il est pertinent d’examiner le comportement de la presse canadienne par rapport aux propos de Trump durant la période de renégociation de l’ALENA qui a eu lieu cet été. Cette renégociation, rappelons-nous, a été imposée par le président américain il y a un peu plus d’un an, car celui-ci jugeait l’accord « désastreux » (une autre hyperbole) pour l’économie américaine.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les premières phrases du &lt;a href=&quot;http://international.gc.ca/trade-commerce/trade-agreements-accords-commerciaux/agr-acc/nafta-alena/fta-ale/preamble-preambule.aspx?lang=fra&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;préambule de l’ALENA&lt;/a&gt; sont utiles pour remettre en contexte les objectifs initiaux de l’accord :&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Le Gouvernement du Canada, le Gouvernement des États-Unis d’Amérique et le Gouvernement des États-Unis du Mexique, ayant résolu&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;DE RENFORCER les liens privilégiés d’amitié et de coopération entre leurs nations,&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;DE CONTRIBUER au développement et à l’essor harmonieux du commerce mondial ainsi qu’à l’expansion de la coopération internationale […]&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;On peut noter le ton positif dans le choix des mots: « liens privilégiés d’amitié et de coopération », « essor harmonieux », « coopération internationale » – autant de combinaisons lexicales qui encouragent une perception positive de cet accord commercial.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ajoutons Trump avec ses mots et ses hyperboles et nous voici aux prises avec une « guerre commerciale » (« trade war »), à l&#039;issue de laquelle il y aura un gagnant et deux perdants, le Canada et le Mexique. « I am not happy with their requests. But I will tell you in the end we win, we will win and will win big », prononce-t-il en mai dernier.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les six articles cités ci-dessous, tirés de la presse canadienne anglophone et francophone, et qui sont loin d’être les seuls exemples, illustrent bien comment Trump manipule la perception de la renégociation de l’ALENA avec l’aide de celle qu’il appelle « l’ennemie du peuple » : la presse. À force de répéter les propos du président américain, non seulement cette dernière fait sienne la métaphore conceptuelle LE COMMERCE EST LA GUERRE, mais aussi elle consolide l’idéologie de Trump, selon laquelle « la renégociation de l’ALENA est une guerre » en exploitant le champ lexical de la belligérance. À titre d&#039;exemples, voici des expressions relevées dans les articles. &lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;« &lt;a href=&quot;https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/531483/m-trudeau-s-en-va-en-guerre&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;M. Trudeau s’en va en guerre&lt;/a&gt; », publié le 30 juin 2018 dans &lt;em&gt;Le Devoir&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;« à l’aube d’une guerre commerciale tous azimuts avec les États-Unis »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« les travailleurs canadiens qui seront appelés au front, dans un conflit qui risque de faire beaucoup de victimes »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« il doit se montrer résolu à faire la guerre contre les États-Unis »&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;« &lt;a href=&quot;https://www.journaldemontreal.com/2018/05/31/la-pire-guerre-commerciale-depuis-le-secondconflit-mondial&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La pire guerre commerciale depuis le second conflit mondial&lt;/a&gt; », publié le 31 mai 2018 dans &lt;em&gt;Le Journal de Montréal&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;« il se fera justice pour “l’affront” »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« les pires représailles commerciales »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« une guerre commerciale en bonne et due forme »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« une riposte presque immédiate »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« les hostilités de part et d’autre »&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;« &lt;a href=&quot;https://www.cbc.ca/news/politics/nafta-mexico-tariffs-1.4687094&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Future NAFTA talks face uphill battle as Mexico, Canada carry on tariffs&lt;/a&gt; », publié le 1er juin 2018 sur CBC.com.&lt;/div&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;« both countries have hit back at the U.S. »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« bare-knuckled NAFTA renegotiation »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« pressure tactics »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« negotiate with a knife to your throat »&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;« &lt;a href=&quot;https://www.theglobeandmail.com/opinion/editorials/article-globe-editorial-how-to-fight-trumps-trade-war-part-1/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Globe editorial: How to fight Trump’s trade war, Part 1&lt;/a&gt; », publié le 1er juillet 2018 dans &lt;em&gt;The Globe and Mail&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;« suffering small but meaningful casualties »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« retaliatory countermeasures with which Canada fired back »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« the more this fight escalates, the more the economic body count will mount »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« in a quarrel between two unequally sized adversaries »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« tariff-for-tariff punches »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« a war of economic attrition »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« getting into a slugging match with Trump »&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les auteurs de l’éditorial cités plus haut concluent leur texte avec quatre suggestions à l&#039;intention de leurs collègues journalistes :&lt;/div&gt;
&lt;ol&gt;&lt;li&gt;comprendre la manière dont la propagande agit sur le cerveau&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;se concentrer sur le fait que la démocratie américaine est attaquée par une puissance étrangère, possiblement avec la collusion du président en exercice&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;arrêter le contrôle de Trump sur l’actualité&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;cesser de répéter les mensonges en présumant que les gens sauront automatiquement qu’il s’agit de mensonges, car un mensonge répété assez souvent devient la vérité.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ce n’est pas la première fois qu’on remarque chez les journalistes un manque de critique quant au discours rapporté (voir l’&lt;a href=&quot;http://journals.sagepub.com/eprint/wQEp88kMYvMRNHA7XNYE/full&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;article&lt;/a&gt; de Pier-Pascale Boulanger et Chantal Gagnon publié dans la revue &lt;em&gt;International Journal of Business Communication&lt;/em&gt;). La presse américaine a lancé le mouvement EnemyofNone en août dernier en réponse à l’attaque constante du président américain contre les médias; des centaines de journaux américains ont simultanément publié des éditoriaux pour insister sur l’importance de la liberté de presse. Or, il nous semble qu’il y a une contradiction entre cette liberté et la reprise, voire le renforcement, de certaines métaphores conceptuelles, en l’occurrence LE COMMERCE EST LA GUERRE.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-mots-cles-libres-blogue field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Mots-clés libres du blogue:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cl%C3%A9s-libres-du-blogue/analyse-du-discours&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;analyse du discours&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cl%C3%A9s-libres-du-blogue/%C3%A9conomie&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;économie&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cl%C3%A9s-libres-du-blogue/journalisme&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;journalisme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cl%C3%A9s-libres-du-blogue/m%C3%A9taphore-conceptuelle&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;métaphore conceptuelle&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Sat, 13 Oct 2018 18:45:07 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Pier-Pascale Boulanger</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">144361 at https://odft.nt2.ca</guid>
 <comments>https://odft.nt2.ca/blogue/trump-et-sa-guerre-des-mots#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>Que sont les &#039;fonctions stratégiques&#039; en analyse du discours?</title>
 <link>https://odft.nt2.ca/blogue/que-sont-les-fonctions-strat%C3%A9giques-en-analyse-du-discours</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-image field-type-image field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; src=&quot;https://odft.nt2.ca/sites/odft.aegir.nt2.uqam.ca/files/styles/image_contenu_blogue/public/field/image/mw00578_0.jpg?itok=yllCjjfu&quot; width=&quot;610&quot; height=&quot;400&quot; alt=&quot;Chess players (1874-1880) par Anthony Rosenbaum. © National Portrait Gallery, London&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;L’analyse du discours consiste à étudier les fonctions du langage plutôt que la structure interne de la langue. Bien que les philosophes grecs s’y soient intéressés dès l’Antiquité, l’intérêt pour ce domaine n’est revenu en force qu’au XIXe siècle lorsque les philologues, puis les linguistes, ont repris le flambeau. Aujourd’hui, l’analyse du discours est fortement ancrée dans l’interdisciplinarité et tend à adopter une approche critique. Norman Fairclough, Teun van Dijk et Ruth Wodak sont au nombre des chercheurs qui ont ancré l’&lt;em&gt;analyse critique du discours&lt;/em&gt; dans les sciences humaines et sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l’ouvrage de 1997 &lt;em&gt;Discourse as Social Interaction&lt;/em&gt; dirigé par van Dijk, Paul Chilton et Christina Schäffner proposent aux chercheurs une série de fonctions stratégiques comme outils d’analyse critique du discours. Aujourd’hui, nombreux sont les chercheurs qui font appel à ces fonctions stratégiques pour analyser des discours depuis les sciences politiques ou économiques, la sociologie, les études médiatiques et même la traductologie. Ce billet présente de façon concise la dernière mouture des fonctions stratégiques, proposée par Chilton et Schäffner en 2011, et illustre celles-ci à l’aide d’exemples tirés d’un quotidien québécois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Chilton et Schäffner, qui s’intéressent surtout au discours politique, les actes accomplis par l’intermédiaire du langage sont multiples et peuvent être interprétés de plusieurs façons. Pour pallier cette multiplicité, ces auteurs établissent des liens entre la question politique, les types de discours et les niveaux d’organisation du discours. Ils tissent ensuite des liens entre ceux-ci à l’aide d’un niveau intermédiaire qu’ils nomment &lt;em&gt;fonctions stratégiques&lt;/em&gt;, au nombre de trois. Pour ces auteurs, « grâce à la notion de fonctions stratégiques, les analystes de textes écrits et de discours oraux peuvent se concentrer sur les aspects qui contribuent au phénomène que les gens perçoivent intuitivement comme ‘politique’, plutôt que sur les autres fonctions comme la fonction informative, ludique, etc. » (Chilton et Schäffner 2011, 311, notre traduction). Ces fonctions sont, dans leur version originale anglaise : a) &lt;em&gt;Coercion&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Resistance&lt;/em&gt;; b) &lt;em&gt;Legitimization&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Delegitimization&lt;/em&gt;; c) &lt;em&gt;Representation&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Misrepresentation&lt;/em&gt;. Nous les avons traduits par : a) &lt;em&gt;coercition&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;résistance&lt;/em&gt;; b) &lt;em&gt;légitimation&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;délégitimation&lt;/em&gt;; c) &lt;em&gt;représentation&lt;/em&gt; et &lt;i&gt;mal-représentation.&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; line-height: 107%; font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,sans-serif; font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_3j7zw02&quot; title=&quot;Nous avons déjà proposé cette traduction avec C. Gagnon dans un article à venir intitulé « Le rapport à l’autre anglo-saxon à la Chambre des communes du Canada : entre résistance et légitimation ».&quot; href=&quot;#footnote1_3j7zw02&quot;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a) La fonction de &lt;em&gt;coercition&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;résistance&lt;/em&gt; renvoie aux actes de langage qui peuvent entraîner des sanctions. Les exemples les plus évidents de coercition sont les lois et règlements, qui peuvent entraîner une intervention judiciaire comme une amende ou une incarcération. La coercition se présente aussi de façon plus subtile, par exemple lorsqu’une personne suggère fortement à une autre de faire quelque chose. Qui plus est, la coercition est parfois presque impossible à discerner. On pense entre autres à une personne forcée de répondre à une question du simple fait de s’être fait poser ladite question. Pour Chilton et Schäffner, le fait d’orienter le sujet d’une conversation est une autre forme de coercition. La résistance constitue le contrepoids de la coercition et elle est généralement exercée par ceux et celles qui s’opposent au pouvoir en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b) La fonction de &lt;em&gt;légitimation&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;délégitimation&lt;/em&gt; consiste, comme son nom l’indique, à faire appel à des formules qui viennent légitimer ou délégitimer des idées ou des façons de faire. Pour Chilton et Schäffner, la légitimation est liée à la coercition parce qu’elle vise à convaincre à l’aide d’arguments ou de preuves « irréfutables ». Il s’agit, par exemple, de faire valoir que telle pratique ou telle mesure est légitime parce que « les experts ont parlé », parce que « la population l’exige » ou tout simplement parce qu’il s’agit du « gros bon sens ». La délégitimation consiste à présenter négativement quelqu’un ou quelque chose en mettant l’accent sur des différences négatives et par la formulation d’accusations ou d’insultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c) La fonction de &lt;em&gt;représentation&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;mal-représentation&lt;/em&gt; est liée à la manipulation de l’information. La représentation consiste à bien faire paraître une personne ou une chose en la présentant sous son meilleur jour ou en embellissant des faits à son égard. La mal-représentation consiste notamment à faire mal paraître une personne ou une chose par l’omission volontaire de certains renseignements. Il peut également s’agir de faire diversion en orientant le message vers des éléments précis plutôt que vers le propos dans son ensemble. Le mensonge constitue un cas extrême de mal-représentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fonctions stratégiques ne sont pas mutuellement exclusives : on peut facilement dénaturer les propos de quelqu’un en faisant appel à la coercition et à la délégitimation. Pour Chilton et Schäffner, d’ailleurs, ces fonctions ne sont pas définitives, peuvent faire l’objet de discussions et être adaptées en fonction de la recherche entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour illustrer les fonctions stratégiques, nous présentons ci-dessous quelques exemples tirés d’un billet publié sur le blogue de Léo-Paul Lauzon sur le site du &lt;em&gt;Journal de Montréal&lt;/em&gt;. Ce professeur au Département des sciences comptables de l’Université du Québec à Montréal est reconnu pour ses idées de gauche et son style direct, voire provocateur. Lauzon s’inscrit dans la lignée des intellectuels présents dans l’espace public qui engagent leur savoir afin de contribuer à l’équilibre des idées. La seule lecture des titres de quelques-uns de ses billets nous donne une idée de son style et de ses positions : « &lt;a href=&quot;http://www.journaldemontreal.com/2017/01/26/les-fourberies-fiscales-duniversitaires-enregimentes&quot;&gt;Les fourberies fiscales d’universitaires enrégimentés&lt;/a&gt; » (26 janvier 2017), « &lt;a href=&quot;http://www.journaldemontreal.com/2017/01/13/cours-commande-par-les-banques-au-secondaire-1-de-2&quot;&gt;Cours commandé par les banques au secondaire&lt;/a&gt; » (13 et 19 janvier 2017), « &lt;a href=&quot;http://www.journaldemontreal.com/2016/12/15/larnaque-de-la-dictature-bancaire-continue&quot;&gt;L’arnaque de la dictature bancaire continue&lt;/a&gt; » (15 décembre 2016). Nos exemples sont tirés de ce dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour résister à l’ordre établi, Lauzon pose aux lecteurs de nombreuses questions rhétoriques. La stratégie de résistance de Lauzon fait appel à la coercition telle que définie par Chilton et Schäffner. En effet, il oriente, voire dicte la réponse des lecteurs, qui ne peuvent que difficilement en venir à des conclusions qui sont autres que les siennes. Voici quelques exemples :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;a) Question : « Vous vous pensez libres de choisir la banque privée que vous voulez et qui vous offre les meilleurs prix? »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 50px;&quot;&gt; Réponse implicite : non, vous ne l’êtes pas.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;b) Question : « Vous croyez peut-être naïvement que d’autres banques vont, elles, au contraire diminuer leurs taux d’intérêt ou les laisser tels quels? »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 50px;&quot;&gt; Réponse implicite : non, les banques ne diminueront pas leurs taux d’intérêt.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;c) Question : « Où sont donc les élus afin de protéger les consommateurs contre ces bandits à cravate? »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 50px;&quot;&gt; Réponse implicite : ils sont absents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le passage ci-dessous, Lauzon utilise une tactique de délégitimation, afin de déconstruire un argument de légitimation parfois utilisé dans le secteur financier :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;« Des fumistes n’ont de cesse de vous répéter dans les médias que le marché est un ordre naturel qui répond donc à des lois ‘naturelles’ […] »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, Lauzon délégitimise clairement l’argument des « lois naturelles du marché » parce qu’il est mis de l’avant par des « fumistes », c’est-à-dire des gens qui manquent de sérieux, des amateurs, voire des bouffons. Qui plus est, l’auteur fait usage de guillemets ironiques pour mettre en doute le prétendu caractère naturel des lois du marché. Pour Lauzon, les lois du marché n’ont rien de naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, dans l’exemple suivant, l’auteur dresse un portrait sombre du système juridique canadien, des hommes et femmes politiques ainsi que des banquiers en faisant un raccourci sur la façon dont les lois sont promulguées. En réalité, la promulgation des lois est un processus complexe auquel prennent part de nombreux acteurs, tous passés sous silence dans ce passage :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;« Ça fait que, dans les faits, ce sont les banquiers qui dictent les lois à promulguer à leurs pantins politiques au pouvoir […] »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’universitaire en profite au passage pour délégitimer les politiciens en les qualifiant de « pantins ». Il utilise d’ailleurs de nombreux termes qui servent à délégitimer certains acteurs du monde des finances, notamment lorsqu’il qualifie le « monde bancaire canadien » de « cartel » et de « mafia », des termes connotés fort négativement, et le Mouvement Desjardins de « pseudo-coopérative ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les fonctions stratégiques constituent des outils d’analyse grâce auxquels il est possible d’examiner les moyens rhétoriques qui portent le propos général d’un texte. De cette façon, on fait ressortir ce que le lecteur ne perçoit pas nécessairement, mais qui est bien là pour l’influencer. Le texte que nous avons choisi pour illustrer les fonctions stratégiques est plutôt direct dans son propos; il constitue ainsi un bon exemple pour quiconque veut s’initier à l’analyse du discours par l’intermédiaire des fonctions stratégiques de Chilton et Schäffner.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_3j7zw02&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_3j7zw02&quot;&gt;1.&lt;/a&gt; Nous avons déjà proposé cette traduction avec C. Gagnon dans un article à venir intitulé « Le rapport à l’autre anglo-saxon à la Chambre des communes du Canada : entre résistance et légitimation ».&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-mots-cles-libres-blogue field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Mots-clés libres du blogue:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cl%C3%A9s-libres-du-blogue/analyse-du-discours&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;analyse du discours&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cl%C3%A9s-libres-du-blogue/%C3%A9conomie&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;économie&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cl%C3%A9s-libres-du-blogue/journalisme&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;journalisme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/mots-cl%C3%A9s-libres-du-blogue/fonction-strategique&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;fonction strategique&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-ref-biblio-test field-type-entityreference field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;div id=&quot;node-144337&quot; class=&quot;node node-biblio node-teaser&quot; about=&quot;/biblio/discourse-and-politics&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;

        &lt;h2 property=&quot;dc:title&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/biblio/discourse-and-politics&quot;&gt;Discourse and Politics &lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
    
  
  &lt;div class=&quot;content clearfix&quot;&gt;
    &lt;div style=&quot;  text-indent: -25px; padding-left: 25px;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=243&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Chilton, Paul A&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=244&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Christina  Schäffner&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. &lt;a href=&quot;/biblio/discourse-and-politics&quot;&gt;« &lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Discourse And Politics &lt;/span&gt; »&lt;/a&gt;. Dans &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Discourse As Social Interaction&lt;/span&gt;, 206-230. London: Sage, 1997.&lt;/div&gt;&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;amp;rft.atitle=Discourse+and+Politics+&amp;amp;rft.title=Discourse+as+Social+Interaction&amp;amp;rft.btitle=Discourse+as+Social+Interaction&amp;amp;rft.isbn=9780803978478&amp;amp;rft.date=1997&amp;amp;rft.spage=206&amp;amp;rft.epage=230&amp;amp;rft.aulast=Chilton&amp;amp;rft.aufirst=Paul&amp;amp;rft.au=Sch%C3%A4ffner%2C+Christina&amp;amp;rft.au=Sch%C3%A4ffner%2C+Christina&amp;amp;rft.au=Sch%C3%A4ffner%2C+Christina&amp;amp;rft.pub=Sage&amp;amp;rft.place=London&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&quot;view view-blogue-vs-biblio view-id-blogue_vs_biblio view-display-id-entity_view_1 view-dom-id-11ce3109dd11630dcadd6c3cfa53f06b&quot;&gt;
        &lt;h2 class=&quot;title&quot;&gt;Article(s)&lt;/h2&gt;
    
  
  
      &lt;div class=&quot;view-content&quot;&gt;
        &lt;div class=&quot;views-row views-row-1 views-row-odd views-row-first views-row-last&quot;&gt;
      
  &lt;div class=&quot;views-field views-field-title&quot;&gt;        &lt;span class=&quot;field-content&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/blogue/que-sont-les-fonctions-strat%C3%A9giques-en-analyse-du-discours&quot;&gt;Que sont les &amp;#039;fonctions stratégiques&amp;#039; en analyse du discours?&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  
  
  
  
  
  
&lt;/div&gt;   &lt;/div&gt;

  &lt;div class=&quot;clearfix&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;links&quot;&gt;&lt;/div&gt;
        
    
                &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;div id=&quot;node-144338&quot; class=&quot;node node-biblio node-teaser&quot; about=&quot;/biblio/discourse-and-politics-0&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;

        &lt;h2 property=&quot;dc:title&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/biblio/discourse-and-politics-0&quot;&gt;Discourse and Politics&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
    
  
  &lt;div class=&quot;content clearfix&quot;&gt;
    &lt;div style=&quot;  text-indent: -25px; padding-left: 25px;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=243&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Chilton, Paul A&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=244&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Christina  Schäffner&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. &lt;a href=&quot;/biblio/discourse-and-politics-0&quot;&gt;« &lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Discourse And Politics&lt;/span&gt; »&lt;/a&gt;. Dans &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Discourse Studies: A Multidisciplinary Introduction&lt;/span&gt;, 303-330. London: Sage, 2011.&lt;/div&gt;&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;amp;rft.atitle=Discourse+and+Politics&amp;amp;rft.title=Discourse+Studies%3A+A+Multidisciplinary+Introduction&amp;amp;rft.btitle=Discourse+Studies%3A+A+Multidisciplinary+Introduction&amp;amp;rft.date=2011&amp;amp;rft.spage=303&amp;amp;rft.epage=330&amp;amp;rft.aulast=Chilton&amp;amp;rft.aufirst=Paul&amp;amp;rft.au=Sch%C3%A4ffner%2C+Christina&amp;amp;rft.au=Sch%C3%A4ffner%2C+Christina&amp;amp;rft.au=Sch%C3%A4ffner%2C+Christina&amp;amp;rft.pub=Sage&amp;amp;rft.place=London&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&quot;view view-blogue-vs-biblio view-id-blogue_vs_biblio view-display-id-entity_view_1 view-dom-id-6af325963dc46f210771fa1d5ab5ae7c&quot;&gt;
        &lt;h2 class=&quot;title&quot;&gt;Article(s)&lt;/h2&gt;
    
  
  
      &lt;div class=&quot;view-content&quot;&gt;
        &lt;div class=&quot;views-row views-row-1 views-row-odd views-row-first views-row-last&quot;&gt;
      
  &lt;div class=&quot;views-field views-field-title&quot;&gt;        &lt;span class=&quot;field-content&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/blogue/que-sont-les-fonctions-strat%C3%A9giques-en-analyse-du-discours&quot;&gt;Que sont les &amp;#039;fonctions stratégiques&amp;#039; en analyse du discours?&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  
  
  
  
  
  
&lt;/div&gt;   &lt;/div&gt;

  &lt;div class=&quot;clearfix&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;links&quot;&gt;&lt;/div&gt;
        
    
                &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;div id=&quot;node-144336&quot; class=&quot;node node-biblio node-teaser&quot; about=&quot;/biblio/language-and-power&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;

        &lt;h2 property=&quot;dc:title&quot; datatype=&quot;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/biblio/language-and-power&quot;&gt;Language and Power&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;
    
  
  &lt;div class=&quot;content clearfix&quot;&gt;
    &lt;div style=&quot;  text-indent: -25px; padding-left: 25px;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/biblio?f[author]=40&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Fairclough, Norman&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. &lt;a href=&quot;/biblio/language-and-power&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Language And Power&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. 3ᵉ éd. London/NewYork: Routledge, 2015.&lt;/div&gt;&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;amp;rft.title=Language+and+Power&amp;amp;rft.isbn=978-1-13-879097-1&amp;amp;rft.date=2015&amp;amp;rft.aulast=Fairclough&amp;amp;rft.aufirst=Norman&amp;amp;rft.pub=Routledge&amp;amp;rft.place=London%2FNewYork&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&quot;view view-blogue-vs-biblio view-id-blogue_vs_biblio view-display-id-entity_view_1 view-dom-id-359c33df338a9f82e536e1020cd86160&quot;&gt;
        &lt;h2 class=&quot;title&quot;&gt;Article(s)&lt;/h2&gt;
    
  
  
      &lt;div class=&quot;view-content&quot;&gt;
        &lt;div class=&quot;views-row views-row-1 views-row-odd views-row-first&quot;&gt;
      
  &lt;div class=&quot;views-field views-field-title&quot;&gt;        &lt;span class=&quot;field-content&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/blogue/desjardins-et-les-jeunes-copains-copains-0&quot;&gt;Desjardins et les jeunes : copains-copains?&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
  &lt;div class=&quot;views-row views-row-2 views-row-even views-row-last&quot;&gt;
      
  &lt;div class=&quot;views-field views-field-title&quot;&gt;        &lt;span class=&quot;field-content&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/blogue/que-sont-les-fonctions-strat%C3%A9giques-en-analyse-du-discours&quot;&gt;Que sont les &amp;#039;fonctions stratégiques&amp;#039; en analyse du discours?&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;
    &lt;/div&gt;
  
  
  
  
  
  
&lt;/div&gt;   &lt;/div&gt;

  &lt;div class=&quot;clearfix&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;links&quot;&gt;&lt;/div&gt;
        
    
                &lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Fri, 21 Apr 2017 23:38:33 +0000</pubDate>
 <dc:creator>chantal.gagnon.4@umontreal.ca</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">144340 at https://odft.nt2.ca</guid>
 <comments>https://odft.nt2.ca/blogue/que-sont-les-fonctions-strat%C3%A9giques-en-analyse-du-discours#comments</comments>
</item>
</channel>
</rss>
