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 <title>Observatoire de l&#039;imaginaire contemporain - Deuxième Guerre mondiale</title>
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 <title>Quelque chose de la guerre... Témoins et combattants dans la littérature et au cinéma</title>
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; style=&quot;color: #0462c3;&quot;&gt;Université du Québec à Montréal&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item clearfix even&quot;&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73728&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;Une introduction de Johanne Villeneuve&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quelque chose de la guerre&lt;/em&gt; réunit cinq interventions élaborées en vue d’un atelier qui devait avoir lieu le 13 mars 2020 mais qui a dû être annulé en raison de la pandémie de Covid-19. En lieu et place de cet atelier, nous proposons ici cinq textes qui sont autant d’analyses de textes littéraires, témoignages ou films dont le sujet est, non pas la guerre elle-même comme le supposeraient des historiens ou des spécialistes de la géopolitique de la guerre, mais sa médiation littéraire ou filmique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le postulat qui réunit ces textes à propos de la guerre est le suivant: l’incapacité de saisir la teneur d’une telle expérience ou d’un tel événement est, en réalité, consubstantielle de ce que sont un tel événement et une telle expérience. C’est de cela que les témoins témoignent le plus souvent, après avoir été saisis par la réalité de la guerre plutôt que de l’avoir saisie eux-mêmes, approchant la vérité de leur propre expérience, comme à tâtons dans le noir. S’appuyant le plus souvent sur ces témoignages et sur les traces laissées par la guerre —marques, blessures, cicatrices au sens propre comme au sens figuré— la littérature et le cinéma, de fiction ou documentaires, opèrent à travers une mise en forme des événements, une narration, une poétique, un montage, en s’appuyant sur des récits existants, des configurations d’images et des discours en circulation; ou en les transformant, en les remaniant, cherchant à dire la réalité, voire la vérité, de la guerre, quitte à passer, justement, par le détour de la fiction. C’est ce détour, ou plus justement ce contournement que désigne le titre de notre collectif: &lt;em&gt;Quelque chose de la guerre&lt;/em&gt;, et non la prétention de la saisir ou de l’expliquer. Approcher l’expérience et l’événement ne signifie pas moins d’en référer à une connaissance effective. Les archives et les témoignages sont le plus souvent à l’origine de nos objets d’étude. Ceux-ci pointent tous fortement vers une réalité extérieure au texte, à la fiction, à la narration. Mais à la différence des historiens dont les requêtes principales consistent en la vérification des faits du passé et la validation des méthodes de leur recollection, les écrivains et les cinéastes, fussent-ils eux-mêmes des témoins, conçoivent leur rapport aux archives et aux témoignages comme des manières d’accéder à la dimension expérientielle de la guerre, une dimension qu’ils entreprennent de reconfigurer pour la rendre transmissible, aussi imparfaite et subjective que puisse être cette transmission. Ce faisant, leur entreprise fait signe vers l’événement, vers l’expérience de la guerre, voire vers l’histoire dont se chargent les historiens, mais sans jamais les recouvrir pleinement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans son analyse des textes de l’écrivaine Svetlana Alexievitch, &lt;strong&gt;Émile Mercille-Brunelle&lt;/strong&gt; montre bien qu’au moment de l’effondrement de la société soviétique, avec «la fin de l’homme rouge», c’est une autre expérience douloureuse qui remonte à la surface des êtres pris de stupeur, leur réalité glissant sous leurs pieds. À travers cet effondrement de la décennie des années 1990, Alexievitch nous fait entendre la mémoire encore vive de la Grande Guerre patriotique, tout un passé, à la fois glorieux et dévastateur, qui perdure à la manière d’un mythe et qui reconfigure l’image de la société. En faisant entendre les voix des vétérans de la Grande Guerre patriotique, Alexievitch initie une quête, celle qui consiste à «restituer une vérité dont la nature n’est pas historique» mais «émotionnelle». (Mercille-Brunelle) «Alexievitch substitue à la représentation historienne d’évènements du passé une utilisation purement subjective du témoignage par laquelle elle parvient à capturer les expressions de la vie intérieure des rescapés.» (Mercille-Brunelle). Se consacrant lui aussi à l’expérience racontée des vétérans au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, &lt;strong&gt;Éric Boulanger&lt;/strong&gt; montre comment les écrivains-vétérans, particulièrement à travers l’écriture romanesque de l’intime, «propose[nt] une alternative à une conception épique de l’expérience guerrière» (Boulanger). L’expérience de la Grande Guerre devient en quelque sorte, pour le discours des vétérans de la Seconde Guerre mondiale et du Vietnam, une «matrice» permettant «[d’]alimenter et [de] renforcer une conception de la guerre plus en phase avec les réalités de l’expérience des combattants des guerres modernes». (Boulanger) Dans les romans recensés par Boulanger, l’éthos du vétéran, en rupture avec l’éthos militaire, est mobilisé par la «posture de la honte» et s’inscrit dans une «communauté de souffrance», une communauté transnationale dotée d’une parole étonnamment subversive. &lt;em&gt;Quelque chose de la guerre&lt;/em&gt; en découle qui se dépose à la fois dans une mémoire collective en propre, celle des vétérans, et plus généralement sur le corps social.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout autre est ce qui demeure présent dans la mémoire des victimes civiles durant la guerre et après elle. C’est vers cela que tend l’œuvre de la reporter et cinéaste Jocelyne Saab quand elle se consacre à la guerre au Liban. Si, dans un premier temps, Saab «s’appropri[e] les codes du reportage télévisuel» en cherchant à «restituer la complexité du réel» sans «céder à la satisfaction de la pulsion scopique des spectateurs» (Polledri), elle s’engage par la suite dans une démarche cinématographique, voire poétique qui caractérise sa trilogie sur Beyrouth. C’est ce glissement que &lt;strong&gt;Claudia Polledri&lt;/strong&gt; se propose de «déplier», glissement qui vise manifestement à porter le conflit libanais au-delà de la codification normative pratiquée par les médias, «une problématique qui de toute évidence dépasse le cadre de la représentation pour soulever également des enjeux éthiques» (Polledri). Ainsi en est-il du commentaire du film &lt;em&gt;Beyrouth, jamais plus&lt;/em&gt;, écrit par la poète Etel Adnan, qui ne cherche pas à décrire la guerre ni même à «comprendre le réel», mais à «expri[mer] son absurdité lorsque saisi au cœur de l’expérience du conflit» (Polledri). La composante poétique du film fait «surgir le passé» de Beyrouth, cette ville qui tout à la fois demeure et n’est plus ce qu’elle était, cette ville sur laquelle la cinéaste pose le regard de celle qui y a vécu. Beyrouth qu’elle retrouve en ne s’y retrouvant plus. L’événement de la guerre y apparaît alors comme fracture dans le temps, mais aussi &lt;em&gt;quelque chose&lt;/em&gt; qui rend possible, malgré tout, ce que que Polledri appelle, à l’instar de Saab, «l’élan vital» qui anime encore les Beyrouthins. (Polledri)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les deux derniers textes du Cahier se penchent sur deux œuvres fictionnelles réalisées longtemps après la guerre dont elles racontent un épisode. &lt;strong&gt;Olivier Parenteau&lt;/strong&gt; propose une lecture du roman de Jean Echenoz, &lt;em&gt;14&lt;/em&gt;, publié en 2012; pour ma part, j’analyse le film &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt; de Christopher Nolan, lequel porte sur l’évacuation des troupes britanniques de la plage de Dunkerque à l’été 1940. La distance temporelle n’est pas la seule appliquée aux deux événements. Et chacune de ces réalisations artistiques met en place ses propres modalités de distanciation. Dans le premier cas, celui d’Echenoz, Parenteau montre bien qu’il «revisite les tranchées de la Grande Guerre» à la manière d’un «prosateur virtuose» qui répète ce que d’autres avant lui ont écrit, assumant «la nature proprement textuelle» de son roman, la «densifiant» même, et paraissant « sap[er] ainsi toute velléité d’illusion référentielle» en «revendiquant son siècle de décalage» par rapport à l’événement. (Parenteau) &lt;em&gt;Quelque chose de la guerre&lt;/em&gt; se révèle alors non pas à travers la représentation romanesque de la Grande Guerre mais à travers «l’histoire de [ses] représentations romanesques» qui est l’objet véritable du roman. Dans le cas de &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt;, une mise à distance pleinement assumée de l’événement historique et de l’expérience des combattants conduit paradoxalement le film à des effets d’immersion proches des jeux vidéo et à la sublimation du récit dans «l’expression du moment présent» (Villeneuve). Pourtant, c’est bien du passé dont il est question, mais un passé que le film ne cherche pas à restituer tel qu’il fût mais tel qu’il habite la mémoire collective et, avec elle, la culture. Si Echenoz, par son roman, rend compte des écritures de la Grande Guerre qui sont parvenues à travers le temps jusqu’à nous, le film de Christopher Nolan commémore la mémoire de l’événement survenu à Dunkerque en 1940 plus qu’il ne le raconte et, de ce fait, rend hommage tant à ceux qui l’ont vécu qu’à ceux qui en ont entretenu la mémoire. &lt;em&gt;Quelque chose de la guerre&lt;/em&gt; se traduit alors comme un écho du lointain, mais que l’écriture —romanesque ou cinématographique— porte à notre connaissance et à notre sensibilité dans la proximité la plus étrange, à la manière d’un membre fantôme, comme ce bras absent que le personnage d’Echenoz croit encore capable d’accomplir des gestes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je remercie Paulo Serber pour sa précieuse collaboration à l’organisation de l’atelier et sa lecture attentive des textes de ce cahier.&lt;/p&gt;

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          &lt;a href=&quot;/en/remix/quelque-chose-de-la-guerre-temoins-et-combattants-dans-la-litterature-et-au-cinema&quot; title=&quot;Quelque chose de la guerre... Témoins et combattants dans la littérature et au cinéma&quot;&gt;&lt;img typeof=&quot;foaf:Image&quot; src=&quot;https://oic.uqam.ca/sites/oic.uqam.ca/files/styles/carroussel_cahier/public/images/image-couv-rmx19.png?itok=eZCaUZpr&quot; width=&quot;190&quot; height=&quot;105&quot; alt=&quot;Soldat britannique marchant dans une tranchée sur le champ de bataille dans la Somme, France&quot; /&gt;&lt;/a&gt;    &lt;/div&gt;
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 <pubDate>Wed, 07 Sep 2022 16:12:14 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Sarah Grenier</dc:creator>
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 <title>La trilogie allemande de L.-F. Céline: une critique du «logos» modernisateur de l’après-guerre</title>
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Dans le cadre du deuxième congrès de la SELF XX-XXI consacré aux «Modes de présence et fonctions des écrivains dans la cité» (12-14 septembre 2019), Bernabé Wesley, aux côtés d&amp;#039;une cinquantaine de participants (auteurs et chercheurs), fait une communication intitulée «La trilogie allemande de L.-F. Céline: une critique du &amp;#039;&amp;#039;logos&amp;#039;&amp;#039; modernisateur de l’après-guerre».&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Thu, 31 Oct 2019 19:27:41 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexandra Boilard-Lefebvre</dc:creator>
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 <title>Jean Paulhan et le tribunal des Lettres</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/en/articles/jean-paulhan-et-le-tribunal-des-lettres</link>
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Dans le court récit «Une semaine au secret», Jean Paulhan revient sur son arrestation par les Nazis, survenue en mai 1941, et sur le long interrogatoire qu’il a dû subir avant d’être relâché, quelques jours plus tard, grâce à l’intervention de Drieu La Rochelle. Paulhan est alors fortement impliqué dans la Résistance et la menace qui pèse sur lui est bien réelle; les actes posés et les informations détenues pourraient lui valoir d’être torturé ou fusillé, comme le seront plusieurs de ses camarades. Or, malgré l’aspect terrifiant de la situation, le ton du récit est fidèle à celui qui caractérise le reste de l’oeuvre de Paulhan: ambiguïté et mystère prennent le pas sur tout épanchement. À l’enquêteur qui lui demande: «Quelles sont vos opinions politiques?», Paulhan réplique: «Je n’en ai pas». Lorsque l’enquêteur insiste en lui rappelant qu’il est «conseiller municipal, [qu’il a] donc un parti», Paulhan joue à l’ignorant: «En France nous admettons que la politique est une sorte de technique: il y faut une préparation que je n’ai pas. Au Conseil municipal, je m’occupe de la bibliothèque.»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il va de soi que ces esquives ont d’abord pour but de dévoiler aux militaires le moins d’informations possible. Tant par leur fond que par leur forme, ces paroles ne jurent cependant pas avec la posture qu’a adoptée Paulhan vis-à-vis de la politique dans nombre de ses écrits. De manière récurrente, l’auteur des &lt;em&gt;Fleurs de Tarbes&lt;/em&gt;, reconnu pour sa plume sibylline, emploie en effet une sorte de désinvolture, un air de fausse naïveté, pour laisser croire qu’il n’entend rien aux conflits de partis et aux manigances qui sous-tendent les affaires de la Cité. À la mort de Staline, il se contente ainsi de propos qui évitent de commenter l’essentiel: «Je ne m’entends guère en politique. Mais [s]es réflexions sur la linguistique étaient pleines de bon sens. [...] Ses opinions littéraires étaient plus discutables; à mon sens, un peu systématiques.» De même, dans une lettre à Drieu La Rochelle, en 1943, il choisit de définir sa position par un paradoxe: «Me croyez-vous anti-fasciste? Je suis normal. Je suis comme chaque homme normal. Je suis violemment fasciste et violemment démocrate.»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Suite en format pdf.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

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 <pubDate>Mon, 16 May 2016 13:25:57 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Sarah Grenier</dc:creator>
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 <title>L’expérience du soldat à l’épreuve du cinéma monumentaire. «Dunkirk» de Christopher Nolan</title>
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          &lt;div class=&quot;field-item clearfix even&quot;&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73765&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Le film &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt;, réalisé et scénarisé par le cinéaste britannico-américain Christopher Nolan fait référence à l’Opération Dynamo ayant eu cours sur la plage de Dunkerque, en France, entre le 26 mai et le 4 juin 1940. Au cours de cette opération, près de 400 000 militaires ont été repliés sur la plage ou contraints de combattre la Wehrmacht dans la ville et les environs en attente d’une évacuation par la mer vers l’Angleterre. Aux fins de l’opération, la marine mobilisa une flotte de navires et de petites embarcations. Environ 800 avions de la Luftwaffe mitraillèrent les plages et s’attaquèrent aux navires, réussissant à en couler près de 250. Pour sa part, la RAF (Royal Air Force britannique) écroua près de 156 avions allemands, tandis qu’un contingent de 40 000 soldats français tentait de retenir l’armée allemande loin de l’évacuation. On parvint finalement à ramener plus de 338 000 soldats en Angleterre et à en déposer environ 4000 autres dans différents ports français sécurisés. (Lord; Lormier) Bien que parmi ces hommes il y eut de nombreux Français, de même que des Belges et des Canadiens, Nolan concentre son film sur l’évacuation des Britanniques, non sans quelques libertés prises avec l’Histoire&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_rwrgxd4&quot; title=&quot;Environ 120 000 soldats français ont été évacués lors de cette opération et 300 navires français auraient contribué à l’effort parmi les 848 navires recensés. (Lormier) Le film de Nolan fait donc l’impasse sur rien de moins que 40% de la flotte qui rapatria les soldats en Grande-Bretagne. (Mudede, 2017)&quot; href=&quot;#footnote1_rwrgxd4&quot;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plusieurs films ont abordé la bataille de Dunkerque&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref2_tf3kuz5&quot; title=&quot;Parmi lesquels A Yank in the R.A.F. 1941. Henry King (real.) États-Unis; Dunkirk. 1958. Leslie Norman (réal.) Royaume-Uni; Week-end à Zuydcoote. 1964. Henri Verneuil (réal.) France; Atonement. 2008. Joe Wright (réal.) France et Royaume-Uni; Darkest Hour. 2017. Joe Wright (réal.) Royaume-Uni et États-Unis.&quot; href=&quot;#footnote2_tf3kuz5&quot;&gt;2&lt;/a&gt;. Le film de Nolan, produit soixante-dix-sept ans après les événements, se démarque du lot par son caractère obsessionnel et son traitement du temps, notamment la structure non linéaire de sa narration. Il raconte l’évacuation en procédant par courbes spatiotemporelles et en créant des rapports d’intensité entre des moments clés de l’action qui finissent par s’entrecouper. Les spectateurs sont d’abord interloqués par une telle structure, jusqu’à ce qu’ils en saisissent le principe formel, plus proche de l’écriture musicale que de la narration filmique&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref3_96r5g54&quot; title=&quot;Ce principe correspond à ce qu’on appelle en musique la gamme sonore infinie ou «gamme de Shepard». Celle-ci est une illusion acoustique, un paradoxe temporel qui donne l’impression d’une intensité qui monte à l’infini et qui suppose que trois notes soient jouées simultanément tout en donnant l’illusion d’une unité. À propos du jeu de gammes sur lequel repose tant la structure du film que la musique de Richard King et Hans Zimmer, on consultera l’article détaillé d’Emmanuelle Bobée (142-144), de même que la vidéo créée par Tobie T. sur le site internet H8urs (s.d.).&quot; href=&quot;#footnote3_96r5g54&quot;&gt;3&lt;/a&gt;. Véritable &lt;em&gt;thriller&lt;/em&gt;, le film met l’accent sur la course contre la montre que subissent combattants et sauveteurs. Il exploite trois lieux et trois durées, créant un suspense qui traverse et coordonne trois histoires en fonction de trois perspectives différentes et nommées à l’écran à la manière de partitions: &lt;em&gt;The Mole&lt;/em&gt; (une semaine); &lt;em&gt;The Sea&lt;/em&gt; (une journée); &lt;em&gt;The Air&lt;/em&gt; (une heure). Les trois perspectives sont inexorablement tirées vers un climax final dans un «continuum sonore et musical». (Bobée: 127)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Résumons ces trois histoires. &lt;em&gt;The Mole&lt;/em&gt; raconte la tentative d’évacuation d’un jeune soldat britannique bloqué sur la plage de Dunkerque aux abords du môle. Avec deux compagnons de hasard, le jeune Tommy traverse de multiples péripéties sur la plage comme en mer. &lt;em&gt;The Sea&lt;/em&gt; relate la journée au cours de laquelle un bon père de famille (Mr Dawson), son fils Peter et George, un jeune ami de la famille, vont secourir les soldats bloqués sur la plage, à bord d’un bateau de plaisance. Au cours de la traversée vers Dunkerque, George, garçon candide et idéaliste, est accidentellement blessé par un officier secouru en mer qui, pris de panique à l’idée de retourner vers les côtes françaises, bouscule l’équipage. George succombera à sa blessure avant le retour. Finalement, &lt;em&gt;The Air&lt;/em&gt; s’attarde à l’heure au cours de laquelle trois Spitfires tentent de protéger les évacués contre les Stukas allemands qui les bombardent. Après avoir vu ses deux compagnons aviateurs touchés par l’ennemi, Farrier décide de poursuivre le combat jusqu’à ce qu’il atterrisse par manque de carburant sur la plage où les Allemands le font prisonnier. Le récit filmique entrelace ces trois histoires au profit d’une seule et même tension narrative, jusqu’au climax qui fait coïncider les trois lignes de temps: le jeune Tommy est sauvé des eaux par l’équipage du bateau de plaisance, et le dernier aviateur sauve le bateau en touchant l’avion ennemi qui menaçait de le couler.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On remarque les trois grands thèmes classiques des récits de guerre qui sous-tendent le choix opéré par le film de se concentrer sur ces personnages: la lutte pour la survie du soldat anonyme (&lt;em&gt;The Mole&lt;/em&gt;), le sacrifice de l’innocent (&lt;em&gt;The Sea&lt;/em&gt;) et la combativité du héros de guerre (&lt;em&gt;The Air&lt;/em&gt;). L’aviateur est le seul combattant actif que l’on suit dans le film, le jeune soldat étant plutôt en fuite. Les combattants et aviateurs allemands ne sont jamais montrés, sauf à la toute fin, alors qu’apparaissent les silhouettes des soldats venus saisir Farrier sur la plage après que ce dernier a mis le feu à son avion. Quelques soldats français apparaissent en combattants actifs au tout début, mais ce ne sont que des figurants. Bref, des combattants français et allemands font une brève apparition au début et à la fin; ils «encadrent» minimalement l’histoire des Britanniques en fuite. On comprend aussi que la flottille de civils peut compter sur d’anciens combattants de la Grande Guerre, dont Mr Dawson, le capitaine du bateau de plaisance. Si les grands thèmes des récits de guerre sous-tendent le film, la figure classique du combattant y est donc abordée de manière indirecte, pour ne pas dire minimaliste.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans l’analyse qui suit, je souhaite montrer que le film de Nolan s’articule à deux composantes en apparence fort éloignées l’une de l’autre mais dont la combinaison transforme le rapport longuement établi avec l’événement qui a eu lieu à l’été 1940 au milieu de la Manche et aux abords de Dunkerque. Il s’agit de la composante immersive, proche d’une esthétique vidéoludique, et de la composante mémorielle. Il s’avère que le procédé narratif décrit plus haut, qui consiste à entrecroiser trois lignes de temps ou trois histoires, aplanit la triple temporalité passé-présent-futur et éloigne sciemment le spectateur d’une compréhension naturelle de la causalité, celle des rapports entre cause et effets. Cette surdétermination du moment présent, dont le film est tributaire, suppose en effet des enchaînements de type action/réaction, sur le modèle du jeu vidéo. Mais cette surdétermination du présent a aussi un effet important sur la conception du rapport mémoriel à l’événement et à l’Histoire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Une composante immersive et vidéoludique&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;Quelques jours avant sa sortie, en publicisant le film de Nolan sur le Web, Warner Bros. France mettait l’accent sur l’expérience IMAX de son visionnage. Tourné avec différents types de caméras et en format 70mm et IMAX, Dunkirk pouvait en effet être projeté sur différents écrans de cinéma, y compris en IMAX, soit le format le plus conforme aux ambitions des créateurs du film. La publicité Web consistait elle-même en une vidéo interactive, &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=-_nhjmLeGYw&amp;amp;list=LLmNM1yBgBR4eGc2myfCHGKg&amp;amp;index=3164&quot;&gt;Dunkerque —360º Vidéo Expérience— Gardez votre souffle&lt;/a&gt;, conçue d’abord et avant tout, comme son titre l’indique, comme une «expérience» littéralement époustouflante, et non comme une narration. Annonçant l’expérience Imax, cette vidéo permet d’entrer, bien que de manière rudimentaire, dans des images audiovisuelles dont les effets de ralenti sont accentués, et d’en faire tourner le contenu jusqu’à 360º.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La vidéo débute par l’exposition d’une carte de la région de Dunkerque au centre de laquelle figure en gros caractères le déictique: «&lt;em&gt;You&lt;/em&gt;». Le spectateur est donc d’emblée projeté au milieu de cette carte comme il le sera dans l’action du film. L’écran s’obscurcit brutalement, suivi d’un plan de référence aux trois espaces thématisés par le film: le ciel, la mer, la plage, sans aucune présence humaine mais sur lesquels s’imprime le texte suivant: «400,000 hommes encerclés»/ «Un miracle pour les sauver». Après un fondu au noir apparaît l’énoncé: «Retenez votre souffle» —une allusion aux trois plans subséquents qui renvoient chacun à un de ces moments où les protagonistes du film retiennent leur souffle ou peinent à le retrouver: des soldats sombrant au fond de l’eau; une vision en caméra subjective depuis le poste de pilotage d’un avion de combat jusqu’à sa plongée dans l’eau; des soldats bombardés sur la plage. Nul doute que le film qu’on nous vante promet d’abord et avant tout une expérience immersive. La critique insiste d’ailleurs sur cet aspect et sur le caractère «expérimental» du film. C’est le cas de Georges Privet à Radio-Canada, qui voit en &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt; une «préfiguratio» du «cinéma de l’avenir»: «Ça a quelque chose d&#039;un jeu vidéo dixième génération [...] et du cinéma expérimental», déclare-t-il, enjoignant les spectateurs à le voir sur grand écran «parce que c&#039;est du cinéma immersif à 100 %». (Privet, 2017)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À l’instar de la publicité et de Georges Privet, c’est sur le caractère immersif du dispositif que la plupart des critiques s’accordent en parlant de &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt;. Non pas la simple immersion dans un univers fictionnel, mais un dispositif communément associé à la pratique des jeux vidéo. L’immersion vidéoludique renvoie en effet à la modélisation des fonctions corporelles par le biais du regard et à des formes «d’homologies perceptuelles» (Therrien, 2014), un &lt;em&gt;faire semblant&lt;/em&gt; qui amène le joueur (ici le spectateur) à imaginer la présence de son propre corps dans la fiction ou par le biais d’un avatar. Sans effort physique, le spectateur n&#039;éprouve pas moins la sensation d’un corps en une expérience où se conjuguent l&#039;imagination appréhensive, les battements du cœur et l’exaspération du regard —un regard souvent submergé par l’impouvoir à tout embrasser. Film hautement anxiogène, &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt; donne au spectateur l’impression de pourchasser l’ennemi dans les airs (jeu de tir); d’entrer avec les soldats dans le cauchemar de l’attente; de se débattre avec eux dans l’eau et au milieu des flammes. En modelant le dispositif cinématographique sur les effets recherchés dans un jeu vidéo, le film tend à faire ressentir une expérience au sens phénoménologique, en l’occurrence celle que vit un personnage alors qu’il tente d’échapper à une situation donnée (fig.1). S’extirper d’une situation en la fuyant ou en se cachant est une action essentielle dans un jeu vidéo de combat. Dans le film, l’immersion de type vidéoludique opère surtout lorsqu’il est question des hommes coincés sur la plage, dans l’eau ou sur les navires en feu, mais aussi lorsque le point de vue du spectateur se confond à celui d’un aviateur affrontant le tir ennemi depuis son cockpit. Dans ce dernier cas, comme le révèle aussi la vidéo publicitaire de la Warner Bros., il s’agit du point de vue subjectif typique des jeux de tir à la première personne. (Fig.2)&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73767&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73768&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Pour le critique John Corner, c’est ainsi que &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt; transforme la grammaire des films de guerre: «Nolan brings an immersive and sonic intensity to this grammar (involving viewer positioning at times quite close to that of a player of a combat videogame) which take it well beyond straight repetition.» (Corner: 2) Les histoires qui concernent les personnages donnent le plus souvent lieu à des actions simples: s’échapper et survivre, dans le cas des soldats; sauver et détruire, dans le cas des aviateurs, bien que le deuxième aviateur est rapidement contraint au schéma «s’échapper et survivre» puisqu’il se trouve prisonnier de son avion échoué en mer avant d’être secouru par l’équipage du bateau civil. L’importance de ces scènes immersives dans le film relègue les dialogues à une part congrue. Les personnages offrent peu de profondeur. Les trois jeunes soldats de terre sont «plongés» dans un événement qui les rend quasi muets, interchangeables, et qui rend leurs gestes indécidables: font-ils le bien? Font-ils le mal? Sont-ils fourbes ou honnêtes? Braves ou lâches? Contrairement aux civils partis les secourir en mer, les soldats et les pilotes d’avion n’ont pas d’épaisseur psychologique; ce sont d’abord et avant tout des &lt;em&gt;conducteurs d’expérience&lt;/em&gt; permettant au spectateur de s’immerger dans l’instant vital de la survie ou de la bataille aérienne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette «esthétique de la sensation» (Mandelbaum, 2019) se combine à un autre trait du jeu vidéo de combat: l’exposition visuelle et sonore d’un théâtre des opérations que des passages en boucle entre différentes grosseurs de plans viennent rythmer. Le caractère chorégraphique du film tient en partie au fait que le spectateur a l’impression de pouvoir jouer avec ces échelles de plans, depuis la cale d’un esquif échoué sur la plage, jusqu’à la mer qui s’étend sous ses yeux comme s’il la survolait du haut du ciel. (Fig.3)&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73769&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Bien qu’il n’a pas le contrôle sur le cadrage de ces plans, ni sur le montage effectif que le film lui impose, le spectateur est amené, une fois le théâtre des opérations établi entre les trois zones que sont le ciel, la mer et la terre, à repasser mentalement par ces échelles de plans, à se repérer dans l’intrigue (dans l’espace et dans le temps) en opérant des liens entre une action possible et sa localisation, entre une situation particulière et le plan général du jeu dans lequel celle-ci évolue. L’effet est double. D’une part, le film se rapproche de ce que Graeme Kirkpatrick décrit quand il suggère qu’un jeu vidéo produirait plaisir et frustration en conviant le joueur à une «forme de danse» (Kirkpatrick: 119) pratiquée avec les mains&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref4_z4ooa4k&quot; title=&quot;Kirkpatrick s’appuie entre autres sur la « théorie non-représentationnelle » du géographe Nigel Thrift qui a développé le concept de «qualculation» et s’est intéressé à de nouveaux types de conscience de l’espace; de même que sur la notion d’«opérations unitaires» (unit operations) proposée par le spécialiste des jeux vidéo Ian Bogost (2006).&quot; href=&quot;#footnote4_z4ooa4k&quot;&gt;4&lt;/a&gt;, une danse qui consiste à faire passer l’image d’un lieu à un autre, d’une grosseur à une autre de l’échelle de plans, avec la plus grande agilité possible. L’expérience du jeu vidéo serait ainsi investie d’une tension rythmique similaire à celle vécue par un danseur ou un musicien. Cette analogie est d’autant plus pertinente que &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt; est modelé sur une construction sonore et se distingue par une trame musicale aussi complexe qu’omniprésente (Bobée) conférant au film l’apparence d’une vaste chorégraphie. D’autre part, en le promenant dans le temps comme dans l’espace selon ces échelles (une heure, un jour, une semaine, un cockpit, un bateau, un champ de bataille), le film impose au spectateur de reconstituer le fil des événements en le plongeant dans ce que Espen J. Aarseth considérait être l’essence même de la jouabilité du jeu vidéo: une «dialectique entre aporie et épiphanie». (Aarseth: 38) Comme le résume Éric Lancelot-Dupuis à propos des jeux de combat,&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;[l]e récit vidéoludique est basé sur une tension fonctionnelle, une tension créée par le cycle incessant d’apories auxquelles conduit le système de jeu (un nouveau type d’ennemi, un nouveau style de contrôles, un environnement hostile à infiltrer, etc.) et de leur résolution dans le domaine de la jouabilité (employer un lance-roquette, sauter dans les buissons, attendre que les gardes aillent patrouiller ailleurs, etc.). (Lancelot-Dupuis: 29)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans le film de Nolan, le spectateur passe d’un environnement hostile à l’autre en se modelant sur les impératifs de son avatar: fuir, tirer, sauver, survivre à ce vaste piège qu’est devenu la guerre subie par les alliés à Dunkerque. Chaque espace-temps dans lequel il est plongé reflète le fait que la bataille elle-même est une vaste aporie. Mais chaque passage effectué d’un espace-temps à l’autre entraîne aussi le spectateur à résoudre l’intrigue programmée&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref5_a5krq3z&quot; title=&quot;J’utilise sciemment cette notion en référence, justement, aux jeux vidéo. Elle désigne l’intrigue programmée par les concepteurs du jeu, distincte de l’intrigue découlant des opérations effectuées par le joueur.&quot; href=&quot;#footnote5_a5krq3z&quot;&gt;5&lt;/a&gt; du film en découvrant progressivement des pans de l’événement, sa chronologie et son déploiement dans l’espace. Cette résolution opère donc par à-coups, par épiphanies, non sans créer des effets de surprise. Ainsi en est-il du moment où, après la destruction d’un destroyer, le spectateur reconnaît sur un radeau de sauvetage l’officier que Dawson a recueilli plus tôt dans le film, mais plus tard dans l’histoire racontée; ou lorsque l’impasse dans laquelle se débat le jeune Tommy trouve sa résolution dans le geste posé par l’équipage du bateau de Dawson quand on le tire enfin de la noyade. Ce jeu consiste alors, pour le spectateur, à reconstituer la logique spatio-temporelle du théâtre des opérations afin de comprendre comment sortir du piège tendu à la fois par la guerre et par les concepteurs du film.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On ne se surprend pas qu’à la sortie de &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt; la compagnie Wargaming se soit associée à Warner Bros. pour produire un jeu vidéo intégrant l’iconographie du film et brouillant la&amp;nbsp;frontière&amp;nbsp;entre jeu vidéo et cinéma&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref6_e7rybk0&quot; title=&quot;Voir la vidéo Wargaming and Warner Bros. present &amp;quot;Dunkirk&amp;quot;.&quot; href=&quot;#footnote6_e7rybk0&quot;&gt;6&lt;/a&gt;. La même année, New World Interactive lançait &lt;em&gt;Day of Infamy&lt;/em&gt;, dont un volet &lt;em&gt;British-French Evacuation of Dunkirk&lt;/em&gt;, un jeu vidéo multi-joueur de type «tireur à la première personne» accessible sur Windows, Linux et MacOS (fig.4)&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref7_x04u5kp&quot; title=&quot;Un YouTuber français, lui-même ancien résident de Dunkerque, en a fait une vidéo, une captation de son propre jeu, dans laquelle il insiste sur les hauts faits des Français passés sous silence dans le film de Nolan (Cyril, 2017).&quot; href=&quot;#footnote7_x04u5kp&quot;&gt;7&lt;/a&gt;. Un an plus tard, on lançait sur PlaySation 4 un nouvel opus de la célèbre série de jeux vidéo consacrée à la Deuxième Guerre mondiale, &lt;em&gt;Call of Duty II&lt;/em&gt;, soit une extension consacrée en partie à l’opération Dynamo (&lt;em&gt;The War Machine&lt;/em&gt;). Du film au jeu, le chemin était pavé.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73770&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Cependant, contrairement à l’objectif du joueur dans un jeu vidéo de combat, le spectateur du film, plongé dans la perception du jeune soldat à Dunkerque, n’est pas en mesure de passer à l’offensive. Et hormis le cas des aviateurs, les personnages du film subissent les attaques sans aucun moyen de répliquer. Comme le résume Jacques Mandelbaum:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Sur terre, sur mer ou dans les airs, il s’agit de faire intimement ressentir au spectateur ce que c’est que d’être un soldat transformé en une cible permanente. Mitraillage d’hommes à découvert sur les plages par l’aviation, bombardements de destroyers chargés d’hommes et sombrant comme des fétus de paille, torpillage des bateaux transformés en pièges mortels, duels aériens où la mort fuse sans qu’on la voie. Une impression de nasse mortelle, d’asphyxie et de terreur prend à la gorge, dont le film mettra, à dessein, très longtemps à sortir. (Mandelbaum, 2019)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’immersion dans cet univers de destruction aurait donc aussi pour objectif de plonger le spectateur dans une expérience «telle qu’elle devait être» dans la perception de ceux qui l’ont vécue, un objectif qui conduit naturellement à interroger le film sur le plan de son réalisme historique. Cependant, comme l’écrit John Corner,&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;the film stages scenes in which ideas of “what really happened” operate as an important co-ordinate for affective orientation but do not displace spectacularity and its pleasures as the source of the principal viewing experience. (Corner: 1)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cet aspect spectaculaire de la représentation mérite, selon Corner, d’être pris en considération par les historiens tentés de critiquer le film aux vues des libertés que celui-ci prend avec la vérité. En toute logique, ne faut-il pas reconnaître en effet que Nolan réalise une œuvre d’art et ne prétend pas verser dans l’historiographie?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tenus à cette lisière entre réalité historique et art du spectacle, nous perdons cependant de vue un aspect déterminant, tant au regard de la visée artistique du film que pour sa réception, soit l’époque de sa réalisation. Si cette époque est bien celle de l’immersion dans l’écran, elle est aussi celle des derniers témoins directs de l’évacuation de Dunkerque.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Une composante mémorielle&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;Ces derniers témoins interviennent justement dans &lt;em&gt;Battle of Dunkirk: From Disaster to Triumph&lt;/em&gt;, un documentaire réalisé par Sonia Anderson en 2018 dans lequel Christopher Nolan partage ses impressions suite à sa rencontre avec des vétérans qui affirment que son film est fidèle à la réalité de leur expérience. À l’époque de la diffusion de &lt;em&gt;Battle of Dunkirk&lt;/em&gt;, Titouan Ropert, un étudiant en art, mettait en ligne une vidéo intitulée &lt;em&gt;Christopher Nolan’s Dunkirk. From Archives to Movie&lt;/em&gt;. Celle-ci débute par le témoignage d’un vétéran canadien, Ken Sturdy, qui affirme en sortant du film de Nolan: «Je ne pensais jamais revoir ça! C’est exactement comme si j’y étais à nouveau.» (Ropert, 2018) La suite de la vidéo est constituée d’un impressionnant montage d’images tirées de &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt; et accompagnées d’images d’archives provenant de différents fonds britanniques: Pathé, la John Rylands Library, etc. (fig.5) Le vidéaste y compare la fiction aux archives en procédant par &lt;em&gt;splitscreen&lt;/em&gt;. L’écran est divisé en deux à la manière d’un livre ouvert, la page de gauche étant consacrée aux archives (photographies et films d’époque) et celle de droite à des plans de la fiction de Nolan.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73771&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Ce montage mobilise une connaissance fine, tant des plans qui composent le film de Nolan que des archives de l’opération Dynamo qui ont pu l’inspirer. Il est le fruit d’un patient travail de repérage. L’utilisateur qui le consulte est invité à considérer les variations entre histoire et fiction, à recomposer la trame de l’événement historique à partir des images de Nolan, autant qu’à ressaisir la fiction par le biais de son matériau historique. Mais ce qui finit par emporter l’adhésion n’est pas tant le degré d’authenticité de la reconstitution historique dont Christopher Nolan pourrait se vanter, que l’acuité et la puissance du montage en tant que technique (et donc, en tant qu’art) au service d’une &lt;em&gt;mimesis&lt;/em&gt;. Les archives paraissent cette fois imiter la prestigieuse fiction cinématographique. Quiconque muni d’un ordinateur peut opérer des connexions similaires entre des archives et un film de fiction, entre deux mémoires distinctes et pourtant prêtes à danser l’une avec l’autre, pour reprendre la formule de Kirkpatrick: danser en passant d’un plan à un autre, d’une échelle à une autre, d’une époque à une autre avec la plus grande agilité; inscrire ces images dans un continuum filmique et musical, de même que dans le mouvement d’une histoire racontée, comme si ces images traduisaient une vision commune. La division de l’écran, loin de scinder la perspective en deux, confirme la capacité du montage de supprimer les écarts entre deux époques, entre l’archive et la fiction. Devant notre écran, comme Ropert aux commandes du sien, nous sommes invités à nous émouvoir des souvenirs photo-cinématographiques d’une autre époque comme de la virtuosité technique des appareils actuels de recollection et de projection du passé qui permettent de les mettre en valeur.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce jeu d’images, caractéristique des manipulations de notre époque (jeux vidéo, manipulation d’images sur les écrans et autres fabrications numériques, etc.) doit aussi être vu dans le contexte historique qui est le nôtre et qui s’apparente au passage que Aleida et Jan Assmann décrivaient entre «la mémoire communicative informelle» et la «mémoire culturelle» (J. Assmann, 1995, 2010, 2016; Marchal). Rappelons que pour Jan Assmann, la mémoire communicative informelle&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref8_bfi29yg&quot; title=&quot;Assmann écrit en allemand, on trouvera donc aussi parfois, selon la traduction, les termes «mémoire communicationnelle informelle».&quot; href=&quot;#footnote8_bfi29yg&quot;&gt;8&lt;/a&gt; est une mémoire non écrite, qui peut remonter à environ quatre-vingts ans (ou trois générations) et qui contient «ce que l’on peut maintenir présent dans le dialogue des générations —disons, ce que votre grand-père ou votre arrière-grand-mère a pu vivre» (Assmann, 2016: 72). Son «&lt;em&gt;medium&lt;/em&gt;», selon Assmann, est «le souvenir vivant dans les mémoires organiques, les expériences et les ouï-dire» (Assmann, 2010: 51). À la différence de cette mémoire communicative, la «mémoire culturelle» a pour &lt;em&gt;medium&lt;/em&gt; des «objectivations solides», la «codification» ou des «mises en scène traditionnelles et symboliques» (en mots, en images, en danses, etc.). (51) La mémoire culturelle peut donc se composer d’archives: des enregistrements, des livres, des documents, mais aussi des coutumes, des rituels et des monuments commémoratifs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cela m’amène à postuler qu’avec la disparition des derniers témoins de l’évacuation de Dunkerque, une mémoire communicative informelle est en train de s’éteindre pour laisser la place à une mémoire culturelle qui, au contraire de la première, prend du volume, une expansion que ne pouvaient d’ailleurs imaginer ceux qui sont morts à Dunkerque. Cette mémoire culturelle est en effet tributaire de modes de stockages et de diffusion inégalés; elle est liée à l’intensification de la circulation des archives via internet et au degré de raffinement des outils de conservation et de manipulation qu’ont permis d’atteindre des technologies récemment développées. Le montage effectué dans la vidéo réalisée par Ropert le confirme, de même que la facilité avec laquelle on peut y avoir accès. À l’évidence, les événements de Dunkerque cesseront bientôt d’habiter la mémoire informative, ils cesseront d’être maintenus présents dans le dialogue entre les générations. Le vétéran &lt;a href=&quot;https://www.cbc.ca/news/canada/calgary/wwii-dunkirk-veteran-ken-sturdy-1.4801109&quot;&gt;Ken Sturdy&lt;/a&gt; est d’ailleurs décédé peu de temps après la mise en ligne de la vidéo dans laquelle il témoignait. Et il en sera bientôt de même de tous les témoins directs de l’événement. La présence de Sturdy dans la vidéo ne signifie-t-elle pas qu’il ne s’agit déjà plus d’un dialogue entre les générations mais d’un hommage rendu à un homme qui paraît s’exprimer pour la dernière fois sur son expérience de la guerre? Sturdy y figure à titre d’exception, doublement honoré pour son sacrifice militaire et sa qualité de «dernier témoin», témoignant alors déjà en tant qu’archive, moins vivant que statufié, moins dialogique qu’historiquement probant.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mon deuxième postulat est que ce parachèvement du passage de la mémoire communicative informelle à la mémoire culturelle se traduit par l’émergence d’une cinématographie de guerre dont la caractéristique propre est sa «dimension monumentaire». J’emprunte ce concept au sociologue Renaud Dulong (2002), lui-même influencé par le concept de «langue monumentaire» forgé par le médiéviste Paul Zumthor (1960). D’une part, écrit Zumthor, «le sujet parlant s’exprime dans sa subjectivité, dans l’immédiateté de son expérience (fonction primaire), d’autre part, il lui arrive de requérir de la langue une universalisation de celle-ci (fonction secondaire)» (Zumthor: 8). Est considérée &lt;em&gt;secondaire&lt;/em&gt; une fonction «qui est proprement une fonction d’édification, au double sens de ce mot: élévation morale et construction d’un édifice». (7)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Identifiant cette fonction aux textes des grands témoins de la Shoah, Renaud Dulong en arrive à penser que la langue monumentaire manifeste&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;l’intention de transcender l’expérience de la réalité par la dotation d’un sens. La tendance de l’expression à «l’élévation» ou à «la verticalité» donne la mesure d’un effort de l’auteur pour prendre du champ par rapport à la factualité de la vie vécue, afin de transmettre sa signification proprement humaine. Car Zumthor conserve le sens étymologique de «monument», l’anticipation d’une commémoration, par leurs destinataires futurs, de textes dont l’économie exhibe un certain mode d’emploi à la lecture. (Dulong:13)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il ajoute:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;J’appelle monumentaire tout ce qui, dans un texte de témoignage, excède la relation des faits, ouvre à la signification de l’événement et interpelle le lecteur dans son rapport à ce qui s’est passé. Le témoin exprime la nécessité de dire plus que des faits, sa déposition se veut l’écho du traumatisme de l’événement, elle se double d’une réflexion transcendant les limites d’une expérience personnelle, prenant en charge la voix ou la mémoire des disparus. Au-delà d’une information sur les faits, le lecteur est alors interpellé sur sa compréhension de l’événement, au moins sur sa conscience de l’énormité de ce qui s’y est passé. (15)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comme le rappelle Dulong, les témoins-écrivains de la Shoah, dont Primo Levi est la figure emblématique, ont fini par produire une sorte de «méta-communication» au sujet de leur expérience et de l’événement. Pour eux, «la tension monumentaire traduirait l’intention d’investir l’écriture par ce qui la légitime, la qualité de témoin oculaire, non seulement comme droit de raconter une expérience, mais aussi comme compétence à juger du monde présent» (Dulong: 194). C’est à l’autorité du témoin que réfère ici Dulong, et au fait que celle-ci «impose le respect». La dimension monumentaire se double donc d’un rapport éthique à l’événement et transcende la factualité. Devant de tels textes, le lecteur est invité à «se porter au-delà de la narration, pour accéder à ce plan de manifestation de la vérité qui est vertical par rapport à celui du récit» (194). Aussi, «[l]a monumentalisation regroupe tout ce qui, dans le discours, est en excès par rapport aux énoncés factuels, traduit l’énonciation témoignante dans l’écrit, manifeste le dire dans le dit.» (194) Comme le suggère Alexandre Prstojevic, elle est l’affaire du témoin historique quand celui-ci devient auteur, quand «la transmission des faits bruts» ne suffit pas à «rendre la plasticité de l’Histoire». (Prstojevic: 31)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Convenons que c’est à l’intérieur de cette dimension monumentaire que l’on passe aussi d’une mémoire communicationnelle informelle, soit une mémoire maintenue présente dans le dialogue des générations, à une mémoire culturelle faite de «mises en scène symboliques» (Assmann: 51), là où se manifeste la verticalité d’une vérité (Dulong: 194)) qui n’est plus celle du simple récit mais celle du monument, la vérité qui impose le respect.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Cinéma monumentaire&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;À la différence de Dulong et de Prstojevic, qui associent la dimension monumentaire aux textes écrits par les grands témoins, il s’agit, dans le cas qui nous intéresse, de saisir le monumentaire dans un film dont les artisans sont les &lt;em&gt;légataires&lt;/em&gt; de&amp;nbsp;témoignages et d&#039;archives laissées par ceux qui ont vécu un épisode déterminant de la Deuxième Guerre mondiale. Ces légataires ne sont donc pas eux-mêmes des témoins. Signe de ce que la mémoire culturelle se substitue à la mémoire communicative des témoins, &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt; acquiert une dimension monumentaire parce que les légataires intègrent la mémoire de l’événement à la culture, et cela en fonction d’un tout autre horizon d’attente que celui auquel répondaient les témoins directs et indirects de l’opération Dynamo. &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt; ne répond plus au désir qu’il y aurait de rendre compte des faits et d’entendre la parole des survivants. Il ne cherche pas à communiquer l’expérience de ceux qui ont vécu l’évacuation des troupes en 1940. Pour reprendre les termes de Dulong, il cherche plutôt à &lt;em&gt;édifier&lt;/em&gt; cette expérience, à rendre hommage aux témoins en «transcendant leur expérience» par la «dotation d’un sens» (Dulong: 13). Mais quel est, au juste, ce sens?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une première hypothèse serait qu’il s’agit de réhabiliter les héros d’un événement ayant pourtant tout d’une défaite, l’héroïsme désignant ici un florilège d’actes et de comportements qui tirent le commun des mortels vers le haut: la lutte pour la survie qui anime le soldat ordinaire; le courage et la volonté des civils se portant au secours des militaires; la bravoure et l’abnégation d’un aviateur qui prend sur lui de sauver le plus grand nombre au prix de sa vie; la réponse de l’innocent à l’appel de la nation, un jeune civil qui trouve accidentellement la mort à bord d’un bateau de plaisance et qu’un hommage posthume publié dans un journal local transforme en héros. Par contraste, et pour mieux magnifier cet héroïsme, le film introduit des personnages mus par la peur ou la lâcheté, mais en les confinant à la marge. Mais surtout, c’est en renversant les codes traditionnels de la culture de guerre que le film de Nolan peut «s’ouvrir à la signification de l’événement», pour reprendre les mots de Dulong. En effet, les gradés y sont impuissants à trouver une solution et relégués à la passivité; les combattants y occupent la position de victimes à sauver tandis que des civils viennent à leur secours, et les perdants sont glorifiés à la fin du film.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette hypothèse de la réhabilitation peut cependant poser problème. Car dès l’époque à laquelle il a eu lieu, tant le gouvernement britannique que la presse ont accueilli et promu le sauvetage de l’armée britannique comme s’il s’agissait d’une victoire militaire. Du reste, comme l’a bien montré Penny Summerfield, l’événement a longtemps fait l’objet d’une construction populaire, de contestations et de révisions (Summerfield: 788). Le film de Nolan met donc en exergue cette réhabilitation sans pour autant l’initier ni prétendre à une nouvelle interprétation des faits. Il s’inscrit, de manière assez conservatrice, dans la droite ligne d’une reconnaissance déjà acquise de l’héroïsme démontré par certains de ses acteurs (aviateurs, civils et combattants) au profit d’une cohésion sociale rendue nécessaire en temps de guerre. On ne s’étonne d’ailleurs pas de voir le film s’achever sur le jeune Tommy lisant, à bord du train qui le ramène chez lui, le célèbre discours prononcé par Churchill, &lt;em&gt;We Shall Never Surrender&lt;/em&gt;, un discours qui transforme sciemment la déroute de l’armée britannique en un symbole et un appel à la victoire. Mon hypothèse cependant est que le film rend moins hommage aux derniers témoins de Dunkerque, à ceux qui l’ont vécu, qu’à la puissance mémorielle que l’événement a engendrée. Pour avoir été la plus apte à mobiliser la nation à l’époque de la guerre, la transformation de la défaite en victoire a traversé le temps jusqu’à la génération à laquelle appartient Nolan, une génération qui n’est plus que de loin en contact avec l’événement et ses témoins. C’est à une &lt;em&gt;relecture édifiante&lt;/em&gt; que nous avons affaire, une vision essentiellement &lt;em&gt;commémorative&lt;/em&gt;, un film qui célèbre la symbolisation de l’événement dans la mémoire nationale plus qu’il ne cherche à raconter ce qui s’est réellement passé autrefois.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le héros d’une telle commémoration est forcément collectif et fait l’objet d’une forte symbolisation. Il dépend de la manière dont le sauvetage à Dunkerque s’est inscrit dans la mémoire nationale. Les personnages du film n’expriment donc aucune singularité existentielle ou psychologique. Ce sont des types: le bon père de famille ayant à cœur sa patrie (Mr Dawson); l’innocent sacrifié (George); l’aviateur bienveillant (Farrier); le soldat anonyme (Tommy), etc. Ce manque de caractérisation biographique (d’où viennent-ils? Qu’ont-ils vécu en-dehors de la guerre? Qu’espèrent-ils à long terme pour eux-mêmes et pour leurs proches?), qui déroge aux normes de l’écriture scénaristique, contribue à exalter les représentations traditionnelles de la guerre sous la forme de trois figures archétypales: les anonymes (les soldats sur la plage), l’innocent (le jeune civil) et les héros de guerre (Mr Dawson, lui-même vétéran de la Grande Guerre, et le pilote Farrier), figures auxquelles s’ajoute celle, plus récente dans l’idée que l’on se fait de la guerre, de la victime de traumatisme, soit le personnage de l’officier paniqué que recueille Mr Dawson sur son bateau. Au moment de la publication de l’hommage posthume rendu à George, à la fin du film, ces quatre figures se fondent en une seule. De fait, en la figure de George, l’innocente victime de la guerre se teinte d’héroïsme et sort momentanément de son anonymat, le temps d’une reconnaissance censée rejaillir sur tous. &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt; parachève ainsi le travail de mémoire amorcé dès 1940, en délestant cette mémoire du poids de la &lt;em&gt;communication&lt;/em&gt; pour l’intégrer définitivement à la &lt;em&gt;culture&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une telle mise à distance est manifeste dans les séquences tournées sur la plage. Celles-ci prennent l’allure de ces &lt;em&gt;reconstitutions historiques&lt;/em&gt; auxquelles s’adonnent certains amateurs d’histoire, donnant en effet l’impression de revisiter les lieux de la bataille afin d’y inscrire, en les re-créant, des gestes immémoriaux: les hommes se regroupent près du môle, embarquent sur les navires, se mettent à l’abri des bombardements ennemis. Aux riches possibilités dramatiques qu’offrent la technologie numérique grâce aux images synthétiques, Nolan préfère des imitations tournées en prise réelle sur des lieux authentiques. De nombreux figurants reprennent sans émotion des gestes et des attitudes du passé, n’échangeant entre eux aucune parole, même lorsqu’il s’agit de dégager la voie pour faire passer un blessé sur un brancard ou de constater les morts après les bombardements. Quand les hommes sont canardés sur la plage, on les voit se jeter par terre et se relever en silence, comme si de rien n’était, avec pour décor en arrière-fond la ville de Dunkerque telle qu’elle existe aujourd’hui et non telle qu’elle fût. Cette coprésence du passé reconstitué et de l’authentique présent des lieux renforce l’impression d’une reconstitution historique, celle d’un hommage assumé, sans pathos. &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt; offre alors une &lt;em&gt;performance&lt;/em&gt; qui consiste à rejouer le passé en mettant en scène des figurants aptes à le présentifier en son lieu même&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref9_9qq9l2q&quot; title=&quot;Ce caractère performatif est aussi à l’œuvre, comme nous l’avons vu, dans les jeux temporels auxquels se livre le film et la complexité de son énonciation.&quot; href=&quot;#footnote9_9qq9l2q&quot;&gt;9&lt;/a&gt;. Il participe d’un mode épidictique, se réclame d’une élévation morale qui transcende les limites d’une expérience personnelle et d’un témoignage singulier pour rendre un hommage au collectif, à la «Patrie» (&lt;em&gt;home&lt;/em&gt;, comme on le précise dans le film), et faire l’éloge de ceux qui ont secouru les leurs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En comparant les images de &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt; aux images d’archive, l’internaute Ropert a bien vu que les premières empruntaient aux secondes leur cadre, leur point de vue et la disposition de leurs sujets. (fig.6)&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73772&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73773&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Mais tandis que sur la photographie documentaire des soldats bombardés (à gauche), les corps forment un mélange —le mort et le vivant s’y trouvant entremêlés dans l’amas d’une végétation elle-même aussi indécidable que le moment précis de la déflagration quand on lui survit—, dans la fiction, au contraire, ils sont sagement &lt;em&gt;disposés&lt;/em&gt;, mis en scène, chacun occupant son espace sur cette plage où les hommes voués à la mort font déjà office de stèles. (Fig.7) Contrairement à la plupart des films de guerre contemporains, &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt; fait l’économie d’effusions de sang, de cadavres et de démembrements. Si des corps sont soulevés dans les airs par les explosions, ils retombent tout entiers, au mépris de toute vraisemblance, comme s’il s’agissait de symboliser la destruction au lieu de la montrer. Le film monumentaire donne donc à penser que l’événement historique ne requiert plus de la fiction qu’elle le raconte, mais qu’elle le reconnaisse à travers les héritages d’un discours qui l’a porté jusqu’à ce jour.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comme nous le précisions plus haut, alors qu’en réalité de nombreuses embarcations françaises ont secouru les Britanniques en mer, seuls les sauveteurs anglais apparaissent dans le film. La perte de 145 avions britanniques (sur 3500 sorties à Dunkerque) y est condensée dans la perte d’un seul aviateur, le sauvetage d’un autre et la destruction de deux Spitfires, chacun de ces événements symbolisant ce qu’il est advenu de tous. Le film prend donc une grande liberté par rapport à la factualité de la vie vécue et la réalité historique documentée. Il lui revient plutôt de transmettre une «signification proprement humaine», la signification symbolique d’une réalité passée. Pour reprendre les mots de Dulong, le film «excède la relation des faits»; il ne «s’en tient pas au récit, à la succession des faits» mais «accède […] à ce plan de manifestation de la vérité qui est vertical par rapport à celui du récit&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref10_3tf8pxu&quot; title=&quot;Tel que cité plus haut.&quot; href=&quot;#footnote10_3tf8pxu&quot;&gt;10&lt;/a&gt;». À la différence que ce cinéma monumentaire ne donne pas accès au plan vertical de la vérité par le truchement d’un témoin, mais par l’affermissement d’une mémoire dont le public se prétend l’héritier.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une scène révélatrice du caractère monumentaire du film concerne l’arrivée de la marine marchande et des navires de plaisance venus rescaper les soldats. Se tenant seuls au bout du môle, tels des personnages shakespeariens, le commandant de l’opération militaire, Bolton, et le colonel Winnant, impatients devant la lenteur des destroyers à procéder à l’évacuation, voient apparaître les secours ultimes, des points minuscules à l’horizon que le commandant observe avec ses jumelles en les désignant par un seul mot: «Home!» (fig.8, 9)&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73774&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73775&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Bientôt, lorsque les civils approchent ceux qu’ils sont venus secourir, la scène devient irréelle. Le critique John Corner la décrit ainsi:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Here, the formal, figurine-like positioning of crews upon the deck of the small boats gives this sequence an even more emphatic tableaux character than it would otherwise have. (Corner, 2018) (fig.10)&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73776&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Il se trouve que le caractère formel de ces «tableaux emphatiques» et de ces «figurines» évoque davantage la parade des héros que l’urgence d’une situation périlleuse. L’attitude imperturbable des équipages, un tel décorum —parfaitement inusité dans le contexte de ce qui est censé être une course contre la montre— rappelle aussi la bonne tenue du corps de garde ou la rigidité protocolaire des défilés lors de cérémonies officielles. Certains des figurants postés sur ces bateaux partagent avec la pierre des statuaires le même trait d’immuabilité, telle cette femme au premier plan, qui regarde droit devant elle et ne semble nullement affectée par la scène, comme si elle venait commémorer l’action dont elle est à la fois l’agent et l’emblème (fig.11). Ainsi, l’événement se produit sous nos yeux —les civils arrivent à Dunkerque sur leurs frêles embarcations— alors même que la cérémonie a lieu qui leur rend hommage. Passé et présent se fondent l’un dans l’autre à la faveur d’un moment d’éternité, la guerre semblant momentanément suspendue et commémorée —éternité de la pierre et du monument évoquée par la scène. Celle-ci a bien quelque chose de pompeux car, comme l’écrivait Chesterton, un monument doit être «pompeux», «la pompe [étant] son objet même». (Chesterton, 1901)&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73777&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Puis, en contrechamp de ces figures, les soldats retenus sur la plage et ceux à bord des navires militaires expriment bruyamment leur joie. On les voit massés sur les ponts, le môle ou la plage, acclamant leurs sauveurs à l’unisson (fig.12, 13). Mais à une telle explosion d’émotion collective, les sauveurs ne répondent pas. Ils restent de marbre. On dirait bien que cet étrange champ-contrechamp inverse le cliché de la parade militaire, ou celui de l’entrée victorieuse de libérateurs acclamés par une population. Ici, ce sont des militaires qui occupent la place de la foule en liesse et accueillent les civils comme des libérateurs.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73778&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73779&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Sur le plan énonciatif, on pourrait croire que la caméra nous montre les héros civils, eux aussi anonymes, du point de vue des militaires secourus. On peut penser qu’ils leur apparaissent plus grands que nature, dotés d’un courage et d’une détermination insoupçonnée, inébranlable. Mais au plan symbolique, la posture et l’attitude solennelles des civils ouvrent une perspective globalisante et distanciée; elles renvoient à l’hommage posthume, au respect qui s’impose au moment de commémorer les événements d’un passé dont les témoins ont maintenant disparu. La perspective est alors celle du présent exposant une mémoire culturelle à célébrer, mémoire dans laquelle les spectateurs sont appelés à se reconnaître collectivement, en tant que légataires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;Revenons à l’idée de départ, soit celle de voir le film articulé à deux composantes en apparence fort éloignées l’une de l’autre mais dont la combinaison transforme le rapport mémoriel longtemps établi avec l’événement qui s’est produit à Dunkerque. La première, la composante immersive du film, le rapproche de l’esthétique vidéoludique. Elle instaure un &lt;em&gt;faire semblant&lt;/em&gt; qui amène le spectateur à imaginer la présence de son propre corps dans la fiction, à lui faire ressentir une expérience au sens phénoménologique, en l’occurrence celle que vit un personnage alors qu’il tente d’échapper à une situation donnée, en s’approchant au maximum de l’expérience physique vécue par les soldats à Dunkerque. Cette phénoménologie se combine à un autre trait du jeu vidéo de combat, soit l’exposition visuelle et sonore d’un théâtre des opérations que des passages en boucle entre différents plans viennent rythmer en forçant le spectateur à comprendre comment sortir du piège tendu à la fois par la guerre et par les concepteurs du film. La composante vidéoludique du film répond aux attentes des spectateurs qui désirent être plongés dans une telle expérience, par les moyens techniques des images en mouvement et sans pour autant encourir les dangers inhérents à la guerre quand elle est vécue pour de vrai. Après tout, un film est un jeu. Il s’avère que cet horizon d’attente requiert moins une narration —l’ancien art de raconter des histoires— qu’un ébranlement psychique et phénoménologique, une adhésion aux phénomènes tels qu’on les imagine dans le présent de l’événement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La deuxième composante, la composante commémorative, suppose une lecture de l’événement du passé. Elle en fournit une interprétation, au sens herméneutique comme au sens performatif, d’une part en le dotant d’un sens et en l’inscrivant de ce fait dans la mémoire culturelle, d’autre part en intégrant l’expérience esthétique que fait le spectateur à une «signification proprement humaine» (Dulong). La composante commémorative intègre donc le caractère performatif du «joueur-spectateur immergé dans la fiction», mais elle le fait en composant avec d’autres attentes. Dans la commémoration, la performance est le fait d’une reconstitution et d’un hommage rendu aux acteurs du passé. Sa visée est démonstrative, épidictique, voire impérative et transcende les limites d’un témoignage singulier ou d’une expérience personnelle. Le propre de la commémoration est de souligner à la fois la valeur du passé et celle de la culture qui en est la gardienne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les deux composantes du film —vidéoludique et mémorielle— ont en commun de sublimer toute narration dans l’expression du moment présent, fût-il parfaitement ludique ou entièrement commémoratif.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On se souviendra du procédé décrit au début de mon analyse, qui consiste à entrecroiser trois lignes de temps ou trois histoires en aplanissant la triple temporalité passé-présent-futur. Ce qui compte en effet dans le film, c’est de plonger le spectateur dans le présent de chacune des trois histoires, dans l’urgence de chacun des moments, dans le &lt;em&gt;kairos&lt;/em&gt; de chacune des situations où les personnages se trouvent. Vers la fin, quand les trois lignes se touchent, c’est le présent de cette rencontre qui se trouve magnifié, qui apparaît spectaculaire, et non plus le temps de l’expérience des combattants et des victimes. C’est un présent en quelque sorte sanctifié, immortalisé ou éternisé, dont le lyrisme du célèbre discours de Churchill (&lt;em&gt;We Shall Never Surrender&lt;/em&gt;) se fait l’écho sur les images planantes de l’aviateur effectuant son dernier vol. Rappelons les paroles prononcées par l’ange dans un autre film, &lt;em&gt;Les ailes du désir&lt;/em&gt; de Wim Wenders. Depuis les hauteurs des toits de Berlin, l’ange regarde en bas, regrettant sa condition d’immortel: «J’aimerais tant pouvoir dire &lt;em&gt;et maintenant, et maintenant, plutôt que depuis toujours et à jamais&lt;/em&gt;&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref11_r9uf8o1&quot; title=&quot;Les ailes du désir (Der Himmel über Berlin), Wim Wenders (réal.), France, Allemagne, 1987. Littéralement, le titre est: «Le ciel au-dessus de Berlin».&quot; href=&quot;#footnote11_r9uf8o1&quot;&gt;11&lt;/a&gt;.» Appréhendé dans son ensemble, Dunkirk fait glisser la vision temporelle et terrestre du monde —l’intensité phénoménologique du &lt;em&gt;maintenant, et maintenant&lt;/em&gt; évoquée par l’ange— dans la vision d’une mémoire culturelle, la vision verticale des immortels qui relie, de manière fantasmatique, le peuple à son destin, le soldat anonyme à l’appel de la nation. Cette vision est monumentaire, pétrie d’éternité et d’&lt;em&gt;à-jamais&lt;/em&gt; («&lt;em&gt;We shall never surrender&lt;/em&gt;»).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le discours de Churchill, cet appel à la nation, est livré à la toute fin du film par un soldat anonyme qui le lit dans le journal, le jeune Tommy installé dans le train qui le ramène chez lui. Le nom «Tommy» n’apparaît que dans le scénario, jamais dans le film, et n’est rien de plus, au plan historique, que le nom servant à désigner le simple soldat en Angleterre, la désignation familière de l’anonyme dont le spectateur de Nolan s’est imaginé provisoirement, par jeu, qu’il partageait l’expérience —la peur de la noyade, des balles, des Stukas allemands, de la férocité des autres, mais aussi le désir de fuir, d’atteindre son but, d’échapper à la mort ou de passer inaperçu. Quand Tommy lit le discours de Churchill, des images défilent qui concluent le film, dont celles montrant le fils de Mr Dawson à la sortie des bureaux d’un journal —il vient s’enquérir de la notice nécrologique qu’il a rédigée en hommage au jeune George, «mort pour la patrie»— jusqu’aux images de l’aviateur déposant son appareil sur la plage au coucher du soleil avant de se livrer aux Allemands. Il est permis de croire qu’une fois fait prisonnier par les Allemands au début de la guerre, l’aviateur ne retournera jamais chez lui et sera à son tour reconnu pour son sacrifice. Aussi, la conjonction de ces trois scènes confirme-t-elle le caractère monumentaire du film, tandis qu’un appel à la nation (le discours de Churchill) devient oraison funèbre lue par un anonyme sur le tombeau (l’image finale) d’un autre anonyme. Tous sanctifiés par le geste d’éclat de l’aviateur sacrifié.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;AARSETH, Espen J. 1999. «Aporia and Epiphany in &lt;em&gt;Doom&lt;/em&gt; and &lt;em&gt;The Speaking Clock&lt;/em&gt;: The Temporality of Ergodic Art». In Marie-Laure Ryan (dir.) &lt;em&gt;Cyberspace Textuality&lt;/em&gt;. Bloomington: Indiana University Press, p.33-41.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ASSMANN, Jan. 1995. «Collective Memory and Cultural Identity», &lt;em&gt;New German Critique&lt;/em&gt;. No 65, p.125-133.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ASSMANN, Jan. 2010. &lt;em&gt;La mémoire culturelle. Écriture, souvenir et imaginaire politique dans les civilisations antiques&lt;/em&gt;. Traduit de l’Allemand par Diane Meur. Paris: Aubier, coll. «historique», 372p.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ASSMANN, Jan. Février 2016. «Jan Assmann. “Les trois monothéismes ont un potentiel explosif”», &lt;em&gt;Philosophie Magazine&lt;/em&gt;, p.70-75.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BOBÉE, Emmanuelle. 2018. «La partition sonore et musicale de &lt;em&gt;Dunkerque&lt;/em&gt; (C. Nolan, 2017). Une expérience sensorielle inédite», &lt;em&gt;Revue musicale OICRM&lt;/em&gt;. Vol. 5, no 2, p.125-148.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BOGOST, Ian. 2006. &lt;em&gt;An Approach to Videogame Criticism&lt;/em&gt;. MIT Press. 264p.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;CHESTERTON, G.K. 1901. “A Defence of Publicity”, &lt;em&gt;The Defendant&lt;/em&gt;. London: R. Brimley Johnson.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DIÉ, Antoine. 12 avril 2018. «Jeu vidéo: Impressionnant, le Dunkerque de 1940 dans &lt;em&gt;Call of Duty&lt;/em&gt;», &lt;em&gt;La voix du Nord&lt;/em&gt;. &lt;a href=&quot;https://www.lavoixdunord.fr/356917/article/2018-04-12/impressionnant-le-dunkerque-de-1940-dans-call-duty&quot;&gt;En ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DULONG, Renaud. 2002. «La dimension monumentaire du témoignage historique», &lt;em&gt;Sociétés &amp;amp; Représentations&lt;/em&gt;. No 13, p.179-197. &lt;a href=&quot;https://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2002-1-page-179.htm&quot;&gt;En ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;KIRKPATRICK, Graeme. 2011. &lt;em&gt;Aesthetic Theory and the Video Game&lt;/em&gt;. Manchester: Manchester University Press. 256p.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LANCELOT-DUPUIS, Éric. 2020. Call of Duty: Black Ops. &lt;em&gt;De l’engagement narratif du spectateur-joueur à l’engagement intellectuel du joueur-investigateur&lt;/em&gt;. Mémoire. Montréal: Université du Québec à Montréal, Maîtrise en études littéraires, 121p.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LORD, Walter. 2012 [1982]. &lt;em&gt;The Miracle of Dunkirk: The True Story of Operation Dynamo&lt;/em&gt;. New York: Open Road Media.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LORMIER, Dominique. 2021. &lt;em&gt;La bataille de Dunkerque&lt;/em&gt;. Paris: Éditions Tallandier, 208p.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LUKITS, Steve. 2017. «Dunkirk Illusions», &lt;em&gt;Queen&#039;s Quarterly&lt;/em&gt;. Vol. 124, no 4, p.526-539.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MANDELBAUM, Jacques. 2019. «“Dunkerque”: immersion totale et pourtant parcellaire dans l’enfer de la bataille de 1940», &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;, 23 août. &lt;a href=&quot;https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/08/23/dunkerque-immersion-totale-et-pourtant-parcellaire-dans-l-enfer-de-la-bataille-de-1940_5502162_3246.html&quot;&gt;En ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MARCHAL, Guy Paul. 2001. «De la mémoire communicative à la mémoire culturelle. Le passé dans les témoignages d’Arezzo et de Sienne (1177-1181)», &lt;em&gt;Annales. Histoire, Sciences Sociales&lt;/em&gt;. Vol. 56, no 3, p.563-589.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MCDONALD, Neil. 2017. «Dunkirk Revisited Again», &lt;em&gt;Quadrant Magazine&lt;/em&gt;. Vol. 61, No&amp;nbsp;9, p.101-103.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MURO, Alice. 2021. «Re-experiencing Dunkirk: War and Defeat in Ian McEwan’s &lt;em&gt;Atonement&lt;/em&gt;» In David Owen et Cristina Pividori (dir.) &lt;em&gt;The Spectre of Defeat in Post-War British and US Literature. Experience, Memory and Post-Memory&lt;/em&gt;. Cambridge: Cambridge Scholars Publishing, p.182-195.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PALMER, Alice. 2016. «Dunkirk: The Defeat That Inspired a Nation», Wesllesley College Digital Repository. &lt;a href=&quot;https://repository.wellesley.edu/object/ir1012&quot;&gt;En ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PRSTOJEVIC, Alexandre. 2009. «L’indicible et la fiction configuratrice», &lt;em&gt;Protée&lt;/em&gt;. Vol. 37, no. 2, p.33-44. &lt;a href=&quot;https://www.erudit.org/fr/revues/pr/2009-v37-n2-pr3490/038453ar/&quot;&gt;En ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;SUMMERFIELD, Penny. 2010. «Dunkirk and the Popular Memory of Britain at War, 1940-58», &lt;em&gt;Journal of Contemporary History&lt;/em&gt;. Vol. 45, no 4, p.788-811.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;THERRIEN, Carl. 2014. «Réapprendre à voir, réapprendre à agir. L’immersion vidéoludique entre concrétisation et irréalisation» In &lt;em&gt;Figures de l&#039;immersion&lt;/em&gt;. Cahier ReMix, no 4. Montréal: Figura, Centre de recherche sur le texte et l&#039;imaginaire. &lt;a href=&quot;http://oic.uqam.ca/fr/remix/reapprendre-a-voir-reapprendre-a-agir-limmersion-videoludique-entre-concretisation-et&quot;&gt;En ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;THRIFT, Nigel. 2007. &lt;em&gt;Non-Representational Theory. Space, Politics, Affect&lt;/em&gt;. London: Routledge, 336p.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ZUMTHOR, Paul. 1960. «Document et monument. À propos des textes les plus anciens en langue française», &lt;em&gt;Revue des Sciences humaines&lt;/em&gt;. Fasc. 97, p.5-19.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Médiagraphie&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;A Yank in the R.A.F&lt;/em&gt;. 1941. Henry King (réal.). Darell Ware et Karl Turnberg (scén.). D’après une histoire de Darryl F. Zanuck. États-Unis, 98 min.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Atonement&lt;/em&gt;. 2007. Joe Wright (réal.) Christopher Hampton (scén.). D’après le roman &lt;em&gt;Expiation&lt;/em&gt; de Ian McEwan, 2001. Royaume-Uni, France, 123 min.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Battle of Dunkirk: From Disaster to Triumph&lt;/em&gt;. 2018. Sonia Anderson (réal.). Documentaire. Grande-Bretagne, 65min. (Version française: &lt;em&gt;La Bataille de Dunkerque&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Call of Duty WWII, II. The War Machine&lt;/em&gt;. 2018. ActiVision. Jeu vidéo. Plateforme PlayStation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Christopher Nolan’s Dunkirk. From Archives to Movie&lt;/em&gt;. 2018. Titouan Ropert. &lt;a href=&quot;https://vimeo.com/246597114&quot;&gt;Vidéo en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Day of Infamy. British-French Evacuation of Dunkirk&lt;/em&gt;. 2017. New World Interactive. Jeu vidéo. Plateformes Microsoft Windows, Linux, MacOS.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dunkerque —360º Video Expérience— Gardez votre souffle.&lt;/em&gt; Juillet 2017. &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=-_nhjmLeGYw&amp;amp;list=LLmNM1yBgBR4eGc2myfCHGKg&amp;amp;index=3163&quot;&gt;En ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt;. 2017. Christopher Nolan (réal. et scén.) États-Unis, Grande-Bretagne, France, Pays-Bas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BLATRIX, S. 2016. &lt;em&gt;Gamme infinie illusion auditive&lt;/em&gt;. Vidéo, 1min. &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=uBCqbajukGc&quot;&gt;En ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;CORNER, John. 2018. «Nolan’s &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt;: A Note on Spectacle History and Myth.» (5p.) &lt;a href=&quot;https://www.openscreensjournal.com/article/id/6917/&quot;&gt;En ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;CYRIL. 2017. &lt;em&gt;Dunkerque simulator! Day of Infamy&lt;/em&gt;. 2017. Vidéo YouTube. &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=1aH8zoWpDm4&quot;&gt;En ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MUDEDE, Charles. 31 juillet 2017. «&lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt;: The First Brexit Movie in the History of Cinema», &lt;em&gt;The Stranger&lt;/em&gt;. &lt;a href=&quot;https://www.thestranger.com/slog/2017/07/31/25319934/dunkirk-the-first-brexit-movie-in-the-history-of-cinema&quot;&gt;En ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;NOLAN, C. 2017. &lt;em&gt;Dunkirk: The Complete Screenplay. London: Faber&lt;/em&gt;. (&lt;a href=&quot;https://doi.org/10.5040/do-9780571342914-div-00000002&quot;&gt;DOI&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PRIVET, Georges. 21 juillet 2017. «Des critiques presque unanimes pour le film &lt;em&gt;Dunkerque&lt;/em&gt;, de Christopher Nolan.» Émission &lt;em&gt;Médium Large&lt;/em&gt;. Radio-Canada. &lt;a href=&quot;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1046494/critiques-film-dunkerque-christopher-nolan&quot;&gt;En ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;TOBIE T. «The Notion of Time in Dunkerque.» &lt;em&gt;H8urs&lt;/em&gt; (s.d.) Vidéo, 8.25min. &lt;a href=&quot;https://theplaylist.net/dunkirk-time-video-essay-20170907/&quot;&gt;En ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;WILKINSON, Alissa. 20 Juillet 2017. «Dunkirk is playing in a lot of formats. Here’a how each affects your viewing experience» &lt;a href=&quot;https://www.vox.com/culture/2017/7/19/15985474/dunkirk-explainer-format-imax-digital-70mm-35mm-buy-ticket&quot;&gt;En ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;section  class=&quot;footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed&quot; data-collapsible-show-label=&quot;Notes&quot; data-collapsible-hide-label=&quot;Notes&quot;&gt;&lt;ul class=&quot;footnotes collapsible-content&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_rwrgxd4&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_rwrgxd4&quot;&gt;1.&lt;/a&gt; Environ 120 000 soldats français ont été évacués lors de cette opération et 300 navires français auraient contribué à l’effort parmi les 848 navires recensés. (Lormier) Le film de Nolan fait donc l’impasse sur rien de moins que 40% de la flotte qui rapatria les soldats en Grande-Bretagne. (Mudede, 2017)&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote2_tf3kuz5&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref2_tf3kuz5&quot;&gt;2.&lt;/a&gt; Parmi lesquels &lt;em&gt;A Yank in the R.A.F&lt;/em&gt;. 1941. Henry King (real.) États-Unis; &lt;em&gt;Dunkirk&lt;/em&gt;. 1958. Leslie Norman (réal.) Royaume-Uni; &lt;em&gt;Week-end à Zuydcoote&lt;/em&gt;. 1964. Henri Verneuil (réal.) France; &lt;em&gt;Atonement&lt;/em&gt;. 2008. Joe Wright (réal.) France et Royaume-Uni; &lt;em&gt;Darkest Hour&lt;/em&gt;. 2017. Joe Wright (réal.) Royaume-Uni et États-Unis.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote3_96r5g54&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref3_96r5g54&quot;&gt;3.&lt;/a&gt; Ce principe correspond à ce qu’on appelle en musique la &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=uBCqbajukGc&quot;&gt;gamme sonore infinie&lt;/a&gt; ou «gamme de Shepard». Celle-ci est une illusion acoustique, un paradoxe temporel qui donne l’impression d’une intensité qui monte à l’infini et qui suppose que trois notes soient jouées simultanément tout en donnant l’illusion d’une unité. À propos du jeu de gammes sur lequel repose tant la structure du film que la musique de Richard King et Hans Zimmer, on consultera l’article détaillé d’Emmanuelle Bobée (142-144), de même que la vidéo créée par Tobie T. sur le site internet &lt;em&gt;H8urs&lt;/em&gt; (s.d.).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote4_z4ooa4k&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref4_z4ooa4k&quot;&gt;4.&lt;/a&gt; Kirkpatrick s’appuie entre autres sur la « théorie non-représentationnelle » du géographe Nigel Thrift qui a développé le concept de «&lt;em&gt;qualculation&lt;/em&gt;» et s’est intéressé à de nouveaux types de conscience de l’espace; de même que sur la notion d’«opérations unitaires» (&lt;em&gt;unit operations&lt;/em&gt;) proposée par le spécialiste des jeux vidéo Ian Bogost (2006).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote5_a5krq3z&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref5_a5krq3z&quot;&gt;5.&lt;/a&gt; J’utilise sciemment cette notion en référence, justement, aux jeux vidéo. Elle désigne l’intrigue programmée par les concepteurs du jeu, distincte de l’intrigue découlant des opérations effectuées par le joueur.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote6_e7rybk0&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref6_e7rybk0&quot;&gt;6.&lt;/a&gt; Voir la vidéo &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=lLOfYPCDYjA&quot;&gt;Wargaming and Warner Bros. present &quot;Dunkirk&quot;&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote7_x04u5kp&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref7_x04u5kp&quot;&gt;7.&lt;/a&gt; Un YouTuber français, lui-même ancien résident de Dunkerque, en a fait une vidéo, une captation de son propre jeu, dans laquelle il insiste sur les hauts faits des Français passés sous silence dans le film de Nolan (Cyril, 2017).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote8_bfi29yg&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref8_bfi29yg&quot;&gt;8.&lt;/a&gt; Assmann écrit en allemand, on trouvera donc aussi parfois, selon la traduction, les termes «mémoire communicationnelle informelle».&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote9_9qq9l2q&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref9_9qq9l2q&quot;&gt;9.&lt;/a&gt; Ce caractère performatif est aussi à l’œuvre, comme nous l’avons vu, dans les jeux temporels auxquels se livre le film et la complexité de son énonciation.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote10_3tf8pxu&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref10_3tf8pxu&quot;&gt;10.&lt;/a&gt; Tel que cité plus haut.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote11_r9uf8o1&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref11_r9uf8o1&quot;&gt;11.&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Les ailes du désir&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Der Himmel über Berlin&lt;/em&gt;), Wim Wenders (réal.), France, Allemagne, 1987. Littéralement, le titre est: «Le ciel au-dessus de Berlin».&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
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 <pubDate>Thu, 08 Sep 2022 18:00:59 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Sarah Grenier</dc:creator>
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 <title>Récurrences dans les représentations du féminin dans la presse écrite chez les galeristes montréalaises Lavigueur, Lefort et Millman</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/en/articles/recurrences-dans-les-representations-du-feminin-dans-la-presse-ecrite-chez-les-galeristes</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;À ce jour, seulement quelques auteurs québécois ont étudié les femmes galeristes montréalaises actives du début des années quarante au début des années soixante (Lafleur, 2011; Marcotte, 2000; Pageot, 2008; Robillard, 1985; Sicotte, 1996 ainsi que Sicotte et Galerie Leonard &amp;amp; Bina Ellen, 1996). À deux exceptions près, toutes les études recensées se penchent sur un cas unique&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_ytlkoxq&quot; title=&quot;Julie Marcotte et Yves Robillard traitaient de la galeriste Denyse Delrue, qui a entre autres fondé les première et seconde Galerie Denyse Delrue (respectivement en 1957 et 1959), alors qu’Hélène Sicotte, individuellement d’abord, puis conjointement avec la Galerie Leonard &amp;amp; Bina Ellen, s’intéressait à Agnès Lefort, dont il sera question dans cet article.&quot; href=&quot;#footnote1_ytlkoxq&quot;&gt;1&lt;/a&gt; en traitant l’expérience individuelle de chacune de ces femmes comme marginale et en faisant abstraction du phénomène qui émergeait alors. Pourtant, ces études, comme plusieurs autres consacrées à l’art québécois de l’époque (Robert, 1977; Viau, 1964 entre autres), mentionnent la présence de femmes au sein du milieu des galeries d’art, alors que dans la majorité des autres sphères professionnelles, toute présence féminine était encore peu tolérée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Notre recherche vise à pallier quelque peu cette lacune en abordant la situation des femmes fondatrices et gestionnaires d’une galerie d’art à Montréal durant les décennies 1940, 1950 et début 1960. Dans ces quelques pages, nous nous intéressons aux représentations véhiculées dans les journaux et périodiques de l’époque (ainsi que quelques imprimés plus récents) de trois de ces femmes galeristes actives entre 1941 et 1961. Notre intention est de vérifier si les représentations qui y sont véhiculées participent de la minimisation du rôle de ces femmes dans l’histoire de l’art au Québec et, plus largement, d’une vision traditionnelle du rôle des femmes au sein de la société québécoise. L’analyse des commentaires sur les parcours de trois galeristes, soit Rose Millman, Agnès Lefort et Jessie Lavigueur, nous permettra de dégager certaines représentations récurrentes dans les portraits qui sont faits d’elles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour mieux situer ces femmes galeristes dans le contexte où elles amorcent leurs activités, rappelons brièvement que le consensus social assigne aux femmes le rôle d’épouse et de mère, alors que leur participation au marché du travail est fortement décriée par les élites d’alors, sauf en cas d’extrême nécessité. Dans le même ordre d’idées, soulignons que, jusqu’en 1964, les femmes mariées ont approximativement les mêmes droits qu’une personne mineure et doivent, si elles souhaitent exercer une profession au Québec, obtenir le consentement de leur mari. Un statut particulier est par ailleurs consenti aux femmes mariées qui exercent le métier de marchande publique, ce qui leur permet de gérer seule un commerce. Ce statut, qui accorde aux femmes mariées un recouvrement partiel de leur capacité juridique, soit dans les limites de l’exercice des responsabilités liées à leur commerce (Dumont et Toupin, 2003: 129), ne les exempte pas de l’obligation d’obtenir l’autorisation maritale. Relativement à cette incapacité juridique des femmes mariées, la &lt;em&gt;Déclaration de société&lt;/em&gt; produite par Lefort et conservée aux archives de la Cour Supérieure de Montréal comprend cette mention: «Je suis célibataire», attestant du fait qu’elle peut légalement établir et gérer un commerce.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bref, l’adhésion à l’idéologie traditionnelle qui confine les femmes dans le rôle de «reine du foyer», gardienne des valeurs morales et chrétiennes, constitue en l’occurrence l’univers normatif dans lequel évolue encore la société canadienne-française (Barry, 1977: 43). En aucun cas n’est-il accepté que l’exercice d’une carrière puisse exempter les femmes de leur charge de travail domestique et, conséquemment, de leur rôle de «reine du foyer» (Carrière, 1942: 26). Très souvent, les femmes mariées en emploi sont exposées à de virulentes critiques, puisque le travail féminin est donné comme cause de la désorganisation familiale et accusé d’avoir pour effets d’augmenter la prostitution, l’alcoolisme et la délinquance juvénile (Barry, 1977: 47). Francine Barry (1977: 47) rapporte que, selon ce même discours, on considérait que le travail pouvait conduire les femmes à l’épuisement physique et moral, et l’addition de tâches professionnelles aux responsabilités domestiques pouvait affecter leurs capacités maternelles, tant physiques qu’émotionnelles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plusieurs études démontrent&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref2_ci96k2q&quot; title=&quot;À ce sujet, voir entre autres L’école rose… Et les cols roses : la reproduction de la division sociale des sexes de Francine Descarries-Bélanger (1980), ainsi que Les Canadiennes et la Seconde Guerre mondiale de Ruth Roach Pierson (1983).&quot; href=&quot;#footnote2_ci96k2q&quot;&gt;2&lt;/a&gt; que les femmes qui travaillent ont longtemps été cantonnées dans un nombre restreint de catégories professionnelles liées à la sphère domestique ainsi qu’aux valeurs «naturellement» féminines de don de soi (aide-ménagère, institutrice, infirmière, secrétaire, etc.) (Arbour, 1982: 7). Elles abandonnent généralement le travail lorsqu’elles se marient afin de se consacrer exclusivement au foyer et à la famille (Strong-Boag, 1994: 10), bien que Guy Rocher (1962: 127) constate, sur la question, une plus grande ouverture d’esprit chez les Canadiens anglais que chez les Canadiens français. Cette information s’appuie sur le fait que Millman, la première femme à avoir fondé en 1941, une galerie d’art commerciale à Montréal, était anglophone.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Toutefois, l’avènement de la Seconde Guerre mondiale bouleverse temporairement le statut du travail féminin rémunéré à travers le Canada. Lors de ce conflit armé, les Canadiennes sont appelées à participer à l’effort de guerre dans leurs activités domestiques, mais également par l’occupation d’un emploi. Bien qu’au Québec, les autorités religieuses et syndicales, ainsi que certains politiciens nationalistes, se prononcent contre l’emploi des femmes à l’extérieur du foyer, le gouvernement fédéral met en place des mesures afin de favoriser l’arrivée massive (mais provisoire) des femmes sur le marché du travail (Collectif Clio, 1992: 388). Le gouvernement fait d’abord appel aux jeunes femmes célibataires pour exécuter un travail à temps plein, mais la main-d’œuvre s’avère insuffisante et bientôt, on fait également appel aux femmes mariées sans enfant pour travailler à temps partiel, puis, finalement, aux mères (Pierson, 1983: 9; 12). Pour ce faire, l’État entreprend des campagnes de recrutement à l’échelle nationale, à la radio ainsi que dans les journaux, en plus de modifier des lois et d’établir un système de garderies pour les mères travailleuses (Pierson, 1983: 10-14). Toutefois, ces mesures ne sont que transitoires et, dès la fin de la guerre, le nombre d’emplois disponibles pour les femmes diminue (puisqu’on préconise l’embauche d’anciens combattants), les subventions aux garderies prennent fin, et on prône le retour des travailleuses à leur ménage à travers une propagande médiatisée romançant la vie des femmes au foyer (Pierson, 1983: 27; 29). Cette position de valorisation du rôle des femmes au foyer est entre autres perceptible dans le journal &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt; et dans le magazine &lt;em&gt;Revue moderne&lt;/em&gt;&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref3_7yry38z&quot; title=&quot; Sur le sujet, voir le mémoire de maîtrise en histoire de Marie-Anne Sauvé, «La représentation du travail rémunéré des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale, à travers le journal La Presse, Québec, 1939 à 1945», déposé en 1986 à l’Université du Québec à Montréal, ainsi que l’étude de Jocelyne Valois, «La presse féminine et le rôle social de la femme» (1967), qui se trouve en bibliographie.&quot; href=&quot;#footnote3_7yry38z&quot;&gt;3&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Judy K. Collischan Van Wagner (1984: 4-5) voit un lien entre l’événement de la Seconde Guerre mondiale et l’émergence des femmes galeristes, du moins aux États-Unis. Elle constate que des femmes se sont alors rapprochées de la sphère de la diffusion artistique (en devenant galeristes, écrivaines et critiques) et comprend ce phénomène comme une conséquence de l’entrée massive des femmes sur le marché de l’emploi en raison de l’industrie de guerre. Et cela, dans un contexte où plusieurs artistes d’avant-garde s’exilent d’Europe vers l’Amérique du Nord pour éviter les atrocités de la guerre. Cette explication semble également pertinente pour Montréal, puisque la première galerie fondée par une femme l’a été en 1941. De surcroît, plusieurs artistes modernes, français pour la plupart, ont choisi de venir s’établir au Québec pour la durée de la guerre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il est aussi intéressant de constater que l’accession des femmes à l’enseignement supérieur dans le domaine des beaux-arts est plus aisée que pour les autres formations professionnelles. Katia Tremblay (1993: 176) suggère que c’est parce que, dans les mœurs populaires, on accorde «naturellement» aux femmes une sensibilité artistique et une créativité liées à leur sexe. Entre le krach boursier de 1929 et la Seconde Guerre mondiale plus particulièrement, l’art est effectivement perçu par plusieurs comme un loisir féminin dont la principale fonction est la décoration (Arbour, 1994: 7). Mais si les femmes sont plus facilement admises dans les institutions de formation artistique que dans toute autre institution d’enseignement, l’accès aux hautes reconnaissances leur est généralement refusé. Ainsi, l’artiste Jori Smith s’est vu nier l’accès, en des termes des plus explicites, une bourse à l’École des beaux-arts de Montréal à cause de son sexe: «[…] nous ne pouvons pas nous permettre de vous donner cette bourse, parce que vous êtes une femme, et que vous vous marierez, et que vous arrêterez alors de peindre» (Strong-Boag, 1994: 8).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Progressivement, les mœurs changent et il devient courant que des femmes travaillent après leurs études, et ce jusqu’à leur mariage. Certaines femmes travaillent à servir la clientèle dans des boutiques, quelques-unes gèrent même des commerces; ces dernières forment toutefois une très faible minorité de la main-d’œuvre féminine au Québec. Gabrielle Carrière, en 1942, publie un livre traitant des différentes possibilités de carrière qui s’offrent aux femmes québécoises; bien que l’opinion de l’auteure soit marginale pour l’époque, elle témoigne d’un début d’ouverture d’esprit au sein de la population. Carrière souhaite alors orienter les jeunes filles vers des professions qui leur conviennent, grâce à un argumentaire qui lie, dans chaque cas, la carrière examinée aux compétences féminines qu’elle nécessite.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour ce qui est des femmes travaillant auprès de la clientèle dans un commerce, Carrière (1942: 126) évoque —tout de suite après la maîtrise des deux langues officielles et des bases en calcul arithmétique— la primauté de la politesse, de l’écoute, du tact et de la patience avec la clientèle, un certain goût esthétique pour composer des étalages plaisants à l’œil, une apparence soignée et élégante ainsi qu’une «parole persuasive». De plus, selon elle, certains types de commerces auraient avantage à employer des femmes plutôt que des hommes, des commerces comme les boutiques de vêtements, de lingerie féminine, d’accessoires féminins, de tissus, de mercerie ainsi que de fournitures pour bébés (Carrière, 1942: 128).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour celles qui souhaitent établir un commerce, Carrière mentionne la nécessité d’avoir amassé un certain capital et l’importance d’établir leur boutique dans un quartier propice à la marchandise offerte (Carrière, 1942: 128). Elle affirme d’ailleurs que certains commerces peuvent aussi bien être gérés par une femme que par un homme; les magasins d’objets d’art en font partie (Carrière, 1942: 129).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Peu à peu, la participation des femmes à la population active suscite moins de controverse, dans la mesure toutefois où deux conditions principales sont rencontrées: il faut que leur travail ne remette pas en cause leur rôle fondamental de mère et d’épouse et que leurs occupations professionnelles fassent appel à des qualités jugées typiquement féminines. Encore en 1960, Fernande Saint-Martin, éditrice de la revue &lt;em&gt;Châtelaine&lt;/em&gt;, construit son argumentaire en faveur du travail des femmes sur la base d’une telle perception:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Il importe que la femme cultive avec une perfection toujours plus grande l’élégance et la beauté, ainsi que les divers arts ménagers qui perpétuent dans notre vie quotidienne les plus belles traditions françaises. D’autre part, les beaux-arts et la politique, l’éducation, la science et les problèmes sociaux ne sont plus aujourd’hui une chasse gardée au sexe fort; il est bon aussi que «l’honnête femme ait des lumières sur tout», puisque son sort et celui de ses enfants sont liés au destin du monde. (Saint-Martin, 1960: 1)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De manière plus directe, Saint-Martin affirme: «[…] si les femmes sont aptes à poursuivre les mêmes études que les hommes, le problème demeure de savoir si cette formation est suffisante pour répondre aux fonctions premières de la femme, la maternité, le mariage, la responsabilité du groupe familial» (Saint-Martin, 1961: 1). Il est intéressant de souligner que Saint-Martin, quelques années auparavant, soit en 1955, avait participé avec son époux le peintre Guido Molinari à la fondation de la galerie d’art L’Actuelle à Montréal, la première galerie commerciale canadienne à diffuser exclusivement de l’art non figuratif. Les propos de Saint-Martin témoignent donc d’une période d’ouverture pour les femmes à une multiplicité de possibilités, mais également d’un besoin de s’appuyer sur une certaine tradition, liée à la fonction jugée naturellement féminine de transmission (éducation) et de reproduction. En nommant en premier l’apprentissage des beaux-arts parmi les domaines accessibles aux femmes, Saint-Martin utilise une stratégie qui lui permet d’apporter des idées nouvelles tout en les inscrivant dans une tradition où l’on présuppose qu’une sensibilité artistique ainsi qu’une créativité sont naturelles aux femmes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La diffusion artistique et la profession de galeriste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Esther Trépanier relève que les critiques des années 1910 et 1920 constatent qu’une partie du public des expositions à caractère artistique est constituée de femmes provenant de milieux aisés et bénéficiant d’une certaine culture. Certaines d’entre elles jouent aussi le rôle de mécène ou de bénévole dans l’organisation d’expositions, mais la plupart se satisfont de leur mission d’«éducatrice» par rapport à la chose artistique dans la sphère domestique (Trépanier, 1997: 68). Trépanier note aussi que certaines de ces femmes, anglophones pour la plupart, utilisent leur domicile durant les décennies 1910 et 1920 pour tenir des expositions de quelques jours&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref4_l3m1bad&quot; title=&quot;Esther Trépanier énumère ces expositions : Mlle Patricia Irwin expose au 40, rue Drummond, des œuvres de Charles de Belle (1873-1939) en 1915; Lady Mortimer Davis organise une exposition à son domicile de l’avenue des Pins en 1923; Mme E. Maxwell présente une exposition au 312, rue Peel, en 1925; et Mme Chowne expose en 1925 les œuvres d’une douzaine d’artistes canadiens (certains ne sont alors pas reconnus comme traditionnalistes) au 40, McGill College (Trépanier, 1997: 70-71).&quot; href=&quot;#footnote4_l3m1bad&quot;&gt;4&lt;/a&gt;. Le phénomène doit être assez répandu puisque la critique journalistique s’intéresse à de telles expositions. Toutefois, à l’exception des expositions caritatives organisées bénévolement par ces femmes&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref5_wcukw8u&quot; title=&quot;Par exemple, Trépanier recense la couverture médiatique, en octobre 1923, d’une exposition organisée pour l’Hôpital Notre-Dame par Mme Athanase David (Trépanier, 1997: 79).&quot; href=&quot;#footnote5_wcukw8u&quot;&gt;5&lt;/a&gt;, ces initiatives artistiques sporadiques ne sauraient être comparées à une activité de commerce, les œuvres étant bien souvent uniquement offertes à l’appréciation visuelle des visiteurs et non mises en vente. Celles qui organisent de telles expositions ne sont pas alors considérées comme des entrepreneures, mais comme des femmes exerçant leur rôle «spécifiquement féminin» d’élévation morale, et ce, par l’art et le bon goût (Trépanier, 1997: 71).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au cours des décennies suivantes, une plus grande ouverture à la présence des femmes dans le milieu artistique devient perceptible, mais toujours à travers des balises précises; leur rôle reste indissociablement relié à l’expression d’une «nature» féminine ou, à tout le moins, à celle de traits féminins (Arbour, 2000: 4-5). Dans le discours de la critique des années 1950 et 1960, ces caractéristiques dites féminines sont chargées d’une valeur positive lorsqu’il est question des femmes artistes tenantes de l’abstraction gestuelle (Arbour, 2000: 5); nous supposons donc que, durant cette même période, un discours et des stratégies similaires s’instaurent pour légitimer la présence de femmes galeristes. Rose-Marie Arbour (2000: 6) remarque, au sujet des femmes artistes, que l’interprétation de leurs œuvres par la critique de l’époque est construite autour d’une mise en parallèle de ces œuvres avec des valeurs morales ou psychologiques traditionnellement féminines, tels le don de soi, l’intuition et le sens de la communication. Ces caractéristiques se trouvent également énumérées et valorisées par la presse écrite au sujet des galeristes de notre corpus. Par exemple, Claude-Lyse Gagnon (1960: 104) se prononce ainsi sur la question: «Aujourd’hui, trois ou quatre femmes dirigent des Galeries. Elles se montrent […] devinatrices (sic) à souhait et personnes de goût». On peut penser que l’adjonction d’un registre de valeurs et d’aptitudes dites féminines permet de justifier la présence de femmes dans le milieu professionnel de la diffusion des arts visuels. La presse écrite tente également de situer l’activité de galeriste dans la continuité des professions qualifiées de féminines. En effet, on insiste à de nombreuses reprises sur l’expérience préalable de Lefort dans l’enseignement des arts, notamment auprès des enfants, mais également sur son passé d’assistanat de recherches pour un renommé savant, possiblement avec l’objectif d’inscrire, d’une autre manière, sa profession de galeriste dans la perpétuation des rôles féminins de soutien et d’éducation. D’autres auteurs suggèrent un parallèle entre le bénévolat au sein d’œuvres de bienfaisance et l’activité de galeriste, en soulignant que l’éducation du public ou le soutien de jeunes artistes constituent des gestes d’altruisme. Ainsi, comparant les peintres modernes à des êtres démunis et rejetés, Lorrain (1955: 3) n’est pas loin de décrire la galerie de Lefort comme une œuvre caritative: «Quand on est un peintre moderne, c’est-à-dire souvent incompris et même ridiculisé des masses […] c’est, à Montréal, chez Agnès Lefort que de préférence on expose.» Certains utilisent un registre lexical qui fait état de l’utilité sociale de l’activité de la galeriste (dans ce cas, celle de Lavigueur): « […] this type of exhibition fills an urgent need in a district that has neither an art gallery, nor organized facilities for enjoying painting» (Hodkinson, 1960, p. 42). Enfin, un article s’intéresse à la générosité de Lefort envers les artistes qu’elle expose, autre vertu jugée féminine, en plus de lui attribuer des qualités liées au maternage: «S’il est quelqu’un qui protège les peintres, les lance, leur “donne leur chance” comme on dit couramment, c’est Agnès Lefort» (Oligny, 1961 : 2).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans le même ordre d’idées, Trépanier (1997: 71) affirme que, dès les années 1910 et 1920, on attribuait aux femmes une responsabilité de sensibilisation à l’art et au bon goût, tout en y ajoutant une précision importante: «[…] c’est à elle[s] qu’il incombe d’utiliser, dans la décoration intérieure, des objets d’art qui contribueront à l’élévation du “bon goût” des membres de [leur] famille et de [leur] réseau d’amis, et à la rentabilité de &lt;em&gt;l’art de chez nous&lt;/em&gt;» (nous soulignons). Ainsi, l’œuvre d’art n’est pas uniquement considérée comme un objet décoratif, mais devient aussi une « instance d’élévation morale et nationale» (Trépanier, 1997: 71); le rôle des femmes en devient un, conséquemment, de transmission d’une culture canadienne-française et des valeurs qui y sont liées.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En somme, tant que leurs activités s’inscrivent dans une certaine tradition (comme leur participation à la diffusion d’œuvres pour des causes caritatives ou encore leur rôle de sensibilisation au bon goût), il devient possible pour des femmes d’exercer le métier de galeriste. Mais, plus important encore, il devient même acceptable et légitime pour ces femmes de présenter une production artistique canadienne avant-gardiste, alors que la majorité des galeries montréalaises de l’époque exposent plutôt un art européen traditionnel et consacré&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref6_btbe300&quot; title=&quot;En effet, la plupart des galeries d’art exposent l’art de maîtres anciens européens, et peu osent exposer la production d’artistes canadiens ou encore celle d’artistes actifs. Le peu de risque associé à la vente du premier type de marchandise est lié au concept de rareté (un artiste décédé ne produira jamais davantage, et la provenance éloignée des œuvres contribue également à cette rareté) et à l’absence de nécessité de susciter chez le public un changement de valeurs esthétiques (Becker, 1988: 128). Par conséquent, la mise en marché d’œuvres avant-gardistes produites par des artistes canadiens, comme le font les galeristes de notre corpus, comporte un risque bien plus élevé.&quot; href=&quot;#footnote6_btbe300&quot;&gt;6&lt;/a&gt;. Autrement dit, leur soumission aux rôles conventionnels féminins entraînerait une relative acceptation (ou légitimation), dans la presse écrite, des œuvres modernes qu’elles exposent. Le choc causé par la présentation d’œuvres d’avant-garde dont le style n’est pas encore apprécié ni de la critique ni du public se trouve amoindri, voire excusé par le fait que ces femmes galeristes tentent d’éduquer le public en jouant leur rôle de femme, en participant à la sensibilisation du public à l’esthétique et en soutenant les artistes canadiens.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La première à exposer l’avant-garde canadienne est Millman, qui va jusqu’à octroyer le nom «Dominion» à sa galerie commerciale pour témoigner de cette particularité. Elle accueille sur ses cimaises plusieurs expositions de peintres québécois modernes et, en 1943, elle est la première galeriste à exposer &lt;em&gt;Abstraction verte&lt;/em&gt;, l’œuvre que Paul-Émile Borduas considérera comme son premier tableau automatiste. À travers sa programmation, Lefort souhaite pour sa part diffuser le travail de l’avant-garde canadienne et participer à la popularisation du médium de l’estampe afin de stimuler la vente d’œuvres auprès d’un public moins fortuné. Quant à Lavigueur, durant la courte existence de sa galerie d’exposition, elle y présente uniquement le travail d’artistes canadiens.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces apports notables des femmes galeristes à la diffusion artistique sont toutefois minimisés par certains membres de la presse écrite de l’époque qui continuent de leur attribuer un rôle traditionnel féminin plutôt que de les considérer en tant qu’agentes influentes du milieu et du marché de l’art. Par exemple, une journaliste explique en 1960, au sujet de Renée Lesieur, directrice de la galerie L’Atelier de Québec, qu’elle est «[c]onsciente de son rôle féminin, qui est de s’intéresser au beau et de le diffuser» (Allaire, 1960: 4). De notre étude de la représentation des femmes galeristes de l’époque, nous avons dégagé certains aspects récurrents qui traduisent, comme dans le précédent exemple, une conception connotée de la féminité. Chacun d’entre eux peut être exemplifié par les représentations de Lavigueur, de Millman et de Lefort dans la presse écrite. Cet ordre de présentation des galeristes ne suit pas la chronologie d’ouverture des espaces d’exposition, mais se fonde plutôt sur l’éloignement progressif de ces femmes de l’espace domestique dans l’exercice de leurs fonctions. Les effets des représentations quant à la place de ces galeristes dans l’histoire de l’art seront tirés en conclusion.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jessie Lavigueur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le cas de la Galerie de Jessie Lavigueur révèle explicitement la manière dont la presse tend à interpréter la gestion d’une galerie par une femme, puisque Lavigueur l’installe dans sa résidence privée et que la presse écrite approuve cette initiative davantage qu’elle ne la questionne ou la critique. C’est sans vocation commerciale que Lavigueur ouvre sa galerie en 1960, c’est-à-dire que les œuvres qui y sont présentées ne sont pas à vendre. Elle utilise quelques pièces de son domicile pour exposer des œuvres récentes d’artistes canadiens. La presse écrite de l’époque (surtout la presse populaire) commente l’ouverture de cette galerie en accueillant avec joie un nouveau lieu de diffusion pour l’art. Elle insiste sur le fait que cette galerie est fondée à l’initiative d’une mère au foyer et qu’il est audacieux d’ouvrir un espace d’exposition qui soit à ce point éloigné du centre artistique montréalais que constitue le pourtour du Musée des beaux-arts. De son propre aveu, Lavigueur se qualifie de femme au foyer ordinaire; un article va même jusqu’à réutiliser ce qualificatif dans son titre: «&lt;em&gt;Home Becomes Art Gallery: Art Exhibition Opened by Ordinary Housewife&lt;/em&gt;» (Hodkinson, 1960: 42). Dans ce même article, on mentionne la surprise du milieu artistique face à la démarche entreprise par Lavigueur, une maîtresse de maison apparemment peu liée au milieu des connaisseurs de l’art. Certains articles s’intéressent particulièrement aux qualités de femme au foyer manifestées par Lavigueur, mentionnant entre autres son implication communautaire remarquable et le nom des membres de sa petite famille.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En axant leurs commentaires sur le statut de femme au foyer de cette galeriste, les journalistes inscrivent son activité dans la catégorie des passe-temps et loisirs. Ainsi, ils ne considèrent pas, même hypothétiquement, cette activité comme professionnelle. Les propos de la galeriste cités dans les médias imprimés vont également dans ce sens. En effet, les commentaires de Lavigueur sur les œuvres qu’elle expose et rapportés par les journalistes ne portent pas sur l’intérêt d’une démarche artistique ni sur l’évolution stylistique d’un artiste, mais bien sur la capacité des œuvres présentées à agrémenter le décor d’un domicile: «&lt;em&gt;[Lavigueur] wanted to prove to home-lovers how pieces of modern sculpture enhance the beauty of a room&lt;/em&gt;» (Hodkinson, 1960: 42). D’autres articles indiquent que le mari de Lavigueur ainsi que leurs deux enfants sont très enthousiastes de la transformation d’une partie de leur demeure en galerie d’art; ces brèves mentions suffisent à informer le lecteur du consentement de l’époux à l’ouverture de la galerie, mais également à rassurer le lectorat du fait que ce projet ne nuit aucunement à Lavigueur dans l’accomplissement de ses rôles de «reine» du foyer et de mère&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref7_c2p0p9x&quot; title=&quot;Voir entre autres les articles «Galerie dans le salon» publié dans Le Petit Journal en 1960 et «Housewife Opens Suburb Home for Art Show» publié la même année dans le Winnipeg Free Press. Le titre d’une section de ce dernier article, «Family Interested», est significatif de l’importance accordée par la presse écrite à l’approbation familiale du projet.&quot; href=&quot;#footnote7_c2p0p9x&quot;&gt;7&lt;/a&gt;. Dans un autre article, il est mentionné que l’intérêt que porte la galeriste à la peinture date d’il y a déjà quelques années, alors qu’elle avait ressenti un profond besoin de sortir de la maison («to get out of the house») (Hodkinson, 1960: 42). Elle avait suivi plusieurs cours d’expression orale et d’art dramatique, en plus de s’impliquer dans des groupes de lectures et d’appréciation artistique. À la lecture de ces passages, on ne peut s’empêcher de penser à l’indéfinissable malaise de &lt;em&gt;La femme mystifiée&lt;/em&gt; (ou &lt;em&gt;The Feminine Mystique&lt;/em&gt;) décrite par Betty Friedan en 1963&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref8_i6ltyyj&quot; title=&quot;Betty Friedan étudie à l’intérieur de son ouvrage un phénomène qui atteindrait plusieurs femmes au foyer américaines et qu’elle nomme (ou plutôt ne nomme pas) «l’indéfinissable malaise» («the problem that has no name»). Cet indéfinissable malaise implique que ces femmes sont malheureuses et sous l’emprise d’un sentiment mélancolique, malgré le fait qu’elles mènent un mariage et une vie de famille convenables et qu’elles connaissent un certain niveau de confort matériel. Friedan indique que ces femmes se retrouvent alors blasées par leur situation de femme au foyer, qu’elles ne trouvent ni stimulante ni épanouissante. Cette situation —cette vie— ne leur convient plus, mais elles se retrouvent emprisonnées dans un rôle que la société leur a attribué.&quot; href=&quot;#footnote8_i6ltyyj&quot;&gt;8&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’univers domestique de Lavigueur se retrouve également dans les photographies qui accompagnent généralement les articles à son sujet. À titre d’exemple, l’une d’entre elles la montre installée dans un divan surchargé de coussins décoratifs, tenant d’un bras son chien, symbole de la cellule familiale et domestique, et de l’autre, un petit tableau qu’elle expose (Hodkinson, 1960: 42). Une attention particulière est accordée à l’apparence de la galeriste, qui arbore une coiffure élégante, un sourire avenant, un rang de perles et des boucles d’oreilles assorties. La légende de cette photographie se lit comme suit: «&lt;em&gt;Mrs. Jessie Lavigueur with her dog, Tuffy, in the lounge of her home which has been converted into a temporary art gallery showing work by five Canada’s leading artists. Mrs. Lavigueur believes that this is an ideal way of acquainting leading artists. Mrs. Lavigueur holds Gentile Tondino’s “Head of a Woman”&lt;/em&gt;» (Hodkinson, 1960: 42) / Mme Jessie Lavigueur avec son chien, Tuffy, dans son salon converti en galerie d’art temporaire afin d’exposer les œuvres de cinq importants artistes canadiens. Mme Lavigueur croit qu’il s’agit de la meilleure façon de découvrir des artistes de premier plan. Mme Lavigueur tient «Tête de femme» de Gentile Tondino (notre traduction). Il nous apparaît important de souligner que la mention de l’œuvre dans l’image constitue la dernière information inscrite en légende, alors que le lecteur est, dès la première phrase, déjà en mesure de connaître le nom du chien photographié, ce qui est révélateur du degré d’importance accordé à l’œuvre en soi, qui se trouve ainsi réduite à un détail quasi ornemental, voire anecdotique. Une autre photographie de Lavigueur la représente encore impeccablement coiffée, dans une tenue distinguée et parée de bijoux (Gladu, 1960: 101). Elle y tient encore un tableau qu’elle expose sur ses murs mais, cette fois-ci, la position de la galeriste et son habillement offrent une similitude notable avec le sujet du tableau lui-même (il s’agit d’un portrait de femme peint par Jean-Paul Lemieux), qui devient en quelque sorte le miroir, la réflexion de la galeriste. Cela ouvre la porte à plusieurs analogies possibles, notamment entre la parfaite reine du foyer et l’œuvre d’art, ayant toutes deux pour principales fonctions l’embellissement de la sphère domestique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rose Millman&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Rose Millman ouvre sa première galerie, la Dominion Gallery of Fine Art, en 1941, soit près de vingt ans avant que Lavigueur ne fasse de même. La galerie de Millman est toutefois un espace à vocation commerciale, c’est-à-dire que la galeriste loue un local (d’un point de vue législatif, son mari est le signataire du bail) où sont exposées et mises en vente des œuvres d’art. Millman s’associe à Max Stern en 1944, puis lui vend ses parts de la galerie en janvier 1947. Les commentaires diffusés au sujet de Millman dans la presse ont, pour la plupart, été publiés tardivement, surtout dans des écrits visant à retracer l’historique de la Galerie Dominion. Millman est alors taxée d’amateurisme dans la gestion de sa galerie, en comparaison à Stern, qui détient un doctorat en histoire de l’art et a donc une formation académique plus appropriée que Millman pour exercer la profession de galeriste. Édith-Anne Pageot relève que cette critique est probablement influencée par un préjugé fondé sur le sexe de Millman, puisque les hommes galeristes de l’époque n’essuient pas un tel reproche, et ce, même s’ils n’ont pas de doctorat en histoire de l’art (Pageot, 2008: 194). Alors que certains auteurs présentent cet amateurisme comme étant une force positive, d’autres le voient de manière négative, incitant à considérer l’arrivée de Stern comme salvatrice pour l’avenir de la galerie. Ainsi, Dorothy Eber écrit en 1966: «&lt;em&gt;Mrs. Millman was an amateur in the gallery business, but had a strong interest in Canadian painting and promoted it&lt;/em&gt;» (1966: 21) / Mme Millman était une amateur dans le milieu des galeries, mais elle montrait un intérêt marqué pour la peinture canadienne et la mettait de l’avant (notre traduction). Lou Seligson, en 1972, raconte plutôt: «&lt;em&gt;The late Mrs. Rose Millman, an amateur, was so astonished at Max Stern’s expert art comments that she offered him a partnership&lt;/em&gt;» (Seligson, 1972: 5) / Feu Mme Rose Millman, une amateur, fut si surprise des commentaires experts de Max Stern qu’elle lui offrit un partenariat (notre traduction). D’autres écrits publiés dans des journaux, mal informés, effacent complètement la présence de Millman à la Dominion, ou vont jusqu’à attribuer la fondation de la galerie à Stern&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref9_1znl20w&quot; title=&quot;L’article de Tourangeau (1982: C20) est représentatif de cette désinformation: «Aussi s’est-il [Max Stern] empressé dès son arrivée à Montréal de fonder, en 1941, une galerie […]». Voir également Aquin, 1992 : 25 et Conlogue, 1992 : C3.&quot; href=&quot;#footnote9_1znl20w&quot;&gt;9&lt;/a&gt;. Certains mentionnent la présence de Millman pour l’écarter aussitôt et mettre en évidence le rôle de Stern à la galerie&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref10_n7hppiu&quot; title=&quot;Voir à titre d’exemple l’article de Houle, qui présente un historique de la Galerie Dominion et élude la figure de Millman en ne la nommant qu’à deux reprises, pour les années 1941 et 1942, même si elle en a été la gestionnaire et co-propriétaire jusqu’en 1947 (1992-1993: 54).&quot; href=&quot;#footnote10_n7hppiu&quot;&gt;10&lt;/a&gt;. Au sujet de cet oubli historique de la figure de Millman, il faut considérer deux aspects susceptibles de l’expliquer. Premièrement, Millman décède en 1960 et n’est plus propriétaire de la Dominion depuis 1947&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref11_hitkaaj&quot; title=&quot;Millman dirige ensuite la West End Art Gallery, de 1948 à 1954, mais cette galerie ainsi que la réception critique de ses expositions ont été, jusqu’à maintenant, très peu étudiés. Nous souhaitons pouvoir pousser plus loin nos recherches sur le sujet, mais il semblerait que la presse écrite, au moment de la gestion par Millman de la West End, commente les expositions qui y sont présentées sans traiter de la galeriste.&quot; href=&quot;#footnote11_hitkaaj&quot;&gt;11&lt;/a&gt;, alors que Stern gère cette galerie jusqu’à son décès en 1987. Sur la durée totale d’existence de la Dominion, Stern a été bien plus longtemps présent que Millman et a ainsi pu davantage témoigner de sa propre expérience à la galerie, à travers des entretiens et autres articles qui ont nourri sa fortune critique. Deuxièmement, en utilisant, tel que le fait Arbour (2000: 9), la théorie du récit pour articuler l’impact du genre chez l’artiste, nous pouvons supposer que la mythification de cette galerie, à la vocation avant-gardiste pour son époque et à la longévité exceptionnelle, se doit d’avoir pour héros un personnage masculin, indifféremment de son sexe biologique. Le héros doit perdurer tout au long du récit, ce qui confine d’emblée la personne de Millman à un rôle de soutien, tout au plus, dans l’écriture de l’histoire de la Dominion. En ce sens, l’étude de Pageot (2008: 202-203) démontre qu’une partie de l’apport de Millman consiste en la lucidité avec laquelle elle faisait appel à la collaboration d’hommes avisés du milieu pour l’aider à diriger sa galerie&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref12_p07y5ii&quot; title=&quot;Nous pensons à Stern, mais également à l’historien et critique d’art Maurice Gagnon qui a organisé plusieurs expositions à la Dominion et aurait conseillé à Millman de défendre l’art vivant canadien.&quot; href=&quot;#footnote12_p07y5ii&quot;&gt;12&lt;/a&gt;, même si sa volonté de promouvoir l’art d’avant-garde canadien est indéniable, tout comme le fait qu’elle ait été une pionnière en tant que première galeriste montréalaise. Un autre article souligne sa capacité «féminine» d’écoute, voire d’obéissance, quoique détournée, et apporte une certaine nuance à ce statut de pionnière: «&lt;em&gt;Her daughter-in-law Florence Millman recounted the story in an interview this week: “After she had bought more art one day, my father-in-law said: ‘Either you open a gallery, or I move out !’ So two or three days later she did exactly that”&lt;/em&gt;» (Duncan, 1992: J5) / Sa bru Florence Millman a raconté dans une entrevue cette semaine: «un jour après qu’elle ait acheté une nouvelle œuvre, mon beau-père lui a dit: ‘’ou bien tu ouvres une galerie d’art, ou bien je déménage!’’ Deux ou trois jours plus tard, c’est ce qu’elle fit» (notre traduction). Ces commentaires représentent Millman comme une femme ayant bénéficié du soutien et du conseil d’hommes l’entourant pour parvenir à tenir sa galerie, et non pas en pionnière, le témoignage de sa belle-fille la privant en quelque sorte de l’initiative de la fondation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un autre exemple intéressant de l’absence de la figure de Millman se trouve dans un reportage de la revue &lt;em&gt;Châtelaine&lt;/em&gt; datant d’octobre 1962. Il y est question des femmes peintres du Québec et un paragraphe est consacré aux femmes galeristes, mais le nom de Millman ne se trouve pas mentionné; on attribue plutôt le statut de première directrice de galerie montréalaise à Lefort (Lasnier, 1962: 105). Dans ce cas précis, il semblerait que cette absence de reconnaissance soit représentative du manque de liens entre les deux groupes distincts formant le paysage artistique montréalais de l’époque, scindé par la frontière linguistique (Forster, 1951: 60). Alors que dans la majorité des cas, l’omission ou la discréditation de Millman dans les médias imprimés est liée à son sexe, dans ce dernier cas son absence serait due au fait qu’elle était anglophone.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Agnès Lefort&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En 1950, soit neuf ans après la fondation de la Galerie Dominion par Millman, Agnès Lefort ouvre la Galerie Agnès Lefort, galerie commerciale qu’elle dirige jusqu’en 1961, année où elle se retire et vend son entreprise à Mira Godard. À de nombreuses reprises, Lefort a été décrite physiquement dans des articles ou des entrevues publiées par divers journaux et périodiques, de son vivant mais aussi à la suite de son décès. La délicatesse, la beauté ainsi que l’élégance de Lefort retiennent particulièrement l’attention des auteurs et journalistes. Plus d’une fois, elle est physiquement comparée à une porcelaine de Dresde à cause de sa délicatesse, de sa petitesse, de la fine ossature de son visage, du calme et de la douceur du ton de sa voix, ainsi que du raffinement de ses tenues (Haworth, 1964: 124; Vaillancourt, 1958: 40; Sarrazin, 1961: 26; Montbizon, 1964: 26 entre autres).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une journaliste signale à l’époque l’apparente discordance entre le physique menu de Lefort et sa réussite professionnelle (Vaillancourt, 1958: 40), laissant entendre qu’une femme ne pourrait réussir à mener une telle profession que si elle renonçait, partiellement du moins, à ses qualités et (at)traits féminins. Les propos de la journaliste s’articulent ainsi:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Délicate et fine, Agnès Lefort ne correspond nullement à l’idée que l’on pourrait se faire d’une femme de carrière. Surtout d’une femme de carrière qui a du succès. On &lt;em&gt;imagine&lt;/em&gt; pourtant le sérieux, l’énergie et l’autorité qu’il faut apporter à une entreprise de ce genre. Il n’est pas exagéré de dire qu’Agnès Lefort a mis le meilleur d’elle-même dans sa Galerie, ses connaissances et ses dons artistiques, comme ses qualités les plus&lt;em&gt; authentiquement&lt;/em&gt; féminines. (Vaillancourt, 1958: 40 —nous soulignons)&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’auteure mentionne les traits dits masculins auxquels Lefort a certainement dû correspondre pour établir et gérer sa galerie, mais elle insiste aussi sur le fait qu’ils ne peuvent être qu’imaginés, puisque le physique et l’attitude de la galeriste témoignent de son authentique féminité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À plusieurs reprises, on évoque également Babette, le chien chihuahua de Lefort. Par l’utilisation d’un registre lexical maternel, il se retrouve presque à tout coup assimilé à l’enfant que Lefort n’a jamais eu, comme en témoigne cet extrait: «À la Galerie Agnès Lefort, nous avons été, mon photographe et moi, reçus, non seulement par la maîtresse de céans, mais par “la jeune fille de la maison”, Babette» (Oligny, 1961: 2). Cette intrusion dans l’univers privé, «familial», de Lefort pourrait participer à inscrire son travail dans la filiation des activités de diffusion artistique auxquelles les femmes pouvaient se consacrer, conformément au rôle social qui leur était attribué —soit, contraint à la sphère domestique— au début du XXe siècle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certains articles traitant de Lefort et de sa galerie sont également accompagnés d’une photographie qui la présente tenant dans ses bras son animal domestique, aux côtés d’une ou de plusieurs œuvres qu’elle expose (Gagnon, 1960: 104; Oligny, 1961: 2; Vaillancourt 1958: 40). Pour chacune de ces photographies répertoriées, les journalistes omettent, dans leurs légendes d’accompagnement, le nom des peintres dont on aperçoit les toiles, en orientant plutôt leur commentaire sur la présence du chien de Lefort dans l’image. Les autres photographies de Lefort publiées dans la presse écrite la montrent tantôt posant devant des toiles qu’elle expose, tantôt en mouvement devant une toile, aux côtés d’une personne, comme si elle lui indiquait quelque détail ou expliquait quelque démarche artistique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quelques auteurs créent plutôt des rapprochements entre la profession de galeriste de Lefort et les tâches quotidiennes des femmes au foyer, comme dans cette citation reprise dans le périodique féminin&lt;em&gt; Chic&lt;/em&gt;: «Je conduis ma galerie comme je conduirais ma cuisine […]» («Devenue marchande, pour faire œuvre d’éducation», 1954: 6). D’autres situent son activité de galeriste dans le prolongement du rôle d’hôtesse avenante attribué aux femmes au foyer, rôle qu’on oppose à l’attitude hautaine et condescendante qui serait habituellement associée aux directeurs de galeries (Cheyne, 1955: 10; Desrameaux, 1956: 7).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En somme, les traits tant physiques que caractériels liés à la «nature» féminine de Lefort ont été abondamment décrits dans la presse écrite. Dans certains cas, on utilisait ces représentations pour faire remarquer que Lefort avait réussi à gérer une galerie avec succès, en usant certainement de qualités dites masculines, mais sans que sa féminité n’ait été entamée. Dans d’autres cas, comme il l’a été démontré en première partie de cet article, ce sont plutôt ses qualités féminines telles l’altruisme et le don de soi qui ont été utilisées pour expliquer son succès.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les représentations de Lavigueur, Millman et Lefort dans les médias ont très certainement participé à la construction (ou l’absence de construction) d’un discours autour de ces figures et de leur apport à la discipline de l’histoire de l’art. Leur inscription par la critique dans une certaine continuité historique avec les Montréalaises organisant des expositions durant les années 1910 et 1920 dans des objectifs de bienfaisance ou pour sensibiliser le public à l’art et au bon goût a certainement influencé la perception du rôle de ces femmes dans l’histoire de l’art au Québec. D’une part, cette mise en valeur de la poursuite d’une tradition a permis que des femmes puissent exercer l’occupation de galeriste sans que cette situation ne soit dénoncée ou critiquée dans la presse écrite. De surcroît, au nom de cette tradition féminine, les femmes galeristes ont pu se permettre de présenter des pratiques artistiques que la majorité des autres galeries commerciales n’osaient pas encore exposer. L’art canadien a pu être diffusé par ces femmes à cause du rôle traditionnel de transmission et de mise en valeur d’une culture nationale qui leur était attribué, la non figuration gestuelle étant par ailleurs liée à la supposée sensibilité féminine. D’autre part, cette inscription dans une tradition féminine a certainement causé une dévalorisation de leurs apports spécifiques à l’histoire de l’art.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Se sentant inconfortable dans la fonction de mère au foyer, restreinte à la cellule domestique, Lavigueur a décidé d’élargir ses frontières en créant un espace d’émancipation où elle pouvait se consacrer à une activité de diffusion artistique qui la stimulait. La presse écrite a certes salué cette initiative, mais la qualifiait toujours d’activité de loisir en prolongement du rôle de femme au foyer de Lavigueur. Quant à Millman, au-delà du silence qui entoure son implication dans la création et la gestion des galeries Dominion et West End, elle a été qualifiée par la presse écrite d’«amateure» (parfois de manière péjorative) et de femme ayant su s’entourer d’hommes bien renseignés. Or, tout nous incite à considérer que son apport venait au contraire de son attachement à l’art&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref13_r8riw6t&quot; title=&quot;Le terme «amateur», tant en français qu’en anglais, peut être compris en opposition à « professionnel » (il désigne alors une personne inexpérimentée qui exerce une activité à titre de loisir), mais peut aussi qualifier une personne démontrant un profond intérêt envers quelque chose.&quot; href=&quot;#footnote13_r8riw6t&quot;&gt;13&lt;/a&gt;, et ce, à une époque où les galeristes étaient plutôt des marchands de tableaux. Pour ce qui est de Lefort, l’évocation de ses traits physiques venait rappeler que, malgré ses capacités de gestionnaire et le succès qu’elle avait atteint, il s’agissait incontestablement d’une femme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Finalement, bien que les représentations de ces trois galeristes témoignent de diverses facettes de la représentation sociale du féminin de l’époque, le fait que des articles leur soient consacrés rend tout de même compte d’une certaine reconnaissance de leur présence dans le paysage des arts visuels montréalais. Néanmoins, cette reconnaissance nous apparaît fondée sur une conception traditionnelle du rôle des femmes, conception qu’elle contribue à reproduire dans la mesure où elle fait fi de leur démarche non conventionnelle et de leurs apports à l’histoire de l’art au Québec.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Références&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ALLAIRE, Emilia. 1960. «L’ATELIER, galerie d’art reçoit les Habitués des “Jeudis”», &lt;em&gt;Le Temps&lt;/em&gt; (Québec), 28 avril, p. 14.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;AQUIN, Stéphane. 1992. «Chasse-galeries. À l’ouest, du nouveau», &lt;em&gt;Voir&lt;/em&gt;, vol. 6, no 48, 29 octobre au 4 novembre, p. 25.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ARBOUR, Rose Marie. 1982. «Art et féminisme», dans &lt;em&gt;Art et féminisme&lt;/em&gt;, sous la dir. de Rose Marie Arbour, catalogue d’exposition (Montréal, Musée d’art contemporain, 11 mars-2 mai 1982), Québec: Ministère des affaires culturelles, p. 3-14.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;________. 1994. «Identification de l’avant-garde et identité de l’artiste: les femmes et le groupe automatiste au Québec (1941-1948)», RACAR, vol. 21, nos 1-2 (paru à l’automne 1996), p. 7-21. Édition numérique réalisée le 11 mai 2007 à Chicoutimi (Québec) pour &lt;em&gt;Les Classiques des sciences sociales&lt;/em&gt;. En ligne:&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://classiques.uqac.ca/contemporains/arbour_rose_marie/identification_avant_garde/identification_avant_garde.pdf&quot;&gt;http://classiques.uqac.ca/contemporains/arbour_rose_marie/identification...&lt;/a&gt; (consulté le 29 novembre 2012)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;________. 2000. «Le champ de l’art moderne et les femmes artistes au Québec dans les années 1960», dans Antonia Trasforini (dir.), A&lt;em&gt;rte a Parte. Donne artiste fra margini e centro&lt;/em&gt;, Milan: Franco Angeli Editore. Édition numérique réalisée le 10 mai 2007 à Chicoutimi (Québec) pour Les Classiques des sciences sociales. En ligne:&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://classiques.uqac.ca/contemporains/arbour_rose_marie/champ_art_moderne/champ_art_moderne.pdf&quot;&gt;http://classiques.uqac.ca/contemporains/arbour_rose_marie/champ_art_mode...&lt;/a&gt; (consulté le 29 novembre 2012)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BARRY, Francine. 1977. &lt;em&gt;Le travail de la femme au Québec: L’évolution de 1940 à 1970&lt;/em&gt;, Montréal: Les Presses de l’Université du Québec.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BECKER, Howard S. 1988. &lt;em&gt;Les Mondes de l’art&lt;/em&gt;. Trad. de l’anglais par Jeanne Bouniort, Paris: Flammarion.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;CARRIÈRE, Gabrielle. 1942. &lt;em&gt;Comment gagner sa vie. Carrières féminines&lt;/em&gt;, Montréal: Librairie Beauchemin Limitée.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;CHEYNE, Elisabeth. 1955. «Woman’s World»,&lt;em&gt; The Banner&lt;/em&gt; (Montréal), 28 octobre, p. 10.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;COLLECTIF CLIO. 1992. &lt;em&gt;L’histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles&lt;/em&gt;, éd. ent. rev. et mise à jour, Montréal: Le Jour.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;COLLISCHAN VAN WAGNER, Judy K. 1984. &lt;em&gt;Women Shaping Art&lt;/em&gt;. Profiles of Power, New York: Praeger Publishers.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;COMMISSION DES DROITS CIVILS DE LA FEMME. 1930. &lt;em&gt;Deuxième rapport des commissaires&lt;/em&gt;, Québec: Commission des droits civils de la femme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;CONLOGUE, Ray. 1992. «A Witness of a Turbulent Time ART: The Dominion Gallery Celebrates 50 years of Promoting many of Quebec’s Best-Known Artists», &lt;em&gt;The Globe and Mail &lt;/em&gt;(Toronto), 2 juillet, p. C-3.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;« Devenue marchande, pour faire œuvre d’éducation ». 1954. &lt;em&gt;Chic &lt;/em&gt;(Montréal), 30 mai, p. 6.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DESCARRIES-BÉLANGER, Francine. 1980. &lt;em&gt;L’école rose —et les cols roses: la reproduction de la division sociale des sexes&lt;/em&gt;, Laval: Éditions coopératives A. Saint-Martin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DESRAMEAUX, Réjane. 1956. «L’un des plus beaux succès artistiques canadiens-français, Agnès Lefort. Une femme artiste-peintre qui a amené toute une clientèle à l’amour de l’art», source non identifiée, 9 juin, p. 7.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DOUTRELOUX, Isabelle. 1990. «Entre les arts d’agréments et les arts professionnels: la formation artistique des filles aux Écoles des Beaux-Arts de Québec et de Montréal, 1922-1960», mémoire de maîtrise en histoire, Sherbrooke: Université de Sherbrooke.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DUMONT, Micheline et Louise TOUPIN. 2003. &lt;em&gt;La pensée féministe au Québec. Anthologie 1900-1985&lt;/em&gt;. Montréal: Éditions du remue-ménage.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DUNCAN, Ann. 1992. «Gallery Dominion Has Reason to Celebrate». &lt;em&gt;The Gazette &lt;/em&gt;(Montréal), 22 août, p. J5.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;EBER, Dorothy. 1966. «Max Stern Has Grown Rich Making Canadian Painting Richer, as Head of the House that Art Built», &lt;em&gt;Maclean’s&lt;/em&gt; (Toronto), 5 février, p. 20-25.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;FORSTER, Michael. 1951. «Young French Painters in Montreal». &lt;em&gt;Canadian Art&lt;/em&gt;, vol. 9, Noël, p. 60-67.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;FRIEDAN, Betty. 1964 [1963]. &lt;em&gt;La femme mystifiée&lt;/em&gt;, trad. de l’américain par Yvette Roudy, Paris: Gonthier.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«Galerie dans le salon». 1960. &lt;em&gt;Le Petit Journal&lt;/em&gt; (Montréal), 30 octobre, p. 55.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GAGNON, Claude-Lyse. 1960. «Au hasard de l’aventure féminine : Quand un peintre décide de lancer les autres…», &lt;em&gt;La Patrie du dimanche &lt;/em&gt;(Montréal), 9 octobre, p. 104.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GAGNON, Maurice. 1945. «Pensées sur l’art de tous les temps», &lt;em&gt;Le Quartier latin &lt;/em&gt;(Montréal), 20 novembre, p. 3.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GERIN-LAJOIE, Marie. 1929.&lt;em&gt; La Femme et le Code Civil&lt;/em&gt;, s.l.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GLADU, Paul. 1960. «À la (nouvelle) Galerie d’art Lavigueur. Peinture canadienne: de Lemieux à Bellefleur», &lt;em&gt;Le Petit Journal &lt;/em&gt;(Montréal), 30 octobre, p. 101.&lt;br&gt; &lt;br&gt;HAWORTH, Colin. 1964. «Agnès Lefort Opened the Door to Let in Movement», &lt;em&gt;Canadian Art&lt;/em&gt;, vol. 21, mai, p. 124-126.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;HODKINSON, Elizabeth. 1960. «Home Becomes Art Gallery. Art Exhibition Opened by “Ordinary Housewife”», &lt;em&gt;The Montreal Star&lt;/em&gt; (Montréal), 26 octobre, p. 42.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;HOULE, Alain. 1992-1993. «La galerie Dominion: éléments d’histoire», &lt;em&gt;Vie des Arts&lt;/em&gt;, vol. 37, no 149, p. 54-60.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«Housewife Opens Suburb Home for Art Show». 1960. &lt;em&gt;Winnipeg Free Press&lt;/em&gt; (Winnipeg), 5 novembre, p. 12.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LAFLEUR, Geneviève. 2011. &lt;em&gt;Le parcours de formation et les stratégies de diffusion de femmes galeristes à Montréal entre 1941 et 1963: Denyse Delrue, Estelle Hecht, Agnès Lefort et Rose Millman&lt;/em&gt;, mémoire de maîtrise en études des arts, Montréal: Université du Québec à Montréal.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LASNIER, Michelle. 1962. «En vedette à l’étranger: Les femmes peintres du Québec», &lt;em&gt;Châtelaine&lt;/em&gt;, octobre, p. 32-35; 100-106.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LAVIGNE, Marie et Yolande PINARD. 1977. &lt;em&gt;Les femmes dans la société québécoise. Aspects historiques&lt;/em&gt;, éd. corr., Montréal: Éditions du Boréal Express.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LORANGER, Louis J. 1899. «De l’incapacité légale de la femme mariée», thèse de doctorat en droit, Québec: Université Laval.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LORRAIN, Roland. 1955. «Agnès Lefort. Peintresse —Animatrice d’avant garde», &lt;em&gt;Le Devoir du dimanche. Supplément pour la famille&lt;/em&gt; (Montréal), 24 septembre, p. 3; 12-13.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MARCOTTE, Julie. 2000. &lt;em&gt;Les galeries Denyse Delrue (1957-1984)&lt;/em&gt;, mémoire de maîtrise en étude des arts, Montréal: Université du Québec à Montréal.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MONTBIZON, Rea. 1964. «A Visit with Agnes Lefort», &lt;em&gt;The Gazette&lt;/em&gt; (Montréal), 19 septembre, p. 26.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;OLIGNY, Odette. 1961. «Pour Agnès Lefort, le peintre doit être avant tout un créateur», &lt;em&gt;La Patrie du dimanche &lt;/em&gt;(Montréal), 19 mars, p. 2.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PAGEOT, Édith-Anne. 2008. «Une voix féminine dans l’espace public. La Galerie Dominion, 1941-1956», &lt;em&gt;Globe, revue internationale d’études québécoises&lt;/em&gt;, vol. 11, no 2, p. 185-203.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PIERSON, Ruth Roach. 1983. &lt;em&gt;Les Canadiennes et la Seconde Guerre mondiale&lt;/em&gt;, Ottawa: Société historique du Canada.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ROBERT, Guy. 1977. &lt;em&gt;L’art au Québec depuis 1940&lt;/em&gt;, Montréal: La Presse.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ROBILLARD, Yves. 1985. «L’histoire des galeries Denyse Delrue», &lt;em&gt;Cahiers des arts visuels au Québec&lt;/em&gt;, no 27 (automne). Montréal: Éditions Cahiers, p. 3-15.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ROCHER, Guy. 1962. «Les modèles et le statut de la femme canadienne-française», &lt;em&gt;Revue internationale des sciences sociales&lt;/em&gt;, vol. 14, no 1, p. 132-138. Édition numérique réalisée le 16 septembre 2004 à Chicoutimi (Québec) pour &lt;em&gt;Les Classiques des sciences sociales&lt;/em&gt;. En ligne: &lt;a href=&quot;http://classiques.uqac.ca/contemporains/unesco_riss/images_femme_societe/images_de_la_femme.pdf&quot;&gt;http://classiques.uqac.ca/contemporains/unesco_riss/images_femme_societe...&lt;/a&gt;, p. 125-131 (consulté le 29 novembre 2012)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;SAINT-MARTIN, Fernande. 1960. «La Châtelaine d’aujourd’hui», &lt;em&gt;Châtelaine&lt;/em&gt;, octobre, p. 1.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;________. 1961. «Comment éduquer nos filles?», &lt;em&gt;Châtelaine&lt;/em&gt;, novembre, p. 1.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;SARRAZIN, Jean. 1961. «La confiance des artistes reste le meilleur souvenir d’Agnès Lefort», &lt;em&gt;Le Nouveau Journal&lt;/em&gt; (Montréal), 23 septembre, p. 26.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;SELIGSON, Lou. 1972. «Max Stern: Big Gun in the World of Art», &lt;em&gt;The Montreal Star&lt;/em&gt; (Montréal), 3 novembre, p. 5.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;SICOTTE, Hélène. 1996. &lt;em&gt;La Galerie Agnès Lefort: les années fondatrices: 1950-1961&lt;/em&gt;, Montréal: H. Sicotte.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;SICOTTE, Hélène (commissaire) et GALERIE LEONARD &amp;amp; BINA ELLEN, Montréal. 1996. L&lt;em&gt;a galerie Agnès Lefor : Montréal 1950-1961. The Agnès Lefort Gallery: Montreal 1950-1961&lt;/em&gt;, catalogue d’exposition (Montréal, Galerie Leonard &amp;amp; Bina Ellen, 23 avril - 1er juin 1996), Montréal: Galerie Leonard &amp;amp; Bina Ellen.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;section  class=&quot;footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed&quot; data-collapsible-show-label=&quot;Notes&quot; data-collapsible-hide-label=&quot;Notes&quot;&gt;&lt;ul class=&quot;footnotes collapsible-content&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_ytlkoxq&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_ytlkoxq&quot;&gt;1.&lt;/a&gt; Julie Marcotte et Yves Robillard traitaient de la galeriste Denyse Delrue, qui a entre autres fondé les première et seconde Galerie Denyse Delrue (respectivement en 1957 et 1959), alors qu’Hélène Sicotte, individuellement d’abord, puis conjointement avec la Galerie Leonard &amp;amp; Bina Ellen, s’intéressait à Agnès Lefort, dont il sera question dans cet article.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote2_ci96k2q&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref2_ci96k2q&quot;&gt;2.&lt;/a&gt; À ce sujet, voir entre autres &lt;em&gt;L’école rose… Et les cols roses : la reproduction de la division sociale des sexes &lt;/em&gt;de Francine Descarries-Bélanger (1980), ainsi que&lt;em&gt; Les Canadiennes et la Seconde Guerre mondiale&lt;/em&gt; de Ruth Roach Pierson (1983).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote3_7yry38z&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref3_7yry38z&quot;&gt;3.&lt;/a&gt;  Sur le sujet, voir le mémoire de maîtrise en histoire de Marie-Anne Sauvé, «La représentation du travail rémunéré des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale, à travers le journal &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt;, Québec, 1939 à 1945», déposé en 1986 à l’Université du Québec à Montréal, ainsi que l’étude de Jocelyne Valois, «La presse féminine et le rôle social de la femme» (1967), qui se trouve en bibliographie.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote4_l3m1bad&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref4_l3m1bad&quot;&gt;4.&lt;/a&gt; Esther Trépanier énumère ces expositions : Mlle Patricia Irwin expose au 40, rue Drummond, des œuvres de Charles de Belle (1873-1939) en 1915; Lady Mortimer Davis organise une exposition à son domicile de l’avenue des Pins en 1923; Mme E. Maxwell présente une exposition au 312, rue Peel, en 1925; et Mme Chowne expose en 1925 les œuvres d’une douzaine d’artistes canadiens (certains ne sont alors pas reconnus comme traditionnalistes) au 40, McGill College (Trépanier, 1997: 70-71).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote5_wcukw8u&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref5_wcukw8u&quot;&gt;5.&lt;/a&gt; Par exemple, Trépanier recense la couverture médiatique, en octobre 1923, d’une exposition organisée pour l’Hôpital Notre-Dame par Mme Athanase David (Trépanier, 1997: 79).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote6_btbe300&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref6_btbe300&quot;&gt;6.&lt;/a&gt; En effet, la plupart des galeries d’art exposent l’art de maîtres anciens européens, et peu osent exposer la production d’artistes canadiens ou encore celle d’artistes actifs. Le peu de risque associé à la vente du premier type de marchandise est lié au concept de rareté (un artiste décédé ne produira jamais davantage, et la provenance éloignée des œuvres contribue également à cette rareté) et à l’absence de nécessité de susciter chez le public un changement de valeurs esthétiques (Becker, 1988: 128). Par conséquent, la mise en marché d’œuvres avant-gardistes produites par des artistes canadiens, comme le font les galeristes de notre corpus, comporte un risque bien plus élevé.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote7_c2p0p9x&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref7_c2p0p9x&quot;&gt;7.&lt;/a&gt; Voir entre autres les articles «Galerie dans le salon» publié dans &lt;em&gt;Le Petit Journal&lt;/em&gt; en 1960 et «Housewife Opens Suburb Home for Art Show» publié la même année dans le &lt;em&gt;Winnipeg Free Press&lt;/em&gt;. Le titre d’une section de ce dernier article, «Family Interested», est significatif de l’importance accordée par la presse écrite à l’approbation familiale du projet.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote8_i6ltyyj&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref8_i6ltyyj&quot;&gt;8.&lt;/a&gt; Betty Friedan étudie à l’intérieur de son ouvrage un phénomène qui atteindrait plusieurs femmes au foyer américaines et qu’elle nomme (ou plutôt ne nomme pas) «l’indéfinissable malaise» («the problem that has no name»). Cet indéfinissable malaise implique que ces femmes sont malheureuses et sous l’emprise d’un sentiment mélancolique, malgré le fait qu’elles mènent un mariage et une vie de famille convenables et qu’elles connaissent un certain niveau de confort matériel. Friedan indique que ces femmes se retrouvent alors blasées par leur situation de femme au foyer, qu’elles ne trouvent ni stimulante ni épanouissante. Cette situation —cette vie— ne leur convient plus, mais elles se retrouvent emprisonnées dans un rôle que la société leur a attribué.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote9_1znl20w&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref9_1znl20w&quot;&gt;9.&lt;/a&gt; L’article de Tourangeau (1982: C20) est représentatif de cette désinformation: «Aussi s’est-il [Max Stern] empressé dès son arrivée à Montréal de fonder, en 1941, une galerie […]». Voir également Aquin, 1992 : 25 et Conlogue, 1992 : C3.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote10_n7hppiu&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref10_n7hppiu&quot;&gt;10.&lt;/a&gt; Voir à titre d’exemple l’article de Houle, qui présente un historique de la Galerie Dominion et élude la figure de Millman en ne la nommant qu’à deux reprises, pour les années 1941 et 1942, même si elle en a été la gestionnaire et co-propriétaire jusqu’en 1947 (1992-1993: 54).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote11_hitkaaj&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref11_hitkaaj&quot;&gt;11.&lt;/a&gt; Millman dirige ensuite la West End Art Gallery, de 1948 à 1954, mais cette galerie ainsi que la réception critique de ses expositions ont été, jusqu’à maintenant, très peu étudiés. Nous souhaitons pouvoir pousser plus loin nos recherches sur le sujet, mais il semblerait que la presse écrite, au moment de la gestion par Millman de la West End, commente les expositions qui y sont présentées sans traiter de la galeriste.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote12_p07y5ii&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref12_p07y5ii&quot;&gt;12.&lt;/a&gt; Nous pensons à Stern, mais également à l’historien et critique d’art Maurice Gagnon qui a organisé plusieurs expositions à la Dominion et aurait conseillé à Millman de défendre l’art vivant canadien.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote13_r8riw6t&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref13_r8riw6t&quot;&gt;13.&lt;/a&gt; Le terme «amateur», tant en français qu’en anglais, peut être compris en opposition à « professionnel » (il désigne alors une personne inexpérimentée qui exerce une activité à titre de loisir), mais peut aussi qualifier une personne démontrant un profond intérêt envers quelque chose.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
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      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Historical Periodization: &lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Notre recherche vise à pallier quelque peu cette lacune en abordant la situation des femmes fondatrices et gestionnaires d’une galerie d’art à Montréal durant les décennies 1940, 1950 et début 1960. Dans ces quelques pages, nous nous intéressons aux représentations véhiculées dans les journaux et périodiques de l’époque (ainsi que quelques imprimés plus récents) de trois de ces femmes galeristes actives entre 1941 et 1961. &lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/en/biblio?f%5Bauthor%5D=7042&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Lafleur, Geneviève&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2013. “&lt;a href=&quot;/en/biblio/recurrences-dans-les-representations-du-feminin-dans-la-presse-ecrite-chez-les-galeristes&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Récurrences dans les représentations du féminin dans la presse écrite chez les galeristes montréalaises Lavigueur, Lefort et Millman&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;”. Available online: l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/en/articles/recurrences-dans-les-representations-du-feminin-dans-la-presse-ecrite-chez-les-galeristes&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/en/articles/recurrences-dans-les-representations-du-feminin-dans-la-presse-ecrite-chez-les-galeristes&lt;/a&gt;&amp;gt;. Accessed on May 1, 2023. Source: (&lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;De l&#039;assignation à l&#039;éclatement. Continuités et ruptures dans les représentations des femmes&lt;/span&gt;. 2013. Montréal: Institut de recherches et d&#039;études féministes (IREF). coll. Agora, vol. Cahier de l&#039;IREF).&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=R%C3%A9currences+dans+les+repr%C3%A9sentations+du+f%C3%A9minin+dans+la+presse+%C3%A9crite+chez+les+galeristes+montr%C3%A9alaises+Lavigueur%2C+Lefort+et+Millman&amp;amp;rft.isbn=978-2-922045-42-0&amp;amp;rft.date=2013&amp;amp;rft.volume=Cahier+de+l%26%23039%3BIREF&amp;amp;rft.aulast=Lafleur&amp;amp;rft.aufirst=Genevi%C3%A8ve&amp;amp;rft.pub=Institut+de+recherches+et+d%26%23039%3B%C3%A9tudes+f%C3%A9ministes+%28IREF%29&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Tue, 03 May 2022 12:08:43 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexia Giroux</dc:creator>
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 <title>Politiques fascistes du corps féminin: santé, beauté, maternité</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/en/articles/politiques-fascistes-du-corps-feminin-sante-beaute-maternite</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 360px;&quot;&gt;En histoire, les femmes sont invisibles&amp;nbsp;&lt;br&gt;à moins de les regarder bien en face.&amp;nbsp;&lt;br&gt;Eve Rosenhaft&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_1gx96li&quot; title=&quot; Citée par Jill Stephenson, 2000: 5 —ma traduction. Mes remerciements à Isabelle Courcy et aux lectrices du comité scientifique pour la lecture attentive de ce texte.&quot; href=&quot;#footnote1_1gx96li&quot;&gt;1&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’énormes difficultés surgissent dès que l’on s’engage à définir le fascisme: ses frontières sont floues et d’illustres historiens refusent d’admettre que le fascisme italien et le nazisme allemand relèvent du même phénomène&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref2_3zqasgf&quot; title=&quot;On pense par exemple à Renzo De Felice. Il existe à notre sens une «famille politique des fascismes, une famille européenne qui a connu différentes variantes, qui n’exclut certes pas la spécificité de chaque régime, mais qui constitue néanmoins leur matrice commune» (Traverso, 2008). Notons que les polémiques provoquées par la médiatisation de certaines thèses de De Felice, que ce soit celle du «consensus» suscité par le fascisme ou de sa singularité « absolue », sont toujours aussi intenses (voir Matard-Bonucci, 2008).&quot; href=&quot;#footnote2_3zqasgf&quot;&gt;2&lt;/a&gt;. De même, des régimes pas vraiment fascistes ont emprunté dans les années trente quelques éléments «de décor» pour se donner des signes extérieurs de puissance. Mais il existe un phénomène général qu’on peut qualifier de «Fascisme», quitte à le mettre au pluriel pour tenir compte des différences nationales. Ainsi, le régime de Vichy&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref3_ustg88n&quot; title=&quot;Le Régime de Vichy assure le gouvernement français de juillet 1940 à août 1944, sous la gouverne du maréchal Philippe Pétain, durant l’occupation allemande de la France. Ce régime, qui met fin à la République, tire son nom de la ville de Vichy où se situe son siège (on le désigne parfois aussi par l’appellation «Gouvernement de Vichy», voire simplement «Vichy»). Cette parenthèse dans la démocratie républicaine a une place particulière dans l’histoire française et son caractère fasciste ou fascisant fait l’objet de débats. La base de l’argumentation est la loi constitutionnelle votée le 10 juillet 1940 constituée d’un article unique ayant pour objet d’attribuer les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.&quot; href=&quot;#footnote3_ustg88n&quot;&gt;3&lt;/a&gt; ne semble pas fasciste à ses débuts, mais il le devient lorsqu’il se transforme en État policier (Paxton, 1994)&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref4_zi7eyz6&quot; title=&quot;Malgré la thèse française classique à l’effet que «le fascisme français n’a pas existé», on ne peut nier «l’imprégnation fasciste» ni son déploiement dans le régime de Vichy, peu importe s’il se met en place uniquement grâce à l’occupation allemande ou en conjonction avec un état d’esprit propre à la droite française. Nous laissons ce débat aux historiens et historiennes.&quot; href=&quot;#footnote4_zi7eyz6&quot;&gt;4&lt;/a&gt;. On peut aussi inclure dans le groupe l’Espagne de Franco et le Portugal de Salazar, qui ne seront pas abordés ici faute d’espace. Ce texte traite du fascisme historique de la période 1922-1945: il s’attarde aux politiques fascistes qui touchent le corps féminin et qui viennent appuyer la domination traditionnelle des femmes et ce, malgré les projets révolutionnaires à l’origine de ces régimes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les historiens qui ont renouvelé l’interprétation du fascisme au cours des vingt dernières années en adoptant une perspective comparative affirment:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Le fascisme fut à la fois une révolution, une idéologie, une vision du monde et une culture. Une révolution, car il ne regardait pas vers le passé, mais voulait bâtir une société nouvelle. Une idéologie, car il concevait le nationalisme comme une alternative moderne aussi bien au socialisme qu’au libéralisme. Une vision du monde, puisqu’il inscrivait son projet politique dans une philosophie de l’histoire. Et une culture, puisqu’il voulait transformer l’imaginaire collectif, modifier les styles de vie, supprimer tout clivage entre vie privée et vie publique. (Traverso, 2008)&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Selon l’historien George Mosse, qui considère l’histoire culturelle comme un domaine bien plus vaste que l’histoire des idées, il faut, pour comprendre le fascisme, prendre en compte ses représentations, ses pratiques et sa capacité de donner forme aux sentiments populaires, bref ses implications dans l’imaginaire collectif (Mosse, 1996; 2003). Mon ambition n’est toutefois pas de proposer un modèle du fascisme, mais de cerner certaines modalités de circulation de la culture politique d’un régime à l’autre, des emprunts, des contradictions et des singularités nationales au-delà de l’appartenance à une culture politique commune (Matard-Bonucci, 2008 : 10) ou à un imaginaire politique commun (Burrin, 2000: 49-71). Ces moments historiques qu’ont été les fascismes fournissent l’occasion d’étudier de façon privilégiée des processus de répression qui imposent des idées et des visions de ce que doivent être les différences entre les sexes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;La virilité et son altérité&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La pierre angulaire de cette vision repose sur la construction du culte de la virilité (Mosse, 1997): en Italie par exemple, le fascisme véhicule un culte de la virilité et le Duce est son «athlète politique» (Gori, 2004: 9)! Cette esthétique de la virilité, du corps et du sport, a sa contrepartie féminine&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref5_mo9dwub&quot; title=&quot;D’autres l’ont exprimé avant lui (dont nombre de féministes), mais c’est Pierre Bourdieu qui souligne que la masculinité et la féminité ne peuvent pas être pensés de manière séparée : c’est avant tout dans l’opposition avec le féminin que le masculin peut se construire et s’exprimer: «La virilité […], est une notion éminemment relationnelle, construite devant et pour les autres hommes contre la féminité, dans une sorte de peur du féminin, et d’abord en soi-même» (Bourdieu, 1998 : 59).&quot; href=&quot;#footnote5_mo9dwub&quot;&gt;5&lt;/a&gt;:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;La culture fasciste exalte l’action, la virilité, la jeunesse, le combat, en les traduisant dans une certaine image du corps, dans des gestes, des emblèmes, des symboles qui devraient redéfinir l’identité nationale. Toutes ces valeurs exigent leur antithèse, qui se décline en une multiplicité de figures négatives de l’altérité : l’altérité de genre des homosexuels et des femmes n’acceptant pas une position subalterne; l’altérité sociale des criminels; l’altérité politique des anarchistes, communistes et subversifs; l’altérité raciale des Juifs et des peuples colonisés. … Judéité, homosexualité et féminité sont les figures négatives par excellence permettant à l’esthétique fasciste d’élaborer ses mythes positifs de la virilité, de la santé, de l’hygiène physique et morale. (Traverso, 2008)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le culte de la virilité, dans lequel les hommes étaient invités à suivre l’exemple du Duce, dont le corps athlétique incarnait l’idéal de la virilité latine (Gori, 2004; 2006), construit en miroir une féminité idéalisée où les femmes doivent «donner pour fins à leurs vies les sublimes valeurs de la maternité et de la famille, jusqu’au sacrifice», en suivant l’exemple des vertueuses matrones de l’époque romaine. Mais les interventions des régimes fascistes en matière de différence sexuelle ne se limitent pas à un seul espace, c’est pourquoi la trilogie «Santé, beauté, maternité», que je propose d’adopter, guidera cet aperçu des différentes sphères d’influence des politiques fascistes du corps féminin.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1. Santé&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 0.8125rem;&quot;&gt;La question de la santé concerne l’hygiène publique, l’école et les organisations de jeunesse. Dans les organisations de jeunesse, en Italie comme en Allemagne, les jeunes apprennent la vie en collectivité: on leur inculque le culte du régime et du chef, tout en leur donnant une éducation physique et paramilitaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cela s’inscrit dans un contexte de réformes de l’hygiène publique et de propagande sur la santé visant, entre autres, à diminuer la mortalité infantile. C’est ainsi que sont mises en place des normes concernant la pasteurisation du lait et, en Italie, des centres de conseils pour garder les enfants en bonne santé, des cours de santé et d’hygiène dans les écoles primaires. De façon générale, dans l’Europe des années 1920 et 1930, la propagande sur la santé a pour objectif de «sensibiliser le public à porter une attention plus soutenue aux règlementations sur la santé et l’inciter à respecter les règles établies en la matière» (Pinnelli et Mancini, 1998: 347).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Éducation physique&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un État fasciste touche directement tous les jeunes d’une Nation par l’école, les organisations de jeunesse et le service militaire qui modèlent les comportements hors de toute influence familiale et sociale contraire (Cointet-Labrousse, 1999: 120-121). Les organisations de jeunesse font la part belle aux exercices de gymnastique ou d’athlétisme. En Italie, on forme des profs d’éducation physique à toute allure et on programme des cours de natation pour améliorer l’hygiène du même coup. L’embrigadement des jeunes débute dès la maternelle, avec les &lt;em&gt;Balilla&lt;/em&gt; (ou Fils de la louve) qui défilent en uniforme noir, saluent à la romaine, assistent aux manifestations du régime, s’entraînent avec des fusils de bois. En France, dès 1934 est créée au sein des Croix de feu la SPES (Société de préparation et d’éducation sportive), qui avait pour but de «rendre aux enfants le goût de l’éducation physique liée aux valeurs morales et le développer ensuite vers la compétition» (Dietschy, 2008: 78).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En Italie, ce sont les institutions scolaires qui, dans un premier temps, vont instaurer la gymnastique à l’école pour les filles, en dépit des préjugés du temps : le sport féminin est choquant, car synonyme d’exhibition publique du corps. Les rencontres de gymnastique féminine —comme celle de Turin en 1902 —«sont considérées par les bien-pensants comme des spectacles indécents qu’il faudrait abolir». Cela n’empêche pas certaines aristocrates de développer une passion pour la bicyclette, «suivant en cela l’exemple de la reine Marguerite de Savoie qui pratiquait le vélo, l’athlétisme et l’alpinisme», comme le fait remarquer Gigliola Gori, citant encore le cas de Luigiana Serponi qui, en 1914, «court le 100 mètres en 16 secondes, ce qui est un bon temps si l’on pense à l’habit long et encombrant qu’elle revêtait au nom de la décence» (2006: 2). Ces exemples restent toutefois anecdotiques et montrent que le sport féminin a un caractère exceptionnel au début du XXe siècle.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’embrigadement des jeunes concerne aussi les fillettes et les jeunes filles allemandes enrôlées dans des formations parallèles à celles des garçons. À dix ans, elles entrent dans le &lt;em&gt;Jungmädel &lt;/em&gt;(«Jeunes vierges »); de quatorze à dix-huit ans, elles sont membres du &lt;em&gt;Bund deutscher Mädel&lt;/em&gt;, c’est-à-dire de la «Ligue des jeunes filles allemandes», puis, jusqu’à vingt-et-un ans, elles prolongent leur formation dans la section &lt;em&gt;Glaube und Schönheit&lt;/em&gt; («Foi et Beauté»). En uniforme dessiné par Hitler (chemisier blanc et jupette bleue), elles font des exercices en plein air afin de se préparer elles aussi aux combats à venir par des cours de secourisme et de défense passive&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref6_r8kjx2j&quot; title=&quot;Ce terme englobe un ensemble de mesures de protection des populations en cas de guerre telles l’information et la sensibilisation, la mise en place d’un réseau de surveillance et d’alerte ou la construction d’abris souterrains.&quot; href=&quot;#footnote6_r8kjx2j&quot;&gt;6&lt;/a&gt; (León et Scot, 1997: 170).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La santé mentale et physique des jeunes filles est l’un des critères fondamentaux de la Ligue des jeunes filles allemandes (Reese, 2006: 44). Les témoignages recueillis par l’historienne Dagmar Reese insistent très peu sur l’éducation idéologique au programme des BDM et beaucoup sur les activités culturelles et sportives, les jeux et les compétitions (2006: 60-61). Les jeunes filles avaient l’impression de former un type distinctif de filles ou de femmes actives par rapport à leurs grandes sœurs ou aux «dames».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le sport au féminin&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les organisations de jeunesse italiennes, qui faisaient le pont entre l’appareil scolaire et l’appareil de loisirs, étaient orientées «vers une sorte de scoutisme permettant d’inculquer aux enfants et aux adolescentes les vertus domestiques, les exercices corporels consistant essentiellement en gymnastique et danse rythmique et un peu d’athlétisme […]. De fait, la femme idéale que cherchait à produire le fascisme n’était pas à proprement parler sportive» (Dietschy, 2008: 72). Les politiques du corps féminin adoptées par les régimes insistent d’abord avant tout sur la beauté et la maternité, mais laissent une place, certes limitée, au modèle sportif.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Celui-ci constitue d’ailleurs un bon indicateur de la contradiction de la politique du genre des régimes fascistes. En effet, comme le souligne Gigliola Gori (2004) à propos du modèle italien, après le féminisme initial des premières années du régime, celui-ci insista sur la maternité et, dans le même temps, exigea l’engagement des femmes dans la société; or, cette contradiction se retrouva dans le domaine du sport:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;En 1936, le régime pouvait se flatter de compter 5 000 athlètes féminines pratiquant essentiellement l’athlétisme, le basket-ball, la gymnastique et le roller-skating et se glorifier de la médaille d’or d’Ondina Valla au 80 mètres haies des Jeux de Berlin mais ces chiffres étaient en baisse par rapport à la fin des années 1920. De fait, l’activité des jeunes filles fut volontairement contrôlée: il fallait éviter qu’elles fussent gagnées par l’esprit de compétition et la masculinité propres au sport. (Dietschy, 2008: 72)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Reflets de ces tensions, les compétitions réunissant dans des concours sportifs l’élite des Groupes Universitaires Fascistes (GUF) leur furent interdits de 1934 à 1938, alors que des footballeuses milanaises reçurent l’autorisation de jouer à condition de ne jamais se produire en public (De Grazia, 1993).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De plus, des débats qui n’étaient pas le seul apanage de l’Italie mobilisaient les médecins réunis dans la Federazione Italiana Medici dello Sport pour déterminer si la pratique sportive ne menaçait pas la fertilité des femmes (Gori, 2004). C’est à se demander si les performances sportives des femmes n’étaient pas une menace, non pas à la fertilité, mais à l’ordre établi de la domination masculine reposant sur la supériorité physique. C’est ainsi que l’Académie d’Orvieto, en formant des jeunes filles au métier d’enseignantes en éducation physique, favorise une certaine forme d’émancipation. L’Académie féminine nationale d’éducation physique, fondée en 1932 à Orvieto, «formait en trois ans au métier d’enseignante en éducation physique des jeunes filles ayant terminé leurs études secondaires, munies d’un certificat de bonne santé (les lunettes étaient interdites, les trop maigres et les trop grasses exclues) et admises sur concours» (Valici, 2000). L’Académie formait:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;[…] des sportives capables d’auto-discipline, oui, mais des championnes, non. Grâce et légèreté, oui. Biceps et esprit de compétition, non. Le corps doit se renforcer et s’assouplir afin de mieux servir la reproduction. L’esprit aussi doit se muscler —sans excès— afin de mieux accepter la hiérarchie, la coopération, le sens du devoir. Reste qu’une formation qui permet aux jeunes filles d’échapper à la culture locale et familiale, de pratiquer une discipline moderne comme le sport, de s’auto-organiser hors de l’autorité parentale, de prendre conscience de leurs propres capacités et d’être sûres d’entrer dans le marché du travail, bref de s’émanciper, va en sens contraire des buts recherchés par le régime. (Valici, 2000)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avec l’arrivée au pouvoir du fascisme en Italie, la culture du corps s’affirme de façon significative. Bien que l’activité physique féminine ait suscité moins d’études que sa contrepartie masculine, Gori (2006) a bien montré les principes esthétiques contradictoires imposés par le fascisme au corps des femmes, tantôt agile et mince, tantôt grassouillet et doux, tantôt fort et musclé, selon les temps et les événements. L’analyse dévoile aussi une indéniable tension entre maternité et femme idéale ou idéalisée, tandis que le discours est parcouru d’apparentes contradictions:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;La bonne épouse et bonne mère qui n’a d’autre préoccupation que de donner de beaux enfants au pays est la face d’une médaille dont le revers est tout aussi important: former une jeunesse —féminine comme masculine— volontaire et énergique, porteuse de l’ordre révolutionnaire et capable d’en être les rouages militants. La contradiction n’est qu’apparente: pilier familial, productrice d’enfants ou porte-parole des valeurs du fascisme, la femme ne doit pas être passive, mais agir pour le bien commun, participer à la réussite du régime. (Valici, 2000)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;2. Beauté&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le fascisme réserve l’activité politique aux hommes et le rôle de la femme est exclusivement déterminé par sa fonction d’épouse, de mère et d’éducatrice. L’éloignement des femmes de la «chose politique» n’empêche toutefois pas l’existence de débats extrêmement animés sur les formes corporelles les plus adaptées aux femmes fascistes:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;À côté du modèle plus traditionnel de la femme soumise, modeste et naïve, émerge, dans les années 1920, un autre modèle de féminité, celui de la femme saine et forte, représentée par les sportives professionnelles. Les organisations fascistes aussi bien que les magazines féminins invitent alors les filles à abandonner leur vie paresseuse et fragile et à se lancer dans des activités plus dynamiques. (Marzano, 2009: 106)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les modèles fascistes de féminité connaissent des changements selon les époques. Il y a donc différents modèles moraux et esthétiques, étant données les ambiguïtés des politiques fascistes. Gori (2004: 54-74) identifie trois modèles italiens: la femme révolutionnaire du fascisme des débuts 1919-1924; la nouvelle femme, épouse et mère 1925-1935, dont on peut se faire une image avec le rôle incarné par Sophia Loren dans le film &lt;em&gt;Une journée particulière&lt;/em&gt;, mère épuisée de six enfants; la femme militarisée des années de guerre 1936-1945. En même temps, la culture ambiante véhicule aussi d’autres modèles, plus «hollywoodiens». Ces modèles coexistent et dominent tour à tour les discours, surtout en Italie. Il y a là aussi des particularités nationales où la femme de Vichy est fort différente de la jeune Allemande, mais où elles se rejoignent dans la béatitude de la maternité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Relativement à l’aspect physique, le Troisième Reich promeut des canons de beauté dits «aryens»: des femmes blondes, belles, grandes, sveltes et robustes à la fois. Cette image est diffusée à travers la publicité autant que l’art officiel, puisant dans l’art antique, et plus spécifiquement dans les statues gréco-romaines. Monique Moser-Verrey note qu’«on ravive, au cours des années trente, des thèmes mythologiques tels le jugement de Paris, le rapt d’Europe et les amours de Léda». Elle écrit encore que, peu importe qu’on les nomme «Femmes nouvelles» vulnérables, «mères de la race» assujetties ou athlètes de seconde zone, «les Allemandes de l’entre-deux-guerres ne jouissent au fond d’aucune considération véritable et surtout elles sont ballottées entre des images et des rôles contradictoires» (Moser-Verrey, 1991: 26-28).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quant aux Françaises, elles sont aussi tiraillées par des modèles esthétiques mis au service du (de la) politique. Les modèles de féminité changent au fil du temps et des régimes qu’ils servent. Ainsi, la France des années 1920 voit émerger le style de la garçonne&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref7_f9p1ra8&quot; title=&quot;En référence au roman La Garçonne, de Victor Margueritte. Énorme best-seller qui fit couler beaucoup d’encre et fit scandale: un an après sa parution, plus de 150 articles avaient été publiés à son sujet. Le personnage principal du récit, Monique, s’habille comme un garçon, a les cheveux courts coupés au carré, fume la cigarette, se drogue et a des maîtresses. Ce livre fut qualifié de pornographique et sa portée sociale et politique, l’égalité de l’homme et de la femme, ne fut pas non plus appréciée. L’émoi fut tel que l’on retira à Victor Margueritte la Légion d’honneur: il fut déchu de son titre de chevalier. (Source: http://www.kb.nl/bc/koopman/1919-1925/c17-fr.html — consulté le 19 mai 2011)&quot; href=&quot;#footnote7_f9p1ra8&quot;&gt;7&lt;/a&gt;, mais cette représentation est reléguée dans l’ombre des déesses de la fécondité en 1940. Les textes et les images de la propagande de Vichy le montrent jusqu’à la saturation:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Une femme sans enfants n’existe pas, excepté sous le visage de la religieuse ou de son double laïc, l’assistante sociale; les petites filles s’entraînent avec leurs poupées à répéter le seul rôle qu’elles auront à jouer —«Maintenant un jeu, plus tard une mission», dit la légende d’une affiche du Commissariat général à la famille—, et les déesses de la fécondité de Maillol&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref8_o9kehhi&quot; title=&quot;Aristide Maillol (1861-1944), sculpteur et peintre français d’origine catalane connu pour ses représentations de femmes aux formes voluptueuses.&quot; href=&quot;#footnote8_o9kehhi&quot;&gt;8&lt;/a&gt; dominent la représentation plastique du corps féminin reléguant dans l’ombre la silhouette mince de la garçonne. (Gervereau, 1990, cité dans Muel-Dreyfus, 1996: 128)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Italiennes, Allemandes et Françaises sont ramenées au rôle traditionnel de matrices de la nation et confinées à l’espace domestique, notamment par les politiques natalistes et celles concernant le travail des femmes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3. Maternité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’interdiction du travail des femmes et le discours sur la maternité&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La question du travail des femmes est intimement liée à celle de la maternité et, plus largement, à la place des femmes dans la société: «Le discours idéologique sur la maternité est souvent d’abord un plaidoyer contre le travail des femmes. Le natalisme n’est pas seulement un parti pris démographique, c’est aussi une idéologie de la domination» (Maruani citée dans Muel-Dreyfus, 1996: 126). En France, sous le régime de Vichy, la maternité est présentée comme un devoir civique «qui ne laisse aucune place au désir individuel: les femmes sont réquisitionnées pour procréer» (Ferrand, 2004: 33) et l’avortement est non plus seulement réprimé, mais considéré comme un «crime de haute trahison, puni de la peine de mort» (Muel-Dreyfus, 1996; Ferrand, 2004: 33).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En effet, comme l’écrit encore Muel-Dreyfus: «la défense et promotion du, “métier de mère” et du retour de la mère au foyer —c’est-à-dire l’imposition des équivalences femme = mère, espace féminin = espace domestique— ne se déploie pas seulement au plan symbolique … mais s’incarne dans un vaste arsenal juridique aux effets potentiels bien réels» (1996: 123). Ces lois concernent la famille, l’éducation, le travail ou la santé avec, dans ses premières lois d’exclusion, l’acte relatif au travail féminin (octobre 1940): «Le gouvernement interdit l’embauche des femmes mariées dans la fonction publique et parapublique, met en congé sans solde les mères de trois enfants dont le mari travaille, et à la retraite les femmes de plus de cinquante ans» (Battagliola, 2008: 75). De telles lois ont caractérisé également la politique nazie du travail féminin (loi qui fut infléchie en raison des besoins de main-d’œuvre de l’économie de guerre), et ce dès 1933, où seront émis les premiers interdits concernant le travail des femmes. Les spécialistes insistent sur «la fonction centrale de la politique de l’emploi féminin dans le renforcement de la domination masculine et sur l’articulation permanente des discours et pratiques portant sur la production et sur la reproduction» (Muel-Dreyfus, 1996: 126). À ces mesures juridiques et répressives s’ajoutent une propagande intense «ainsi que la célébration de fêtes investies d’une forte charge symbolique, comme la fête des Mères», proclamée fête nationale en France à partir de 1941 (Battagliola, 2008: 76).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sous le régime de Vichy, «souci nataliste, défense et glorification du métier de mère et politiques de l’emploi féminin ne sont pas contradictoires; le travail des femmes est placé sous le signe du “salaire d’appoint” et, […]&amp;nbsp;il obéit à la logique de l’&lt;em&gt;armée de réserve&lt;/em&gt;» (Muel-Dreyfus, 1996: 126 —en italique dans le texte). En 1934, Mussolini avait déclaré que «le travail féminin, pourvu qu’il ne soit pas un obstacle direct, distrait de l’enfantement». Quelques années plus tard, le régime décrétait que le travail virilisait les femmes, les rendait stériles et dégradait la morale et la race. Avec l’entrée en guerre de l’Italie, cependant, les femmes firent leur entrée en masse dans le monde du travail, même dans les usines où elles prirent la place des ouvriers mobilisés (Tacchi, 2004: 148). On voit bien comment ce discours sur le travail des femmes est modulé selon les besoins du régime, peu importe la nation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les politiques natalistes&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La révolution envisagée par Mussolini concerne uniquement les hommes:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Les femmes, elles, doivent se contenter d’incarner le rôle de l’épouse fidèle et de la mère exemplaire. Leur tâche principale consiste d’ailleurs à mettre au monde des enfants et à les éduquer selon les valeurs promues par le fascisme afin non seulement de pallier la «crise démographique» que traverse la nation, mais aussi de contribuer à la régénérescence du pays. (Marzano, 2009: 106)&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cela n’est pas sans rappeler la propagande nataliste vichyste dont l’objectif n’est «pas seulement le repeuplement, mais aussi l’éradication de la lutte des classes, par la substitution d’une mystique familiale et corporatiste»; ainsi jumelés, corporatisme et natalisme sont enrôlés «comme de puissants agents de contrôle social, destinés à assurer une paix sociale restée jusque-là illusoire» (Jennings, 2002: 102). Vichy, on l’aura compris, «aime mieux les femmes, enceintes de préférence, en chaussons dans leur cuisine» (Paxton, 1997: 166).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le régime de Vichy fonde le ministère ou commissariat d’État de la Famille en 1940 (or, pour Vichy, famille rime avec natalité). Quoique l’avortement ait été proscrit depuis longtemps, une loi du 15 février 1942 le transforme en crime d’État&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref9_77eilcm&quot; title=&quot;L’avortement représentait la trahison: «Ces femmes […]&amp;nbsp;étaient les saboteurs symboliques de la France. Par leurs crimes, elles s’attaquaient au corps maternel et reproducteur de la France» (Pollard, 2004: 215).&quot; href=&quot;#footnote9_77eilcm&quot;&gt;9&lt;/a&gt; (voir Muel-Dreyfuss, 1996: 324):&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Le 30 juillet 1943, cette réforme amena à la guillotine une femme accusée d’avoir effectué des avortements, événement porté à l’écran par Claude Chabrol dans &lt;em&gt;Une Affaire de femmes&lt;/em&gt;. Et c’est bien Vichy qui normalisa l’idéal nataliste catholique en 1943, en donnant l’ordre aux tribunaux de punir l’adultère. Vichy accorda en outre une panoplie de bénéfices fiscaux aux familles nombreuses et aux femmes restant au foyer. (Jennings, 2002: 106-107)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La loi, par un ensemble d’avantages réels et de mesures efficaces, «favorise le mariage, facilite la fondation des foyers, soutient la maternité, assiste les familles nombreuses, retient la mère au foyer, protège l’enfance» (Cointet-Labrousse, 1999: 180). Le ravitaillement accorde, par exemple, des avantages réels aux femmes enceintes. Les outils de propagande qui accompagnent ces mesures sont parfois assez lourds et on peut interroger leur efficacité:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Un tract destiné aux femmes, intitulé «Maman», décrivant les joies de la maternité, présenta par exemple une série d’illustrations sur la mère de Jésus, et une autre sur «la Maman des bêtes», où l’on voit une énorme truie allaitant ses porcelets —image&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref10_8yopwzz&quot; title=&quot;Cette image animalière sera toutefois reprise pour dénoncer cette «maternité obligatoire, comme pour les vaches et les lapines» (Macciocchi, 1976: 131).&quot; href=&quot;#footnote10_8yopwzz&quot;&gt;10&lt;/a&gt; dont on pourra questionner l’efficacité comme exaltation de la maternité. (Jennings, 2002: 111)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Outre les brochures et les réseaux de propagande, la fête des Mères permet en France de relever un ton natalo-corporatiste très net:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Tout comme l’obsession démographique, la fête des Mères ne fut nullement une invention de Vichy. Mais elle aussi allait être sujette à une transformation et à une codification de 1940 à 1944. Pour la première fois, elle devint véritablement une fête nationale, célébrée dans toutes les écoles, et accompagnée de compétitions où les mères les plus prolifiques furent récompensées par des médailles d’or, de bronze et d’argent. (Jennings, 2002: 104-105)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En ce qui concerne les femmes allemandes, on a dit que la politique nazie se résumait aux 3 K (&lt;em&gt;Kindern, Küche, Kirche&lt;/em&gt; / Enfants, Cuisine, Église). Bien que simpliste, cette formule semble coïncider avec les analyses historiques. En 1935, Hitler déclare que «la femme aussi a son champ de bataille : avec chaque enfant qu’elle met au monde, elle combat pour la nation allemande» (Muel-Dreyfuss, 1996: 320). Ainsi, les trois K symbolisent la place que les régimes fascistes attribuent aux femmes et forment la base d’un système d’exploitation sexué. C’est un discours conservateur qui justifie des mesures contre les femmes, à la façon des régimes qui, encouragés par l’encyclique &lt;em&gt;Quadragesimo Anno&lt;/em&gt; (1931), ont autorisé dans les années trente le licenciement des femmes mariées, «dans les familles où l’homme pouvait garantir le revenu» (De Leeuw, 1995: 131).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les discours et représentations sur la normativité de genre se sont construits historiquement jusqu’à devenir des stéréotypes (Mosse, 1997). Ainsi, les idées évoquées ici sur le corps féminin nous paraissent aujourd’hui d’une grande banalité. C’est oublier qu’en dehors des milieux progressistes et académiques qui nous protègent d’une certaine forme de bêtise, dans les conversations de brasserie comme chez certains chroniqueurs, la même rhétorique, les mêmes arguments, les mêmes contraintes sont imposées aux femmes sous le déguisement du choix. En effet, et pour ne prendre que cet exemple, la maternité n’est pas qu’un choix (et tant mieux lorsqu’elle résulte d’un choix), elle est aussi une contrainte.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Concernant le travail des femmes, rappelons cette idée que l’on entend proposée, notamment en temps de chômage, d’un «retour au foyer» des femmes:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;[…]&amp;nbsp;de façon épisodique et récurrente, technocrates et gouvernants de tous bords imaginent qu’«elles» pourraient bien, à la faveur de quelque allocation ou salaire maternel déguisé, se retirer du marché du travail et laisser la place aux hommes. Mais de quelle(s) place(s) s’agit-il, au juste? Les hommes au chômage viendraient-ils «remplacer» les femmes dans les emplois qui leur sont traditionnellement dévolus: infirmières, secrétaires, caissières, femmes de ménage? […]&amp;nbsp;Les discours récurrents sur le «retour au foyer» ont une fonction symbolique forte: celle de légitimer des inégalités en tous genres. Suggérer l’idée que les femmes puissent se retirer silencieusement du marché de l’emploi, pour se réfugier dans l’inactivité, signifie bien que leur droit en la matière est toujours contingent —toujours soumis aux contingences du moment. Et que leur chômage à elles est moins grave que leur chômage à eux. (Maruani, 1997: 20)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quoi de plus normal que les femmes et les hommes, renvoyés à une différence naturelle, remplissent des fonctions différentes dans la société? Il est troublant de constater que les femmes n’ont pas été que des victimes des fascismes, mais des sujets agissants et complices de leur propre domination, même s’il est difficile de le dire&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref11_iq0nppe&quot; title=&quot;37 ans après l’analyse de Maria-Antonietta Macciocchi. Voir Macciocchi, 1976.&quot; href=&quot;#footnote11_iq0nppe&quot;&gt;11&lt;/a&gt;. Mais n’est-il pas aussi troublant de constater que des pans de l’idéologie fasciste s’accrochent aux valeurs traditionnelles sécurisantes, se fixent au langage (De Leeuw, 1995: 148) et se transportent jusqu’à nous, ici, plus de 90 ans après l’installation d’un premier régime fasciste?&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Références&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ASSOULINE, Pierre. 2006. «Le fascisme français n’a pas existé», &lt;em&gt;La République des livres&lt;/em&gt;, 26 mai 2006. En ligne: &lt;a href=&quot;http://passouline.blog.lemonde.fr/2006/05/27/2006_05_le_fascisme_fra/&quot;&gt;http://passouline.blog.lemonde.fr/2006/05/27/2006_05_le_fascisme_fra/&lt;/a&gt; (consulté le 2 juin 2011)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BATTAGLIOLA, Françoise. 2008. &lt;em&gt;Histoire du travail des femmes&lt;/em&gt;, 3e édition, Paris: La Découverte, coll. Repères.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BOURDIEU, Pierre. 1998. &lt;em&gt;La domination masculine&lt;/em&gt;, Paris: Seuil.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BURRIN, Philippe. 2000. &lt;em&gt;Fascisme, nazisme, autoritarisme&lt;/em&gt;, Paris: Seuil, coll. Points Histoire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;COINTET-LABROUSSE, Michèle. 1999. &lt;em&gt;Vichy et le fascisme&lt;/em&gt;, Bruxelles: éditions Complexe, coll. 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En ligne: &lt;a href=&quot;http://clio.revues.org/index1869.html&quot;&gt;http://clio.revues.org/index1869.html&lt;/a&gt; (consulté le 5 octobre 2011)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;________. 2004. &lt;em&gt;Italian Fascism and the Female Body: Sport, Submissive Women and Strong Mothers&lt;/em&gt;, New York: Routledge.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GUILLAUMIN, Colette. 1995. «Le naturalisme, les orientations politiques et les femmes», dans &lt;em&gt;L’extrême droite contre les femmes&lt;/em&gt;, sous la dir. de Jo De Leeuw et Hedwige Peemans-Poullet, Bruxelles : Éditions Luc Pire, p. 153-162.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;JENNINGS, Éric. 2002. «Discours corporatiste, propagande nataliste, et contrôle social sous Vichy», &lt;em&gt;Revue d’histoire moderne et contemporaine&lt;/em&gt;, no 49-4, p. 101-131.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;KOONZ, Claudia. 1989. &lt;em&gt;Les mères-patrie du IIIe Reich, les femmes et le nazisme&lt;/em&gt;, Paris: Lieu commun.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LEÓN, Enrique et Jean-Paul SCOT. 1997. &lt;em&gt;Le nazisme des origines à 1945&lt;/em&gt;, Armand Colin, coll. Cursus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LYTTELTON, Adrian. 1976. «Italian Fascism», dans Walter Laqueur, ed., &lt;em&gt;Fascism, a Reader’s Guide. Analyses, Interpretations, Bibliography&lt;/em&gt;, Berkeley / Los Angeles: University of California Press, p. 125-150.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MACCIOCCHI, Maria-Antonietta. 1976. «Les femmes et la traversée du fascisme», dans &lt;em&gt;Éléments pour une analyse du fascisme, tome I&lt;/em&gt;, Paris: Union générale d’édition (10/18), p. 128-278.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MARUANI, Margaret. 1997. «Les temps modernes de l’emploi féminin», &lt;em&gt;Le monde diplomatique&lt;/em&gt;, septembre, p. 20.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MARZANO, Michela. 2009. &lt;em&gt;Le fascisme. Un encombrant retour&lt;/em&gt;, Paris : Larousse, coll. essais et documents.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MATARD-BONUCCI, Marie-Anne. 2008. «Lectures et relectures du fascisme italien», &lt;em&gt;Revue d’histoire moderne et contemporaine&lt;/em&gt;, vol. 3, n° 55-3, p. 5-10.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MOSER-VERREY, Monique. 1991. «Les femmes du troisième Reich», &lt;em&gt;Recherches féministes&lt;/em&gt;, vol. 4, n° 2, p. 25-44.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MOSSE, George L. 1997. &lt;em&gt;L’image de l’homme. L’invention de la virilité moderne&lt;/em&gt;, Paris Abbeville: Tempo. Traduction de &lt;em&gt;The Image of Man: the Creation of Modern Masculinity&lt;/em&gt;, New York: Oxford University Press, 1996.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;________. 1996. «Fascist Aesthetics and Society: Some Considerations», &lt;em&gt;Journal of Contemporary History&lt;/em&gt;, vol. 31, no 2, p. 245-252.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MUEL-DREYFUS, Francine. 1996. &lt;em&gt;Vichy et l’éternel féminin. Contribution à une sociologie politique de l’ordre des corps&lt;/em&gt;, Paris: Seuil, coll. XXe siècle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;NOLTE, Ernst. 1966. &lt;em&gt;Three Faces of Fascism: Action Française, Italian Fascism, National Socialism&lt;/em&gt;, New York: Henry Holt &amp;amp; Company.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PASSMORE, Kevin, ed. 2003. &lt;em&gt;Women, Gender and Fascism in Europe, 1919-1945&lt;/em&gt;, New Brunswick, NJ: Rutgers University Press.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PAXTON, Robert O. 1997. &lt;em&gt;La France de Vichy 1940-1944&lt;/em&gt;, Paris: Seuil, coll. L’Univers historique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;________. 1994. «Les fascismes», &lt;em&gt;Conférences Marc Bloch&lt;/em&gt;, XVIe Conférence Marc-Bloch, 13 juin. En ligne: &lt;a href=&quot;http://cmb.ehess.fr/document51.html&quot;&gt;http://cmb.ehess.fr/document51.html&lt;/a&gt; (consulté le 11 février 2011)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PIE XI. 1931. &lt;em&gt;Lettre encyclique Quadragesimo Anno&lt;/em&gt;, Montréal, École sociale populaire: Secrétariat de l’É.S.P. / Montréal: L’Action paroissiale. En ligne:&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://lesbonstextes.ifastnet.com/pxiquadragesimoanno.htm&quot;&gt;http://lesbonstextes.ifastnet.com/pxiquadragesimoanno.htm&lt;/a&gt; (consulté le 8 juin 2011)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PINNELLI, Antonella et Paola MANCINI. 1998. «Mortalité par cause de décès en Italie de 1887 à 1940». Actes du colloque &lt;em&gt;Morbidité, Mortalité: problèmes de mesure, facteurs d’évolution, essai de prospective&lt;/em&gt;, Association internationale des démographes de langue française, no 8, p. 337-349.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;POLLARD, Miranda. 2004. «Vichy et l’avortement : le contrôle du corps et le nouvel ordre moral dans la vie quotidienne», dans &lt;em&gt;La France sous Vichy : autour de Robert O. Paxton&lt;/em&gt;, sous la dir. de S. Fishman, J.-P. Azéma et Robert O. Paxton, Bruxelles: Éditions Complexe, coll. Histoire du temps présent, p. 205-219.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;REESE, Dagmar. 2006. &lt;em&gt;Growing Up Female in Nazi Germany&lt;/em&gt;, transl. by William Templer, Ann Arbor, MI: University of Michigan Press.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;SENNEBOGEN, Waltraud. 2009. «Publicité et propagande dans l’Allemagne national-socialiste et l’Italie fasciste», &lt;em&gt;Vingtième Siècle. Revue d’histoire&lt;/em&gt;, 2009/1, n° 101, p. 49-60.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;STEPHENSON, Jill. 2000. &lt;em&gt;Women in Nazi Germany&lt;/em&gt;, Don Mills, Ont.: Longman.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;STERNHELL, Zeev. 1987. &lt;em&gt;Ni droite, ni gauche. L’idéologie fasciste en France. Nouvelle édition refondue et augmentée&lt;/em&gt;, Bruxelles: Éditions Complexe, coll. Historiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;TACCHI, Francesca. 2004. &lt;em&gt;Histoire illustrée du fascisme&lt;/em&gt;, préf. de P. Milza, trad. de Étienne Schelstraete, Paris: Éditions Place des Victoires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;THALMANN, Rita. 1982. &lt;em&gt;Etre femme sous le IIIe Reich&lt;/em&gt;, Paris: Laffont.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;THÉBAUD, Françoise. 1986. «Maternité et famille entre les deux guerres : Idéologies et politique familiale», dans Femmes et fascismes, sous la dir. de Rita Thalmann, Paris: Tierce, p. 85-97.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;TRAVERSO, Enzo. 2008. «Interpréter le fascisme», &lt;em&gt;La Revue Internationale des Livres et des Idées&lt;/em&gt;, no 3, janvier-février 2008. En ligne: &lt;a href=&quot;http://www.revuedeslivres.net/articles.php?idArt=99&quot;&gt;http://www.revuedeslivres.net/articles.php?idArt=99&lt;/a&gt; (consulté le 2 juin 2011)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;TREVES, Anna. 2007. «L’Italie, de la surnatalité aux &amp;nbsp;&#039;&#039;berceaux vides&#039;&#039;. Réalités, représentations et politiques démographiques (1945-2005)», &lt;em&gt;Vingtième Siècle. Revue d’histoire&lt;/em&gt;, 2007/3, n° 95, p. 45-61.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;VALICI, Sabine. 2000. Recension de «Lucia MOTTI e Marilena ROSSI CAPONERI (dir.), &lt;em&gt;Accademiste a orvieto. Donne ed educazione fisica nell’Italia fascista 1932-1943&lt;/em&gt;, Ministero per i beni culturali e ambientali, Archivio di Stato di Terni, Sezione di Orvieto, Fondazione Istituto Gramsci, Archivio storico delle donne, ed. Quattroemme, 1996, 253 p.», &lt;em&gt;CLIO. Histoire, femmes et sociétés&lt;/em&gt;, no 11. En ligne: &lt;a href=&quot;http://clio.revues.org/236&quot;&gt;http://clio.revues.org/236&lt;/a&gt; (consulté le 28 février 2012)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;VANDROMME, Pol. 2002. &lt;em&gt;L’Europe en chemise: l’extrême-droite dans l’entre-deux guerres&lt;/em&gt;, Puiseaux (France): Pardès.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;VENNER, Dominique. 2003. «Qu’est-ce que le fascisme ? Entretien avec Emilio Gentile», &lt;em&gt;Nouvelle Revue d’Histoire&lt;/em&gt;, no 6, mai-juin, p. 28- 31.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;WINOCK, Michel. 2006. «Retour sur le fascisme français», &lt;em&gt;Vingtième Siècle. Revue d’histoire&lt;/em&gt; 2/2006 no 90, p. 3-27. En ligne : &lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2006-2-page-3.htm&quot;&gt;www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2006-2-page-3.htm&lt;/a&gt;. (consulté le 2 juin 2011)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;________. 1999, «Le fascisme, c’est la guerre»,&lt;em&gt; L’Histoire&lt;/em&gt;, no 235, septembre, p. 50-57.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Filmographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;CHABROL, Claude. 1988. &lt;em&gt;Une affaire de femmes&lt;/em&gt;. DVD, coul., son, 108 min. Chicago, Ill.: Home Vision Entertainment.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;SCOLA, Ettore. 1977. &lt;em&gt;Une journée particulière&lt;/em&gt;, v.f. de &lt;em&gt;Una Giornata particolar&lt;/em&gt;. VHS, coul. et n&amp;amp;b, 105 min. Rome: Champion; Montréal: Canafox Films.&lt;/p&gt;

&lt;section  class=&quot;footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed&quot; data-collapsible-show-label=&quot;Notes&quot; data-collapsible-hide-label=&quot;Notes&quot;&gt;&lt;ul class=&quot;footnotes collapsible-content&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_1gx96li&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_1gx96li&quot;&gt;1.&lt;/a&gt;  Citée par Jill Stephenson, 2000: 5 —ma traduction. Mes remerciements à Isabelle Courcy et aux lectrices du comité scientifique pour la lecture attentive de ce texte.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote2_3zqasgf&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref2_3zqasgf&quot;&gt;2.&lt;/a&gt; On pense par exemple à Renzo De Felice. Il existe à notre sens une «famille politique des fascismes, une famille européenne qui a connu différentes variantes, qui n’exclut certes pas la spécificité de chaque régime, mais qui constitue néanmoins leur matrice commune» (Traverso, 2008). Notons que les polémiques provoquées par la médiatisation de certaines thèses de De Felice, que ce soit celle du «consensus» suscité par le fascisme ou de sa singularité « absolue », sont toujours aussi intenses (voir Matard-Bonucci, 2008).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote3_ustg88n&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref3_ustg88n&quot;&gt;3.&lt;/a&gt; Le Régime de Vichy assure le gouvernement français de juillet 1940 à août 1944, sous la gouverne du maréchal Philippe Pétain, durant l’occupation allemande de la France. Ce régime, qui met fin à la République, tire son nom de la ville de Vichy où se situe son siège (on le désigne parfois aussi par l’appellation «Gouvernement de Vichy», voire simplement «Vichy»). Cette parenthèse dans la démocratie républicaine a une place particulière dans l’histoire française et son caractère fasciste ou &lt;em&gt;fascisant&lt;/em&gt; fait l’objet de débats. La base de l’argumentation est la loi constitutionnelle votée le 10 juillet 1940 constituée d’un article unique ayant pour objet d’attribuer les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote4_zi7eyz6&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref4_zi7eyz6&quot;&gt;4.&lt;/a&gt; Malgré la thèse française classique à l’effet que «le fascisme français n’a pas existé», on ne peut nier «l’imprégnation fasciste» ni son déploiement dans le régime de Vichy, peu importe s’il se met en place uniquement grâce à l’occupation allemande ou en conjonction avec un état d’esprit propre à la droite française. Nous laissons ce débat aux historiens et historiennes.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote5_mo9dwub&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref5_mo9dwub&quot;&gt;5.&lt;/a&gt; D’autres l’ont exprimé avant lui (dont nombre de féministes), mais c’est Pierre Bourdieu qui souligne que la masculinité et la féminité ne peuvent pas être pensés de manière séparée : c’est avant tout dans l’opposition avec le féminin que le masculin peut se construire et s’exprimer: «La virilité […], est une notion éminemment relationnelle, construite devant et pour les autres hommes contre la féminité, dans une sorte de peur du féminin, et d’abord en soi-même» (Bourdieu, 1998 : 59).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote6_r8kjx2j&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref6_r8kjx2j&quot;&gt;6.&lt;/a&gt; Ce terme englobe un ensemble de mesures de protection des populations en cas de guerre telles l’information et la sensibilisation, la mise en place d’un réseau de surveillance et d’alerte ou la construction d’abris souterrains.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote7_f9p1ra8&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref7_f9p1ra8&quot;&gt;7.&lt;/a&gt; En référence au roman &lt;em&gt;La Garçonne&lt;/em&gt;, de Victor Margueritte. Énorme best-seller qui fit couler beaucoup d’encre et fit scandale: un an après sa parution, plus de 150 articles avaient été publiés à son sujet. Le personnage principal du récit, Monique, s’habille comme un garçon, a les cheveux courts coupés au carré, fume la cigarette, se drogue et a des maîtresses. Ce livre fut qualifié de pornographique et sa portée sociale et politique, l’égalité de l’homme et de la femme, ne fut pas non plus appréciée. L’émoi fut tel que l’on retira à Victor Margueritte la Légion d’honneur: il fut déchu de son titre de chevalier. (Source: &lt;a href=&quot;http://www.kb.nl/bc/koopman/1919-1925/c17-fr.html&quot;&gt;http://www.kb.nl/bc/koopman/1919-1925/c17-fr.html&lt;/a&gt; — consulté le 19 mai 2011)&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote8_o9kehhi&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref8_o9kehhi&quot;&gt;8.&lt;/a&gt; Aristide Maillol (1861-1944), sculpteur et peintre français d’origine catalane connu pour ses représentations de femmes aux formes voluptueuses.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote9_77eilcm&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref9_77eilcm&quot;&gt;9.&lt;/a&gt; L’avortement représentait la trahison: «Ces femmes […]&amp;nbsp;étaient les saboteurs symboliques de la France. Par leurs crimes, elles s’attaquaient au corps maternel et reproducteur de la France» (Pollard, 2004: 215).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote10_8yopwzz&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref10_8yopwzz&quot;&gt;10.&lt;/a&gt; Cette image animalière sera toutefois reprise pour dénoncer cette «maternité obligatoire, comme pour les vaches et les lapines» (Macciocchi, 1976: 131).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote11_iq0nppe&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref11_iq0nppe&quot;&gt;11.&lt;/a&gt; 37 ans après l’analyse de Maria-Antonietta Macciocchi. Voir Macciocchi, 1976.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Ce texte traite du fascisme historique de la période 1922-1945: il s’attarde aux politiques fascistes qui touchent le corps féminin et qui viennent appuyer la domination traditionnelle des femmes et ce, malgré les projets révolutionnaires à l’origine de ces régimes.&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Mon, 02 May 2022 15:08:46 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexia Giroux</dc:creator>
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 <title>Présentation: de l&#039;assignation à l&#039;éclatement</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/en/articles/presentation-de-lassignation-a-leclatement</link>
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Au moment de lancer l’appel à propositions pour le colloque&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_ki8mbqs&quot; title=&quot;Le colloque «Représentations des femmes: médias, arts, société», sous l’égide de l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM (IREF) et de l’Institut d’études des femmes de l’Université d’Ottawa (IÉF), s’est déroulé dans le cadre du 79e congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas) à Sherbrooke, Québec, Canada, les 10 et 11 mai 2011.&quot; href=&quot;#footnote1_ki8mbqs&quot;&gt;1&lt;/a&gt; à l’origine de cette publication, nous misions sur la double signification du terme &lt;em&gt;représentation&lt;/em&gt;, pour traiter tant de la &lt;em&gt;place&lt;/em&gt; que de l’&lt;em&gt;image&lt;/em&gt; des femmes dans l’espace public, les médias et les arts. Notre objectif était de favoriser le dialogue entre des chercheures de différents horizons disciplinaires qui s’intéressent, d’une part, aux figures des femmes dans les récits, discours et mises en scènes et, d’autre part, aux places et positions qu’elles occupent ou qui leur sont accordées dans l’espace public comme dans l’imaginaire collectif.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’ouvrage &lt;em&gt;De l’assignation à l’éclatement. Continuités et ruptures dans les représentations des femmes&lt;/em&gt;, rassemble douze textes pour la plupart issus de ce colloque. Ceux-ci offrent une occasion de poursuivre la réflexion théorique sur les mécanismes de représentation qui interviennent dans les dynamiques et les rapports sociaux de sexe et de genre. Sans nécessairement reprendre cette double signification du terme &lt;em&gt;représentation&lt;/em&gt;, les auteures explorent, à partir de leurs disciplines et ancrages, diverses facettes de l’expérience des femmes, telle qu’elle nous est présentée dans : les discours de presse, les médias, les politiques, la fiction, les pratiques créatrices, les préconceptions et le passage du temps. Les représentations qui s’en dégagent tanguent entre le pôle convenu de l’assignation et celui, libérateur, de l’éclatement comme condition préalable aux choix, à la pleine liberté.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Figures de l’assignation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au cours de l’histoire, les représentations législatives et culturelles des femmes ont été le fait et le reflet de régimes politiques et symboliques patriarcaux et hétéronormés. Ceux-ci ont relégué les femmes hors du domaine public et, pendant longtemps, les ont définies comme non «personnes» ou non «adultes» au sens juridique des termes. Combien d’œuvres d’arts les dépeignent comme des vierges ou des mères, des courtisanes ou des saintes, et donc les associent à des statuts consubstantiels de leurs rapports sexuels avec des hommes, en tant qu’ils sont leurs —futurs—époux/amants, incluant Dieu (la religieuse mariée à Dieu)? Les seules exceptions à cette règle étaient la sorcière, la vilaine et la tentatrice. Tandis que la sorcière, qui possède des pouvoirs (connaissances) jugés maléfiques, est le plus souvent une femme ménopausée, et donc improductive en regard d’une économie centrée sur l’appropriation des capacités reproductives des femmes par les hommes, la vilaine est une pécheresse «égoïste» et désobéissante, inapte à s’occuper d’un mari et d’enfants, encore moins de parents. Elle est par ailleurs souvent «laide», alors qu’elle devrait être «belle», c’est-à-dire désirable afin qu’un homme l’«engrosse». Enfin, chargée du poids de la chute de l’humanité, Ève la séductrice est réduite à sa dimension sexuelle et esthétique. Elle est dépeinte comme cette complice du diable face à laquelle les hommes deviennent serviles et sans défense. En réalité, les figures de sorcière, vilaine et tentatrice sont «dérangeantes» parce qu’elles interpellent le pouvoir des hommes. La première vit seule et possède un savoir enviable, lié à des capacités menaçantes pour l’ordre établi; la seconde est une rebelle qui défie clairement celui-ci (Lilith refusant de se soumettre à Adam), alors que la troisième confronte les hommes à leurs propres faiblesses et vulnérabilités (Ève offrant la pomme défendue à Adam). C’est d’ailleurs à ces représentations métaphoriques de femmes indociles et voulant s’émanciper que renvoient souvent les épithètes dépréciatifs qui sont employés pour décrire les suffragettes et les féministes, ces femmes dites «enragées» qui veulent l’égalité avec les hommes, revendiquent le statut de citoyenne à part entière et réclament, entre autres, le droit de prendre leurs propres décisions concernant leur corps et leur sexualité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’éclatement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans le présent ouvrage, les auteures ne se sont pas attardées aux grandes luttes citoyennes ni aux célèbres figures de la culture occidentale (iconographie religieuse, personnages des mythes ou des contes, héroïnes sentimentales ou hollywoodiennes, etc.) qui ont alimenté et continuent d’alimenter les métaphores de la représentation des sexes, ces questions ayant déjà été traitées par des féministes d’horizons divers depuis les années soixante-dix&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref2_hyzj7mh&quot; title=&quot;Du côté des productions récentes, pensons aux nombreux articles qui sont parus sur la parité et, concernant la représentation figurative, à l’ouvrage de Raphaëlle Moine, Les femmes d’action au cinéma (2010) ou au documentaire audio-visuel, Miss Representation de Jennifer Siebel Newsom (2011), qui traite de la représentation des femmes dans les médias populaires américains.&quot; href=&quot;#footnote2_hyzj7mh&quot;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’ensemble des textes révèle en effet la lente transition qui s’opère tout au long du XXe siècle. Aux figures de femmes clichées et asservies s’ajoutent des modèles de femmes plus audacieuses, moins conformes, dans un nombre croissant d’œuvres (picturales, cinématographiques et littéraires), de discours et de médias et ce, tant en Amérique du Nord qu’ailleurs dans le monde. Ces études nous permettent de constater à quel point les stéréotypes qui réduisent les femmes à leur sexe, à la maternité et à l’espace domestique, en retrait donc des grands enjeux sociaux, du savoir et des compétences politiques, sont difficiles à déloger. Or, de plus en plus de femmes de la scène artistique et sociale utilisent une variété de stratégies face à la machine bien huilée qu’elles affrontent, améliorant ainsi nos connaissances de cette machine et contribuant à son lent déboulonnage. Les textes réunis ici s’articulent autour de trois pôles correspondant aux trois dimensions sur lesquelles les auteures se penchent: les pratiques contraignantes, les représentations et les imaginaires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les textes de la première section examinent les pratiques contraignantes que l’on impose aux femmes et décortiquent les mécanismes qui les sous-tendent. Le texte de Caroline Désy explore les interventions de régimes fascistes européens de la période 1922-1945 en matière de différence sexuelle, dans les espaces de la santé, de la beauté et de la maternité, et ce, afin d’en cerner les différentes sphères d’influence. L’analyse montre une indéniable tension entre maternité et femme idéalisée, tension nourrie par les principes esthétiques contradictoires imposés par le fascisme au corps des femmes selon les moments, les événements et les exigences politiques. Plus près de l’actualité, une autre étape dans la tradition patriarcale de contrôle des corps et des imaginaires est franchie avec l’hypersexualisation dont traitent Carole Boulebsol et Lilia Goldfarb. Leur texte permet de révéler quelques-uns des mécanismes sexualisateurs présents dans les représentations culturelles, médiatiques et publicitaires, et leurs liens avec les discriminations et les violences auxquelles les jeunes filles sont confrontées. Les auteures concluent à la nécessité de mettre au premier plan les valeurs de relations interpersonnelles équitables, de plaisir, de respect ainsi que de conscience de soi et des autres. Il est aussi possible de miser sur des mécanismes de contrôle normés ou légaux pour lutter contre les stéréotypes sexuels, comme l’exprime Rachel Chagnon dans son étude sur les organismes d’autorégulation des médias au Canada. L’auteure y questionne la détermination de ces organismes à mettre en œuvre les principes de non discrimination, tout comme elle illustre leur difficulté à prendre position sur le concept même de stéréotype sexuel. Ses conclusions invitent à penser que des revendications pour obtenir un resserrement de la vigilance et du contrôle pourraient être portées par le mouvement des femmes. Chantal Maillé, quant à elle, nous amène sur un autre terrain lorsqu’elle questionne les stratégies et les interventions qui ont été mises de l’avant par le mouvement des femmes au Québec en réponse à ce qui est parfois désigné comme «la sous-représentation politique des femmes». Son analyse met en relief les images qui ont été ou sont véhiculées à travers des stratégies et des interventions consacrées à la promotion de la présence des femmes dans la politique active. Maillé en conclut qu’elles connotent trop souvent des associations négatives entre les femmes et la politique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La deuxième section de l’ouvrage comporte des textes qui s’intéressent, à partir de points d’observation variés dans le temps et l’espace, aux représentations qui accompagnent certains discours ou pratiques. L’une des collaboratrices, Emilie Goulet, nous incite à réfléchir sur la place qu’occupe le discours antiféminisme dans la presse écrite et sur le message qui s’en dégage. Ayant dépouillé deux quotidiens québécois à grand tirage parus entre 1985 et 2009, elle constate que le discours et les arguments masculinistes y sont largement diffusés et postulent que l’égalité entre les hommes et les femmes est atteinte, ou pire, que le mouvement des femmes est allé trop loin. Geneviève Lafleur s’intéresse aussi à ce que dit la presse. Elle le fait cependant en s’attardant aux portraits convenus de trois galeristes montréalaises actives au milieu du XXe siècle. La contextualisation des portraits qui s’en dégage permet de bien voir quelles étaient les règles contraignantes auxquelles ces femmes audacieuses devaient se soumettre pour légitimer leur place sur le marché du travail et être acceptées dans le milieu des arts. Isabelle Marchand nous entraîne vers un tout autre univers en interrogeant le regard que des femmes aînées posent sur elles-mêmes. Rédigé en collaboration avec Michèle Charpentier et Anne Quéniart, son texte rend bien compte de la distance qui sépare les images réductrices qui circulent sur les femmes de 65 ans et plus au Québec, et celles que ces dernières entretiennent à l’égard d’elles-mêmes. Ce constat met notamment en lumière les écarts importants qui se creusent entre les perceptions et les attentes que notre société entretient à l’égard des aînées et les besoins et les priorités de ces dernières à une époque où indépendance et vitalité sont fortement valorisées. Enfin, la contribution de Marcelle Dubé rend compte d’une expérience pédagogique menée auprès d’étudiantes et d’étudiants en travail social. Son but était de vérifier si, à la suite de son cours sur les rapports de sexe et de genre, les représentations qu’elles et ils entretenaient à l’égard des femmes, des féministes et du féminisme seraient modifiées. L’auteure conclut que l’expérience a valu la peine puisque plusieurs membres du groupe ont affirmé qu’au terme de la session, leur perception était changée et leur opinion sur ces sujets, plus nuancée.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Enfin, la troisième section examine différentes facettes de l’asymétrie androcentrée et de la catégorisation sexuelle structurant nos imaginaires. Deux romans contemporains écrits par des femmes sont au cœur de l’analyse de Catherine Dussault Frenette, soit &lt;em&gt;Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais &lt;/em&gt;d’Anne Hébert et &lt;em&gt;L’Île de la Merci &lt;/em&gt;d’Élise Turcotte. L’initiation sexuelle de jeunes filles y est examinée attentivement, au regard d’un mouvement d’affirmation/négation du désir. Car si l’auteure y débusque une subjectivité féminine adolescente, celle-ci apparaît soumise à la suprématie du discours masculin sur le désir et le sexuel. Marie-Noëlle Huet s’intéresse pour sa part aux nouveaux récits écrits du point de vue de la mère et aux fictions ayant pour thème la maternité. Elle prend pour exemple une œuvre de l’écrivaine Nancy Huston, qui assimile enfantement et création romanesque, et s’attarde aux représentations que propose l’auteure de la «maternité-érotisme», de l’identité, et de la carrière. Ce sont aussi des créatrices qui font l’objet du texte d’Ève Lamoureux: celles-ci s’interrogent sur leur identité de femme et d’artiste en questionnant le milieu des arts visuels et la société. En examinant l’évolution d’autoreprésentations, Lamoureux constate que cette pratique est passée d’une période du genre revendiqué à celle d’une déconstruction du genre, du moins dans un contexte où celui-ci est compris de façon essentialiste, globalisante, totalisante. Enfin, l’art semblant permettre une «part d’espoir et de liberté (de jeu?) dont la réalité [serait] dépourvue»&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref3_i41fclo&quot; title=&quot;Voir la contribution de D. Bourque à cet ouvrage: «Claude Cahun ou l’art de se dé-marquer».&quot; href=&quot;#footnote3_i41fclo&quot;&gt;3&lt;/a&gt;, Dominique Bourque recense depuis quelques années des œuvres issues de personnes marginalisées et questionnant plus d’une pratique normative, comme la convergence entre sexe et genre, l’injonction à l’hétérosexualité et la déshumanisation des êtres minorisés. Cela l’amène à étudier le cas de l’artiste française Claude Cahun (1894-1954), une figure méconnue dont elle propose d’examiner l’œuvre avant-gardiste à partir du concept du dé-marquage, cette notion regroupant les stratégies qui exposent, contournent ou abolissent un ou plusieurs marquages de manière à reconquérir sa pleine humanité, et donc sa représentativité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il est entendu que cette anthologie fait silence sur de nombreuses analyses et réflexions associées aux représentations. On n’y trouvera pas, par exemple, de textes sur l’injonction à la jeunesse et à la «beauté» qui pèse plus lourdement sur les femmes que sur les hommes, mais le sujet a déjà été admirablement traité ailleurs&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref4_wnnh2kr&quot; title=&quot;Voir entre autres Éthique de la mode féminine, sous la dir. de Michel Dion et Mariette Julien (2010), et plus particulièrement l’article «D’une tyrannie de l’apparence: corps de femmes sous contrôle» de David Le Breton dans cet ouvrage. Pour une vue d’ensemble sur les processus de reproduction des stéréotypes sexuels et leurs effets, on consultera avec profit l’étude de Francine Descarries et Marie Mathieu (2010), Entre le rose et le bleu. Stéréotypes sexuels et construction sociale du féminin et du masculin.&quot; href=&quot;#footnote4_wnnh2kr&quot;&gt;4&lt;/a&gt;. Aucun texte n’aborde directement la représentation des femmes racialisées ou racisées, pauvres ou handicapées, ni les images et les descriptions de femmes qui circulent sur l’Internet et dans les médias sociaux. Ces thèmes, sollicités par notre appel à communications, n’ont malheureusement pas fait l’objet de textes ni reçu le traitement qu’ils méritaient. Nous espérons que ces omissions seront comblées par le travail de collègues dans un avenir rapproché.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le présent ouvrage regroupe néanmoins un éventail d’études faites dans diverses disciplines, par des chercheures chevronnées et émergeantes, ainsi que par des praticiennes de terrain. Il examine les représentations des femmes d’hier et d’aujourd’hui, réelles et fictionnelles, à diverses étapes de leur vie. S’il associe le politique et le culturel, c’est que ces deux dimensions sont étroitement liées dans nos sociétés de la modernité avancée où l’image&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref5_po31y1d&quot; title=&quot;L’hyperconsommation, l’importance des médias, la société du spectacle, le culte du corps et de la jeunesse, etc., qui caractérisent notre époque, favorise ce que Le Breton (2010) appelle une «tyrannie de l’apparence»: «Le corps est un lieu de différenciation, un atout pour exister dans le regard des autres, et donc une valeur à faire fructifier à travers le souci de soi. Il s’agit de construire par la mise en scène de l’apparence et éventuellement de son for intérieur des opérations pour devenir soi, se faire d’emblée image» (Le Breton, 2010: 5).&quot; href=&quot;#footnote5_po31y1d&quot;&gt;5&lt;/a&gt; s’associe désormais à la citoyenneté dans l’élaboration de nos identités:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Dans nos sociétés contemporaines, l’expérimentation prend la place des anciennes identités fondées sur l’habitus. Le sentiment de soi est inlassablement travaillé par un acteur dont le corps est la matière première de l’affirmation propre selon l’ambiance du moment. (Le Breton, 2010: 4)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les textes réunis offrent l’occasion de poursuivre la réflexion théorique engagée sur les mécanismes de représentations qui interviennent dans les dynamiques sociales et dans les interactions avec l’autre sexe. Ils constituent également une incitation à multiplier les analyses et les stratégies pour rompre avec les non-dits des représentations sexuées et documenter notre engagement à l’égard de l’égalité entre les sexes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Références&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DESCARRIES, Francine et Marie MATHIEU. 2010. &lt;em&gt;Entre le rose et le bleu. Stéréotypes sexuels et construction sociale du féminin et du masculin&lt;/em&gt;. Québec, Conseil du statut de la femme. En ligne: &lt;a href=&quot;http://www.csf.gouv.qc.ca/modules/fichierspublications/fichier-35-1082.pdf&quot;&gt;http://www.csf.gouv.qc.ca/modules/fichierspublications/fichier-35-1082.pdf&lt;/a&gt; (consulté le 29 novembre 2012)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DION, Michel et Marielle JULIEN (dir.). 2010. &lt;em&gt;Éthique de la mode féminine&lt;/em&gt;, Paris: PUF.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LE BRETON, David. 2010. «D’une tyrannie de l’apparence: corps de femmes sous contrôle», dans &lt;em&gt;Éthique de la mode féminine&lt;/em&gt;, sous la dir. de Michel Dion et de Mariette Julien, Paris: PUF, p. 3-26.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MOINE, Raphaëlle. 2010. &lt;em&gt;Les femmes d’action au cinéma&lt;/em&gt;, Paris: Armand Colin,&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;SIEBEL NEWSOM, Jennifer. 2011. &lt;em&gt;Miss Representation&lt;/em&gt;. Film documentaire, États-Unis, Girls Club Entertainment, 85 min.&lt;/p&gt;

&lt;section  class=&quot;footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed&quot; data-collapsible-show-label=&quot;Notes&quot; data-collapsible-hide-label=&quot;Notes&quot;&gt;&lt;ul class=&quot;footnotes collapsible-content&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_ki8mbqs&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_ki8mbqs&quot;&gt;1.&lt;/a&gt; Le colloque «Représentations des femmes: médias, arts, société», sous l’égide de l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM (IREF) et de l’Institut d’études des femmes de l’Université d’Ottawa (IÉF), s’est déroulé dans le cadre du 79e congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas) à Sherbrooke, Québec, Canada, les 10 et 11 mai 2011.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote2_hyzj7mh&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref2_hyzj7mh&quot;&gt;2.&lt;/a&gt; Du côté des productions récentes, pensons aux nombreux articles qui sont parus sur la parité et, concernant la représentation figurative, à l’ouvrage de Raphaëlle Moine, &lt;em&gt;Les femmes d’action au cinéma&lt;/em&gt; (2010) ou au documentaire audio-visuel, &lt;em&gt;Miss Representation&lt;/em&gt; de Jennifer Siebel Newsom (2011), qui traite de la représentation des femmes dans les médias populaires américains.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote3_i41fclo&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref3_i41fclo&quot;&gt;3.&lt;/a&gt; Voir la contribution de D. Bourque à cet ouvrage: «Claude Cahun ou l’art de se dé-marquer».&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote4_wnnh2kr&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref4_wnnh2kr&quot;&gt;4.&lt;/a&gt; Voir entre autres &lt;em&gt;Éthique de la mode féminine&lt;/em&gt;, sous la dir. de Michel Dion et Mariette Julien (2010), et plus particulièrement l’article «D’une tyrannie de l’apparence: corps de femmes sous contrôle» de David Le Breton dans cet ouvrage. Pour une vue d’ensemble sur les processus de reproduction des stéréotypes sexuels et leurs effets, on consultera avec profit l’étude de Francine Descarries et Marie Mathieu (2010), &lt;em&gt;Entre le rose et le bleu. Stéréotypes sexuels et construction sociale du féminin et du masculin.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote5_po31y1d&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref5_po31y1d&quot;&gt;5.&lt;/a&gt; L’hyperconsommation, l’importance des médias, la société du spectacle, le culte du corps et de la jeunesse, etc., qui caractérisent notre époque, favorise ce que Le Breton (2010) appelle une «tyrannie de l’apparence»: «Le corps est un lieu de différenciation, un atout pour exister dans le regard des autres, et donc une valeur à faire fructifier à travers le souci de soi. Il s’agit de construire par la mise en scène de l’apparence et éventuellement de son for intérieur des opérations pour devenir soi, se faire d’emblée image» (Le Breton, 2010: 5).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;L’ensemble des textes révèle en effet la lente transition qui s’opère tout au long du XXe siècle. Aux figures de femmes clichées et asservies s’ajoutent des modèles de femmes plus audacieuses, moins conformes, dans un nombre croissant d’œuvres (picturales, cinématographiques et littéraires), de discours et de médias et ce, tant en Amérique du Nord qu’ailleurs dans le monde. &lt;/div&gt;
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 <pubDate>Mon, 02 May 2022 14:28:15 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexia Giroux</dc:creator>
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 <title>Des similitudes différenciées, de Zloczow à Kamloops, via Lipton</title>
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 <pubDate>Wed, 20 Apr 2022 15:45:52 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexandra Boilard-Lefebvre</dc:creator>
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 <title>La relecture du mythe de Frankenstein dans le cinéma de science-fiction japonais</title>
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 <pubDate>Thu, 02 Dec 2021 01:05:25 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexandra Boilard-Lefebvre</dc:creator>
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 <title>«Depraved»: la créature et les monstres</title>
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Le dernier film de Larry Fessenden est une relecture moderne directe du &lt;em&gt;Frankenstein&lt;/em&gt; de Mary Shelley. La créature, appelée ici Adam, se réveille dans un laboratoire de Brooklyn appartenant à Henry, ancien médecin dans l’armée américaine, et victime de stress post-traumatique suite aux horreurs vues pendant son service. Ce dernier est chapeauté par Polidori, un nouveau riche qui souhaite expérimenter une drogue novatrice sur le monstre pour s’enrichir dans le futur. Les deux sont des figures paternelles pour Adam, dont le cerveau appartient en fait à Alex, assassiné dans une rue de Brooklyn. Le film présente une lecture du mythe absente de tout romantisme et pose la question du véritable monstrueux à notre époque. La créature, enfant en quête de guidance paternelle, n’est en fait entourée que d’égos démesurés, de profiteurs capitalistes sans scrupules et de femmes impuissantes face à la bêtise masculine. Si le film interroge l’éthique de l’industrie pharmaceutique et les ravages de la guerre sur l’esprit des jeunes américains de retour au pays, il est surtout une lecture du monde pessimiste; un monde dans lequel l’innocence est trahie, où les rapports humains sont entravés par des intérêts mesquins, et où l’humanité semble aussi perdue que la créature naissante.&lt;/p&gt;

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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/en/biblio?f%5Bauthor%5D=4240&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Fieu, Régis-Pierre&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2021. “&lt;a href=&quot;/en/biblio/depraved-la-creature-et-les-monstres&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;&quot;Depraved&quot;: la créature et les monstres&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;”. Within &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;L’ombre de Frankenstein ou le pouvoir d’une œuvre&lt;/span&gt;. Symposium hosted by Figura, le Centre de recherche sur le texte et l&#039;imaginaire. Université du Québec à Montréal, Montréal, 18 novembre 2021. Document audio. Available online: l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/en/communications/depraved-la-creature-et-les-monstres&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/en/communications/depraved-la-creature-et-les-monstres&lt;/a&gt;&amp;gt;. Accessed on May 1, 2023.&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=%26quot%3BDepraved%26quot%3B%3A+la+cr%C3%A9ature+et+les+monstres&amp;amp;rft.date=2021&amp;amp;rft.aulast=Fieu&amp;amp;rft.aufirst=R%C3%A9gis-Pierre&amp;amp;rft.pub=Figura%2C+le+Centre+de+recherche+sur+le+texte+et+l%26%23039%3Bimaginaire&amp;amp;rft.place=Universit%C3%A9+du+Qu%C3%A9bec+%C3%A0+Montr%C3%A9al%2C+Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Thu, 02 Dec 2021 00:39:48 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexandra Boilard-Lefebvre</dc:creator>
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