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 <title>Observatoire de l&#039;imaginaire contemporain - transgression</title>
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 <title>Analyses féministes et luttes contre l&#039;homophobie, écueils et convergences possibles: un essai</title>
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 200px;&quot;&gt;&lt;em&gt;Mon texte se veut être un humble hommage à Nicole-Claude Mathieu, qui nous laisse des textes formidables à découvrir et à redécouvrir…&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le thème de la présente publication, les zones de convergences des féminismes et des luttes contre l’homophobie, résume en lui-même ce que bon nombre d’entre nous, chercheurs-es, militants-es, intervenants-es, avons tenté et tentons de faire au jour le jour depuis des décennies. C’est parfois, pour certains, mais surtout certaines d’entre nous, l’histoire de toute une vie. C’est sans aucun doute mon cas. Entre les combats et les enjeux, perçus comme différents et complémentaires, y a-t-il eu une hiérarchie? Existerait-elle encore aujourd’hui?&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_w7h7zxk&quot; title=&quot;L’auteure remercie Irène Kaufer, militante et blogueuse féministe, pour sa relecture attentive du texte.&quot; href=&quot;#footnote1_w7h7zxk&quot;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En Belgique, l’acquisition des droits s’est faite progressivement, dans la foulée des mouvements sociaux et des avancées politiques. Citons quelques dates majeures: le droit de vote des femmes a été obtenu pleinement en 1948, le viol n’est défini légalement qu’en 1989, l’avortement, criminalisé en 1867, devient légal sous certaines conditions en 1990. En 2003, la loi anti-discrimination est votée et les couples de même sexe peuvent accéder au mariage (mais sans la filiation directe). En 2006, l’adoption est légalement ouverte à toutes les personnes et couples et ce n’est qu’en 2014 que la filiation est également directement présumée pour les couples de même sexe s’ils sont mariés. En 2013, la Belgique et ses fédérations se dotent de lois et de politiques d’abord contre les violences homophobes, puis contre l’homophobie. Ce n’est qu’en 2014 que la loi contre le sexisme est promulguée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Après mes années d’expérience en tant que psychologue, actrice de changement social et chercheure, dans ce contexte socio-politique belge, voici quelques-unes de mes considérations au sujet des luttes féministes et contre l’homophobie. Les formes de ces dernières se transforment, évoluent, «rêve-oluent», avec succès et/ou dérapages. En voici quelques exemples.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Actuellement, en Belgique francophone du moins, il devient peu concevable dans les mouvements de lutte contre l’homophobie d’envisager des luttes qui ne soient pas mixtes; elles doivent être composées de femmes et d’hommes. La proportion est variable, majoritairement en faveur des hommes. Et les mouvements lesbiens et féministes qui souhaitent des moments et des actions spécifiques pour les femmes, en non-mixité, sont alors rapidement perçus comme agressifs, bêtement séparatistes, d’un autre âge («les vieilles lesbiennes féministes») et simplistes. Les questions et revendications transidentitaires, les approches queer, prennent plus aisément leur place et deviennent prégnantes, mais il est peu évident d’interroger leurs limites, leurs résonances avec les rapports sociaux de sexe. Sous peine, encore une fois, d’apparaître comme d’une autre époque. Comment envisager et oser questionner les avancées et les écueils, à l’intersection des questions de S_exe, de G_enre et d’O_rientation S_exuelle&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref2_ppt65wf&quot; title=&quot;La majuscule barrée souligne le fait que ce sont bien des classes et des catégories socialement construites.&quot; href=&quot;#footnote2_ppt65wf&quot;&gt;2&lt;/a&gt; et des rapports sociaux de pouvoir ? Je propose d’évoquer quelques-uns des obstacles et des convergences relatifs à cette intersectionnalité qui émergent de ma pratique en tant que formatrice, superviseuse, psychologue clinicienne et chercheure universitaire. En réalisant ce travail, j’ai constaté davantage d’obstacles que de convergences, même si ces dernières sont vivement souhaitables. Mes propos sont ouverts à la critique, ils ne témoignent que de mon cheminement et de l’état de mes réflexions actuelles. Je reste en perpétuelle évolution sur ces questions.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout d’abord, selon mes pratiques en tant que féministe et ma perception des enjeux de pouvoir, il existe, même entre différents courants féministes, des convergences mais aussi des divergences, voire parfois une absence de compatibilité, entre certains féminismes. Des écueils peuvent rapidement faire surface: sommes-nous toutes d’accord pour affirmer que l’hétérosexualité est un système d’oppression? Que les droits reproductifs et sexuels doivent intégrer d’autres dimensions que la contraception et l’interruption volontaire de grossesse (IVG)? Qu’il y a une invisibilisation des questions lesbiennes dans des courants féministes et que les questions bisexuelles le sont encore davantage, y compris par certains courants lesbiens? Voilà quelques-unes de mes questions. Donc, entre féminismes et entre féministes, il existe des discussions, frictions, difficultés d’articulation à la croisée des rapports de domination. Où faut-il mettre l’énergie pour faire avancer la «cause»? Qui en bénéficie généralement et qui est reléguée le plus souvent au second plan?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais d’autre part, les divergences sont d’autant plus aigues et perceptibles entre les courants féministes et les mouvements et actions de prévention et de lutte contre l’homophobie. Les enjeux politiques et épistémologiques ont notamment été mis en évidence par Chamberland et Lebreton (2012). La rencontre de revendications communes peut rapidement se buter contre certains écueils: les espaces non mixtes pour les filles et femmes lesbiennes, bi, gouines ou non exclusivement hétérosexuelles; le sexisme et la domination masculine, y compris dans les groupes LGBT&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref3_u2hm7ls&quot; title=&quot;LGBT: lesbiennes, gays, bi, trans.&quot; href=&quot;#footnote3_u2hm7ls&quot;&gt;3&lt;/a&gt;, déniés par certains gays; la dilution de la problématique des rapports sociaux de sexe dans les approches queer; les difficultés pour construire des revendications politiques communes lors des Prides et marches des fiertés; l’évocation de la question du mariage, mais plus intensément, de celle des mères porteuses ou de la gestation pour autrui (GPA); l’islamophobie dont est parfois teintée la lutte contre l’homophobie, etc. Il s’agit de trouver en quoi l’articulation des luttes peut être un moteur, et au bénéfice –et au détriment– de qui ou de quoi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À titre d’exemple, considérons les revendications des mouvements LGBT. Cet acronyme nécessite déjà de repenser autant la hiérarchie que l’invisibilisation de certains publics et de leurs oppressions, par le recouvrement (et non l’articulation) des enjeux, luttes et populations. En effet, le mouvement LGBT n’est pas uniforme. Lorsqu’il est présenté comme un monolithe, les différences inter-groupes, entre les différentes catégories des LGBT et les différences intra-groupes, à l&#039;intérieur de chaque catégorie, sont effacées. Dans les pays post-industrialisés, les mouvements LGBT sont largement&lt;em&gt; G&lt;/em&gt;, composés de gays, occidentaux, blancs et de pouvoir socio-économique moyen ou aisé. Il semble que les&lt;em&gt; T &lt;/em&gt;(personnes transidentitaires), peuvent de mieux en mieux faire reconnaître leurs besoins spécifiques (enjeux de sortie du DSM, hormonothérapie, chirurgies, accès à des soins adéquats, etc.). Mais les &lt;em&gt;L&lt;/em&gt; (lesbiennes) et encore plus les &lt;em&gt;B&lt;/em&gt; (bisexuel-les) et leurs réalités sont invisibilisées.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il faut préciser que selon certaines études, les personnes qui s’identifient comme bisexuelles sont davantage des filles et des femmes (Diamond, 2000, 2003a, 2003b, 2005, 2008; Peplau, 1999; Peplau et Garnets, 2000) que des hommes (Rahman &amp;amp; Wilson, 2003). Ce fait est notamment relié à la socialisation selon le sexe et aux rapports sociaux, qui pèsent différemment sur les femmes et les hommes. Selon cette analyse, ce sont surtout les femmes qui sont contraintes à rester dans l’hétérosexualité, à y céder sans consentir&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref4_oq4r89b&quot; title=&quot;En référence à «Quand céder n’est pas consentir», article essentiel de Nicole-Claude Mathieu, paru dans L’Anatomie politique, 1991.&quot; href=&quot;#footnote4_oq4r89b&quot;&gt;4&lt;/a&gt;, en tout ou en partie. Ce fait s’inscrit dans la dynamique sociétale patriarcale et viriarcale&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref5_98uu54q&quot; title=&quot;Le viriarcat est une forme actuelle du patriarcat. Ce ne sont plus les plus âgés, les ancêtres, les ainés hommes qui détiennent le plus le pouvoir. Avec le capitalisme et le néo-libéralisme, le pouvoir est davantage détenu par les hommes les plus virils parmi les hommes, quel que soit leur âge.&quot; href=&quot;#footnote5_98uu54q&quot;&gt;5&lt;/a&gt;. Ce qui est caractéristique, voire structurel, c’est que l’oppression des lesbiennes et des bisexuelles est invisibilisée et niée. L’invisibilisation de leurs oppressions, y compris dans la lutte contre l’homophobie, est assez frappante et elle semble se maintenir dans le temps, sous des formes variées. Il s’agit d’une forme spécifique de l’invisibilisation de l’oppression des femmes, qui est parfois tout autant déniée, tant dans la société dans son ensemble que dans les courants LGBT.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Selon mon point de vue, les gays et les hommes bisexuels subissent de plein fouet l’homophobie, du fait même d’appartenir au groupe des hommes, des personnes socialisées comme hommes et, en même temps, du fait de ne pas y correspondre suffisamment, dans les codes de masculinité et de virilité pré-établis qui lui sont associés. Les filles et les femmes lesbiennes, bisexuelles ou sans étiquette mais qui aiment d’autres filles ou femmes, subissent moins d’homophobie au sens strict du terme. J’ai entendu dire de nombreuses fois que ce serait plus facile pour les femmes de vivre leur amour pour une autre femme. Mes recherches doctorales actuelles tendent à montrer qu’il n’en est rien. Car elles subissent davantage les contraintes à l’hétérosexualité, avec les déclinaisons de contraintes telles que :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;la contrainte à l’hétérosexualité, avec la dialectique hétérosexisme/hétéronormativité qui fonde l’hétérosystème et qui dévalorise les autres formes de relations que l’hétérosexualité et survalorise l’hétérosexualité simultanément (Horincq-Detournay, 2015);&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la contrainte à l’exercice social de la sexualité avec un homme;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la contrainte à la maternité dans un cadre hétérosexuel;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la contrainte au mariage (avec un homme);&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la contrainte à la soumission aux hommes, notamment par l’éducation au désir masculin (Tabet, 1998) et à la désirabilité sociale et sexuelle à travers le seul regard des hommes, par la romance hétérosexuelle, par les provocations sexistes et de drague (Lebreton, 2014)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Les critiques de la notion d’homophobie (individualisant, psychologisant, etc.) ont été justement décrites par Chamberland et Lebreton (2012), tout en ajoutant la critique de l’androcentrisme de cette notion. Le concept de l’hétérosexisme est plus large et opérationnel pour aborder les problématiques relatives aux rapports sociaux de sexe et favoriser l’émancipation collective et individuelle de nombreuses personnes. Mais son intérêt en recherche et sa portée politique ne rencontrent pas le même succès que la notion d’homophobie. On peut présumer que ce qui relève du masculin et de ses déclinaisons présente un attrait accru, comparativement à ce qui peut davantage permettre l’émancipation des femmes et des personnes lesbiennes ou bi. Les filles et les femmes qui sont lesbiennes ou bisexuelles tentent de sortir de l’hétérosystème et doivent conjuguer leurs efforts pour s’extraire du sexisme et des contraintes à l’hétérosexualité. En m’appuyant sur les travaux de Guillaumin (1992), j’ai émis une hypothèse. Pour rappel, cette auteure met en évidence les appropriations multiples, collectives et individuelles, des femmes. «L’appropriation matérielle de la classe des femmes par la classe des hommes: le sexage» (36) opère collectivement et en outre, «&lt;em&gt;l’ensemble des hommes&lt;/em&gt; dispose de &lt;em&gt;chacune des femmes&lt;/em&gt;» (42). Il s’agit d’une appropriation individuelle de chaque femme par la classe des hommes, à laquelle s’ajoute l’appropriation individuelle, privée, d’une femme par un homme en particulier, par le mariage notamment (33). Sur ces bases, j’émets l’hypothèse que les lesbiennes et les bisexuelles, de par leur orientation sexuelle et leur sortie de l’hétérosexualité exclusive, sortent partiellement du groupe, de la classe des femmes&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref6_tq307m6&quot; title=&quot;En référence à «Les lesbiennes ne sont pas des femmes», Monique Wittig, 2001.&quot; href=&quot;#footnote6_tq307m6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;. Elles s’émancipent individuellement (volontairement ou non) en se réappropriant elles-mêmes, par leurs tentatives pour échapper aux relations sociales liées aux rapports de pouvoir et aux institutions patriarcales et sexistes (mariage avec un homme, appartenance au père, à la religion, etc.), qui sont des actualisations du sexage, selon Guillaumin, en s’éloignant de l’appropriation privée par un homme et de l’appropriation individuelle par la classe des hommes. Mais elles n’échappent pas au rapport de l’appropriation sociale en tant que femmes; elles restent contraintes socialement, par l’appropriation collective des femmes, dont elles continuent à faire néanmoins partie. Et individuellement, elles peuvent devoir payer le prix de leur autonomisation, entre autres en subissant «les injures plus ou moins violentes et les menaces traditionnellement lancées à toutes les femmes qui n’acceptent pas les termes de cette relation, de ce jeu» (42) de leur indisponibilité à la classe des hommes. Ce n’est donc pas plus facile à vivre pour elles que pour les gays. D’autant que les rapports de domination qu’elles doivent traverser ne sont pas vus comme tels et que la lutte contre l’hétérosexisme ne rencontre pas un réel intérêt dans les luttes contre l’homophobie, ni dans la société dans son ensemble.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il existe donc un grand nombre de difficultés pour articuler les luttes et les rendre véritablement intersectionnelles. Pour l’illustrer, prenons l’exemple des mouvements de revendications dits LGBT, au sujet de l’égalité de droits et de traitement, notamment des droits familiaux. On peut se demander si l’homonormativité (Duggan, 2002) qui s’exprime par la revendication des droits familiaux et sociaux des LGBT, dont l’accès au mariage et à l’adoption, ne renforce pas le système de domination. L’homonormativité peut se définir comme des tentatives pour rentrer dans les normes, schémas et modèles hétérosexuels: se marier, vivre ensemble, avoir des enfants, etc. Les personnes LGBT qui y correspondent le plus, qui sont assimilées, intégrées, sont d’ailleurs mieux acceptées par la société hétérosexuelle et hétéronormative. De nombreux gays, mais aussi la plupart des lesbiennes et des personnes bi, ont manifesté un vif intérêt pour ce mouvement de revendications des droits. Il s’agissait d’une valeur socialement partagée, celle de l’égalité. Mais aussi, il s’agissait de se sentir intégrés-es, de faire partie de l’histoire humaine, d’appartenir enfin à la société et d’y avoir une place respectable et respectée, reconnue par les autres, par les modèles dominants. Les seules voix qui s’opposaient à ce mariage pour tous, contre l’institution du mariage, étaient très rares, incomprises et elles émanaient de certaines militantes féministes et lesbiennes, pas des gays. Il s’agissait d’une critique de la notion même de mariage comme institution patriarcale, outil de domination des femmes. Il s’agissait pour elles de revendiquer d’autres évolutions, d’autres droits, dont les droits individuels, plus favorables à toutes et tous. Pour certaines personnes qui voulaient l’accès au mariage, il s’agissait de modifier la notion de mariage de l’intérieur, comme le cheval de Troie. Mais comme le disait Audre Lorde (2003: 119), «les outils du maître ne détruiront pas la maison du maître».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Récemment, ce qui s’est passé en France, les réactions contre le mariage pour tous et les discours réactionnaires qui ont accompagné ce processus socio-politique, n’est qu’un exemple des obstacles que rencontre l’égalité pour tous les couples, quels qu’ils soient, qui veulent se marier, même si l’égalité est une règle dans tous les pays qui composent l’Union européenne. Des lois ont été adoptées depuis plusieurs années aux Pays-Bas et en Belgique, sans qu’il y ait de tels mouvements sociaux d’opposition. Depuis les débuts de l&#039;Union européenne, un article du Traité mentionnait l’égalité et l&#039;interdiction des discriminations. Petit à petit, chaque pays intègre, dans ses lois nationales, des arrêtés anti-discriminations et la promotion de l’égalité de droits et de traitements, qui mènent par exemple à l’accès au mariage pour tout couple. On ne change pas le système mis en place et qui est vu comme naturel (se marier, avoir deux parents, vouloir et devoir se reproduire si possible biologiquement grâce aux avancées scientifiques, maintien des lois patriarcales, etc.). On permet que tout le monde y ait accès ou en ait l’illusion.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Du coup, la porte se ferme au sujet du travail pour d’autres luttes, dont celle des droits individuels (et non pas les droits dérivés) qui auraient eu un réel effet de changement social, au bénéfice de toutes et tous, femmes et hommes, dont les personnes les plus vulnérabilisées économiquement et socialement, c’est-à-dire les femmes. En effet, les droits dérivés assurent les privilèges des dominants et la dépendance des dominées (économique, par exemple), tandis que les droits individuels reconnaissent à chaque personne des droits sociaux en tant qu’individu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La suite actuelle de ce mouvement égalitaire, au sujet du fait de pouvoir avoir des enfants qui soient protégés-es dans leurs droits de filiation, amène la délicate question des femmes, des mères donneuses et porteuses, renommée pour la «cause» gestation pour autrui notamment par les mouvements gays de lutte contre l’homophobie. Il ne s’agit pas de naturaliser à nouveau les fonctions de mère, je ne relève pas d’un féminisme essentialiste. Mais il y a de fait un versant biologique non négligeable dans ces questions. Les corps des femmes ne sont pas de simples machines de production (d’ovules) et de reproduction (d’enfants), tout comme les dons de sperme et d’ovules ne sont pas comparables en termes d’atteintes physiques. De plus, socialement, ce ne sont pas n’importe quelles femmes qui vont se proposer comme donneuses d’ovules ou porteuses d’enfants. Le plus souvent, ce sont des femmes pauvres, des pays émergents par exemple, à destination des couples hétérosexuels la plupart du temps, mais aussi des couples de même sexe, majoritairement des gays, couples aisés, riches, des pays occidentaux. Il existe un encadrement par des cliniques de fertilité, dans ces pays mais aussi dans les pays du Nord. Dans les pays occidentaux qui l’autorisent ou qui utilisent le vide juridique, tel qu’en Belgique, ces cliniques travaillent avec des femmes de leur pays. Leur degré de pauvreté est sans doute moindre et certaines ont probablement des volontés altruistes de donner la vie pour d’autres couples. Néanmoins, il ne semble pas que les femmes d’un certain niveau socio-économique, de certaines classes sociales, soient nombreuses à se proposer. Ces cliniques, privées, prennent souvent une bonne part de l’argent payé par les personnes ou les couples demandeurs. &lt;em&gt;Business is business&lt;/em&gt;, dans nos sociétés capitalistes et viriarcales. Le commerce est ainsi fait que les intermédiaires se font payer des sommes importantes. Ces services répondent à une demande, celle des couples stériles, de sexes différents ou de même sexe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ayant récemment entendu des gays qui avaient eu recours à ces services et d’autres qui espéraient y avoir recours, j’ai été frappée par certains propos qui se voulaient respectueux à l’égard des femmes, mais qui les considéraient néanmoins comme des objets. À titre d’exemples, ces hommes se demandaient comment être sûrs des capacités de reproduction des femmes qu’on leur présentait. Leur argent (une somme moins élevée en faisant appel aux pays du Sud, mais conséquente lorsque la demande était réalisée auprès d’une femme dans un pays occidental), allait-il être placé avec le meilleur rendement possible? Les femmes les plus expérimentées, ayant déjà porté des enfants pour autrui, ainsi que les femmes plus jeunes, étaient plus «chères» que les autres. La proposition des nouvellement pères était d’envisager cela comme une assurance complémentaire. Les gays les plus pauvres auront-ils également accès à ces «services» ou est-ce que cela restera réservé aux plus nantis?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’autres exemples concernaient l’importance de contrôler les dépenses des femmes, ce dont la clinique de fertilité se charge. Puisqu’elles ne sont pas rétribuées à proprement parler, elles reçoivent de l’argent en échange de leur prestation, mais en tant que remboursement de frais (faire des courses au supermarché, des massages, acheter des vêtements, assumer les frais médicaux liés à la grossesse, etc.). Le prix est convenu contractuellement par avance et les femmes doivent rendre leurs tickets de caisse afin de recevoir l’argent. Elles n’ont pas l’autonomie sur l’argent perçu. En ce sens, on peut faire un parallèle avec ce qu’analyse Delphy (2009) du mode de production domestique,&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;pour comprendre en quoi consiste l’entretien et en quoi il diffère du salaire. En effet, trop de gens «traduisent» l’entretien en son équivalent monétaire, comme si une femme qui reçoit un manteau recevait la valeur de ce manteau. Ce faisant, ils abolissent la distinction cruciale entre salariat et rétribution en nature, distinction qui, indépendamment de la «valeur» consommée, crée la différence entre consommation libre et consommation non libre. (13-14)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Selon les discussions entre pères et futurs pères, certaines seraient aussi plus dépensières et devraient être davantage contrôlées.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À côté de cela, d’autres propos encensent les femmes qui sont donneuses ou porteuses, les considérant à peu près comme des «saintes» qui donnent la vie pour d’autres personnes et qui sont remerciées pour leur cadeau par des offrandes financières. J’ai entendu souvent parler de don et de contre-don, mais qu’est-ce que cela recouvre? En aucun cas, la transaction financière pour l’utilisation de leur corps n’est vue comme un salaire, la loi ne l’autoriserait pas. Le politiquement correct non plus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans &lt;em&gt;L’Anatomie politique&lt;/em&gt;, Nicole-Claude Mathieu dit: «je ne saurais “défendreˮ aucune société, culture, option ou idéologie (fût-elle minoritaire d’un certain point de vue) dont la survie en l’état, le “progrèsˮ, la “modernisationˮ ou l’expansion dépendrait de l’oppression des femmes, ou l’aménagerait» (Mathieu, 1991: 135). Mes questionnements sur ces processus de revendications de certains gays rejoignent cette considération. Selon moi, les droits des gays ne peuvent pas porter préjudice aux droits de femmes (droits reproductifs et sexuels, économiques, sociaux, droit à la santé, etc.). Sinon, il s’agit de rapports de domination qui peuvent être niés par les gays eux-mêmes, mais qui n’en existent pas moins. Si ces transactions financières et le rapport social sont différents de ce qui existe dans la prostitution, il ne s’agit pas non plus d’un cadeau, d’un don, pour lequel la femme est récompensée par un contre-don, économique, déguisé en cadeau de remerciement relationnel et humain. Il s’agit bien d’un rapport d’exploitation qui doit être envisagé comme tel. Explorer la multiparentalité est une piste à creuser, qui permettrait aux hommes d’avoir et d’élever des enfants, tout en respectant davantage les droits des femmes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un autre exemple qui met en tension mes considérations féministes concerne l’homonationalisme et les dérives sécuritaires. Dans un contexte néolibéral global, le virage à droite est de plus en plus fréquent et banalisé en Europe. Le terme «homonationalisme», inventé par Puar (2007), met en évidence les mécanismes mis en œuvre dans la lutte des droits des LGBT, qui peuvent être intégrés et récupérés, dans des logiques nationalistes des pouvoirs dominants, des pays occidentaux post-industrialisés. Il est donc relié à l’homonormativité et son instrumentalisation. La Belgique, par exemple, s’est dotée d’un plan de lutte contre les violences homophobes (2013), avant qu’un plan de lutte contre l’homophobie et les discriminations (2013) n’existe. Il a été ajouté rapidement, après-coup. On pourrait pourtant préférer que les personnes n’aient pas à vivre de la violence homophobe avant que quelque chose puisse être fait légalement et prévenu socialement. Une recherche menée à Bruxelles par Huysentruyt de l’Université d’Anvers (2013) montrait que les gays, majoritairement présents dans le quartier St-Jacques de Bruxelles (sorte de village gay et «LGBT»), souhaitaient une plus grande réaction et coercition envers les personnes et les actes homophobes. Ils incriminaient le plus souvent les personnes d’origine arabe et de confession musulmane, qui sont nombreuses dans ce quartier. Selon leurs dires, ces personnes seraient plus homophobes, de par leurs croyances, culture, religion et origines. Pourtant, entre leurs représentations et les réalités des faits, il existe de nombreuses différences&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref7_20al1hz&quot; title=&quot;Selon les agressions, l’auteur peut être d’origine «arabe» ou «européenne», la seule et écrasante ressemblance, c’est que tous les auteurs d’agressions sont des hommes.&quot; href=&quot;#footnote7_20al1hz&quot;&gt;7&lt;/a&gt; et les femmes ne font pas face aux mêmes agressions que les hommes. Ces dernières font face à des violences lesbophobes dans la communauté gaie elle-même, qui les nie. Elles partagent le vécu des violences sous-estimées avec les gays d’origine ethnoculturelle, selon l’analyse que l’on peut faire de ce rapport. L’intersectionnalité permet de mettre en lumière les rapports de domination croisés et l’indivisibilité des droits humains. Pour la majorité des gays de ce quartier, il y a d’un côté, le monde occidental, blanc, dominé par les hommes, «tolérant» et libéral, et de l’autre côté, un monde musulman, sexiste et homophobe, où les hommes ont le pouvoir. La diversité et les spécificités des violences, notamment à l’égard des femmes, ne sont pas suffisamment envisagées par les mouvements de lutte contre l’homophobie. Les intersections avec le sexisme, mais aussi le racisme, l’âgisme, ne le sont pas davantage.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La question du pouvoir des hommes, y compris celui des gays, est souvent difficile à amener dans les luttes communes entre féministes et LGBT. Souvent, les hommes ne reconnaissent pas qu’ils font partie du groupe, de la classe des dominants (voir les travaux de Thiers-Vidal, 2010). Les gays le reconnaissent encore moins, ayant été parfois eux-mêmes rejetés, discriminés et violentés par ces mêmes dominants, les plus homophobes d’entre eux, qui assurent la police du genre et qui appartiennent à la même classe qu’eux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En 2014, le 17 mai, il y a eu à Bruxelles un collectif Alternatieve Pride Alternative (APA), pour des revendications autres que la Pride4Every1 (&lt;em&gt;Pride for Everyone&lt;/em&gt; / Fierté pour tous), dont les enjeux commerciaux mais aussi électoraux, à une semaine des élections, étaient manifestes. L’essentiel des revendications portaient sur les familles : faciliter l’accès à l’adoption, la filiation juridique pour les co-parents, combler le vide juridique entourant ce qui était exclusivement nommé gestation pour autrui, le droit de donner son sang pour les gays, l’application de la loi pénalisant l’homophobie et la transphobie&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref8_xthbbbs&quot; title=&quot;À noter que dans cette dénomination, les lesbiennes et les bi, dites cisgenres, sont moins concernées et donc moins protégées.&quot; href=&quot;#footnote8_xthbbbs&quot;&gt;8&lt;/a&gt; et enfin, la concrétisation de l’éducation à la vie affective et sexuelle. Le collectif alternatif, féministe et anti-capitaliste voulait re-politiser le débat et leur marche commune avait comme centre d’intérêt la lutte contre les oppressions. Mais deux écueils peuvent mettre à mal ce mouvement naissant. En interne, des approches différentes en stratégies, mais aussi en positionnement politique, pourront se faire sentir avec le temps (entre queer et féministes radicales matérialistes par exemple). A l’extérieur du mouvement, le mouvement collectif majoritaire de la Pride a tenté de «récupérer» ce mouvement dissident, en les enjoignant à les rejoindre et en s’agaçant de leur refus. Comment articuler les luttes entre féministes, face à un courant de lutte contre l’homophobie qui a la légitimité et une reconnaissance dont n’ont jamais joui les courants féministes traditionnels? Comment mieux articuler les luttes féministes et celles contre l’homophobie?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’autres questions émergent. Comment comprendre le succès des questions trans tandis que les questions lesbiennes et bi ne l’ont jamais eu? Actuellement, les performances post-porn des féministes dites «pro-sexe»&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref9_90u88fr&quot; title=&quot;Comme si les autres féministes étaient anti-sexe?&quot; href=&quot;#footnote9_90u88fr&quot;&gt;9&lt;/a&gt;, réalisées y compris par des personnes se présentant comme lesbiennes, ont un certain succès auprès des gays et des mouvements de lutte contre l’homophobie, alors que d’autres approches féministes traditionnelles n’ont jamais reçu cet intérêt. Est-ce que c’est leur caractère individualisant et le passage par le corps, ses performances, sa marchandisation, sa pornographisation qui les rend plus populaires que les approches qui relèvent davantage du social, du collectif et des rapports sociaux de domination? Toutes ces questions m’interpellent. Elles prennent tout leur sens, concrètement, notamment lorsque je dispense des activités de formation d’adultes, professionnels-les de l’éducation, de la santé, des services sociaux,&amp;nbsp;etc.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En effet, depuis de nombreuses années, j’offre des formations sur «l’éducation non sexiste et ouverte à la diversité». Ce titre mériterait en soi déjà bien des débats. Il s’agit du titre officiel émis par les instances de formation. Petit à petit, pour donner à voir et schématiser les rapports de domination et leurs croisements, j’ai développé un tableau qui reprend les processus de hiérarchisation-différenciation binaire (inspiré des travaux de Guillaumin, 1992; Mathieu, 1991; Delphy, 2008), selon le S_exe, le G_enre et l’O_rientation sexuelle. J’explicite aussi largement les processus de sur-différenciation inter-groupes (variabilités entre les groupes) et de sous-différenciation intra-groupes (variabilités entre les membres d’un même groupe).&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73269&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Chacune des catégories est soutenue et renforcée par des doubles mouvements de survalorisation et de dévalorisation qui agissent conjointement. Pour le sexisme, il s’agira de la domination des hommes contre la dévalorisation des femmes et leurs instrumentalisations et appropriations. Pour l’homophobie, il s’agira du renforcement de la virilité et de ce qui est considéré comme le productif contre la dévalorisation du féminin et de ce qui est considéré comme le reproductif. Pour l’hétérosexisme, il s’agira de la survalorisation de l’hétérosexualité et de la dévalorisation des autres formes dont l’homosexualité et la bisexualité. L’avantage de ce schéma est d’articuler les rapports de domination, sur base du S_exe, du G_enre et des O_rientations sexuelles. L’inconvénient, outre sa simplification, c’est que les rapports sont mis sur le même niveau. Or, il se peut que certains rapports (hétérosexisme/hétéronormativité, homophobie/virilité) soient des moyens qui servent à réaliser le sexisme et la domination masculine (dévalorisation des femmes, misogynie/domination des hommes). La question reste ouverte et à creuser.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’autre part, il ne me semble pas que les approches qui tendent à décloisonner, à enlever les catégories ou à les rendre caduques, puissent être suffisantes pour mettre à mal cette architecture des contraintes sociales. Enlever les catégories, les différences, certains-es pensent le réaliser en enlevant les étiquettes de genre. Théoriquement et politiquement, c’est intéressant. Mais les rapports de domination ne seraient-ils pas ainsi davantage invisibles et invisibilisés? Il me semble que cela ne les modifierait pas. C’est peut-être pourquoi ces courants rencontrent davantage de succès actuellement que les courants féministes, notamment radicaux et matérialistes, et qui remettraient plus directement et profondément le système en question. Je pense qu’enlever les étiquettes et les catégories ne pourra s’opérer que dans un second temps. Après que les rapports de domination aient été anéantis, et non pas dans l’ordre inverse puisque «[l]a hiérarchisation précède la différence» (Delphy, 2008). C’est aux rapports hiérarchiques qu’il convient d’accorder toute notre attention et notre énergie; sur ce point, des convergences pourraient davantage se développer entre les mouvements féministes et de lutte contre l’homophobie.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour finir cet article sur une note plus positive, je présenterai une affiche de prévention, réalisée par l’association Magenta, qui rencontre un grand succès auprès des jeunes et qui relie lutte contre le sexisme et l’homophobie. Prochainement, un site à destination des jeunes complétera cette affiche, pour offrir des informations et du soutien aux jeunes et à leur entourage, familles, amis-es et écoles&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref10_300lp3l&quot; title=&quot;http://www.moicmoi.com &quot; href=&quot;#footnote10_300lp3l&quot;&gt;10&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73270&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Articuler les luttes, de manière très concrète, est donc possible. Ce qui m’a aidée à le faire, c’est de garder comme fil conducteur l’analyse féministe, l’analyse des rapports sociaux de sexe. Je peux alors articuler ceux-ci, selon mes expériences et mes expertises professionnelles, avec la lutte contre l’homophobie, mais aussi dans d’autres champs dans lesquels je travaille. Par exemple, je le fais également au sujet des violences intra-familiales, dont les violences conjugales et les maltraitances à l’égard des enfants, et leur prévention. La racine et la transversalité de mon analyse féministe, comme fil premier et primordial, me permettent de l’articuler avec d’autres rapports de domination. Je ne pense pas que j’aurais pu le faire avec autant d&#039;ouverture, d&#039;efficacité et de richesse, si j’avais pris comme fil primordial la lutte contre l’homophobie ou celle de la prévention des maltraitances. J’ai d’abord été une professionnelle qui a œuvré dans les champs des maltraitances et des violences, ensuite dans la lutte contre l’homophobie. Ceci a fait de moi une actrice de changement social. Mais ce n’est que depuis que je m’intéresse aux lesbiennes et femmes bisexuelles que je suis régulièrement présumée de prosélytisme en tant que chercheure. Pourquoi ne l’étais-je pas comme une militante de la bientraitance des enfants? C’est depuis ma rencontre avec les courants féministes, et particulièrement l’analyse féministe radicale matérialiste, conjointe avec le lesbianisme politique, que j’ai trouvé les moyens les plus intéressants pour articuler mes pratiques, des actions les plus concrètes en aidant les jeunes, leurs familles jusqu’à la production de connaissances scientifiques, assumées, qui ont une grande pertinence sociale.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’articulation, les interconnections, l’intersectionnalité des rapports de domination nous invitent à reconsidérer continuellement nos croyances, nos luttes, à repenser nos pratiques ensemble. Selon le chemin que j’ai moi-même parcouru, c’est en maintenant le cap sur l’analyse des rapports sociaux de sexe, le fil conducteur sur l’analyse féministe, que l’on peut espérer améliorer au mieux les articulations des luttes, dont celles contre l’homophobie.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Références&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;CHAMBERLAND, Line et Christelle LEBRETON. 2012. «Réflexions autour de la notion d&#039;homophobie: succès politique, malaises conceptuels et application empirique», &lt;em&gt;Nouvelles Questions Féministes&lt;/em&gt;, vol. 31, n°1, p. 27-43.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DELPHY, Christine. 2009. &lt;em&gt;L’ennemi principal. Économie politique du patriarcat&lt;/em&gt;. Paris: Syllepse, coll. «Nouvelles Questions Féministes».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;______. 2008. &lt;em&gt;Classer, dominer. Qui sont les «autres»? &lt;/em&gt;Paris: Édition La Fabrique.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DIAMOND, Lisa. M. 2008a. «Female Bisexuality from Adolescence to Adulthood: Results from a 10-year Longitudinal Study», &lt;em&gt;Developmental Psychology&lt;/em&gt;, 44, p. 5-14.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;______. 2008b. &lt;em&gt;Sexual Fluidity, Understanding Women’s Love and Desire&lt;/em&gt;, Cambridge: Harvard University Press.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;______. 2005. «A New View of Lesbian Subtypes: Stable vs. Fluid Identity Trajectories over an 8-year Period»,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Psychology of Women Quarterly&lt;/em&gt;, 29, p. 119-128.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;______. 2003a. «Was it a Phase? Young Women&#039;s Relinquishment of Lesbian/Bisexual Identities over a 5-year Period», &lt;em&gt;Journal of Personality and Social Psychology&lt;/em&gt;, 84, p. 352-364.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;______. 2003b. «What does Sexual Orientation Orient? A Biobehavioral Model Distinguishing Romantic Love and Sexual Desire», &lt;em&gt;Psychological Review&lt;/em&gt;, 110, p. 173-192.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;______. 2000. «New Paradigms for Research on Heterosexual and Sexual-Minority Development», &lt;em&gt;Journal of Clinical Child and Adolescent Psychology&lt;/em&gt;, 32, p. 490-498.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DUGGAN, Lisa. 2002. «The New Homonormativity: The Sexual Politics of Neoliberalism», dans &lt;em&gt;Materializing Democracy: Toward a Revitalized Cultural Politic&lt;/em&gt;, sous la dir. de Russ CASTRONOVO et Dana D. NELSON, p. 175-194.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GUILLAUMIN, Colette. 1992. &lt;em&gt;Sexe, race et pratique du pouvoir. L’idée de Nature&lt;/em&gt;, Paris: Côté-femmes, coll. &amp;nbsp;«Recherche».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;HORINCQ-DETOURNAY, Rosine. 2015. «Se vivre lesbienne ou bisexuelle aujourd’hui? C’est comme un tailleur Chanel jaune fluo…», &lt;em&gt;Thérapie familiale&lt;/em&gt;, Genève, vol. 36, no 1, p.149-162.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;HUYSENTRUYT, Heleen. 2013.&lt;em&gt; De contekst van homofoob geweld in de publieke ruimte. Een etnograpfisch onderzoel in het centrum van Brussel&lt;/em&gt;, Universiteit Antwerpen.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LEBRETON, Christelle. 2014. &lt;em&gt;Rapports sociaux de sexe et sexualité dans le québec contemporain: les trajectoires adolescentes lesbiennes&lt;/em&gt;, Thèse de doctorat. Montréal: Université du Québec à Montréal.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LORDE, Audre. 2003 [1984]. &lt;em&gt;Sister Outsider. Essais et propos d&#039;Audre Lorde: sur la poésie, l&#039;érotisme, le racisme, le sexisme…&lt;/em&gt;, textes traduits de l’anglais par Magali C. Calise ainsi que Grazia Gonik, Marième Hélie-Lucas et Hélène Pour, Genève: &amp;nbsp;Mamamélis et Laval: Trois.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MATHIEU, Nicole-Claude. 1991. &lt;em&gt;L’anatomie politique. Catégorisations et idéologies du sexe&lt;/em&gt;, Paris: Côté- femmes, coll. «Recherche».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PEPLAU, Letitia Anne et Linda D. GARNETS. 2000. «A New Paradigm for Understanding Women&#039;s Sexuality and Sexual Orientation», &lt;em&gt;Journal of Social Issues&lt;/em&gt;, 56(2), p. 329-350.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PEPLAU, Letitia Anne, L. R. SPALDING, T. CONLEY et R. VENIEGAS. 1999. «The Development of Sexual Orientation in Women»,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Annual Review of Sex Research&lt;/em&gt;, 10, p. 70-99.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PUAR, Jasbir K. 2007. &lt;em&gt;Terrorist Assemblages. Homonationalism in Queer Times&lt;/em&gt;. Durham et Londres: Duke University Press.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;RAHMAN, Qazi et Glenn WILSON. 2003. «Born Gay? The Psychobiology of Human Sexual Orientation»,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Personnality and Individuals Differences&lt;/em&gt;, 34, p. 1337-1382.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;TABET, Paola. 1998. &lt;em&gt;La Construction sociale de l’inégalité des sexes. Des outils et des corps&lt;/em&gt;, Paris: L’Harmattan, coll. «Bibliothèque du féminisme».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;THIERS-VIDAL, Léo. 2010. &lt;em&gt;De «l&#039;ennemi principal» aux ennemis principaux. Position vécue, subjectivité et conscience masculine de domination&lt;/em&gt;, Paris: L’Harmattan, 374 p. [Publication posthume].&lt;/p&gt;&lt;p&gt;WITTIG, Monique. 2007 [2001]. &lt;em&gt;La Pensée straight&lt;/em&gt;, Paris: Amsterdam.&lt;/p&gt;

&lt;section  class=&quot;footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed&quot; data-collapsible-show-label=&quot;Notes&quot; data-collapsible-hide-label=&quot;Notes&quot;&gt;&lt;ul class=&quot;footnotes collapsible-content&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_w7h7zxk&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_w7h7zxk&quot;&gt;1.&lt;/a&gt; L’auteure remercie Irène Kaufer, militante et blogueuse féministe, pour sa relecture attentive du texte.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote2_ppt65wf&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref2_ppt65wf&quot;&gt;2.&lt;/a&gt; La majuscule barrée souligne le fait que ce sont bien des classes et des catégories socialement construites.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote3_u2hm7ls&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref3_u2hm7ls&quot;&gt;3.&lt;/a&gt; LGBT: lesbiennes, gays, bi, trans.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote4_oq4r89b&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref4_oq4r89b&quot;&gt;4.&lt;/a&gt; En référence à «Quand céder n’est pas consentir», article essentiel de Nicole-Claude Mathieu, paru dans &lt;em&gt;L’Anatomie politique&lt;/em&gt;, 1991.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote5_98uu54q&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref5_98uu54q&quot;&gt;5.&lt;/a&gt; Le viriarcat est une forme actuelle du patriarcat. Ce ne sont plus les plus âgés, les ancêtres, les ainés hommes qui détiennent le plus le pouvoir. Avec le capitalisme et le néo-libéralisme, le pouvoir est davantage détenu par les hommes les plus &lt;em&gt;virils&lt;/em&gt; parmi les hommes, quel que soit leur âge.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote6_tq307m6&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref6_tq307m6&quot;&gt;6.&lt;/a&gt; En référence à «Les lesbiennes ne sont pas des femmes», Monique Wittig, 2001.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote7_20al1hz&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref7_20al1hz&quot;&gt;7.&lt;/a&gt; Selon les agressions, l’auteur peut être d’origine «arabe» ou «européenne», la seule et écrasante ressemblance, c’est que tous les auteurs d’agressions sont des hommes.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote8_xthbbbs&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref8_xthbbbs&quot;&gt;8.&lt;/a&gt; À noter que dans cette dénomination, les lesbiennes et les bi, dites cisgenres, sont moins concernées et donc moins protégées.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote9_90u88fr&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref9_90u88fr&quot;&gt;9.&lt;/a&gt; Comme si les autres féministes étaient anti-sexe?&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote10_300lp3l&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref10_300lp3l&quot;&gt;10.&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.moicmoi.com&quot;&gt;http://www.moicmoi.com&lt;/a&gt; &lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Tout d’abord, selon mes pratiques en tant que féministe et ma perception des enjeux de pouvoir, il existe, même entre différents courants féministes, des convergences mais aussi des divergences, voire parfois une absence de compatibilité, entre certains féminismes. Des écueils peuvent rapidement faire surface: sommes-nous toutes d’accord pour affirmer que l’hétérosexualité est un système d’oppression? Que les droits reproductifs et sexuels doivent intégrer d’autres dimensions que la contraception et l’interruption volontaire de grossesse (IVG)? Qu’il y a une invisibilisation des questions lesbiennes dans des courants féministes et que les questions bisexuelles le sont encore davantage, y compris par certains courants lesbiens? Voilà quelques-unes de mes questions. &lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/en/biblio?f%5Bauthor%5D=7006&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Detournay, Rosine Horincq&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2016. “&lt;a href=&quot;/en/biblio/analyses-feministes-et-luttes-contre-lhomophobie-ecueils-et-convergences-possibles-un-essai&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Analyses féministes et luttes contre l&#039;homophobie, écueils et convergences possibles: un essai&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;”. Available online: l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/en/articles/analyses-feministes-et-luttes-contre-lhomophobie-ecueils-et-convergences-possibles-un-essai&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/en/articles/analyses-feministes-et-luttes-contre-lhomophobie-ecueils-et-convergences-possibles-un-essai&lt;/a&gt;&amp;gt;. Accessed on May 1, 2023. Source: (&lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Féminismes et luttes contre l&#039;homophobie: de l&#039;apprentissage à la subversion des codes&lt;/span&gt;. 2016. Montréal: Institut de recherches et d&#039;études féministes (IREF). coll. Agora, vol. Cahier de l&#039;IREF).&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=Analyses+f%C3%A9ministes+et+luttes+contre+l%26%23039%3Bhomophobie%2C+%C3%A9cueils+et+convergences+possibles%3A+un+essai&amp;amp;rft.isbn=978-2-922045-47-5&amp;amp;rft.date=2016&amp;amp;rft.volume=Cahier+de+l%26%23039%3BIREF&amp;amp;rft.aulast=Detournay&amp;amp;rft.aufirst=Rosine&amp;amp;rft.pub=Institut+de+recherches+et+d%26%23039%3B%C3%A9tudes+f%C3%A9ministes+%28IREF%29&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Fri, 25 Mar 2022 16:06:25 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexia Giroux</dc:creator>
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 <title>Pour une approche matérialiste de l&#039;identité sexuelle: la formation identitaire des adolescentes lesbiennes québécoises</title>
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Rares sont les études qualitatives menées dans une perspective féministe matérialiste qui portent sur la question complexe de la sexualité des adolescentes. Peu de travaux scientifiques, y compris dans le champ des études féministes, ont été consacrés aux jeunes lesbiennes, à l’environnement socioculturel dans lequel elles évoluent ou aux possibilités qui leur sont offertes relativement à la sexualité et aux intérêts amoureux. Les nombreux travaux féministes sur la socialisation différentielle des sexes, notamment à l’adolescence, montrent pourtant que cette période est déterminante sur le plan de l’apprentissage des exigences normatives de la féminité et de la masculinité. Comme l’apprentissage de la sexualité s’inscrit dans ce processus de socialisation, ces études permettent de saisir comment les jeunes filles sont amenées à s’engager dans la sexualité hétérosexuelle et à développer une identité de sexe/genre féminine et hétérosexuelle. L’existence des lesbiennes démontre cependant que certaines jeunes filles échappent à l’effet de la socialisation différentielle des sexes sur le «choix sexuel».&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J’ai donc cherché à découvrir comment l’environnement social et culturel des adolescentes lesbiennes facilite ou complexifie la formation de leur identité sexuelle. Les jeunes filles non hétérosexuelles disposent de peu de modèles d’identification et de référence susceptibles d’informer leur trajectoire en matière de sexualité. Le présent article est consacré au milieu scolaire, qui constitue un espace de socialisation significatif dans la formation identitaire des jeunes. La plus grande partie de l’adolescence coïncide avec les années d’éducation de niveau secondaire. Le contenu scolaire et, plus fondamentalement, les relations entre pairs sont autant d’occasions d’actualiser les attentes normatives reliées au genre et à la sexualité. Mes analyses rompent avec le modèle psychosocial de développement identitaire, généralement mobilisé pour rendre compte de la formation de l’identité homosexuelle. L’émergence de l’identité sexuelle lesbienne est examinée à partir d’une perspective théorique matérialiste, démontrant que celle-ci n’a rien perdu de sa capacité à saisir la complexité de l’expérience sociale. J’ai privilégié une interprétation interactionniste des concepts d’identité, de formation ou développement identitaire, interprétation qui ne suppose pas d’identité «naturelle» ou «essentielle» et qui, sans faire abstraction de la puissance des déterminismes sociaux, reconnaît aux individus une certaine latitude face à ces déterminismes. Le concept d’identité de sexe/genre se réfère ici à la conscience de soi relativement aux catégories de sexe et de genre, au fait de dire «je suis une femme», affirmation qui, dans les représentations sociales dominantes, équivaut à dire «je suis une femme hétérosexuelle». Le concept d’identité sexuelle renvoie à la conscience de soi relativement à la sexualité, c’est-à-dire l’orientation sexuelle.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Après une brève description du cadre méthodologique de la recherche dont sont issus les résultats exposés ici, je présente les grandes lignes du cadre théorique retenu. La section suivante est consacrée aux résultats, analysés sous trois aspects: 1) l’invisibilité de l’homosexualité dans l’environnement des répondantes; 2) le rôle clé joué par les relations entre pairs au secondaire; et 3) le lien entre l’adhésion à la culture de la féminité et l’engagement dans la romance hétérosexuelle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Méthodologie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les analyses présentées dans le présent article sont le fruit d’une recherche qualitative dont l’objectif principal était de documenter et d’analyser le vécu des jeunes lesbiennes à l’adolescence pour découvrir les éléments qui participent à la formation de l’identité sexuelle lesbienne, soit en favorisant cette formation, soit en l’entravant. Les données analysées sont issues d’entretiens menés en 2011 et 2012 auprès de 20 jeunes lesbiennes québécoises âgées de 18 à 26 ans. L’échantillon est composé de jeunes lesbiennes appartenant au même milieu socioéconomique (classe moyenne faible à aisée), qui sont principalement de langue maternelle française (une répondante a été élevée en français et en anglais), majoritairement caucasiennes (une répondante est originaire de Chine et a été adoptée par un couple québécois en très bas âge). Le recrutement s’est déroulé sur une période de dix-huit mois. J’ai eu recours à plusieurs stratégies, la plus efficace étant la diffusion d’une invitation à témoigner dans les milieux communautaires, notamment les groupes de femmes, dans le milieu universitaire, ainsi que dans l’unique revue québécoise s’adressant spécifiquement aux lesbiennes, «Entre elles», qui a publié l’appel sur sa page Facebook. J’ai également eu recours à la méthode «boule de neige», qui consiste à solliciter les répondantes rencontrées afin qu’elles fassent circuler l’appel dans leur réseau. Le recrutement par le biais des organismes LGBT n’a donné aucun résultat. Cela peut s’expliquer en partie par le fait que les filles fréquentent moins ce type d’organismes que les garçons.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les entretiens semi-directifs ont été conduits selon une approche compréhensive (Kaufmann, 1996). Cette approche offre beaucoup de liberté aux répondantes quant à la manière dont elles veulent aborder leur sexualité et leurs intérêts amoureux, et beaucoup de latitude également à la chercheure quant au rythme de l’entrevue et à l’opportunité ou non de creuser certains aspects spécifiques. Le déroulement des entrevues était soutenu par un guide dans lequel des questions de relance étaient formulées autour de trois thèmes principaux: l’environnement socioculturel, les expériences amoureuses —lesbiennes et hétérosexuelles—, les expériences sexuelles –lesbiennes et hétérosexuelles—, ainsi que la connaissance et la recherche éventuelle de modèles identitaires et le rapport à l’identité sexuelle (voir le schéma d’entrevue en annexe). Le guide d’entrevue a été développé avec le souci de reproduire les conditions nécessaires à la production d’un discours sur une expérience passée. Les questions étaient formulées de manière à favoriser «le processus de localisation d’un souvenir dans le passé», par le recours à des éléments qui jouent le rôle de points de repère, c’est-à-dire «des états de conscience qui, par leur intensité, luttent mieux que les autres contre l’oubli, ou par leur complexité, sont de nature à susciter beaucoup de rapports, à augmenter les chances de reviviscence» (Halbwachs, 1994: 37).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les entrevues ont été intégralement retranscrites, puis expurgées des éléments susceptibles de mener à l’identification des répondantes, auxquelles des prénoms fictifs ont été attribués. Les éléments de contenu de chaque entrevue ont été codés au moyen du logiciel Nvivo pour soutenir une analyse thématique. Par la suite, une analyse transversale des entrevues a permis de consolider les catégories thématiques et d’assurer la cohérence des catégories thématiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cadre théorique: contrainte à l’hétérosexualité et socialisation différentielle des sexes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Des auteures telles que Rich (1981) et Wittig (1980) ont montré que l’existence de l’homosexualité révèle que l’hétérosexualité est à la fois construite et constitutive des rapports sociaux de sexe. Rich conceptualise l’hétérosexualité en tant qu’institution au fondement des rapports de pouvoir entre les femmes et les hommes. Son concept central, «la contrainte à l’hétérosexualité», illustre que l’imposition de l’hétérosexualité aux femmes permet l’appropriation de leur corps et de leur travail par les hommes. Ce concept conduit Rich à invalider la «naturalité» de l’hétérosexualité. En effet, elle identifie les nombreux «moyens par lesquels le pouvoir masculin se manifeste et se maintient» (Rich, 1981: 23), chacun d’entre eux contribuant «au réseau des contraintes aboutissant à la conviction chez les femmes que le mariage et l’orientation sexuelle vers les hommes sont des composantes inévitables de leur existence» (1981: 23). Wittig voit dans l’hétérosexualité le contrat social qui organise les rapports sociaux de sexe, contrat qui représente une forme d’esclavage, conformément à la théorie du sexage de Guillaumin (1978).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour saisir comment s’opérationnalise la contrainte à l’hétérosexualité dans les trajectoires individuelles, je l’ai articulée au concept de socialisation différentielle des sexes. Ce concept rend compte de la production/reproduction sociale des différences entre hommes et femmes, nécessaire à la reproduction des rapports sociaux de sexe. Pour plusieurs auteures, ces théories s’inscrivent en contrepoids des discours courants, mais également scientifiques, qui prétendent que ces différences relèvent de la nature même des femmes et des hommes, c’est-à-dire qu’elles sont d’origine purement biologique (Descarries, 2006). La socialisation différentielle des sexes consiste en «le modelage d’une différence des sexes hiérarchisée par l’éducation et notamment le processus de production sociale des corps sexués dès la petite enfance» (Zaidman, 2000: 51-52). La socialisation consiste à faire coïncider le genre assigné socialement aux individus, qui sont catégorisés soit en tant qu’homme, soit en tant que femme, sur la base du sexe anatomique. Il s’agit d’un arbitraire culturel auquel le processus de socialisation contribue à donner forme, de manière à ce que les catégories femmes et hommes soient actualisées par les individus à travers le genre:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;La socialisation est le processus de transmission de l’arbitraire sexiste à travers lequel les femmes sont amenées à « choisir » comme allant de soi et logique le conformisme aux modèles culturels des sexes et leurs contraintes structurelles, alors même qu’elles sont forcées de le faire et amenées à concevoir comme différences individuelles ou essentielles des différences sociales et institutionnelles induites qui confortent une hiérarchie entre les sexes. (Descarries, 2006: 4)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le processus de socialisation se comprend ici comme mode de transmission de l’ensemble des représentations sociales dominantes, lesquelles font intervenir les stéréotypes sexuels et les pratiques sexuées, en tant que modèles d’identification pour chacun des deux sexes. L’identité de garçon ou de fille dépend par conséquent des rapports sociaux, à l’intérieur desquels elle se réactualise en permanence.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La socialisation constitue aussi un processus de contrainte des conduites et d’imposition des représentations sociales dominantes. La socialisation est donc un processus à la fois positif et négatif, puisqu’elle exige dans le même mouvement reconnaissance et acceptation de certaines attentes normatives (celles correspondant à la catégorie de sexe de l’individu), et refus et mise à distance à l’égard d’autres attentes normatives (celles correspondant à l’autre catégorie de sexe). Construire une identité de femme, ce n’est donc pas seulement répondre positivement aux attentes normatives assignées au genre féminin, c’est aussi renoncer simultanément à y déroger en adoptant des comportements ou des attitudes qui font partie des attentes normatives assignées au genre masculin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J’ai élargi la compréhension du processus de socialisation, pour le saisir comme processus coercitif, à l’instar de Descarries (2006). En restreignant les représentations sociales à celles qui ne remettent pas en cause les structures d’organisation du social, la socialisation en tant que processus d’imposition de ces représentations sociales adopte des formes parfois discrètes, mais également des formes dont la violence symbolique est grande et susceptible de se matérialiser dans les pratiques sociales, en violence psychologique et physique notamment. Dans cette perspective, les diverses formes de victimisation, dont la victimisation sexuelle (l’objectification sexuelle, l’usage d’insultes, la mise à l’écart, les rumeurs visant à nuire à la réputation sexuelle, le harcèlement psychologique et sexuel, les agressions physiques, etc.), constituent des mécanismes de socialisation. Ces dernières ne sont pas des dérives ou des ratés, mais bien des formes de contrainte à l’hétérosexualité. Par conséquent, les discriminations et le dénigrement des lesbiennes sont lus comme participant du processus de socialisation des filles en général, à la fois en tant que moyens de reproduction des représentations sociales dominantes des rapports sociaux de sexe et de la sexualité, et en tant que pratiques de socialisation coercitives. Ce cadre théorique permet la prise en compte et l’articulation des normes et des pratiques normatives (soit le social, ou le rapport à l’autre) et de la représentation de soi des individus socialisés, c’est-à-dire leur identité de sexe/genre et sexuelle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Résultats&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’invisibilité de l’homosexualité et du lesbianisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le silence prédomine autour de l’homosexualité et des réalités gaies et lesbiennes dans le cursus scolaire, qu’il s’agisse des manuels ou des interventions en classe. Seule une répondante sur vingt a mentionné les efforts faits par une enseignante afin de sensibiliser les élèves aux réalités gaies et lesbiennes. Elle fait partie des quatre répondantes ayant assisté à des interventions du GRIS-Montréal&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_1655zjp&quot; title=&quot;Organisme qui propose des interventions sous forme d’ateliers permettant de démystifier l’homosexualité en milieu scolaire au Québec.&quot; href=&quot;#footnote1_1655zjp&quot;&gt;1&lt;/a&gt;. Les seize autres rapportent que l’homosexualité n’a jamais été abordée dans le cadre des cours du secondaire. Les répondantes les plus âgées ayant assisté à des cours de FPS&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref2_3cgh3cx&quot; title=&quot;Cours de Formation personnelle et sociale, dans lequel était abordée l’éducation sexuelle.&quot; href=&quot;#footnote2_3cgh3cx&quot;&gt;2&lt;/a&gt; avant leur abolition soulignent que l’homosexualité n’y était pas traitée. La visibilité de personnes homosexuelles parmi le personnel scolaire apparaît marginale et est plus souvent le fait de doutes ou de rumeurs de la part des élèves que d’une divulgation volontaire. Du côté des élèves, les répondantes mentionnent deux types de situations : soit certains élèves sont étiquetés ou soupçonnés par des pairs d’être homosexuels, soit il s’agit de leurs propres amis-es, dont elles présument l’homosexualité. Seules deux répondantes rapportent avoir été à l’étape d’accepter leur identité lesbienne durant leurs études secondaires. Pour la majorité d’entre elles, donc, la question de la visibilité de leur orientation sexuelle ne se posait pas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans la famille, l’invisibilité des personnes homosexuelles est la situation la plus fréquente exposée par les répondantes. La présence connue de personnes gaies ou lesbiennes dans l’entourage familial ou dans le réseau social des parents est marginale : seules quatre répondantes en ont signalé une, deux sont témoin de l’ouverture de leurs parents, mais deux autres au contraire de leur fermeture. Si cinq répondantes témoignent d’une ouverture plus grande de leur milieu familial, leur trajectoire n’en a pourtant pas été affectée positivement. Plusieurs répondantes indiquent que les parents tiennent des propos dénigrants à l’égard de l’homosexualité masculine, mais occultent le lesbianisme :&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Mes parents, tu sais maintenant, je sais qu’elle était lesbienne, mais mes parents ne me l’avaient pas dit. C’était juste: «ah! elle vit avec une femme, ah! c’est son amie, ce n’est pas un vrai couple». (Pauline, 22 ans)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Homosexualité masculine et féminine font ainsi l’objet d’un traitement différencié qui aboutit cependant à un résultat similaire: la disqualification sociale. La différence significative qui apparaît ici dans le traitement respectif de l’homosexualité masculine et féminine est que seule la sexualité des hommes n’est pas niée. Or pour Rich, l’occultation de la possibilité lesbienne est un des moyens de contrainte utilisés pour reproduire le pouvoir masculin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’invisibilisation institutionnelle de l’homosexualité qui prévaut dans les écoles secondaires du Québec participe à renforcer la position dominante de l’hétérosexualité. Cette invisibilisation concourt au réseau des contraintes à l’hétérosexualité qui ont marqué la trajectoire des répondantes. Le statut accordé à l’homosexualité dans l’environnement scolaire constitue un obstacle à la formation de l’identité sexuelle lesbienne. Celle-ci n’est généralement pas nommée et ne bénéficie pas d’un traitement équivalent à l’hétérosexualité dans l’environnement social évoqué par les répondantes. Le statut de l’homosexualité y apparaît conforme à la logique hétérosexiste, soit une sexualité inférieure à l’hétérosexualité, et qui ne va toujours pas de soi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les relations entre pairs: espace clé de la socialisation à l’hétérosexualité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bien qu’une des prémisses de base des études sur les adolescents-es soit que l’école constitue un lieu d’apprentissage essentiel de l’autonomie sociale, les analyses montrent que les réseaux sociaux y sont particulièrement opprimants au sens où les individus voient presque toutes les dimensions de leur existence et de leur personnalité soumises au jugement de leurs pairs. Certaines études appuient l’hypothèse selon laquelle l’école est le lieu par excellence où les filles apprennent à céder aux normes et aux rapports de pouvoir propres à l’ordre (hétéro)patriarcal. Selon Youdell (2005), les recherches portant sur les filles et l’école ont véritablement commencé à se développer dans les années 1980, se penchant pour la plupart sur la reproduction des rôles de sexe, qui assure la reproduction des inégalités entre les sexes. Ces travaux ont notamment montré non seulement que le système scolaire renforce les rôles sociaux de sexe, mais également que ces rôles y sont plus rigides qu’ils ne le sont de manière générale dans la société (Delamont, 1989).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’organisation des relations dans un établissement scolaire secondaire présente des conditions qui offrent à un groupe d’élèves spécifique la possibilité d’exercer un contrôle sur les comportements de l’ensemble des élèves. En effet, les groupes d’adolescentes et d’adolescents sont positionnés selon une hiérarchie propre aux écoles secondaires. Les données montrent que la logique qui préside au classement des différents groupes d’élèves est la suivante : les groupes d’élèves dits «populaires» occupent une position privilégiée, parfois enviée ou contestée par celles et ceux qui en sont exclus-es. Cependant, c’est essentiellement le fait de faire partie ou d’être exclu des groupes d’élèves populaires qui semble constituer le marqueur du statut social des élèves.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’organisation de ces groupes obéit également à une logique sexuée, les filles formant des groupes de leur côté, les garçons du leur. Seules deux répondantes mentionnent avoir fait partie des groupes de filles populaires. Au sein de ces groupes, la culture de la féminité est omniprésente. Cette culture exclut par définition toute sexualité autre que l’hétérosexualité. En concentrant les intérêts des femmes et des filles autour de la romance hétérosexuelle, elle joue un rôle majeur dans la reproduction du contrôle social de la sexualité des femmes (Lebreton, 2008). Les filles populaires apparaissent comme des modèles à suivre, et semblent représenter un idéal à atteindre, conforme au modèle véhiculé par la culture de la féminité. À ce titre, elles sont enviées par beaucoup d’adolescentes: «C’était des filles que tout le monde voulait être, qu’on disait vouloir être, c’était celles-là.» &amp;nbsp;(Jennifer, 23 ans)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour décrire les filles populaires, les propos des répondantes articulent deux thèmes : l’adhésion à la féminité et l’investissement dans la séduction et la romance hétérosexuelle. L’expression d’une maturité et d’une disponibilité sexuelles orientées vers les garçons leur apparaît centrale dans le statut de fille populaire:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;C’était toutes les plus poupounes, les filles qui se montraient le plus aussi, qui étaient plus hypersexualisées, je dirais, dans leur manière de le montrer, pas nécessairement dans leurs… Bien dans les vêtements, dans le style, pas nécessairement dans la vraie vie, pas nécessairement les filles qui ont fait le plus d’expériences le plus jeunes, mais celles qui avaient l’air. Celles qui s’habillaient un peu plus «&lt;em&gt;slut&lt;/em&gt;» qu’on peut dire. Tu sais, qui avaient les jupes les plus courtes, qui avaient le style, tu sais, qui en montraient plus, qui se donnaient un air… (Deborah, 20 ans)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les filles populaires semblent correspondre aux différentes caractéristiques qui déterminent l’idéal de la féminité, idéal blanc et de classe moyenne: beauté physique, vêtements féminins à la mode, mais pas trop provocants, apparence et comportements jugés séduisants par les garçons. L’intelligence pourrait même, selon quelques-unes des répondantes, constituer un désavantage pour une fille souhaitant accéder au statut de fille populaire. Selon ces répondantes, les filles populaires sont attentives à ne pas faire d’ombre aux garçons populaires, mais plutôt à leur plaire, quitte à rire de plaisanteries dénuées d’humour. Même si les perceptions des jeunes lesbiennes peuvent être influencées par leur position extérieure aux groupes d’élèves populaires, l’intégration sociale des filles semble toujours facilitée par leur adhésion aux exigences normatives de la féminité. Les filles populaires constituent l’idéal normatif auquel les jeunes femmes interrogées se réfèrent, sur des modes qui peuvent inclure l’admiration et l’envie sans exclure la distance critique, voire une certaine forme de rejet.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le terme «populaire» est révélateur des dynamiques reliées au pouvoir dans le milieu scolaire. La popularité fonctionne comme marqueur du statut social des adolescents-es. Une forte popularité dote ceux et celles qui en bénéficient du statut social le plus élevé dans la hiérarchie des individus. La popularité est fonction de plusieurs caractéristiques. En ce qui concerne les filles, la capacité de séduire des garçons est au fondement du statut de fille populaire. Cette capacité de séduction se traduit par le fait d’être à la mode, belle, d’apparence soignée et féminine. La popularité est accessible aux filles qui font la preuve d’une facilité de contact avec les garçons, sur le mode exclusif de la romance hétérosexuelle (flirt ou relation sérieuse):&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Il y en avait des miss populaires qu’on les appelait [rire]. Il y avait 4-5 filles qui étaient plus populaires, elles se tenaient toujours avec des gars, puis elles se tenaient avec les beaux gars de l’école. (Olivia, 22 ans)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La culture de la féminité apparaît comme un moyen d’assurer le «contrôle des consciences» (Rich, 1981) des filles et des femmes, et de les conduire à oublier leurs propres besoins et intérêts pour détourner leurs préoccupations vers les hommes. Parvenir à obtenir l’intérêt de ces derniers constitue un marqueur important pour les adolescentes. Les aptitudes reliées à la séduction sont réputées attester de la maturité des filles, caractéristique importante pour qui souhaite accéder au statut de fille populaire. La maturité, telle que perçue par les adolescentes, est en effet étroitement liée à la démonstration de la capacité à entrer en relation avec les garçons sur le mode des relations sexuelles. La sexualité est donc non seulement centrale dans le développement identitaire des filles, mais elle est également au cœur de la distribution des statuts parmi les filles, dans la hiérarchie des écoles secondaires.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plus généralement, la popularité, qu’elle concerne les filles ou les garçons, se révèle être une norme hétérosexiste et genrée, de telle sorte que les adolescentes ouvertement lesbiennes ne peuvent que se situer à la marge de la structure sociale des écoles secondaires (Payne, 2007). Les répondantes ont témoigné à la fois de l’invisibilité du lesbianisme et du dénigrement de l’homosexualité qui a cours dans les établissements scolaires secondaires. Plusieurs d’entre elles ont dit craindre que leurs pairs mettent en doute leur orientation sexuelle. En plus de participer à la mise en œuvre de stratégies de déni de la part des répondantes, ces inquiétudes traduisent également la conscience plus ou moins claire qu’être identifiée comme lesbienne entraîne le risque d’être exclue ou rejetée dans l’environnement scolaire. Ainsi, deux d’entre elles soulignent avoir préféré prendre leurs distances vis-à-vis d’une élève étiquetée comme lesbienne, afin de ne pas courir le risque de voir leur orientation sexuelle mise en doute par association.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par ailleurs, les récits des jeunes femmes interrogées montrent que le statut de filles et de garçons populaires donne à ceux et celles qui le détiennent un pouvoir susceptible de s’exercer à l’encontre des autres filles. Les élèves populaires peuvent exercer un contrôle et des sanctions à l’égard des autres filles pour qu’elles se conforment à la féminité normative. C’est le plus souvent lors de la formulation d’une critique ou d’une anecdote que les répondantes ont abordé le rôle joué par les filles et garçons populaires dans l’imposition des attentes normatives reliées aux catégories de sexe. Quelques répondantes ont mentionné avoir subi le «rejet» de la part de leurs pairs, ou avoir connu des élèves qui l’avaient subi au cours de leurs études secondaires. Elles ont, pour la plupart, rapporté que les agressions étaient le plus souvent le fait d’élèves populaires, garçons ou filles, et que le rejet était fréquemment occasionné par une apparence physique dérogeant aux exigences normatives auxquelles les filles sont assignées:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Disons que je n’étais pas non plus dans les plus populaires en secondaire un et deux. Fait qu’ils me trouvaient toujours une insulte, tu sais, les plus hots entre guillemets, ceux qui sont les plus populaires. Tu vas passer dans les corridors, puis aujourd’hui ça lui tente de te lâcher un commentaire, il va te lâcher un commentaire, sur ce qui est physique souvent. (Ariane, 24 ans)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les remarques désobligeantes peuvent concerner le corps, notamment le surpoids, et les choix vestimentaires. Ainsi, une répondante rapporte qu’elle a été amenée à modifier son style vestimentaire plutôt «masculin» (vêtements de type T-shirts, cotons ouatés, pantalons larges, absence de maquillage, etc.), afin de ne pas subir de nouveau des remarques dénigrantes ou recevoir l’étiquette de «lesbienne» de la part des filles populaires. En raison de la position privilégiée qu’ils occupent, les groupes d’élèves populaires peuvent exercer une régulation normative contraignante à l’endroit des autres élèves.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’adhésion à la culture de la féminité et l’engagement dans la romance hétérosexuelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’idéal féminin personnifié par les filles populaires reflète la mise en valeur réussie du corps (beauté, vêtements, techniques d’embellissement physique) qui permet d’obtenir une reconnaissance de la part des garçons. L’embellissement physique et la romance hétérosexuelle sont par conséquent deux termes liés: pour les filles, le premier est nécessaire au second. Au sein des groupes de filles, les intérêts se concentrent alors principalement autour de ces deux termes. Tandis que l’embellissement physique est actualisé par le partage de rituels de féminité comme le magasinage ou les soirées de filles passées à se maquiller, la romance hétérosexuelle et les intérêts pour les garçons occupent pour leur part une place très importante dans les conversations entre filles. Les répondantes indiquent que ces conversations impliquent beaucoup de «potinage» autour des relations amoureuses se déroulant entre élèves plus ou moins proches de leur cercle d’amies, ou impliquant certaines d’entre elles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De façon générale, les répondantes adhèrent à ces exigences, selon des configurations variables cependant. Ainsi, il est possible d’apprécier les vêtements féminins, mais de ne pas avoir d’intérêt pour le maquillage ou les bijoux. Plus fondamentalement, les propos des répondantes illustrent que l’adoption de vêtements, comportements ou activités est rarement réfléchie en dehors des attentes normatives de genre. Les répondantes évoquent plusieurs motifs permettant d’expliquer leur adhésion: le plaisir qu’elles prennent dans les activités et rituels reliés à l’embellissement physique et dans des activités considérées comme féminines; l’approbation sociale, de la part des pairs et de la famille; le succès rencontré auprès des garçons, etc. Les propos des jeunes femmes interrogées indiquent de plus que ces éléments concourent à une intégration positive des adolescentes dans leur milieu scolaire, voire dans leur famille.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les groupes d’amies apparaissent jouer un rôle crucial dans le contrôle des filles sur les différents aspects reliés à la sexualité et, pour ce qui m’occupe, dans l’imposition de l’hétérosexualité normative. Ce contrôle s’exerce sur l’apparence et les comportements de manière à ce que ceux-ci soient en adéquation avec la féminité normative. Les groupes d’amies sont des lieux où se développe et s’actualise la culture de la féminité, qui concentre les intérêts des filles autour de la romance hétérosexuelle. De nombreuses conversations tournent autour de l’importance accordée au fait d’avoir un chum. La mise en couple apparaît être une exigence normative forte à l’adolescence, à laquelle les deux tiers des répondantes se sont conformées.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mon analyse a permis de dégager deux éléments importants à l’œuvre dans ces engagements : leur initiation par les garçons et l’influence de la dynamique des rapports sociaux de sexe. Les analyses indiquent que les raisons qui ont motivé une réponse positive à des avances reçues d’un garçon relèvent de la pression à l’engagement hétérosexuel qui anime les groupes d’adolescentes. L’idéologie romantique et la poursuite d’un objectif de mise en couple sont très présentes dans ces groupes, à tel point qu’elles supplantent les intérêts et les désirs des filles. L’engagement de leurs amies dans des relations hétérosexuelles joue également un rôle. En effet, les amies en relation limitent leurs activités entre filles et ont tendance à avoir des activités sociales avec leur petit ami. Les filles qui n’ont pas de petit ami éprouvent alors un sentiment d’isolement, découlant du fait qu’elles ne prennent plus part à certaines activités. Plusieurs des jeunes femmes interrogées relatent s’être trouvées dans de telles situations et se sont engagées dans une relation hétérosexuelle de façon à mettre fin à ce sentiment d’isolement et être en mesure de partager des activités avec leurs amies.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Toutefois, quelques jeunes femmes parmi les interviewées rapportent avoir gardé une distance à l’égard de la romance hétérosexuelle. Les principales raisons avancées par les répondantes pour ne pas s’engager dans des relations «amoureuses» au secondaire relèvent de la dimension du développement personnel et social, souvent associé à l’investissement dans la réussite scolaire. Elles soulignent ainsi qu’elles étaient très occupées, participant à des activités parascolaires sportives, culturelles et, pour certaines, des activités d’engagement social par le biais du bénévolat. Ces répondantes n’expriment pas un désintérêt pour les relations amoureuses hétérosexuelles en soi, mais plutôt pour ces relations lorsqu’elles prennent place au secondaire, car elles ne les estiment pas suffisamment sérieuses:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;On voyait d’autres personnes obsédées par : se trouver un chum, se trouver une blonde, c’est important. Et puis les peines d’amour à plus finir avec des relations qui durent deux semaines. Tu sais, on en a vu autour de nous. Mais nous, je pense qu’on était un peu à l’extérieur de ça, on regardait ça et on trouvait ça très drôle. Je crois qu’on avait cette idée que c’était un peu trop tôt pour se lancer dans une relation sérieuse de toute façon, ça va mener à rien, donc ça sert à rien de perdre du temps avec ça pour le moment. (Emma, 21 ans)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Leur non-engagement dans la romance hétérosexuelle ne peut donc pas être lu comme une absence d’intérêt à l’égard de celle-ci. Au contraire, l’idée d’engagement durable et de permanence des sentiments est un élément crucial de l’idéologie de la romance hétérosexuelle servie aux filles (Lebreton, 2008), et c’est cet élément qui, du fait de son absence, motive le non-engagement de ces répondantes dans les relations amoureuses hétérosexuelles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’engagement dans les relations hétérosexuelles semble accorder un certain prestige aux adolescentes. Ce résultat est cohérent avec l’analyse des facteurs qui favorisent l’accès à la popularité pour les filles. Parmi les caractéristiques centrales du statut populaire des filles figurent le succès rencontré auprès des garçons et la capacité à s’engager dans les relations hétérosexuelles. Ces aptitudes contribuent à la perception positive des filles par les pairs:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;C’est sûr que ça paraît bien dans le sens… tu sais, ça paraît bien, t’as un chum, tu sais, comme c’est plus les&lt;em&gt; cool &lt;/em&gt;qui avaient des chums. (Annie, 20 ans)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le succès auprès des garçons se manifeste notamment par le fait d’être sollicitée par ceux-ci dans le contexte d’une relation «amoureuse». La plupart des jeunes femmes soulignent que le fait d’être choisie a joué dans leur décision de s’engager dans une relation hétérosexuelle. Dans quelques cas, le statut élevé du garçon, généralement plus âgé que la répondante, semble avoir placé les jeunes femmes dans l’impossibilité de refuser les avances:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;C’était dans une danse. C’était un garçon beaucoup plus âgé, il avait 18 ans et moi 14. C’était un gars très populaire et très beau, je me sentais obligée de sortir avec lui parce qu’aucune fille ne refuserait de sortir avec lui. Donc je me sentais un peu pognée, je me disais: «je n’ai pas le choix, sinon je pourrais passer pour une lesbienne». (Amélie, 24 ans)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On voit plus précisément dans ce cas le rôle joué par l’hétérosexisme dans la décision de cette jeune femme de s’engager dans une relation hétérosexuelle. L’engagement des jeunes femmes de cette étude dans la romance hétérosexuelle et souvent dans la sexualité hétérosexuelle résulte de la contrainte à l’hétérosexualité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les résultats présentés montrent que le milieu socioculturel dans lequel les jeunes lesbiennes évoluent est hostile à la formation d’une identité sexuelle lesbienne: invisibilité et dénigrement du lesbianisme; prédominance d’une culture de la féminité centrée sur l’adhésion aux exigences normatives de la féminité et la romance hétérosexuelle; injonction à l’engagement dans la romance hétérosexuelle. Ces données illustrent le rapport que la construction sociale de l’identité des femmes, en tant que femmes, entretient avec la sexualité. Plutôt qu’un stade développemental, l’adolescence constitue un moment crucial de la construction identitaire des filles, un moment clé où la consolidation de l’identité de sexe/genre est étroitement reliée à la socialisation à l’hétérosexualité.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En effet, les relations entre pairs sont centrées sur la romance hétérosexuelle et constituent des espaces de construction des identités de sexe/genre. Autrement dit, la socialisation à l’hétérosexualité s’y trouve actualisée de façon importante. Ces résultats appuient la thèse de Rich, selon laquelle les contraintes à l’hétérosexualité «conduisent à la conviction chez les femmes que le mariage et l’orientation sexuelle vers les hommes sont des composantes inévitables de leur existence» (1981: 23). Cette thèse est tout aussi valable pour les adolescentes que pour les femmes adultes. Il faut toutefois souligner que la plupart des répondantes rapportent que cette conviction est déjà ancrée alors qu’elles entrent tout juste dans l’adolescence. La socialisation qui a lieu dans les relations entre pairs renforce l’obligation d’adhérer aux exigences normatives de la féminité, lesquelles sont liées à l’impératif de s’engager dans la romance hétérosexuelle.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il ressort des analyses que la contrainte à l’hétérosexualité agit simultanément en imposant et en interdisant. D’une part, au moyen de la socialisation, elle impose l’idée que l’hétérosexualité est le destin naturel des femmes afin que les filles se conforment aux exigences normatives de la féminité. D’autre part et dans le même mouvement, elle interdit l’exploration d’autres identités sexuelles en déclarant déviantes ou «anormales» les femmes qui expérimentent des sentiments ou des désirs invalidant l’idée de destin hétérosexuel naturel. Ce processus d’interdiction constitue à son tour un élément structurant des expériences relatées par les répondantes et permet d’expliquer les sentiments négatifs qui ont marqué la formation de leur identité sexuelle (Lebreton, 2014).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En examinant les modalités contemporaines de l’apprentissage de la sexualité par les adolescentes, dans une perspective critique à l’endroit des représentations et des pratiques dominantes, ces données illustrent le rôle structurant des rapports sociaux de sexe dans l’engagement des filles dans la romance hétérosexuelle. Il serait intéressant d’examiner la formation de l’identité sexuelle des filles hétérosexuelles à partir d’une perspective féministe matérialiste qui considère, comme dans cette recherche, que cette identité n’est pas donnée, mais construite et nécessaire à la reproduction des rapports sociaux de sexe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Références&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DELAMONT, Sara. 1989. &lt;em&gt;Knowledgeable Women: Structuralism and the Reproduction of Elites&lt;/em&gt;. Londres: Routledge.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DESCARRIES, Francine. 2006. &lt;em&gt;Vade-mecum pour mieux s’y comprendre dans l’univers des représentations sociales du féminin et du masculin et des stéréotypes sexuels&lt;/em&gt;. Document rédigé à l’occasion de la formation collective «Les stéréotypes sexuels et sexistes: hier et aujourd’hui». Québec: Conseil du statut de la femme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GUILLAUMIN, Colette. 1978. «Pratique du pouvoir et idée de Nature: 1. L’appropriation des femmes», &lt;em&gt;Questions féministes&lt;/em&gt;, 2, p. 5-30.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;HALBWACHS, Maurice. 1994.&lt;em&gt; Les cadres sociaux de la mémoire&lt;/em&gt;. Paris: Albin Michel.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;KAUFMAN, Jean-Claude. 1996. &lt;em&gt;L’entretien compréhensif&lt;/em&gt;. Paris: Armand Colin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LEBRETON, Christelle. 2014. &lt;em&gt;Rapports sociaux de sexe et sexualité dans le québec contemporain: les trajectoires adolescentes lesbiennes&lt;/em&gt;, Thèse de doctorat. Montréal: Université du Québec à Montréal.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;______. 2008. &lt;em&gt;Analyse sociologique de la presse québécoise pour adolescentes (2005/2006): entre hypersexualisation et consommation. &lt;/em&gt;Maîtrise en sociologie. Montréal: Université du Québec à Montréal.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PAYNE, Elizabeth C. 2007. «Heterosexism, Perfection, and Popularity: Young Lesbians&#039; Experiences of the High School Social Scene». &lt;em&gt;Educational Studies: Journal of the American Educational Studies Association&lt;/em&gt;, vol. 41, no 1, p. 60-79.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;RICH, Adrienne. 1981. «La contrainte à l’hétérosexualité et l’existence lesbienne». trad. de l’anglais par Christine Delphy et Emmanuèle de Lesseps, &lt;em&gt;Nouvelles Questions Féministes&lt;/em&gt;, 1, p. 15-43.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;WITTIG, Monique. 1980. «La pensée straight», &lt;em&gt;Questions féministes&lt;/em&gt;, 7, p. 45-53.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;YOUDELL, Deborah 2005. «Sex-Gender-Sexuality: How Sex, Gender and Sexuality Constellations Are Constituted in Secondary Schools», &lt;em&gt;Gender and Education&lt;/em&gt;, vol. 17, no 3, p. 249-270.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ZAIDMAN, Claude. 2000. «Éducation et socialisation», in &lt;em&gt;Dictionnaire critique du féminisme&lt;/em&gt;, sous la dir. de Helena HIRATA, Françoise LABORIE, Hélène LE DOARÉ et Danièle SENOTIER, Paris, Presses Universitaires de France, p. 51-52.&lt;/p&gt;

&lt;section  class=&quot;footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed&quot; data-collapsible-show-label=&quot;Notes&quot; data-collapsible-hide-label=&quot;Notes&quot;&gt;&lt;ul class=&quot;footnotes collapsible-content&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_1655zjp&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_1655zjp&quot;&gt;1.&lt;/a&gt; Organisme qui propose des interventions sous forme d’ateliers permettant de démystifier l’homosexualité en milieu scolaire au Québec.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote2_3cgh3cx&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref2_3cgh3cx&quot;&gt;2.&lt;/a&gt; Cours de Formation personnelle et sociale, dans lequel était abordée l’éducation sexuelle.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Le présent article est consacré au milieu scolaire, qui constitue un espace de socialisation significatif dans la formation identitaire des jeunes. La plus grande partie de l’adolescence coïncide avec les années d’éducation de niveau secondaire. Le contenu scolaire et, plus fondamentalement, les relations entre pairs sont autant d’occasions d’actualiser les attentes normatives reliées au genre et à la sexualité. Mes analyses rompent avec le modèle psychosocial de développement identitaire, généralement mobilisé pour rendre compte de la formation de l’identité homosexuelle.&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/en/biblio?f%5Bauthor%5D=7004&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Lebreton, Christelle&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2016. “&lt;a href=&quot;/en/biblio/pour-une-approche-materialiste-de-lidentite-sexuelle-la-formation-identitaire-des&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Pour une approche matérialiste de l&#039;identité sexuelle: la formation identitaire des adolescentes lesbiennes québécoises&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;”. Available online: l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/en/articles/pour-une-approche-materialiste-de-lidentite-sexuelle-la-formation-identitaire-des&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/en/articles/pour-une-approche-materialiste-de-lidentite-sexuelle-la-formation-identitaire-des&lt;/a&gt;&amp;gt;. Accessed on May 1, 2023. Source: (&lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Féminismes et luttes contre l&#039;homophobie: de l&#039;apprentissage à la subversion des codes&lt;/span&gt;. 2016. Montréal: Institut de recherches et d&#039;études féministes (IREF). coll. Agora, vol. Cahier de l&#039;IREF).&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=Pour+une+approche+mat%C3%A9rialiste+de+l%26%23039%3Bidentit%C3%A9+sexuelle%3A+la+formation+identitaire+des+adolescentes+lesbiennes+qu%C3%A9b%C3%A9coises&amp;amp;rft.isbn=978-2-922045-47-5&amp;amp;rft.date=2016&amp;amp;rft.volume=Cahier+de+l%26%23039%3BIREF&amp;amp;rft.aulast=Lebreton&amp;amp;rft.aufirst=Christelle&amp;amp;rft.pub=Institut+de+recherches+et+d%26%23039%3B%C3%A9tudes+f%C3%A9ministes+%28IREF%29&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Fri, 25 Mar 2022 14:44:21 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexia Giroux</dc:creator>
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 <title>«L&#039;envie» de Sophie Fontanel: se soustraire au «schéma des hommes»</title>
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 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;«Pendant une longue période, qu’au fond je n’ai à cœur ni de situer dans le temps ni d’estimer ici en nombre d’années, j’ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l’absence de vie sexuelle» (7). Ainsi débute &lt;em&gt;L’envie&lt;/em&gt;, roman de Sophie Fontanel, publié en 2011. Dire que la «pire insubordination» réside dans le fait de se priver de vie sexuelle suggère que la sexualité est une injonction à laquelle il faut se soumettre, corroborant qu’elle est, ainsi que le formule Gayle Rubin, «un des principaux soucis de notre société» (2010: 172); une fabuleuse obsession, en somme. Et c’est bien cette insubordination qu’a retenue la critique jusqu’ici: l’abstinence comme un exploit. À la clôture du roman, la narratrice renoue avec le sexe: «il s’approcha, et dès que je le pus avec quelle hâte j’appliquai ma main où elle n’allait plus. Je touchai quelque chose qui me &lt;em&gt;rassura &lt;/em&gt;tellement» (161). Mais qu’est-ce qui rend donc la narratrice si &lt;em&gt;craintive&lt;/em&gt; envers la sexualité (puisque son retour à la sexualité est annoncé par le fait d’être rassurée), au point de s’y refuser?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certes, la narratrice indique une piste: «il me semblait qu’il fallait […] sortir du schéma des hommes» (25-26). Mais à quoi renvoie ce schéma? Et que se passe-t-il lorsque quelqu’un-e se soustrait délibérément à ce schéma, geste qui est sans équivalence avec le fait d’être interdit de sexe, d’être exclu-e, relégué-e aux marges parce que jugé-e indésirable? Le roman esquisse-t-il ce que pourrait être un « schéma des femmes»? Si oui, qu’est-ce qui le distingue? En m’arrêtant aux figurations aussi bien des divers profils sexuels des personnages que de la sexualité elle-même, puis à la trajectoire de la narratrice, je tenterai de voir à quoi la narratrice veut échapper, ainsi qu’avec quoi elle se dit prête à renouer. Qu’est-ce qui la pousse à quitter la scène de la sexualité, et qu’est-ce qui l’y ramène?&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Portraits&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ancrée dans le présent, la narration de &lt;em&gt;L’envie&lt;/em&gt; nous fait plonger dans différents moments du passé, qui sont autant d’occasions de constituer une mosaïque de portraits caractéristiques en fonction des conduites sexuelles: le couple hétérosexuel usé dont l’un des membres trompe l’autre, une lesbienne toujours dans le placard, une autre qui tente de séduire la narratrice («Elle avait cru, puisque je n’allais pas avec les hommes, que j’irais avec les femmes» [72]), un couple d’échangistes, un homme se dépeignant en «affamé sexuel» (60), un autre couple dont la femme proclame «la mirifique activité sexuelle» (67)&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_fgshxj1&quot; title=&quot;Si, à première vue, le roman peut sembler hétéronormatif, il faut bien voir qu’en les problématisant, le roman travaille précisément à spécifier les rapports hétérosexuels, et à discuter de la politique qui leur est inhérente, plutôt que de les situer sur un horizon hégémonique.&quot; href=&quot;#footnote1_fgshxj1&quot;&gt;1&lt;/a&gt; et qui fantasme sur la possibilité d’un &lt;em&gt;threesome&lt;/em&gt; avec la narratrice (fantasme qui se dégonfle lorsque la femme apprend que son mari, «n’ayant […apparemment pas absolument] besoin d’une ambiance de trio, [avait] fix[é] un rendez-vous» privé à cette dernière (157). Il y a aussi le voisin de palier de la narratrice, à qui l’épouse refuse aussi bien son corps qu’une séparation et qui, par dépit, fréquente des prostituées (75), et puis l’amie qui téléphone à la narratrice au beau milieu de la nuit pour lui raconter sa dernière aventure, alors que l’amant dort dans la chambre d’à côté, jurant toujours que c’était «mieux que le précédent» (81). Une galerie de portraits donc, au sein de laquelle chacun illustre une posture possible traduisant une sexualité volubile et obsédante.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais les portraits comprennent aussi des figures d’abstinents-es autres que celle de la narratrice, question de souligner qu’il y en a plus qu’on pense, même s’ils le sont parfois par défaut et qu’ils ne le crient pas sur les toits. Sans compter qu’ils ne se désignent pas nécessairement comme tels : ils sont plutôt ici des «spectateur[s] de la sexualité» (88). Il en est ainsi de la nounou, figurant «ces [innombrables] femmes » dévouées « [qui élèvent des] enfants qu’elles n’[ont] pas enfantés» (57). On rencontre aussi un aubergiste «sans présence féminine depuis trois ans» (13), puis l’épouse du voisin de palier déjà évoqué ci-haut, qui depuis cinq ans lui impose la « disette » (77). L’oncle Charles est un prêtre qui passe ses vacances au chalet familial, où il fait office de bête mystérieuse: «chaque soir, l’apéritif n’était qu’une progression hypocrite vers la question importante, celle qui définit un homme. Durant la dernière soirée, après avoir bien louvoyé, ils finissaient par la poser: est-ce que ça ne lui pesait pas, à Charles, l’absence de relations sexuelles?» (46). Mentionnons aussi Axel, grand ami de la narratrice, cet «homme infréquenté» (34) qui vit comme elle une «lassitude sexuelle» (14).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À côté de ces figures, comment la narratrice se décrit-elle elle-même? «Nous disons “chasteté”, mais ce n’est pas le bon mot. Nous disons “abstinence”, ce n’est pas le bon mot. “Asexualité” n’est pas le bon mot» (36). Car comment résumer en un mot «une multitude de dispositions intérieures, de circonstances extérieures»? (36). De fait, la narratrice attribue de multiples désignations à sa situation. De façon très littérale, elle parle de l’«absence de vie sexuelle» (7), de «renoncement» (108). Elle use tantôt d’euphémismes –elle évoque sa «particularité» (7), son «désintérêt» (14), «ce rien qui [lui] fut salutaire» (8)–, tantôt de métaphores– ici se profilent «les solitaires, [formant une] armée non violente sauf contre elle-même» (7-8), là une «inavouable peuplade» (8) –ou encore d’hyperboles– il est question de son «incurable pureté» (117) ou encore du «plus inouï des fantasmes» (142). Mais quelle que soit l’appellation, elle dit se «sentir honteuse de [s]a particularité, pire que différente» (7). C’est dire le stigmate qui pèse sur cette condition.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces figures de «solitaires» sont ici singularisées, constituées en phénomènes bizarroïdes, alors que d’innombrables personnes vivent des périodes de vie sans sexualité, tout en demeurant invisibilisées. À ne pas confondre avec les célibataires: célibat ne signifie pas désert sexuel («Il m’arrive des trucs par-ci, par-là» (51), précise un homme inquiet de sa réputation), tout comme le fait d’être en couple ne garantit en rien une activité sexuelle permanente. Tous autant qu’ils sont, ces abstinents traduisent un comportement problématique en regard des normes, comportement qui trahit l’injonction à la sexualité –rappelons que celle-ci est souvent présentée comme un « besoin », ce qui présuppose quelque chose de «vital». On ne meurt pourtant pas d’absence ou de privation de sexualité, pas plus que la sexualité ne garantit la sensualité, ou que celle-ci soit réductible à celle-là. «Une part colossale de sensualité a accompagné ces années, où seuls mes rêves ont comblé mes attentes – et quels rêves – et où ce que j’ai approché, ce n’était qu’en pensée – mais quelles pensées» (7), assure la narratrice. Ici, en plus du déplacement du sexuel au sensuel, c’est la quantité –«colossale»– et la qualité –«et quels rêves, et quelles pensées»– qui est soulevée. L’absence de sexualité fait l’objet d’un retournement: ce n’est pas un vide, mais plutôt un plein, et un plein de qualité. Dans le même ordre d’idées, tandis que le «a» privatif de «asexualité» renvoie à l’absence, la narratrice affirme que sa vie «n’était en rien négligeable. Au contraire, elle était riche, parfaitement ajustée à [sa] personne» (7).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La sexualité est elle aussi l’objet de multiples circonlocutions, la plupart du temps négatives, souvent assimilée à un danger («J’éprouvais une joie à être hors de tout danger» (32)), à un risque («pour le moment il n’y avait aucun risque » dit la narratrice, rapportant un fantasme (33)), quand elle n’est pas associée à la «Servitude» (14), rappelant par là à quel point elle est l’objet d’un discours normatif dictant fréquence et longueur des rapports, etc. Plus rarement est-elle connotée positivement, apparentée à des «délices» (22) ou vue comme un «trésor» (36), mais un trésor qu’il revient, insiste la narratrice, à chacun-e de définir.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels scénarios?&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Qu’est-ce donc qui éloigne la narratrice de la sexualité? C’est alors qu’elle se trouve entre les bras d’un mauvais amant qu’elle prend la décision de déserter. Et c’est d’abord le corps qui se refuse:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Ce dont j’avais […] expérimenté la valeur […], ce rinçage inégalé apporté par le sexe, eh bien ne m’intéressait plus. Je n’en pouvais plus qu’on me prenne et qu’on me secoue. Je n’en pouvais plus de me laisser faire. J’avais trop dit oui. Je n’avais pas considéré la tranquillité demandée par mon corps. Comprenant que je n’entendais pas, ce corps avait haussé le ton. […] Une résistance s’était radicalisée en moi. Dans l’intimité, chaque parcelle de mon être se barricadait sans que j’y puisse quoi que ce soit. Je n’arrivais plus à desserrer les poings, il me fallait un effort pour ouvrir ma paume sur les draps, en plus elle se refermait aussitôt. (11)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Or, l’amant ne sait pas lire ces signes pourtant évidents, et se fait insistant: «Depuis des semaines, j’étais obligée de dire non du front à ce que proposait mon amant. Il s’impatientait. Je me forçais. Cet amant crut que je donnais alors que je concédais. […] Je n’étais devenue qu’une maigre possession pour celui qui estimait me tenir en son pouvoir» (11-12).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour cet amant, le sujet féminin a valeur de «butin» (12), nous dit la narratrice. Butin: « Ensemble des biens matériels et des esclaves ou prisonniers pris à l&#039;ennemi au cours d&#039;une guerre. Produit d&#039;un vol, d&#039;un pillage » (Usito). Dès lors, sa décision est prise: «On ne m’aurait plus» (13)&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref2_binjyu9&quot; title=&quot;Aussi: «On n’allait pas me prendre» (32).&quot; href=&quot;#footnote2_binjyu9&quot;&gt;2&lt;/a&gt;. Il faut lire cet énoncé aussi bien au sens figuré, qui s’impose d’abord – ne plus se faire rouler – qu’au sens littéral: ce «on», qui anonymise la communauté des hommes, ne possèderait plus «m’». Aussi la narratrice rompt-elle avec cette «habitude d’obéir» (14) : «J’exigeais les pleins pouvoirs. Il me semblait qu’il fallait ça pour sortir du schéma des hommes» (26).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais deux histoires précèdent ce moment déclencheur. D’abord celle de la fameuse «première fois». Un touriste mexicain, dans la jeune trentaine, apprivoise la jeune fille de treize ans, qui paraît en avoir seize (16), et l’entraine à son hôtel. Devant la nudité de son nouvel ami, elle s’extasie, mais n’envisage pas qu’il puisse y avoir des suites:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;[…] elle voulut en rester là. Se reposer sur cette idée quelques années. Elle ébaucha le geste de quitter le lit. Le garçon la retint par le poignet. Elle disait qu’elle voulait partir. […] “J’ai 13 ans en réalité”, elle lui opposa. Elle avait une candeur ridicule malgré son intelligence. Car, que croyait-elle? Qu’un homme qui désire au point où désirait celui-là […] va s’en tenir à la théorie? (18)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En racontant l’évènement à une amie, deux ans plus tard, elle réalise qu’il s’agissait d’un viol, tout en refusant l’idée. C’est donc la jeune fille qu’elle a été, que la narratrice adulte met à distance, qui l’incitait à «tout quitter» (16).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un autre épisode jalonne son parcours vers le retrait du sexe, alors que, dans la vingtaine, elle vit avec son petit ami (22-24). Celui-ci «aimait la façon dont […] on pouvait [la] réveiller la nuit» (22). On ne peut mieux euphémiser l’abus. Au final, il apparaît que ce qu’il aime par-dessus tout, c’est son propre pouvoir (22), selon les mots de la narratrice.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Trois histoires inaugurales, trois scénarios rebutants : un viol à treize ans, un ami de cœur égoïste et profiteur, puis un mauvais amant qui croit que tout lui est dû. Si ces trois-là résument le «schéma des hommes», ils suffisent en effet à vous en détourner. Ainsi, la «solution sans hommes» (70) de la narratrice met l’accent non pas sur le dédain de la sexualité, mais bien sur la mauvaise qualité des partenaires – et les rapports sociaux de sexe qui les produisent.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le «schéma des hommes»&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce «schéma des hommes» n’est pas sans liens avec certains aspects du dispositif de la sexualité tels que soulevés par divers théoriciens. Dans &lt;em&gt;Sémiologie de la sexualité&lt;/em&gt;, Pierre Guiraud soutient que c’est toujours «la même voix –celle des Dieux, des Rois et des Pères» qui, dans la littérature érotique, «proclame et érige la puissance, l’autorité et la domination du mâle» (Guiraud, 1978: 109). Il invite à considérer «que ce langage est d’origine entièrement masculine; que les femmes n’y ont sans doute eu aucune part –au moins jusqu’à une date très récente, et encore» (Guiraud, 1978: 109). Certes, les femmes se sont approprié l’écriture de la sexualité au cours des quatre dernières décennies, mais celle-ci reste culturellement marquée par la domination masculine: «sous sa forme la plus abstraite, poursuit Guiraud, l’acte sexuel est simplement une chose qu’un &lt;em&gt;homme &lt;/em&gt;fait à une &lt;em&gt;femme&lt;/em&gt; […] Plus spécifiquement, c’est une “pénétration” et une “agression”» (Guiraud, 1978: 118), soutient-il après avoir examiné les principaux champs sémantiques utilisés pour parler du sexe.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De son côté, John Gagnon, examinant de façon plus étroite les scripts&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref3_kkj4b9t&quot; title=&quot;Les scripts sexuels peuvent être vus comme des scénarios préétablis entourant les conduites sexuelles; ces scénarios circulent à travers les discours et les objets culturels, influant sur les rapports interpersonnels et les fantasmes, tout en étant influencés par ceux-ci en retour (Gagnon, 2008).&quot; href=&quot;#footnote3_kkj4b9t&quot;&gt;3&lt;/a&gt; de l’agression sexuelle et de la violence, souligne que les «variantes du scénario culturel de l’usage […] de la force [...] ont toutes un trait commun: l’homme dispose d’un droit légitime aux rapports sexuels […] et ce droit est contrecarré par le refus de la femme d’y accéder» (Gagnon, 2008: 118). Aussi bien dire que les femmes sont des dispositifs à prendre pour les hommes&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref4_4poo5jp&quot; title=&quot;Ce qui prolonge la proposition de Goffman pour qui «[c]haque sexe [constitue] un dispositif de formation pour l&#039;autre sexe [...]» (Goffman, 2002: 77).&quot; href=&quot;#footnote4_4poo5jp&quot;&gt;4&lt;/a&gt;, ce que suggère la lecture croisée de Foucault sur le dispositif et de Guillaumin sur l’appropriation des femmes. Ainsi, les scripts sexuels en circulation dans la culture tout autant que le lexique de la sexualité tel que figé dans le langage correspondent à ce que la narratrice de Fontanel désigne comme le schéma des hommes&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref5_38r9ebg&quot; title=&quot;Cela n’est pas sans résonance avec la théorie des scripts, lesquels, selon Gagnon, peuvent être vus comme «des schème[s] cognitif[s] organisé[s]» (Gagnon, 2008: 78), comme des dispositifs heuristiques (80).&quot; href=&quot;#footnote5_38r9ebg&quot;&gt;5&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plus spécifiquement, le sexe du schéma des hommes est associé, dans le roman, au frénétique, au tapageur –«Si tout le monde faisait l’amour, on ne s’entendrait plus» (81)–, alors que la narratrice recherche le silence et le calme. Cela s’applique aussi au discours, jugé trop bavard, trop ostentatoire&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref6_3k84sld&quot; title=&quot;C’est bien ce que l’intertexte confirme: «L’envie», c’est aussi le titre d’une chanson de Johnny Hallyday (12). Celle-ci fait entendre une série d’antithèses, variations sur le thème de «trop tue l’envie»: «qu’on me donne le froid pour que j’aime la flamme / Pour que j’aime ma terre qu’on me donne l’exil / Et qu’on m’enferme un an pour rêver à des femmes / […] On m’a trop donné bien avant l’envie […] Qu’on me donne l’envie / l’envie d’avoir envie». «Qu’on m’enferme un an pour rêver à des femmes», dit le chanteur. On le constate, les genres ne sont pas égaux devant le désir: le locuteur exprime un souhait, la narratrice réalise le projet; un an suffit au locuteur; dix sont nécessaires à la narratrice…&quot; href=&quot;#footnote6_3k84sld&quot;&gt;6&lt;/a&gt;, tandis que selon elle, «toute sexualité devrait […] être un [secret]» (159). Les hommes sont jugés trop techniques, trop mécaniques: «au summum de leurs élans, ils se montr[ent] plus basiques que des manettes» (142). C’est aussi une conception utilitaire, économiste, qui est condamnée, telle qu’elle est véhiculée par ce médecin qui compare le corps au «métro de Taipei, à Taiwan» (35): il faut l’utiliser pour ne pas qu’il rouille; a fortiori «le corps sexuel. Si on en fai[t] pas usage, il se dégrad[e]» (35).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le roman ne propose ni ne précise ce que serait un schéma des femmes. Aussi sommes-nous appelés-es à le reconstituer en regard des propositions implicites du schéma des hommes. Deux passages en particulier donnent prise à la reconstitution. Le premier est un fantasme:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;La nuit, j’étreignais mon oreiller, exactement comme s’il se fût agi d’un être humain à ma portée. J’avais pour lui des égards qu’on a pour celui à qui on ne veut aucun mal. […] C’était me livrer au dos d’un homme imaginé par moi, poser mon front entre ses omoplates, je l’entourais. Et lui-là-bas devant, il me prenait les mains. Il bougeait &lt;em&gt;lentement&lt;/em&gt;, si peu que j’aurais pu jurer qu’il se contentait de respirer. J’en mettais, du temps à comprendre qu’il me berçait. Comment s’arrangeait-il de son désir? Je n’en savais rien. Mon désir à moi c’était d’attendre. (33)&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le second réside dans la finale. Après des années d’abstinence, la narratrice croise un homme sur sa route et annonce qu’elle «[veut] recommencer avec le corps» (159). Cet homme est «calme», il a «la stabilité d’un paysan» (160). Devant lui, elle dit n’avoir plus que «l’embarras des incapables» (160). Il s’approche d’elle, qui «appliqu[e]e [alors] sa main où elle n’allait plus», pour «touch[er] quelque chose qui [la] rassura tellement» (161). Le texte ne spécifie pas ce qu’elle touche, ni ce qui la rassure. Et si les sèmes de la lenteur, de la patience, de la bienveillance et de la tendresse peuvent renvoyer à un schéma féminin traditionnel, ils semblent davantage au service d’une récusation d’une sexualité bruyante, rapide, frénétique, consumériste : une sexualité-fétiche, une sexualité-injonction. Au sexe bavard, technique et bâclé (26), centré sur la génitalité, est ici opposée une sexualité qui échappe au spectacle. Fontanel suggère de renouer avec le &lt;em&gt;slow sex&lt;/em&gt;, pourrait-on dire, comme d’autres renouent avec le &lt;em&gt;slow food&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par ailleurs, c’est notablement le sujet féminin qui amorce un geste vers le corps de l’autre à la clôture du roman. Vers le corps d’un homme qui attend, qui laisse le temps au désir féminin de s’exprimer plutôt que le devancer et lui imposer le sien. Le schéma des femmes inclurait donc dans le registre des scripts sexuels «une &lt;em&gt;chose&lt;/em&gt; qu’une &lt;em&gt;femme&lt;/em&gt; fait à un homme», renversant ainsi la description de l’acte sexuel tel que formulée par Guiraud (1978: 118) – et bien qu’elle ne soit pas à exclure, cette &lt;em&gt;chose&lt;/em&gt; ne se résume pas à la fellation, là où nous conduirait une lecture phallocentrée de cette proposition.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La disponibilité des femmes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un tel récit, celui d’une personne racontant comment, pendant plusieurs années, elle se serait volontairement refusée à toute sexualité, semble impensable au masculin. Non pas qu’un tel homme ne puisse pas exister, mais en l’occurrence, ce récit dirait tout autre chose –on pense à Mallarmé et autres figures du blasé, ou encore aux farces hollywoodiennes sur l’abstinence des hommes&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref7_h7cshll&quot; title=&quot; Voir 40 jours et 40 nuits, de Michael Lehmann.&quot; href=&quot;#footnote7_h7cshll&quot;&gt;7&lt;/a&gt;. Chose certaine, on ne saurait imaginer l’histoire d’un homme racontant qu’il aurait renoncé à la sexualité précisément parce que ses expériences avec des femmes lui imposant leur désir lui auraient ôté toute faim –car n’est-ce pas, selon le sens commun, les hommes, tout comme les scouts, sont toujours prêts&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref8_jj7dzlr&quot; title=&quot;Selon Raewyn Connell, «la “véritable” masculinité» est pensée «comme inhérente au corps masculin» et ce corps est «conçu comme conduisant et dirigeant l’action (par exemple, les hommes seraient naturellement plus agressifs que les femmes, le viol résulterait d’un désir sexuel incontrôlable ou d’une pulsion violente innée)» (2014: 29). Et si les contours de la «masculinité hégémonique» (2014: 73) sont historiquement et culturellement variables, on pourrait soutenir que l’un des éléments l’attestant réside dans la manifestation d’un appétit sexuel inassouvissable, voire dans la consommation régulière de sexualité.&quot; href=&quot;#footnote8_jj7dzlr&quot;&gt;8&lt;/a&gt;. Cette impossible inversion révèle une autre dimension signifiante de l’œuvre: sous le récit d’une femme qui se prive de vie sexuelle se profile celui d’une femme qui refuse de se rendre disponible sur le «marché au sexe»&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref9_tu8mspl&quot; title=&quot;Je fais référence au titre d’un entretien entre Judith Butler et Gayle Rubin (2001).&quot; href=&quot;#footnote9_tu8mspl&quot;&gt;9&lt;/a&gt;, et ce second récit nous rappelle que la disponibilité sexuelle est inhérente à la condition de femme dans nos sociétés (Guillaumin, Wittig).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Jusqu’ici, les scripts sexuels ont été écrits par des hommes, les femmes étant «invitées» à y jouer le rôle d’adoratrices du phallus qui leur était dévolu. Ces patrons sont bel et bien le produit d’une «culture patriarcale et “patrisémique”» (Guiraud, 1978: 132). Certaines inventent de nouveaux scripts, octroyant de nouveaux rôles aux personnages féminins. Fontanel dessine une femme qui se retire de la scène de la sexualité, comme pour mieux la désapprendre, s’en désintoxiquer. Pour ce faire, elle observe, dissèque, analyse les scripts fondés sur les «schémas des hommes»; en creux se révèle ce que pourrait être une autre sexualité, moins bavarde, moins tapageuse, moins technique. Et pour trouver ce qui pourrait la remplacer, il faut d’abord effacer le tableau. Faire silence. C’est ce que fait le personnage de Fontanel, en cessant toute activité sexuelle, le temps que s’effacent de son corps et de sa mémoire les «schémas» que les hommes y ont imprimés. Ce n’est pas tant la sexualité qu’elle refuse, mais l’obligation sociale d’avoir à jouer dans de mauvais scénarios avec de mauvais candidats. C’est bien du «marché au sexe» que la narratrice se retire. Parce que ce marché est régi par une économie patriarcale. Et c’est à cette économie, où le viol d’une jeune fille de 13 ans est chose possible, où la femme est un dispositif à jouir pour les hommes, que Fontanel fait un procès. Économie violente, de laquelle la narratrice s’extrait pour signifier un refus radical à l’endroit des scripts dominants, élaborés sans la participation des femmes. Signifiant aussi par là qu’une autre sexualité est possible, comme on dit : un autre monde est possible.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Selon Rubin, «une théorie radicale du sexe doit identifier, décrire, expliquer et dénoncer l’injustice érotique et l’oppression sexuelle» (Rubin, 2010: 151). C’est bien l’entreprise de Fontanel. Et s’il y a oppression, s’y soustraire constitue un geste d’émancipation. Dans un tel contexte, s’extraire du marché sexuel est un affront à la communauté des hommes; c’est leur barrer l’accès à une ressource. Ce qui n’est pas sans rappeler les propositions théoriques de Monique Wittig, pour qui le lesbianisme est un moyen de sortir du rapport d’appropriation (2001). Mais voilà, il est des hétérosexuelles qui souhaitent aussi définir leur sexualité hors de ce rapport.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les filles l’apprennent toutes jeunes: les hommes ne «s’en tiennent pas à la théorie», ce que rappelle aussi Annie Ernaux dans &lt;em&gt;Mémoire de fille&lt;/em&gt;. Ce schéma des hommes semble donc s’imposer aux filles dès leur entrée dans la sexualité (Dussault Frenette). Il apparait ainsi que la première injonction du schéma des hommes, c’est bien de s’y soumettre. Et s’en soustraire revient à recouvrer sa liberté. Ce que le roman de Fontanel semble nous dire, c’est que le premier des scripts est probablement l’injonction à participer aux scripts. C’est, rappelons-le, à cette jeune fille qu’elle a été que la narratrice dédie son silence sexuel. Comme si elle lui devait ça : aller à rebours d’une entrée trop hâtive dans la sexualité, précipitée par un homme sans aucune considération pour son (non-)désir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«Pourquoi donner à la vie sexuelle une valeur en tant que telle?» (36), demande la narratrice. En effet, ne s’agit-il pas de trouver la valeur qu’elle a pour soi? Car elle est bel et bien chargée «d’un excès de signification» (Rubin, 2010: 156). C’est à l’autonomie qu’aspire la narratrice de Fontanel, la réitération du pronom personnel «mon», dans «mon corps et moi» (25); «mon désir à moi c’était d’attendre» (33), «entre ma peau et moi» (26), ainsi que la personnification du corps, dans «mon corps se révolta» (13), le traduit bien. S’émanciper des impératifs normatifs et trouver son propre chemin, exiger et reprendre «les pleins pouvoirs» (25), recouvrer son agentivité (Lang). Et si, en bout de ligne, l’abstinence est vue comme un exploit, cela trahit le fait que la participation aux jeux sexuels relève bien souvent, de nos jours, davantage d’une injonction sociale que de l’envie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Références&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BUTLER, Judith et Gayle S. RUBIN. 2001. &lt;em&gt;Marché au sexe&lt;/em&gt;, trad. de l’américain par Éliane Sokol et Flora Bolter, Paris: EPEL, coll. «Les grands classiques de l&#039;érotologie moderne».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DUSSAULT FRENETTE, Catherine. 2015. &lt;em&gt;L’expression du désir au féminin dans quatre romans québécois contemporains&lt;/em&gt;, Nota Bene.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ERNAUX, Annie. 2016. &lt;em&gt;Mémoire de fille&lt;/em&gt;, Paris: Gallimard.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;FONTANEL, Sophie. 2011. &lt;em&gt;L’envie&lt;/em&gt;, Paris: Robert Laffont.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;FOUCAULT, Michel. 1976. &lt;em&gt;Histoire de la sexualité, tome I: La volonté de savoir,&lt;/em&gt; Paris: Gallimard.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GAGNON, John. 2008. «L’utilisation explicite et implicite de la perspective des scripts dans les recherches sur la sexualité», in &lt;em&gt;Les scripts de la sexualité. Essais sur les origines culturelles du désir&lt;/em&gt;, trad. de l’anglais par Marie-Hélène/Sam Bourcier avec Alain Giami, Paris: Payot, 2008, p. 69 135.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GOFFMAN, Erving. 2002 (1977). &lt;em&gt;L’arrangement des sexes&lt;/em&gt;, trad. de l’anglais par Hervé Maury, Paris: La Dispute.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GUILLAUMIN, Colette. 1992. &lt;em&gt;Sexe, race et pratique du pouvoir. L’idée de nature&lt;/em&gt;, Paris: Côté-femmes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GUIRAUD, Pierre. 1978. «La rhétorique de l’érotisme», &lt;em&gt;Sémiologie de la sexualité&lt;/em&gt;, Paris: Payot, p. 107-133.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LANG, Marie-Ève. 2011. «L’“agentivité sexuelle” des adolescentes et des jeunes femmes : une définition», &lt;em&gt;Recherches féministes&lt;/em&gt;, vol. 24, n° 2, p. 189-209.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;RUBIN, Gayle. 2010. «Penser le sexe. Pour une théorie radicale de la politique de la sexualité», in &lt;em&gt;Surveiller et jouir. Anthropologie politique du sexe,&lt;/em&gt; trad. de l’anglais par Nicole-Claude Mathieu, Epel, p. 135 224.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;__________. 1998 (1975). «L’économie politique du sexe: transactions sur les femmes et systèmes de sexe/genre», trad. de l’anglais par Nicole-Claude Mathieu et Gail Pheterson, &lt;em&gt;Les Cahiers du CEDREF&lt;/em&gt;, n° 7, p. 3-81, &lt;a href=&quot;http://cedref.revues.org/171&quot;&gt;http://cedref.revues.org/171&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;WITTIG, Monique. 2001. &lt;em&gt;La pensée straight&lt;/em&gt;, trad. de l’anglais par Marie-Hélène/Sam Bourcier, Paris: Balland.&lt;/p&gt;

&lt;section  class=&quot;footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed&quot; data-collapsible-show-label=&quot;Notes&quot; data-collapsible-hide-label=&quot;Notes&quot;&gt;&lt;ul class=&quot;footnotes collapsible-content&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_fgshxj1&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_fgshxj1&quot;&gt;1.&lt;/a&gt; Si, à première vue, le roman peut sembler hétéronormatif, il faut bien voir qu’en les problématisant, le roman travaille précisément à spécifier les rapports hétérosexuels, et à discuter de la politique qui leur est inhérente, plutôt que de les situer sur un horizon hégémonique.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote2_binjyu9&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref2_binjyu9&quot;&gt;2.&lt;/a&gt; Aussi: «On n’allait pas me prendre» (32).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote3_kkj4b9t&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref3_kkj4b9t&quot;&gt;3.&lt;/a&gt; Les scripts sexuels peuvent être vus comme des scénarios préétablis entourant les conduites sexuelles; ces scénarios circulent à travers les discours et les objets culturels, influant sur les rapports interpersonnels et les fantasmes, tout en étant influencés par ceux-ci en retour (Gagnon, 2008).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote4_4poo5jp&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref4_4poo5jp&quot;&gt;4.&lt;/a&gt; Ce qui prolonge la proposition de Goffman pour qui «[c]haque sexe [constitue] un dispositif de formation pour l&#039;autre sexe [...]» (Goffman, 2002: 77).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote5_38r9ebg&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref5_38r9ebg&quot;&gt;5.&lt;/a&gt; Cela n’est pas sans résonance avec la théorie des scripts, lesquels, selon Gagnon, peuvent être vus comme «des schème[s] cognitif[s] organisé[s]» (Gagnon, 2008: 78), comme des dispositifs heuristiques (80).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote6_3k84sld&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref6_3k84sld&quot;&gt;6.&lt;/a&gt; C’est bien ce que l’intertexte confirme: «L’envie», c’est aussi le titre d’une chanson de Johnny Hallyday (12). Celle-ci fait entendre une série d’antithèses, variations sur le thème de «trop tue l’envie»: «qu’on me donne le froid pour que j’aime la flamme / Pour que j’aime ma terre qu’on me donne l’exil / Et qu’on m’enferme un an pour rêver à des femmes / […] On m’a trop donné bien avant l’envie […] Qu’on me donne l’envie / l’envie d’avoir envie». «Qu’on m’enferme un an pour rêver à des femmes», dit le chanteur. On le constate, les genres ne sont pas égaux devant le désir: le locuteur exprime un souhait, la narratrice réalise le projet; un an suffit au locuteur; dix sont nécessaires à la narratrice…&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote7_h7cshll&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref7_h7cshll&quot;&gt;7.&lt;/a&gt;  Voir &lt;em&gt;40 jours et 40 nuits&lt;/em&gt;, de Michael Lehmann.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote8_jj7dzlr&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref8_jj7dzlr&quot;&gt;8.&lt;/a&gt; Selon Raewyn Connell, «la “véritable” masculinité» est pensée «comme inhérente au corps masculin» et ce corps est «conçu comme conduisant et dirigeant l’action (par exemple, les hommes seraient naturellement plus agressifs que les femmes, le viol résulterait d’un désir sexuel incontrôlable ou d’une pulsion violente innée)» (2014: 29). Et si les contours de la «masculinité hégémonique» (2014: 73) sont historiquement et culturellement variables, on pourrait soutenir que l’un des éléments l’attestant réside dans la manifestation d’un appétit sexuel inassouvissable, voire dans la consommation régulière de sexualité.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote9_tu8mspl&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref9_tu8mspl&quot;&gt;9.&lt;/a&gt; Je fais référence au titre d’un entretien entre Judith Butler et Gayle Rubin (2001).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;«Pendant une longue période, qu’au fond je n’ai à cœur ni de situer dans le temps ni d’estimer ici en nombre d’années, j’ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l’absence de vie sexuelle» (7). Ainsi débute L’envie, roman de Sophie Fontanel, publié en 2011.&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/en/biblio?f%5Bauthor%5D=1856&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Boisclair, Isabelle&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2017. “&lt;a href=&quot;/en/biblio/lenvie-de-sophie-fontanel-se-soustraire-au-schema-des-hommes&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;«L&#039;envie» de Sophie Fontanel: se soustraire au «schéma des hommes»&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;”. Available online: l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/en/articles/lenvie-de-sophie-fontanel-se-soustraire-au-schema-des-hommes&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/en/articles/lenvie-de-sophie-fontanel-se-soustraire-au-schema-des-hommes&lt;/a&gt;&amp;gt;. Accessed on May 1, 2023. Source: (&lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Féminismes, sexualités, libertés&lt;/span&gt;. 2017. Montréal: Institut de recherches et d&#039;études féministes (IREF). coll. Agora, vol. Cahier de l&#039;IREF).&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=%C2%ABL%26%23039%3Benvie%C2%BB+de+Sophie+Fontanel%3A+se+soustraire+au+%C2%ABsch%C3%A9ma+des+hommes%C2%BB&amp;amp;rft.isbn=978-2-922045-50-5&amp;amp;rft.date=2017&amp;amp;rft.volume=Cahier+de+l%26%23039%3BIREF&amp;amp;rft.aulast=Boisclair&amp;amp;rft.aufirst=Isabelle&amp;amp;rft.pub=Institut+de+recherches+et+d%26%23039%3B%C3%A9tudes+f%C3%A9ministes+%28IREF%29&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Tue, 22 Feb 2022 20:52:28 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexia Giroux</dc:creator>
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 <title>Pouvoir de l’architecture et construction du sens de l’habitat à la lumière de «L’Homme de cendres» de Nouri Bouzid</title>
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Cependant si ces images semblent comporter un niveau de signification qui se réfère à un lexique commun et collectif, elles sont, dans chaque film et pour chaque réalisateur, l&#039;objet d&#039;un traitement dramatique et esthétique particulier, nécessitant à chaque fois une analyse différente.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 0.8125rem;&quot;&gt;En effet, depuis ses débuts, des échanges profonds ont toujours existé entre l’espace de la médina, avec ses différentes composantes, et le cinéma tunisien. La médina comme espace filmique réduit à sa seule dimension physique, de circonstant de l&#039;action, est au cœur d&#039;un nombre relativement important de longs métrages tunisiens (&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 0.8125rem;&quot;&gt;Ya soltane el medina&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 0.8125rem;&quot;&gt;;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 0.8125rem;&quot;&gt;Halfaouine, l’enfant des terrasses&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 0.8125rem;&quot;&gt;;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 0.8125rem;&quot;&gt;Les silences du palais&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 0.8125rem;&quot;&gt;…). Elle a attiré la majorité des cinéastes tunisiens (Nouri Bouzid, Moncef Dhouib, Ridha Béhi, Férid Boughdir, Ahmed Kéchine, Mahmoud Ben Mahmoud…) ainsi que plusieurs cinéastes étrangers (Anthony Minghella, Steven Spielberg, George Lucas, Roman Polanski, Alexandre Arcady) pour y tourner leurs films (dans diverses médinas et paysages urbains et naturels de la Tunisie: Tunis, Kairouan, Sousse, Sfax, Tataouine, Tozeur, etc.).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Le cinéma tunisien semble être le lieu où la médina en mutation est susceptible d’accéder à une conceptualisation complète, parfois festive, d’autres fois dramatique. Elle est le produit de volontés multiples, tantôt convergentes, tantôt divergentes, publiques et privées, étalées dans le temps, générant des pratiques aux traces durables aussi bien que des pratiques mouvantes, instables et s’abolissant dans le temps. Faisant partie intégrante de l&#039;espace médinal, la maison traditionnelle comme espace d’habitat par excellence ne peut pas échapper à ces réalisateurs qui ont posé leurs caméras dans diverses médinas pour évoquer un style de vie ou une architecture bien particulière.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;La maison domestique devient une suite de regards, obéissant à une stratégie de configuration propre au producteur du discours filmique. Elle est le conservatoire d’une socialité que l’on ne peut négliger, nous invitant à penser ce qui nous environne et ce qui nous détermine. Dans cet article, notre intérêt porte essentiellement sur la question des usages et des pratiques socio-spatiales dans la maison en particulier et dans tout espace occupé en général. Il s’agit donc ici de réfléchir sur les représentations physiques et symboliques de l’espace mais aussi sur l’espace de la représentation et sa technicité (cadrage, lumière, son, etc.).&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Dans cette optique, nous souhaitons questionner le discours filmique de Nouri Bouzid sur la nature et les caractéristiques de l&#039;espace domestique, sur son mode d’appropriation par son occupant et sur sa relation avec l&#039;extérieur, dans un monde où l’espace habité est encore traversé par un invisible réseau de frontières entre l’extérieur et l’intérieur. Dans ce brouillage assez radical des frontières traditionnelles qui séparent l&#039;espace public de l&#039;espace privé, nous nous attachons à cerner l’originalité du traitement de l’espace médinal dans son entier et l’espace domestique dans sa particularité, à partir de l’analyse de son premier film,&amp;nbsp;&lt;em&gt;L’Homme de cendres&amp;nbsp;&lt;/em&gt;(1986). Un tel film a marqué l’histoire du cinéma tunisien parce qu’il est allé loin dans la profanation du social sacré et dans le franchissement des frontières en mettant à nu ce que les instances politiques ont toujours cherché à voiler et à cacher au nom des pratiques institutionnelles, comme la religion ou la famille.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Conscient que nous vivons dans une société qui tente d’occulter des réalités parfois violentes et assez fréquentes, le réalisateur fait de son film une occasion pour «liquider la blessure de l’enfance et la défaite de l’âge adulte» (Drissi, 2011: 9) et une opportunité pour mettre à mal une société qui n’arrive pas à fixer ses repères. Recourant à des personnages désorientés, cherchant à se démarquer de leur premier point d’attache, à savoir la famille, il s’évertue à aborder et à&amp;nbsp;mettre en scène&amp;nbsp;des réalités et des sujets tabous tels la sexualité, la pédophilie, les fantasmes personnels, la virilité, le statut de la femme, la répartition sexuée de l’espace, les problèmes d&#039;identité ou d&#039;exclusion, etc.; des sujets socialement et légalement sous estimés malgré leur ampleur.&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Ces souvenirs douloureux se dédoublent et se multiplient dans les divers coins de la médina, jusqu’à l’acte fatal.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Dans son film, tout s’entremêle dans un espace familier et partagé par des groupes d’individus rapprochés par des liens de parenté. En effet, au premier abord, le film tourne autour de la mise en place des divers préparatifs du mariage de Hachemi. Toute la famille s&#039;affaire dans l’organisation et s’unit, mais le principal concerné semble désintéressé et terrorisé à l&#039;idée de se marier. Son mariage contraint est vécu comme un brusque retour sur lui-même, d&#039;où surgissent les souvenirs refoulés de son enfance. Hachemi et son ami Farfat ont été tous deux violés, enfants, par leur contremaître Ameur alors qu&#039;ils travaillaient dans son atelier d&#039;ébénisterie. Ces souvenirs douloureux se dédoublent et se multiplient dans les divers coins de la médina, jusqu’à l’acte fatal. Ce drame, qui poursuit les deux protagonistes depuis leur enfance, les conduit au doute total et entraîne le jeune Hachemi vers l&#039;impuissance physique.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;En focalisant donc sur le vécu quotidien des deux personnages victimes de viol, nous cherchons à décrire précisément l’ancrage et la continuité de ces violences dans leur corps et leur esprit et ce, depuis leur plus jeune âge. Nous concentrons notre analyse sur l’étude des déplacements habituels des deux protagonistes engagés dans un va-et-vient afin de déterminer le rapport qu’ils entretiennent avec les espaces parcourus, traversés, imaginés ou fantasmés... Nous étudions les personnages dans leurs trajectoires journalières au sein de leur espace personnel restreint comme dans un cadre plus large, qui fait appel à tout espace fréquenté ayant un impact sur les protagonistes et capable de modifier leurs convictions, voire leurs modes d’appropriation de l’espace.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;À travers cet essai de repérage du corps&amp;nbsp;&lt;em&gt;dans&lt;/em&gt;l’espace, nous tentons de déchiffrer la relation primaire qui s’établit entre le corps et l’espace afin de pouvoir penser le corps&amp;nbsp;&lt;em&gt;comme&amp;nbsp;&lt;/em&gt;espace qui se donne à voir sous de multiples aspects façonnés par l’acte vécu. Nous tentons également de montrer que l’espace dans le film ne fonctionne ni comme cadre, ni comme décor, mais comme élément moteur de la narration. Au-delà d’être un support de l’action, il participe de celle-ci et conditionne la nature du rapport qui s’instaure avec celui qui l’occupe. Il est le lieu où se déroule une entreprise imaginaire articulant des comportements sociaux bien codés, relevant d’un système complexe où se combinent des signes, des attitudes, des croyances et des pratiques. Il structure par conséquent les représentations qu’un individu pourrait s’en faire.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Nous notons en même temps que, dans cette tendance à radicaliser l’opposition socio-spatiale intérieur/extérieur, public/privé ou encore masculin/féminin, ces notions ordinairement conventionnelles s&#039;avèrent étonnamment dépassées. Elles fonctionnent aujourd’hui comme les révélateurs de représentations mentales nouvelles, où les personnages trouvent toujours une brèche pour outrepasser les frontières marquées comme imaginaires. Comment se manifeste alors ce brouillage? D&#039;où provient-il? Que remet-il en cause et que fait-il émerger de nouveau?&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h2 align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;Habiter l’espace&amp;nbsp;-&amp;nbsp;Habiter par l’espace&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Parler de l’habitat ou de ce qui se déroule au sein de l’espace domestique doit passer avant tout par l’analyse de l’espace en lui-même, c&#039;est-à-dire par l’étude de sa morphologie, de ses caractéristiques architecturales et de la logique de sa construction. Or l’analyse purement formelle de toute structure architecturale ne peut être envisagée en dehors des notions essentielles d’un contexte spatial global, qui peut être dynamique, car toute société a ses propres particularités architecturales et tout édifice est le produit d’un contexte historique et social dans lequel s’est accomplie sa construction.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Nous pensons, par ailleurs, que les plans des maisons n’indiquent pas seulement la position des murs ou le nombre des pièces et leurs dimensions, ou encore le décor qui les régissent, mais ils structurent aussi les formes culturelles et sociales de l’habiter au quotidien. Au-delà d’un simple langage spatial-architectural, l’habitat s’offre comme un langage par lequel une société se signifie elle-même. Nous pensons également que, ontologiquement et d’une manière générale, l’individu ne vit pas solitaire au sein d’une maison. Il serait regrettable, par conséquent, de décrire cette dernière, à la manière de Heidegger ou encore de Bachelard&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_atjzocn&quot; title=&quot;De Heidegger à Bachelard nous passons de l’ontologie du Dasein (être-au monde) à la phénoménologie de l’âme. Le premier parle d’un monde ambiant et public que le Dasein occupe, sans pour autant s’intéresser au fait que ce dernier construit autour de lui un monde privé-familial. De son côté, Bachelard, profondément marqué par l’individualisme et par l’idée de l’«être jeté au monde» développée par Heidegger, mais aussi conscient du mouvement dynamique de l’être, divise le monde en deux parties, dedans et dehors, sans pour autant étudier le couple spatial en rapport avec la communauté des humains.&quot; href=&quot;#footnote1_atjzocn&quot;&gt;1&lt;/a&gt;, comme une fabrique individuelle socialement détachée, sans prendre acte de la présence des autres membres ou des espaces avoisinants. Un espace habitable est un espace où une famille ou un groupe d’individus peuvent mener une vie sociale et culturelle. C’est nécessairement l’espace de partage commun dans lequel chaque individu vit en tant qu’«être-au-monde-avec» (Heiddeger, 1986: 55), tiraillé entre le besoin et les difficultés à habiter avec l’Autre.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Il est donc indispensable de prendre l’histoire socio-spatiale du vécu quotidien domestique des habitants comme un élément déterminant où chaque individu se comporte selon des règles de conduite spécifiques formant ce qu’on appelle l’ordre social. Ce dernier dicte certaines pratiques appropriatives de l’espace, générées par un ensemble de traditions sociales, économiques et culturelles. Il est révélateur tant des relations sociales établies entre le foyer domestique et son environnement social que des relations entretenues à l’intérieur même du foyer, entre les différents membres qui composent ce dernier. Nous essaierons donc, dans ce qui suit, de déchiffrer les codes sociaux et comportementaux qui semblent régir l’espace domestique ainsi que les caractéristiques architecturales qui semblent guider la conduite des personnages en son intérieur.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;L’espace habité:&amp;nbsp;support d’une architecture accablante&lt;/h3&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;C’est en rassemblant et en reconstituant les divers plans filmés à l’intérieur même de la maison que se dégagent les caractéristiques architecturales et architectoniques de cette construction. Loin de la médina et en plein milieu du verger se tient une habitation isolée, connue sous le nom d’&lt;em&gt;El Borj&lt;/em&gt;. Dans son apparence physique (voir figure ci-dessous), cette construction est protégée par de hauts murs percés par de rares ouvertures de sorte que, depuis la rue, le passant ne peut presque rien voir, ni entendre.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Elle concourt à protéger et à garder à l’abri son occupant, sous un toit solide reposant sur des murs épais et bien ancrés au sol. C’est un espace qui semble être rassurant par son aspect architectural tout comme par les liens qui s’y tissent. C’est l’espace réconfortant, celui de la mère, mais aussi de la famille. Il parait être l’endroit où l’on a le plus de chance d’être en sécurité car il est fortement dominé par une recherche de protection de l’intimité familiale. C’est le chez-soi par opposition au chez-les-autres. C’est le dedans consolant par contraste au dehors hostile.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;67747&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Cependant, nous pouvons dire que tel que montré dans le film, le foyer domestique est aussi un lieu de confusion et de chaos. Hachemi se sent cloitré dans cette forteresse où tout obéit à des règles et des lois. C’est premièrement son caractère architectural et sa configuration spatiale qui lui offrent cette notion de cloisonnement et d’encerclement. Elle est isolée par rapport à la ville moderne et retirée par rapport à la médina traditionnelle. Sa façade compacte et élevée ne s’ouvre pas sur l’extérieur (on note une absence presque totale d’ouvertures sur la façade principale sauf la porte d’entrée, des fenêtres peu nombreuses et élevées). Une entrée unique, enchainant plusieurs changements d’axe (entrée en chicane) vient organiser le franchissement limité, contrôlé et sélectif de la maison.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Cette limite est marquée et matérialisée par un emmarchement: le seuil. Ce dernier exprime par la différence des niveaux une hiérarchie qualitative qui démarque les deux espaces situés de part et d’autre&amp;nbsp;(privé/public; intérieur/extérieur). Le seuil, comme le décrit Marion Segaud, «existe pour être franchi, mais ce passage s’accompagne de rituels, car à travers lui s’entrecroisent trois dimensions: spatiale, sociale et symbolique. Il fonctionne comme un “opérateur” qui organise les relations sociales» (2008: 122). Dans ce même contexte, Khalid Kajaj, dans son étude consacrée à la maison traditionnelle à Tétouan, dévoile que le fait de «franchir le seuil est soumis à une négociation, verbale et gestuelle» (1999: 124).&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Nous pouvons ainsi dire qu’une telle limite fortement connotée architecturalement et symboliquement oblige celui qui va la traverser (Hachemi dans notre cas) à s’y attarder à chaque tentative de passage et à bien réfléchir avant d’accéder à l’espace qu’elle délimite. Une fois entré, il doit se conformer à ses règles de conduite et répondre aux attentes de ses dirigeants (notamment le père). À cet effet, le réalisateur filme son personnage adossé à maintes reprises, soit à la porte d’entrée, soit au mur de la cour, soit encore à l’escalier ramenant aux hauteurs. Il ne pense et ne revit que des moments de son passé sinistre et douloureux. Il revient mentalement sur le lieu du viol (dans l’atelier de Ameur) et revit le moment scène par scène.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Par l’intermédiaire de ces moments de flash-back affectivement chargés, le spectateur est introduit dans l’univers intime du personnage. Il arrive à saisir et à compléter l’omission du récit réel de la diégèse (c&#039;est-à-dire le présent de l’histoire, puisque les moments du flash-back font partie du passé). Ces flash-back justifient le caractère renfermé de Hachemi qui se plonge dans le temps intérieur, s’interrogeant sur son identité sexuelle. Ils étalent les raisons de son refus du mariage, son refus qui est peu à peu éclairé par les inscriptions traumatiques qu’il avait subies dans son enfance, et la persistance de la souffrance psychique envisagée dans ses comportements physiques (sa solitude, ses peurs, ses fantasmes qui lui donnent l’impression d’être suivi et contrôlé de partout…). Son corps est une mémoire corporelle physique, fruit d’un vécu personnel qui pèse lourd sur le personnage.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;«Plus qu’un corps de logis, [la maison s’offre donc à nous comme] un corps de songes» (Bachelard, 1998: 33)&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref2_o85a9fs&quot; title=&quot;Dans cet article, la référence exacte à l&#039;ouvrage est: Bachelard, Gaston. 1998. Poétique de l’espace. Paris: Presses universitaires de France.&quot; href=&quot;#footnote2_o85a9fs&quot;&gt;2&lt;/a&gt;. Certes, Hachemi habite sa spatialité, mais elle l’habite également par les mémoires qu’elle lui fait constamment revivre. En chaque endroit, en chaque coin de l’ensemble spatial correspondent bien des activités et des fonctions de vie spécifiques, mais surtout des significations symboliques nourries d’expériences émotionnelles, esthétiques et relationnelles. L’entrée de la maison est marquée fortement par une ligne structurante. La chicane offre une composition labyrinthique pour que celui qui la traverse se heurte à autant d’obstacles avant de découvrir son intérieur. Le patio, bien centré mais aussi bien encerclé, renvoie à la notion de cour-prison.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Nous pouvons ainsi dire que le désarroi du personnage est signifié par ces espaces imaginés qu’il traverse et qui accentuent chez lui la notion d’enfermement. Ces souvenirs immémoriaux, ces images mentales ne forment pas seulement le tissu des rêves nostalgiques du personnage, mais ils l’aident, à travers une expérience sensorielle sensible, à habiter d’une certaine manière, à se fixer dans un ici ou dans un ailleurs, à tisser un lien d’appartenance ou d’indifférence envers tel ou tel espace. C’est dire aussi que l’espace architectural peut être assimilé à une notion d’espace-temps-psychique&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref3_9smi2zo&quot; title=&quot;Dans un même contexte de temporalité, Ricœur parle du temps physique et du temps psychique. Le temps physique est le temps universel qu’on croit pouvoir compter grâce à une horloge. Le temps psychique est un temps distendu. Il correspond à un étirement du triple présent vécu par l’âme humaine: présent du passé (la mémoire), présent du futur (l’attente) et présent du présent (l’attention). Le temps psychique est le temps vécu que l’âme synthétise, ce dont elle se souvient, ce qu’elle voit et ce qu’elle attend.&quot; href=&quot;#footnote3_9smi2zo&quot;&gt;3&lt;/a&gt; qui relie tant le passé que le présent et même le futur de l’individu. Certes, ce dernierexerce un pouvoir sur l’espace mais il subit en retour son influence.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Nous pouvons également dire que le choix de l’espace d’&lt;em&gt;El Borj&lt;/em&gt;, voire de la maison arabe traditionnelle, est loin d’être un simple décor neutre accompagnant le déroulement de l’histoire. Notre analyse morpho-psychologique de l’espace architectural et de l’effet esthétique que produit cette bâtisse sur son occupant révèle que cette dernière est là pour ponctuer et indexer l’état d’esprit du personnage. Hachemi à l’intérieur du foyer domestique ne peut qu’être comparé à un oiseau domestiqué pris au piège des lois architecturales mais aussi des lois humaines. C’est dire, donc, que l’espace conditionne les comportements conscients et inconscients de l’homme.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;La famille comme espace sociétal contraignant&lt;/h3&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Dans la continuité de ce qui précède, nous constatons également que l’habiter est le produit d’une rencontre entre une personne et un habitat qui «inscrit en nous la hiérarchie des diverses façons d’habiter» (Bachelard, 1998: 53). En effet, par sa configuration spatiale et sa structuration, l’espace véhicule un certain nombre de conduites et enseigne à ses occupants une manière d’être et de se comporter.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;[Il] nous enseigne une certaine conception du monde et d’autrui, et un code possible de notre insertion parmi eux. [Il] se trouve dépositaire de valeurs religieuses, esthétiques, techniques de l’étendue et de la durée, propres à la société qui l’a élaborée et que les âges ont inscrits dans ses formes (Pezeu-Massabeau, 2000: 84).&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;En ce sens, nous pouvons dire que dans l’expérience spatiale de l’individu entre en jeu un processus cognitif d’apprentissage de l’espace; et ce, depuis son jeune âge. C’est en son intérieur que l’enfant grandit et engrange dans sa mémoire mille fragments de savoir et de discours qui détermineront, plus tard, sa manière d’agir, de souffrir ou de désirer. La maison est l’espace où tout se déroule et prend place selon un ordre établi, constamment contrôlé et obéissant à la volonté de son possesseur, le chef de la famille. Elle inscrit en son intérieur des modèles relatifs à la répartition des rôles masculins/féminins, à la conception de la privatisation de la famille, aux règles de conduite et de communication entre les différents membres. L’espace domestique se présente à la fois comme le produit et le support de pratiques concrètes, elles-mêmes engendrées par les modèles culturels et sociaux de la famille mais qui reflètent également les structures et les valeurs essentielles de toute une société.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;L’espace habité est ainsi associé à un lieu sacré dont l’ordre et la rigueur sont les principales caractéristiques (voir capture d’image ci-dessous). À l’ordre physique d’une architecture régulière, ordonnée, est rattaché un ordre social dont le père dispose de la totale exclusivité. C’est un espace «orienté vers», pour adopter les propos de l’ethnologue Kajaj (1999: 128). Au sein de la maison, chacun des membres de la famille patriarcale doit donc respect et soumission à son chef qui demeure le maître incontesté dans ce cadre rigide et uniformisant où aucune place n’est laissée à l’improvisation personnelle. Le père de Hachemi est une figure imposante dans le maintien des liens et le contrôle des mouvements au sein de la famille. Tout doit passer par son intermédiaire, tout doit obéir à sa propre loi, comme le soulignent ses propres répliques au cours du film: «Je lui ai fait apprendre un métier. […] Je lui ai choisi une épouse dont il ne peut même pas rêver. Mais pour qui se prend-t-il? [...] On lui a meublé un appartement, que veut-il de plus?» (Extraits du sous-titrage du film). Le père tel que qualifié par Kajaj est «un élément constitutif du système culturel. Il livre des codes de conduite et des représentations sociales. Il va servir à distribuer ce qui est prescrit et ce qui est interdit» (1999: 128).&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;67748&quot; view_mode=&quot;embed_medium&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Par sa conception socio-architecturale, le foyer domestique tel que filmé par Bouzid est un univers qui se trouve en conflit avec le personnage. Depuis son enfance, Hachemi obéit pleinement aux décisions que lui avaient dictées les autres: son père, sa mère, son patron, mais aussi ses amis… Il semble privé du moindre choix. Il n’a pas à jouer avec Jacko, il n’a pas à terminer ses études. Il n’a pas à choisir son métier, ni à élire la femme qui va partager sa vie. Il n’a même pas à intervenir dans le choix des invités qui vont assister à son mariage. Il n’a pas à rentrer tard ou à rentrer saoul à la maison… Dans cet intérieur, le personnage ne peut vivre tranquillement. Il est contrôlé de partout: par son père, par sa mère, par sa tante et même par son frère qui ose fouiller dans ses affaires, dans sa propre intimité. Hachemi «se sent à l’étroit et comme émasculé, tant il est sensible à l’aspect figé du lieu et tant il se désengage de la symbolique qui donne à&amp;nbsp;&lt;em&gt;El Borj&amp;nbsp;&lt;/em&gt;sa valeur d’inscription culturelle» (Chamkhi, 2002: 64). Il est de plus en plus solitaire, de plus en plus enfermé sur lui-même. Il vit une rage intérieure à laquelle il ne peut et ne sait comment échapper. Il porte en lui seul son secret.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Tout le monde au sein de la maison, (homme/femme; jeune/grand; loin/proche) est impliqué dans l’événement de son mariage et participe à enrichir les festivités, mais lui, le principal concerné, semble être complètement terrorisé à l&#039;idée de se marier. «Il passe son temps à lire, à revoir les choses familières d’un œil étranger, insolite» (McNeece, 2004: 73). Son passage contemplateur à l’intérieur de la maison est filmé en temps réel (temps du déroulement de l’action). Cette lenteur significative de l’action souligne&amp;nbsp;la honte et la déception dans lesquelles vitle personnage, et qui le plongent dans son passé. Ce décalage temporel est accentué par un écart spatial où les différents membres de la famille sont répartis en petits groupes alors que lui est constamment absorbé dans une totale solitude. Il n’échange avec quasiment personne.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Cet univers intime est accentué par la manière de filmer le personnage. Son regard, comme le montrent plusieurs plans rapprochés sur son visage, est généralement perdu en l’air ou rivé au sol. C’est un regard fuyant qui dénote l’irresponsabilité d’un homme dépourvu de tout poids au sein de son groupe. Il a peur de croiser le regard de son père, comme celui de sa mère. Il a peur d’entrer en contact avec la voisine qui lui fait des avances multiples. Même la prostituée Sejra, qui l’a tant rassuré et auprès de qui il est allé se confier, il n’arrive pas à la regarder droit dans les yeux malgré le sentiment de sécurité qu’elle lui offre. Au sein de sa société, Hachemi garde les yeux baissés, il se sent dévalorisé et cerné de tous les côtés par le sentiment de culpabilité et le déshonneur.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Le réalisateur puise alors dans ces pratiques quotidiennes de l’habitat, qui se traduisent inévitablement par un ensemble de conduites à respecter, afin de développer son discours sur l’oppression du système social et sur l’ardeur de l’autorité familiale matérialisées essentiellement dans la figure tyrannique du père. Il nous permet également constater que l’espace habité ne concerne pas un ou des objets, mais un système de relations à l’espace lui-même qui, par les normes sociales et spatiales qu’il impose et transmet, imprègne tant le quotidien que l’être. Il devient suffoquant pour son occupant, le poussant peu à peu à brouiller les chemins, jusqu’à emprunter des chaussées et des espaces considérés comme faisant partie de la marge. Nous voyons les deux protagonistes ré-agencer leur rapport à l’espace domestique; ils se délogent, s’écartent, perdent leur consistance propre pour acquérir une densité autre.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Ceci nous amène à dire que dans l’expérience pratique et usuelle de l’espace domestique entre également en jeu un processus émotionnel, ouvrant sur un espace idéel chargé d’affects et d’objets de représentation. Une telle relation renvoie à l’habiter comme «être là» développé par le courant phénoménologique qui part du lieu du corps, d’une expérience existentielle située dans un lieu, à un instant de vie et à un point de vue. Elle fait aussi référence à la conscience de l’habitant de sa propre intériorité, à ses secrets, à sa vie familiale, à ses arrangements privés; en somme à son intimité. Somme d’expériences, de mouvements, d’actes, l’habitat résulte ainsi de l’image que l’individu se fait de lui, et demeure toujours un espace à forte résonnance émotionnelle et symbolique.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h2 align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;De l’espace domestique à l’espace domestiqué&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Dans son apparence, la structuration de l’espace dans le film s’effectue selon un principe d’alternance simple entre les lieux publics, qui permettent une vision «documentaire» de la médina, et les lieux privés associés à l’intime. L’organisation architecturale de tous ces espaces (qu’ils soient publics ou privés) semble concourir à favoriser l’isolement et la protection des habitants. La sécurité tant matérielle que morale apparait comme l’un des premiers paramètres de la structuration de la médina traditionnelle (une cité protégée par une enceinte, des maisons closes sur l’extérieur, des voies tortueuses et labyrinthiques, etc.), mais en aucun endroit de l’ensemble architectural les personnages ne retrouvent cette prétendue sécurité.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Le film joue alors sur cet écart et représente la complexe et conflictuelle relation dialectique qu’entretiennent les personnages avec l’espace domestique. Il pointe, à juste titre, la césure lisible entre espace public et espace privé quant aux pratiques de «domestication des espaces publics», car&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;habiter ne se réduit pas à la basique occupation d’un abri, à la simple matérialité d’un intérieur privé et personnel.&amp;nbsp;[…] Habiter nécessite un certain nombre de conditions qui dépendent pleinement de l’individu, car “l’être au monde ne vit pas son espace domestique, il l’habite”. Habiter, c’est d’abord prendre possession physiquement des lieux, faire corps avec, y créer des attaches et y mettre un sens. Il s’agit de loger son être dans l’espace prévu, d’y imposer sa propre temporalité, de le remplir d’un quotidien (Zeneidi-Henry, 2003: 21).&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;C’est donc sur ces principales caractéristiques de l’habiter que nous voulons nous attarder un peu plus afin d’analyser si les deux protagonistes peuvent vraiment faire leur le lieu où ils habitent, lui conférer un sens qui va les aider et les soutenir dans leurs rapports à eux-mêmes et aux autres.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Certes, pour l’homme, la maison est définie comme étant le centre du monde, l’intérieur où il vit et se repose, mais notre analyse du mouvement spatial et quotidien des personnages montre que nous sommes loin de la festive phénoménologie de Bachelard qui fait de la maison l’espace de refuge, l’espace relativement permanent de l’intimité personnelle et de la famille. Telle que dessinée par le réalisateur, la maison paternelle, support d’une tradition qui privilégie les figures spatiales de clôture, d’enfermement et d’immobilité, n’est nullement réceptive aux exigences des deux protagonistes. Bien au contraire, elle est vécue comme un enfer, comme un espace de ruptures et d’expériences douloureuses.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;L’épreuve de l’ailleurs: un extérieur approprié&lt;/h3&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Dès sa première manifestation dans le film, Farfat est chassé de la maison familiale par son père, qui lui fait un scandale devant une foule. Se retrouvant dans la rue, il s’est offert un nouveau lieu de vie à son image (voir capture d’image ci-dessous). Il s’est approprié les hauteurs des maisons, les terrasses des toits, un espace sans frontières où il n’y a ni murs, ni portes, ni clôtures. Il y accède facilement, y fait ce qu’il veut, sans que personne ne le dérange. Il y vit dans la paix et la tranquillité. Un tel changement de lieu d’habitation signale que l’espace domestique proprement dit est devenu «insupportable», voire invivable pour le personnage, et qu’en le quittant ce dernier peut se libérer des souffrances et des douleurs qu’il évoque en lui.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;De ce fait, la terrasse est, pour Farfat, loin de former un extérieur. Bien au contraire, c’est un nouveau chez-soi qu’il s’approprie en l’occupant et en y tissant des liens d’affection grâce à cet ensemble de qualités réconfortantes que pourrait offrir l’endroit. Moles définit l’appropriation de l’espace comme étant&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;le mécanisme par lequel un être se fixe dans un espace qu’il ressent comme étant le sien. […] Il s’établit par la notion de Point Ici et la construction de celui-ci. “Ici” doit se différencier d’“Ailleurs” et il est légitime d’admettre qu’il ne s’en différencie que dans la mesure où le flux comportemental et expérientiel de l’être est lui-même différent. […] Par cette appropriation le sujet valorise mentalement son espace, y associe des significations et parfois même le modifie matériellement par son action (Moles, 1972: 69).&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;C’est ainsi que le protagoniste s’est créé, dans les hauteurs de la médina, un espace personnel propre pour que son corps prenne le temps de vivre et de rêver, dans un mouvement d’affirmation identitaire et de changement social. Le toit devient en conséquence un lieu alternatif de totale réalisation pour le personnage échappant à l’emprise urbaine, architecturale et sociale pour revivre petit à petit, le temps d’un espace retrouvé, une victoire tant recherchée.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;67749&quot; view_mode=&quot;embed_medium&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Le choix du nouvel espace à habiter est bien étudié par le réalisateur et sert à travailler la structure même du récit. C’est vers l’extérieur et les non-frontières que se dirige le personnage, à l’image de son intimité qui échappe à son intériorité et aux limites de l’espace domestique qui est supposé la préserver, pour s’étaler à l’extérieur, au regard du grand public. Ces terrasses constituent, dans leur différence de niveau, à la fois un espace hors d&#039;atteinte et une jonction entre les différents lieux de la médina. Ce n’est donc pas un espace d’isolement ou de solitude, mais plutôt un espace de rêve et d’évasion. L’absence de limites entre les terrasses et leur nudité font qu’elles sont un lieu d’ouverture, permettant de passer de l&#039;une à l&#039;autre sans aucun obstacle. Elles symbolisent à la fois la différence et la liberté dans une quête d’authenticité.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Dans cet ordre d’idées, nous pouvons dire que notre réflexion s’insère dans le cadre de l’ontologie individuelle du &lt;em&gt;Dasein&lt;/em&gt; relative à Heidegger&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref4_3cmwgiq&quot; title=&quot;Dans son exposé&amp;nbsp;Être et Temps,&amp;nbsp;Heidegger a, depuis 1951, défini l’habiter comme un&amp;nbsp;être-là-au-monde, s’attribuant à tout lieu et à tout espace capable d’accueillir une vie humaine. Habiter n’est pas une activité, à l’instar d’aller au travail ou d’aller chercher les enfants à l’école, mais un concept qui englobe l’ensemble des activités humaines. C’est un «trait fondamental de l’être». Dans ce sens, le concept d’espace habité ou d’habitation existentielle ne vise pas fondamentalement la maison, mais le monde lui-même, c&#039;est-à-dire que la maison n’est pas forcément l’espace existentiel de l’être humain, qui peut au final habiter partout et n’importe où. C’est dire aussi que l’espace habité ne peut pas s’identifier à un lieu fixe et inchangeable, entouré de quatre murs en béton essentiellement et prototypiquement représenté par la maison. L’individu peut séjourner partout, dans son logement, dans son lieu de travail, dans son lieu de voyage, dans le parc du quartier, dans l’aérogare… Cf. HEIDEGGER M.,&amp;nbsp;Être et Temps, tr. Par François VEZIN, pp.170-180.&quot; href=&quot;#footnote4_3cmwgiq&quot;&gt;4&lt;/a&gt;, pour qui le concept d’habiter est un terme ontologique de première importance. La véritable maison heideggérienne n’est pas un simple espace où l’on réside, mais elle renvoie à tout espace existentiel où le &lt;em&gt;Dasein&lt;/em&gt; peut découvrir et dévoiler son propre être, et à tout lieu pouvant rattacher existentiellement l’homme au monde. C’est dire aussi que l’appropriation de l’espace se réalise exclusivement par l’usage et par la dimension affective qui pourrait se créer entre l’individu et l’espace facilitant la fixation de son être dans le vaste monde ambiant. Ce qu’il importe donc de définir dans un espace habité, ce n’est ni les murs, ni le sol, ni le toit, mais le vide entre tous ces éléments constitutifs de cette dimension spatialisante. C’est dans cette intériorité qu’habite l’individu et qu’il confectionne son véritable chez-soi.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;La marge: une alternative spatiale recherchée&lt;/h3&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Dans le déchiffrage que fait Hachemi de l’ensemble d&lt;em&gt;’El Borj&amp;nbsp;&lt;/em&gt;et dans ses parcours quotidiens, formés par des ruptures et des départs continuels, ce qui importe n’est pas uniquement l’unité distributrice des spatialités au sein de l’espace domestique, mais plutôt le rapport que le personnage entretient avec son espace et la façon dont-il l’appréhende. Il est à la fois comme déraciné et empêtré dans les codes socio-familiaux qui l’emprisonnent dans une fausse réalité. Il passe son temps à lire les regards et à revoir son quotidien d’un œil étranger. Il se sent cloitré, se referme sur lui-même et ne parle à personne. Il entre progressivement dans une quête d’identité et d’intériorité. Il cherche une issue, quitte la maison paternelle à maintes reprises pour aller vers divers endroits de l’espace public, des lieux considérés comme échappatoires: l’atelier, la mer, la forge de Touil, la boulangerie de Azaeïz, l’appartement de Levy. Il finit par abandonner sa famille pour retrouver ses compagnons d’infortune dans le port naval puis dans le bar.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Un tel mouvement non linéaire donne à l’habitation son vrai sens et nous amène à dire que l’homme ne peut vivre dans un espace qu’il ne peut s’approprier, même lorsqu’il s’agit de l’espace domestique familier, car le rapport à l’espace induit évidemment l’expérience dans sa matérialité. Cette dernière est pratiquée en fonction de la configuration spatiale, mais aussi à travers les significations qui lui sont attachées et les expériences dont elle est la scène. La maison telle que filmée par Bouzid, est un «corps d’images» (Bachelard, 1998: 23) qui offre aux protagonistes des illusions de stabilité plus que des raisons.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Nous remarquons par contre que tout lieu, aussi paradoxal soit-il, peut devenir un espace familier du moment qu’il est investi comme tel, et c’est ce dysfonctionnement du lieu par rapport à la norme qui devient le principal sujet du récit. Dans sa conception diégétique, le réalisateur semble avoir une faveur pour des lieux périphériques et socialement marginaux pour faire contrepoint à l’espace domestique familial. Les protagonistes fuyant leurs maisons s’orientent vers divers lieux privilégiés du territoire extra-domestique (un intérêt particulier pour le bar, le port et l’appartement de Levy) et entrent dans une série d’épreuves qui les conduisent, au terme d’un trajet parallèle, à l’étape décisive dont la maison de la prostituée Sejra est l’indispensable témoignage.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Pour Hachemi et Farfat, ces espaces sont, d’une part, connotés comme étant un terrain de liberté et de sociabilité, mais aussi des espaces d’éducation et d’initiation. D’autre part, ils sont évoqués comme des espaces où les deux personnages peuvent bénéficier d’un certain équilibre psychologique perdu et d’une certaine sécurité ontologique&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref5_7868rex&quot; title=&quot;Sur ce point, André-Frédéric Hoyaux note que «la sécurité ontologique ne s’arrime pas chez l’homme uniquement à l’aspect corporel de sa relation au monde, mais aussi à la richesse de sa relation à lui-même au travers du sens qu’il donne et se donne par ses relations aux espaces inconnus, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs à son corps, par ses relations, en chair, c&#039;est-à-dire en tant qu’ils ont une présence corporelle, mais aussi en tant qu’ils représentent l’esprit de certaines choses auxquelles l’être au monde s’identifie». (Hoyaux, 2003: 35).&quot; href=&quot;#footnote5_7868rex&quot;&gt;5&lt;/a&gt;, dont ils sont dépourvus au sein de la maison familiale, car «la domesticité d’un espace réside dans la façon qu’ont les êtres de faire chair avec celui-ci et les autres êtres qui le parcourent ou s’y projettent eux aussi par leurs pratiques sensori-motrices ou la pensée qu’ils se font de ces pratiques» (Hoyaux, 2003: 33). Deux lieux frappants se démarquent nettement dans le film, à savoir l’appartement de Sejra et l’appartement de Levy. Ce sont deux lieux pleins de joie et de bon goût, deux lieux pleins de convivialité et de confort psychique par opposition à l’espace domestique d’&lt;em&gt;El Borj&amp;nbsp;&lt;/em&gt;qui, détourné allégoriquement de sa fonction première, renvoie à un paradigme juxtaposant des valeurs contradictoires. Ce n’est point un havre de paix ou un lieu de sécurité, bien au contraire, c’est un espace de manque affectif et de solitude, un espace d’isolement et de face-à-face avec soi-même et avec l’autre, un espace de l’absence de communication.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Le réalisateur s’attarde alors, à divers moments du film, sur la complice association qui réunit Hachemi à deux figures de la marge. La première est celle de Levy, le vieux juif, ancien propriétaire de l’atelier de menuiserie. C’est à lui qu’Hachemi a été confié depuis son jeune âge pour apprendre le métier d’ébéniste. Une profonde affection semble les réunir telle que le souligne l’expression de leurs visages. D’ailleurs, Levy s’adresse à Hachemi en l’appelant mon fils, et Hachemi choisit Levy pour partager un moment de bonheur, mais aussi pour se confier et lui parler de ses malheurs. Une telle symbiose rappelle les dialogues et les discussions qui peuvent réunir un père et son fils. Or, à aucun moment du film, nous ne voyons Hachemi parler avec son père. Bien au contraire, la relation qui les unit est généralement «silencieuse», parfois conflictuelle. Un tel choix au niveau de la diégèse renvoie allégoriquement à une dialectique intérieure/extérieure où le personnage retrouve confort et bien-être auprès du vieux juif étranger et loin des siens (famille et société). C’est vers l’Autre différent culturellement et religieusement, vers l’extérieur social que s’est tourné Hachemi dans sa recherche d’un refuge. L’intérieur lui est hostile et porteur de dangers multiples. Il est grondé par son père, espionné par son frère aîné, violé par son coreligionnaire musulman, contesté par sa société.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;La seconde figure de la marge est celle de Sejra, la vieille prostituée de la ville de Sfax vers laquelle se dirige Hachemi (ainsi que ses amis) à la recherche d’un instant de plaisir afin de dépasser son statut de minorité. La maison de Sejra constitue son ultime refuge, comme le souligne les dernières scènes où Hachemi va la voir et la supplier de le garder auprès d’elle. C’est chez elle qu’il s’est senti bien entouré et en parfaite sécurité, provisoirement dispensé de ses obligations de travail et de représentation sur la scène sociale. Il dialogue, rit, révèle ses malaises. De son côté, la prostituée lui prête une attention particulière, l’écoute, le réconforte et l’initie. Elle apparait comme «une mère de substitution pour le héros» (Kane, 2004: 193). Sejra est la confidente de Hachemi par excellence, à l’opposé de sa mère qui, malgré les multiples tentatives, n’arrive pas à comprendre et à expliquer les comportements de son fils.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;C’est ainsi que Nouri Bouzid nous donne à voir deux personnages qui s’affirment par une analogie et un jeu de miroir entre l’image sociale du lieu qu’ils s’approprient et l’image sociale que les autres leurs assignent.Ils sont tiraillés entre&amp;nbsp;les craintes inspirées par la déchéance sociale et celles dues à des traumatismes physiques et mentaux. Tout le problème d’Hachemi réside dans sa peur de ne pas pouvoir assumer son rôle de mâle dominant dans une société patriarcale. Sa peur passée (la peur de la gent masculine: le père et le contremaître Ameur) doublée de sa peur présente (la peur de la gent féminine: sa future femme) lui font redouter la possible faillite de sa future transmutation en homme par le biais du mariage traditionnel. Il ne réfléchit pas à la manière de pouvoir transformer sa vie, reste délibérément enfermé dans son cocon, limitant ses sorties et son contact avec le monde extérieur. Il se coupe du monde dans lequel il vit, refuse de communiquer avec sa famille et ses amis et s’exclut des préparatifs actifs de son mariage et de sa vie future.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;L’enfermement du personnage est aussi bien physique que mental, subi et choisi, à la fois actif et passif, dénoncé et perpétué.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;L’enfermement du personnage est aussi bien physique que mental, subi et choisi, à la fois actif et passif, dénoncé et perpétué. Hachemi, par sa totale adhésion, voire soumission au groupe familial, est parfaitement conscient de son anéantissement, mais il est contraint d’entrer pleinement dans cette cage, pour plus de facilité matérielle et une prise en charge de sa vie. Il ne veut pas se risquer en dehors des chemins balisés par ses aïeux. Il préfère passer inaperçu et continuer à vivre dans l’ombre des traditions, sous la protection de son groupe familial, plutôt que de fonder sa vie sur une expérience personnelle.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Farfat, par contre, bien que son intimité et sa non virilité sont données à voir à tout le monde («Farfat n’est pas un homme», affiché sur les parois de la médina) choisit d’avancer dans sa vie et de se projeter dans l’inconnu. Se positionnant comme l’exemple parfait de l’individu asocial, souligné par l’inscription médisante qui affiche son passé dans l’espace public, mettant ainsi son corps à nu et en péril son existence, il continue malgré tout à côtoyer ses amis, à circuler dans la ville pour affirmer ses idées. Il préfère être l’acteur de sa vie et tente de reconquérir sa dignité et sa virilité face au large public qui l’a tant jugé. Il s’offre à notre regard à l’image d’un oiseau sautillant librement d’une terrasse à une autre, dans un monde d’hommes qui refuse de l’accueillir et de l’accepter en tant qu’être différent.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;En effet, Farfat n’est pas ligoté par la morale à l’égard de la société masculine. Il porte en lui une énorme tare et, pour retrouver une place convenable dans cette société, il doit passer à l’acte. Devant cette foule qui l’a tant accusé, Farfat doit se venger pour se satisfaire, enfreindre pour s’affirmer, détruire pour se construire. Lui qui a été tant méprisé entre progressivement dans un processus de révolte qui l’amène dans la scène finale à abattre son patron Ameur en lui enfonçant un couteau dans les organes génitaux. Farfat voulait que son acte de révolte, voire de libération, soit commis sous le regard de tout le monde, comme l’a été son renvoi de la maison patriarcale. La scène de rébellion est vécue comme une décharge de rage résultant de l’univers de condamnations et d’accusations dans lequel il a toujours vécu. Son acte de rébellion est une action personnelle désespérée pour échapper à l’emprise du discours collectif.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;C’est cette violence anthropologique que le réalisateur rend concrète et visible. Cette situation ontologique de l’être au monde rend les rapports aux autres incontournables, mais en même temps problématiques. Chaque individu est confronté à deux périls: celui d’être dominé et englouti par et dans l’autre, et celui de ne pouvoir se construire, faute de ne pouvoir établir un réseau de relations sur lesquelles s’appuyer. Chacun est ainsi pris dans une tension dialectique entre la nécessité d’accueillir l’autre et de s’en prémunir, recherchant à la fois le contact et la mise à distance, tentant de contrôler et de maîtriser ces interactions en les différenciant et en les hiérarchisant.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Toutes ces observations nous amènent à conclure que la médina, à travers les itinéraires aléatoires et l’errance des protagonistes qui la parcourent, est devenue l’espace d’une fragilité existentielle. Elle constitue ici l’expression cinématographique d’un flottement identitaire. La discontinuité (tant sociale que spatiale) de l’espace habité serait alors une source de remise en question et de réévaluation. Nous notons en fait que la mise en crise de l’espace domestique par le réalisateur est compensée par la mise en valeur des aspects positifs des autres espaces. Autrement dit, toute permanence tire sa pesanteur et sa force du changement qui potentiellement la conteste. Hachemi, en dépit de ses quelques fréquentations à la maison de Sejra, développe un lien affectif très fort le conduisant à adopter assez rapidement cet espace et à s’y attacher inconsciemment.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Sur cette base, nous pouvons dire que, dans le film,&amp;nbsp;les lieux s’opposent et se conjuguent en un système complexe. Cette dynamique socio-spatiale agit comme une mise à l’épreuve du rapport construit des individus quant à l’espace habité. Il devient le support idéal de rassemblement et de concentration de valeurs contradictoires, le cadre où les évaluations normatives éclatent, se neutralisent ou s’adaptent. Une telle expérience spatiale conflictuelle peut conduire à une modification des pratiques, à une réévaluation de la signification du lieu, mais aussi à des logiques d’évitement qui, dans le temps, conduisent les individus à «déclasser» certains espaces, (l’espace domestique, dans notre cas), pour en favoriser d’autres qui&amp;nbsp;&amp;nbsp;acquièrent, au fur et à mesure, ses qualités propres. C’est dire aussi que l’espace domestique n’est plus un lieu sacré, un lieu préservé à l’abri de toute intervention. De nos jours, les espaces public et privé s’entremêlent inextricablement et les prétendues qualités de ce dernier peuvent en franchir le seuil pour qualifier tout autre ailleurs.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Dans ce même ordre d’idées, nous rajoutons que l’appropriation d’un espace particulier s’articule autour d’une nouvelle dialectique qui oppose l’enracinement à l’errance. L’expérience des deux protagonistes montre que tout enracinement dans un lieu reste sous-tendu par un déracinement potentiel. Voulant s’identifier à un oiseau libre, Farfat, au bout de son expérience, construit son propre modeste chez soi au niveau des hauteurs de la médina. Hachemi, par contre, toujours indécis, erre d’un endroit à un autre à la recherche de ses propres repères tant sociaux que spatiaux. Les deux personnages refusent le statut du simple «acteur» spatial pour devenir chacun à sa manière l’«auteur» de son propre espace.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Cette vitalité dynamique engageant le personnage dans le mouvement dialectique d’entrer et de sortir montre bien que, loin des habitudes et des gestes quotidiennement répétés, l’espace domestique repose sur cette tension fondatrice de notre être qui nous pousse à quitter ce que nous sommes pour devenir nous-mêmes autrement.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h2 align=&quot;left&quot;&gt;Bibliographie&lt;/h2&gt;&lt;article about=&quot;/fr/biblio/la-poetique-de-lespace&quot; id=&quot;node-1277&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;&lt;p&gt;Bachelard, Gaston. 1957.&amp;nbsp;&lt;em&gt;La poétique de l&#039;espace&lt;/em&gt;. Paris : P.U.F, 224 p.&lt;/p&gt;&lt;/article&gt;&lt;article about=&quot;/fr/biblio/cinema-tunisien-nouveau-parcours-autres&quot; id=&quot;node-67854&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;&lt;p&gt;Chamkhi, Sonia. 2002.&amp;nbsp;&lt;em&gt;Cinéma Tunisien Nouveau: Parcours Autres&lt;/em&gt;. Tunis : Sud Éditions, 238 p.&lt;/p&gt;&lt;/article&gt;&lt;article about=&quot;/fr/biblio/le-cineaste-que-rien-narrete-lentretien-du-lundi-nouri-bouzid-realisateur&quot; id=&quot;node-67855&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;&lt;p&gt;Drissi, Asma. 2011 [10 janvier 2011apr. J.-C.].&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Le cinéaste que rien n’arrête. L’entretien du lundi: Nouri Bouzid (réalisateur)&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&lt;em&gt;La Presse de Tunisie&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/article&gt;&lt;article about=&quot;/fr/biblio/etre-et-temps&quot; id=&quot;node-53679&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;&lt;p&gt;Heidegger, Martin. 1927.&amp;nbsp;&lt;em&gt;Être et temps&lt;/em&gt;. Paris : Gallimard.&lt;/p&gt;&lt;/article&gt;&lt;article about=&quot;/fr/biblio/de-lespace-domestique-au-monde-domestique-point-de-vue-phenomenologique-sur-lhabitation&quot; id=&quot;node-67857&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;&lt;p&gt;Hoyaux, André-Frédéric. 2003.&amp;nbsp;«&amp;nbsp;De l’espace domestique au monde domestiqué. Point de vue phénoménologique sur l’habitation&amp;nbsp;», dans&amp;nbsp;Béatrice&amp;nbsp;Collignon&amp;nbsp;et&amp;nbsp;Staszak, Jean-François&amp;nbsp;(dir.),&lt;em&gt;&amp;nbsp;Espaces domestiques: construire, habiter, représenter&lt;/em&gt;. Paris : Édition Bréal.&lt;/p&gt;&lt;/article&gt;&lt;article about=&quot;/fr/biblio/marginalite-et-errance-dans-la-litterature-et-le-cinema-africains-francophones&quot; id=&quot;node-67894&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;&lt;p&gt;Kane, Momar-Désiré. 2004.&amp;nbsp;&lt;em&gt;Marginalité et errance dans la littérature et le cinéma africains francophones.&lt;/em&gt; Paris : L’Harmattan.&lt;/p&gt;&lt;/article&gt;&lt;article about=&quot;/fr/biblio/la-maison-traditionnelle-a-tetouan-patrimoine-memoriel-et-architecture-domestique&quot; id=&quot;node-67895&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;&lt;p&gt;Kajaj, Khalid. 1999.&amp;nbsp;«&amp;nbsp;La Maison traditionnelle à Tétouan: patrimoine mémoriel et architecture domestique&amp;nbsp;», dans&amp;nbsp;Pierre&amp;nbsp;Erny&amp;nbsp;(dir.),&amp;nbsp;&lt;em&gt;Cultures et habitats: douze contributions à une ethnologie de la maison.&lt;/em&gt; Paris : L&#039;Harmattan, p. 113-144.&lt;/p&gt;&lt;/article&gt;&lt;article about=&quot;/fr/biblio/dictionnaire-de-lurbanisme-et-de-lamenagement&quot; id=&quot;node-67896&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;&lt;p&gt;Merlin, Pierre&amp;nbsp;et&amp;nbsp;Françoise&amp;nbsp;Choay. 1988.&amp;nbsp;&lt;em&gt;Dictionnaire de l&#039;urbanisme et de l&#039;aménagement&lt;/em&gt;. Paris : PUF, 843 p.&lt;/p&gt;&lt;/article&gt;&lt;article about=&quot;/fr/biblio/psychologie-de-lespace&quot; id=&quot;node-67897&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;&lt;p&gt;Moles, Abraham. 1972.&amp;nbsp;&lt;em&gt;Psychologie de l’espace&lt;/em&gt;. Paris : Casterman, 162p. p.&lt;/p&gt;&lt;/article&gt;&lt;article about=&quot;/fr/biblio/demeure-memoire-habitat-code-sagesse-liberation&quot; id=&quot;node-67898&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;&lt;p&gt;Pezeu-Massabeau, Jacques. 2000.&amp;nbsp;&lt;em&gt;Demeure-mémoire. Habitat: code, sagesse, libération&lt;/em&gt;. Marseille : Parenthèses, 184 p.&lt;/p&gt;&lt;/article&gt;&lt;article about=&quot;/fr/biblio/anthropologie-de-lespace&quot; id=&quot;node-67899&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;&lt;p&gt;Segaud, Marion. 2008.&amp;nbsp;&lt;em&gt;Anthropologie de l’espace&lt;/em&gt;. Paris : Armand Colin, 248 p.&lt;/p&gt;&lt;/article&gt;&lt;article about=&quot;/fr/biblio/la-lettre-envolee-limage-ecrite-dans-le-cinema-tunisien&quot; id=&quot;node-67900&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;&lt;p&gt;McNeece, Lucy Stone. 2004.&amp;nbsp;«&amp;nbsp;La lettre envolée: l’image écrite dans le cinéma tunisien&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&lt;em&gt;CinémAction&lt;/em&gt;, 111, Paris : Télérama.&lt;/p&gt;&lt;/article&gt;&lt;article about=&quot;/fr/biblio/la-rue-domestiquee-reformulation-de-la-notion-despace-domestique-a-travers-lexperience-des&quot; id=&quot;node-67856&quot; typeof=&quot;sioc:Item foaf:Document&quot;&gt;&lt;p&gt;Zeneidi-Henry, Djemila. 2003.&amp;nbsp;«&amp;nbsp;La rue domestiquée. Reformulation de la notion d’espace domestique à travers l’expérience des SDF&amp;nbsp;», dans&amp;nbsp;Béatrice&amp;nbsp;Collignon&amp;nbsp;et&amp;nbsp;Staszak, Jean-François&amp;nbsp;(dir.),&amp;nbsp;&lt;em&gt;Espaces domestiques: construire, habiter, représenter&lt;/em&gt;. Paris : Édition Bréal.&lt;/p&gt;&lt;/article&gt;

&lt;section  class=&quot;footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed&quot; data-collapsible-show-label=&quot;Notes&quot; data-collapsible-hide-label=&quot;Notes&quot;&gt;&lt;ul class=&quot;footnotes collapsible-content&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_atjzocn&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_atjzocn&quot;&gt;1.&lt;/a&gt; De Heidegger à Bachelard nous passons de l’ontologie du &lt;em&gt;Dasein&lt;/em&gt; (être-au monde) à la phénoménologie de l’âme. Le premier parle d’un monde ambiant et public que le &lt;em&gt;Dasein&lt;/em&gt; occupe, sans pour autant s’intéresser au fait que ce dernier construit autour de lui un monde privé-familial. De son côté, Bachelard, profondément marqué par l’individualisme et par l’idée de l’«être jeté au monde» développée par Heidegger, mais aussi conscient du mouvement dynamique de l’être, divise le monde en deux parties, dedans et dehors, sans pour autant étudier le couple spatial en rapport avec la communauté des humains.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote2_o85a9fs&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref2_o85a9fs&quot;&gt;2.&lt;/a&gt; Dans cet article, la référence exacte à l&#039;ouvrage est: Bachelard, Gaston. 1998. &lt;em&gt;Poétique de l’espace&lt;/em&gt;. Paris: Presses universitaires de France.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote3_9smi2zo&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref3_9smi2zo&quot;&gt;3.&lt;/a&gt; Dans un même contexte de temporalité, Ricœur parle du temps physique et du temps psychique. Le temps physique est le temps universel qu’on croit pouvoir compter grâce à une horloge. Le temps psychique est un temps distendu. Il correspond à un étirement du triple présent vécu par l’âme humaine: présent du passé (la mémoire), présent du futur (l’attente) et présent du présent (l’attention). Le temps psychique est le temps vécu que l’âme synthétise, ce dont elle se souvient, ce qu’elle voit et ce qu’elle attend.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote4_3cmwgiq&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref4_3cmwgiq&quot;&gt;4.&lt;/a&gt; Dans son exposé&amp;nbsp;&lt;em&gt;Être et Temps,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;Heidegger a, depuis 1951, défini l’habiter comme un&amp;nbsp;&lt;em&gt;être-là-au-monde&lt;/em&gt;, s’attribuant à tout lieu et à tout espace capable d’accueillir une vie humaine. Habiter n’est pas une activité, à l’instar d’aller au travail ou d’aller chercher les enfants à l’école, mais un concept qui englobe l’ensemble des activités humaines. C’est un «trait fondamental de l’être». Dans ce sens, le concept d’espace habité ou d’habitation existentielle ne vise pas fondamentalement la maison, mais le monde lui-même, c&#039;est-à-dire que la maison n’est pas forcément l’espace existentiel de l’être humain, qui peut au final habiter partout et n’importe où. C’est dire aussi que l’espace habité ne peut pas s’identifier à un lieu fixe et inchangeable, entouré de quatre murs en béton essentiellement et prototypiquement représenté par la maison. L’individu peut séjourner partout, dans son logement, dans son lieu de travail, dans son lieu de voyage, dans le parc du quartier, dans l’aérogare… Cf. HEIDEGGER M.,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Être et Temps&lt;/em&gt;, tr. Par François VEZIN, pp.170-180.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote5_7868rex&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref5_7868rex&quot;&gt;5.&lt;/a&gt; Sur ce point, André-Frédéric Hoyaux note que «la sécurité ontologique ne s’arrime pas chez l’homme uniquement à l’aspect corporel de sa relation au monde, mais aussi à la richesse de sa relation à lui-même au travers du sens qu’il donne et se donne par ses relations aux espaces inconnus, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs à son corps, par ses relations, en chair, c&#039;est-à-dire en tant qu’ils ont une présence corporelle, mais aussi en tant qu’ils représentent l’esprit de certaines choses auxquelles l’être au monde s’identifie». (Hoyaux, 2003: 35).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;La poétique de l&amp;#039;espace&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;Cinéma Tunisien Nouveau: Parcours Autres&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Le cinéaste que rien n’arrête. L’entretien du lundi: Nouri Bouzid (réalisateur)&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;Être et temps&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;De l’espace domestique au monde domestiqué. Point de vue phénoménologique sur l’habitation&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;Marginalité et errance dans la littérature et le cinéma africains francophones&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;La Maison traditionnelle à Tétouan: patrimoine mémoriel et architecture domestique&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;Dictionnaire de l&amp;#039;urbanisme et de l&amp;#039;aménagement&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Psychologie de l’espace&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;Demeure-mémoire. Habitat: code, sagesse, libération&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;La lettre envolée: l’image écrite dans le cinéma tunisien&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;La rue domestiquée. Reformulation de la notion d’espace domestique à travers l’expérience des SDF&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;To cite this document: &lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/en/biblio?f%5Bauthor%5D=4222&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Azzouz, Aziza&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2019. “&lt;a href=&quot;/en/biblio/pouvoir-de-larchitecture-et-construction-du-sens-de-lhabitat-a-la-lumiere-de-lhomme-de&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Pouvoir de l’architecture et construction du sens de l’habitat à la lumière de «L’Homme de cendres» de Nouri Bouzid&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;”. In &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Corps et espace: représentations de rapports&lt;/span&gt;. Cahier ReMix, no. 11 (08/2019). Montréal: Figura, Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire. Available online: l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/en/remix/pouvoir-de-larchitecture-et-construction-du-sens-de-lhabitat-a-la-lumiere-de-lhomme-de-cendres&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/en/remix/pouvoir-de-larchitecture-et-construction-du-sens-de-lhabitat-a-la-lumiere-de-lhomme-de-cendres&lt;/a&gt;&amp;gt;. Accessed on May 1, 2023.&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=Pouvoir+de+l%E2%80%99architecture+et+construction+du+sens+de+l%E2%80%99habitat+%C3%A0+la+lumi%C3%A8re+de+%C2%ABL%E2%80%99Homme+de+cendres%C2%BB+de+Nouri+Bouzid&amp;amp;rft.date=2019&amp;amp;rft.aulast=Azzouz&amp;amp;rft.aufirst=Aziza&amp;amp;rft.pub=Figura%2C+Centre+de+recherche+sur+le+texte+et+l%E2%80%99imaginaire&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Fri, 17 May 2019 21:31:09 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Sophie Guignard</dc:creator>
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<item>
 <title>Faire l&#039;école buissonnière : du rite à sa subversion (Approche ethnocritique de &quot;En sortant de l&#039;école&quot;, de Jacques Prévert)</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/en/carnets/viril-vous-avez-dit-viril-aujourdhui/faire-lecole-buissonniere-du-rite-a-sa-subversion</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-intro field-type-text-long field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item clearfix even&quot;&gt;&lt;p&gt;(Travail en phase de correction)&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Faire l&#039;école buissonière semble un acte de désobéissance spontané, voire un acte de révolte contre&amp;nbsp;&lt;em&gt;l&#039;ordre étabi&lt;/em&gt;. Nous posons l&#039;hypothèse qu&#039;il s&#039;agit d&#039;un jeu préparant un rite de passage à l&#039;âge adulte. Le texte de Jacques Prévert, &quot;En sortant de l&#039;école&quot;, à la fois chanson enfantine, poème lyrique et récit initiatique, raconte un voyage imaginaire, cosmique, le tour du monde d&#039;un groupe d&#039;enfants dirigé par un &quot;chemin de fer&quot;, à la fois canal et actant du récit.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Partant de l&#039;hypothèse de l&#039;ethnocritique d&#039;une homologie entre rite et récit, nous montrerons comment le récit poétique de Prévert fonctionne comme un rite de passage. L&#039;auteur de &quot;La chasse à l&#039;Enfant&quot; se fait-il le chantre du&amp;nbsp;&lt;em&gt;retour&amp;nbsp;&lt;/em&gt;à l&#039;ordre moral et à l&#039;ordre social ? L&#039;auteur du &quot;Cancre&quot; deviendrait-il le tabellion&amp;nbsp;de l&#039;entrée dans l&#039;âge de raison, qui est d&#039;abord l&#039;âge de la raison &lt;em&gt;graphique&lt;/em&gt; ? Le récit subvertit en douceur le rite dont il garde le &lt;em&gt;sens&amp;nbsp;&lt;/em&gt;(la direction, le but et la signification), en retardant au maximum son étape finale, celle du&amp;nbsp;&lt;em&gt;retour&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 0.8125rem;&quot;&gt;.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Thu, 09 Nov 2017 05:20:09 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Simon Lanot</dc:creator>
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</item>
<item>
 <title>Repenser le capacitisme à la lumière de l&#039;acquisition volontaire d&#039;un handicap: le cas de la transcapacité</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/en/communications/repenser-le-capacitisme-a-la-lumiere-de-lacquisition-volontaire-dun-handicap-le-cas</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Présentation de la conférence&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div&gt;«En somme, les revendications transcapacitaires dérangent: au-delà de la transgression du capacitisime qui s&#039;opère en passant d&#039;un corps non handicapé à un corps handicapé, d&#039;autres transgressions sont en jeu, et ce, par rapport au sexisme, à l&#039;hétéronormativité, à la cisnormatitivé, de même qu&#039;au néolibéralisme, d&#039;où les fortes réactions à l&#039;égard de ces revendications.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L&#039;exemple de la transcapacité, bien qu&#039;extrême, a le potentiel de mettre sous les projecteurs certains systèmes d&#039;oppression et leurs entrecroisements subtils afin de pouvoir repenser les solidarités théoriques et politiques entre divers groupes qui vivent des processus similaires de marginalisation.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mon intérêt pour ce cas de figure dans mes travaux s&#039;explique à la lumière du postulat suivant: si les mouvements sociaux réussissent à élaborer des réponses respectueuses à des revendications dites &quot;extrêmes&quot;, peut-être seront-ils plus accueillants à l&#039;égard de revendications jugées moins &quot;excessives&quot; et à de potentielles revendications d&#039;autres groupes marginalisés dont les voix n&#039;ont pas encore été entendues.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour moi, la transcapacité est un excellent exemple pour entamer une réflexion critique sur les rapports d&#039;oppression qui se rejouent au sein des mouvements sociaux et des études anti-oppression avec l&#039;espoir que ces réflexions critiques mèneront à une plus grande justice sociale globale et des rapports plus harmonieux au sein de nos mouvements sociaux.»&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Archive audio de la conférence&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;61159&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Vidéos complémentaires&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;BBC Learning. &lt;a href=&quot;http://www.veoh.com/watch/v15555821dtx4aanp&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Body Dysmorphia. Complete Obsession&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;National Geographic Channel.&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=frbssKzRvVA&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;B.I.I.D. Body Integrity Identity Disorder&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

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          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;div style=&quot;  text-indent: -25px; padding-left: 25px;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/en/biblio?f%5Bauthor%5D=3633&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: small-caps;&quot;&gt;Baril&lt;/span&gt;, Alexandre&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2015 [2015]. &lt;a href=&quot;/en/biblio/how-dare-you-pretend-to-be-disabled-the-discounting-of-transabled-people-and-their-claims-in&quot;&gt;« &lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;“How Dare You Pretend to be Disabled?” The discounting of transabled people and their claims in disability movements and studies&lt;/span&gt; »&lt;/a&gt;. &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Disability and Society&lt;/span&gt;, vol. 30, 5, p. 689-703. &lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/en/communications/repenser-le-capacitisme-a-la-lumiere-de-lacquisition-volontaire-dun-handicap-le-cas&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/en/communications/repenser-le-capacitisme-a-la-lumiere-de-lacquisition-volontaire-dun-handicap-le-cas&lt;/a&gt;&gt;. Consultée le 1 May 2023.&lt;/div&gt;&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Ajournal&amp;amp;rft.atitle=%E2%80%9CHow+Dare+You+Pretend+to+be+Disabled%3F%E2%80%9D+The+discounting+of+transabled+people+and+their+claims+in+disability+movements+and+studies&amp;amp;rft.title=Disability+and+Society&amp;amp;rft.date=2015&amp;amp;rft.volume=30&amp;amp;rft.spage=689&amp;amp;rft.epage=703&amp;amp;rft.aulast=Baril&amp;amp;rft.aufirst=Alexandre&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Teaser: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;En somme, les revendications transcapacitaires dérangent: au-delà de la transgression du capacitisime qui s&#039;opère en passant d&#039;un corps non handicapé à un corps handicapé, d&#039;autres transgressions sont en jeu, et ce, par rapport au sexisme, à l&#039;hétéronormativité, à la cisnormatitivé, de même qu&#039;au néolibéralisme, d&#039;où les fortes réactions à l&#039;égard de ces revendications.&lt;/p&gt;

&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/en/biblio?f%5Bauthor%5D=3633&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Baril, Alexandre&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2016. “&lt;a href=&quot;/en/biblio/repenser-le-capacitisme-a-la-lumiere-de-lacquisition-volontaire-dun-handicap-le-cas-de-la&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Repenser le capacitisme à la lumière de l&#039;acquisition volontaire d&#039;un handicap: le cas de la transcapacité&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;”. Within &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Lectures de l’exaltation et du débordement&lt;/span&gt;. Symposium hosted by Figura, le Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire. Montréal, Université du Québec à Montréal, 23 septembre 2016. Document audio. Available online: l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/en/communications/repenser-le-capacitisme-a-la-lumiere-de-lacquisition-volontaire-dun-handicap-le-cas&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/en/communications/repenser-le-capacitisme-a-la-lumiere-de-lacquisition-volontaire-dun-handicap-le-cas&lt;/a&gt;&amp;gt;. Accessed on May 1, 2023.&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=Repenser+le+capacitisme+%C3%A0+la+lumi%C3%A8re+de+l%26%23039%3Bacquisition+volontaire+d%26%23039%3Bun+handicap%3A+le+cas+de+la+transcapacit%C3%A9&amp;amp;rft.date=2016&amp;amp;rft.aulast=Baril&amp;amp;rft.aufirst=Alexandre&amp;amp;rft.pub=Figura%2C+le+Centre+de+recherche+sur+le+texte+et+l%E2%80%99imaginaire&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al%2C+Universit%C3%A9+du+Qu%C3%A9bec+%C3%A0+Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Fri, 23 Sep 2016 13:42:06 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Jasmin Cormier</dc:creator>
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 <title>Renouveau des potentialités de la mise en récit à l&#039;ère médiatique</title>
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 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Plus que jamais, la littérature est envisagée dans ses interactions et ses «résonances»&amp;nbsp;avec d’autres formes d’arts et de pratiques culturelles. Le monde de l’écrit s’étend désormais au-delà des frontières de l’imprimé et des médias traditionnels pour investir l’espace public, les plates-formes artistiques et les écrans numériques.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;C&#039;est dans cette perspective que s&#039;est tenue, en février 2015, la troisième édition du colloque étudiant en Littérature et Résonances médiatiques de l’Université Concordia (CLeRM), qui a vu défiler une dizaine de participants se spécialisant dans des domaines de recherche aussi variés que la littérature, les jeux vidéo ou la photographie. Ce dossier est une compilation de quelques articles inspirés des communications présentées lors du colloque par des étudiants-chercheurs qui s’intéressent notamment à l’émergence des nouveaux supports littéraires et à l’interaction entre ces derniers et le «livre», dans l’acception classique du terme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;Mélissa Goulet (UQAM) met en lumière l’actualisation du concept de théâtralité dans &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;L’appât&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt; (2011) de José Carlos Somoza. Présentant des «personnes-personnages», ce roman est le fruit du questionnement de l’auteur espagnol sur la place de l’art contemporain, et plus précisément du théâtre, dans notre société moderne. À travers de nombreuses références à l’œuvre de Shakespeare, Somoza explore diverses façons de penser le monde comme un théâtre –de faire du monde un théâtre– en poussant l’expérience jusqu’à inclure le lecteur dans ce processus puisqu’il met à mal le pacte de lecture tacitement établi entre le narrateur et le lecteur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;Fabrice Marcoux (Université de Montréal) nous emmène ensuite dans l’Ouest canadien à travers l’ouvrage autobiographique de Mahigan Lepage. Prolongement du blogue de Lepage, &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;Le dernier des Mahigan&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt; relate la traversée du pays de l&#039;auteur. Marcoux questionne le passage du format numérique au format papier en analysant les types de modifications nécessitées par la transposition du récit dans le support traditionnel du livre. Publié d’abord chez Publie.net (2009) et réédité par Mémoire d’encrier (2011), &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;Vers l’Ouest&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt; permet au chercheur de s’interroger sur les significations de ces transformations et sur la réception de l’œuvre par son public.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Les techniques numériques vidéoludiques sont mises à l’honneur dans l’étude de la «mise en récit et de la création d’univers fictionnels dans les pratiques culturelles de genre &quot;Fantasy&quot;» où Erwan Geffroy (UdeM-Université de Rennes) s’intéresse à l’évolution de l’importance accordée à la littérature dans les jeux vidéo. Suivant une approche intermédiatique qui englobe le «cycle» romanesque &lt;em&gt;Lord of the Rings&lt;/em&gt;, les jeux de rôle papier tels que &lt;em&gt;Dungeons &amp;amp; Dragons &lt;/em&gt;et le jeu vidéo à l’instar d’&lt;em&gt;Arche Age&lt;/em&gt;, il rend compte de la mutation vécue par la notion de mise en récit –de linéaire à participative– qui permet notamment au joueur d’expérimenter le processus créatif.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Quant à Elizabeth Stuart (Université de Montréal), elle analyse, à travers les &lt;em&gt;Ouvrages &lt;/em&gt;d’Annette Messager, le potentiel signifiant du mur en tant que support de l’écriture. Optant pour une problématisation des médias dans une perspective intermédiale, les calligrammes et les photographies en noir et blanc de l’artiste française lui permettent de questionner les réseaux d’objets matériels et le mécanisme d’archivage propre aux médias. Le nouvel acte de lecture qui en découle et les divers lieux de légitimation de la littérature figurent parmi les sujets d’intérêts et de recherche qu’elle met ici à l’œuvre.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Enfin, dans une démarche qui repose sur des interactions multiples, David Berthiaume-Lachance concentre ses investigations autour des champs théoriques de la résistance et du livre-objet. S’inspirant de la figure arthropodique du phasme, son projet –disposer de manière anonyme des cahiers contenant des dessins qui réfèrent à des situations d’injustice sociale– se veut également une invitation à l’échange. Le caractère subversif des messages ainsi délivrés est un appel à la révolte, et ses cahiers, le médium qu’il utilise pour susciter une réaction chez ce destinataire inconnu qu’est l’Autre. La synergie qu’il veut ainsi mettre en place se révèle à forte visée politique et expérimente un nouvel aspect de l’intermédialité à l’œuvre.&lt;/p&gt;

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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Plus que jamais, la littérature est envisagée dans ses interactions et ses «résonances»&amp;nbsp;avec d’autres formes d’arts et de pratiques culturelles. Le monde de l’écrit s’étend désormais au-delà des frontières de l’imprimé et des médias traditionnels pour investir l’espace public, les plates-formes artistiques et les écrans numériques.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;C&#039;est dans cette perspective que s&#039;est tenue, en février 2015, la troisième édition du colloque étudiant en Littérature et Résonances médiatiques de l’Université Concordia (CLeRM), qui a vu défiler une dizaine de participants se spécialisant dans des domaines de recherche aussi variés que la littérature, les jeux vidéo ou la photographie. Ce dossier est une compilation de quelques articles inspirés des communications présentées lors du colloque par des étudiants-chercheurs qui s’intéressent notamment à l’émergence des nouveaux supports littéraires et à l’interaction entre ces derniers et le «livre», dans l’acception classique du terme.&lt;/p&gt;

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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/en/biblio?f%5Bauthor%5D=3367&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Garci, Malek&lt;/a&gt; and &lt;a href=&quot;/en/biblio?f%5Bauthor%5D=2172&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Emilie  Lamoureux&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2016. “&lt;a href=&quot;/en/biblio/renouveau-des-potentialites-de-la-mise-en-recit-a-lere-mediatique&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Renouveau des potentialités de la mise en récit à l&#039;ère médiatique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;”. Within &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Figura-NT2 Concordia / IIIe édition du CLeRM - Le Colloque étudiant en Littérature et Résonances médiatiques 2015&lt;/span&gt;. Symposium hosted by Figura, le Centre de recherche sur le texte et l&#039;imaginaire. Montréal, 2015. texte. Available online: l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/en/communications/renouveau-des-potentialites-de-la-mise-en-recit-a-lere-mediatique&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/en/communications/renouveau-des-potentialites-de-la-mise-en-recit-a-lere-mediatique&lt;/a&gt;&amp;gt;. Accessed on May 1, 2023.&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=Renouveau+des+potentialit%C3%A9s+de+la+mise+en+r%C3%A9cit+%C3%A0+l%26%23039%3B%C3%A8re+m%C3%A9diatique&amp;amp;rft.date=2016&amp;amp;rft.aulast=Garci&amp;amp;rft.aufirst=Malek&amp;amp;rft.au=Lamoureux%2C+Emilie&amp;amp;rft.au=Lamoureux%2C+Emilie&amp;amp;rft.au=Lamoureux%2C+Emilie&amp;amp;rft.pub=Figura%2C+le+Centre+de+recherche+sur+le+texte+et+l%26%23039%3Bimaginaire&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Tue, 19 Jul 2016 22:26:44 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Malek Garci</dc:creator>
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 <title>Stand-up! Stratégies d’écriture humoristique et constructions d’identités dissidentes dans les stand-up de Margaret Cho et de Chelsea Peretti</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/en/communications/stand-up-strategies-decriture-humoristique-et-constructions-didentites-dissidentes</link>
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Margaret Atwood, une romancière, demandait aux femmes ce qu&#039;elles craignaient le plus des hommes en général. Elles répondaient «me faire attaquer» ou «me faire violer». Lorsqu&#039;elles demandaient aux hommes que craignaient-ils des femmes, la réponse était «qu&#039;elles rient de nous». Pourtant, il existe cette injonction voulant que les femmes ou encore les féministes n&#039;aient pas d&#039;humour, ce qui expliquerait leur absence de la scène humoristique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans sa communication, Thomas Lafontaine aborde ce paradoxe. Il présente alors l&#039;humour comme un espace de politique et militant, qu&#039;il compare à un espace confessionnel.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/ZRImNQ_rEew&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; width=&quot;560&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;

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 <pubDate>Mon, 06 Jun 2016 20:01:17 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Jasmin Cormier</dc:creator>
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 <title>Irrévérencieuse en humour québécois ou la réappropriation de l&#039;insulte chez Mariana Mazza et Mélanie Couture</title>
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 <pubDate>Mon, 06 Jun 2016 19:54:45 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Jasmin Cormier</dc:creator>
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 <title>Femmes violentes et transgression de genre dans les nouvelles de l&#039;auteure finlandaise Rosa Liksom</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/en/communications/femmes-violentes-et-transgression-de-genre-dans-les-nouvelles-de-lauteure-finlandaise</link>
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;div style=&quot;  text-indent: -25px; padding-left: 25px;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/en/biblio?f%5Bauthor%5D=3239&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: small-caps;&quot;&gt;Liksom&lt;/span&gt;, Rosa&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 1990 [1990]. &lt;a href=&quot;/en/biblio/noirs-paradis&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Noirs paradis&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.  Monaco/Paris : Le Serpent à Plumes, 169 p. &lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/en/communications/femmes-violentes-et-transgression-de-genre-dans-les-nouvelles-de-lauteure-finlandaise&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/en/communications/femmes-violentes-et-transgression-de-genre-dans-les-nouvelles-de-lauteure-finlandaise&lt;/a&gt;&gt;. Consultée le 1 May 2023.&lt;/div&gt;&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;amp;rft.title=Noirs+paradis&amp;amp;rft.btitle=Tyhj%C3%A4n+tien+Paratiisit&amp;amp;rft.date=1990&amp;amp;rft.issue=2001&amp;amp;rft.tpages=169&amp;amp;rft.aulast=Liksom&amp;amp;rft.aufirst=Rosa&amp;amp;rft.pub=Le+Serpent+%C3%A0+Plumes&amp;amp;rft.place=Monaco%2FParis&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/en/taxonomy/term/53413&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Symposium&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;
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      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Teaser: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Il y a, dans l&#039;oeuvre de l&#039;auteure Rosa Liksom, un important décalage entre le temps de la description et son contenu. La violence et le pathétique des situations décrites ne trouvent pas, dans l&#039;implication émotive des personnages, leur équivalent. Ainsi, l&#039;innommable et la banalité cohabitent dans cet espace restreint de la nouvelle et vont jusqu&#039;à provoquer l&#039;inconfort de la lectrice ou du lecteur.&lt;/p&gt;

&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;To cite this document: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/en/biblio?f%5Bauthor%5D=3149&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Coutu, Charlotte&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2016. “&lt;a href=&quot;/en/biblio/femmes-violentes-et-transgression-de-genre-dans-les-nouvelles-de-lauteure-finlandaise-rosa&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Femmes violentes et transgression de genre dans les nouvelles de l&#039;auteure finlandaise Rosa Liksom&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;”. Within &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Femmes ingouvernables: (re)penser l&#039;irrévérence féminine dans l&#039;imaginaire populaire contemporain&lt;/span&gt;. Symposium hosted by Figura, le Centre de recherche sur le texte et l&#039;imaginaire. Montréal, Université du Québec à Montréal, 4 mai 2016. Document audio. Available online: l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/en/communications/femmes-violentes-et-transgression-de-genre-dans-les-nouvelles-de-lauteure-finlandaise&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/en/communications/femmes-violentes-et-transgression-de-genre-dans-les-nouvelles-de-lauteure-finlandaise&lt;/a&gt;&amp;gt;. Accessed on May 1, 2023.&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=Femmes+violentes+et+transgression+de+genre+dans+les+nouvelles+de+l%26%23039%3Bauteure+finlandaise+Rosa+Liksom&amp;amp;rft.date=2016&amp;amp;rft.aulast=Coutu&amp;amp;rft.aufirst=Charlotte&amp;amp;rft.pub=Figura%2C+le+Centre+de+recherche+sur+le+texte+et+l%26%23039%3Bimaginaire&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al%2C+Universit%C3%A9+du+Qu%C3%A9bec+%C3%A0+Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Mon, 06 Jun 2016 19:40:09 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Jasmin Cormier</dc:creator>
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