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 <title>Observatoire de l&#039;imaginaire contemporain - pornographie</title>
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 <title>Du martyr de Georges Bataille aux martyrs de Pascal Augier: résurgence d&#039;un motif </title>
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    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Dans la préface de la deuxième édition de «L’Impossible», Bataille dit que l’outrance du désir et de la mort permet seul d’atteindre la vérité. La notion de vérité est cependant ici ambiguë puisqu’elle semble se rapporter à la fois à une connaissance individuelle de type ontologique et à la découverte des mystères de l’univers. Bien que le contenu de ce savoir reste abstrait, le martyr, à l’aube de sa mort, aurait la possibilité de l’entrevoir.&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Sun, 15 May 2016 14:31:18 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Sarah Grenier</dc:creator>
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 <title>Traduire le texte érotique</title>
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    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;La traduction du texte érotique est une tâche ardue parce qu&amp;#039;elle soulève la question des valeurs morales et littéraires rattachées à la représentation du sexe.&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Thu, 25 Jun 2015 15:56:37 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Sarah Grenier</dc:creator>
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 <title>Féminismes, sexualités, libertés</title>
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    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Le colloque organisé par l’IREF et tenu le 11 mai 2016 a abordé les liens entre les féminismes (pensés au pluriel et impliquant convergences, dissensions et débats), la sexualité et la liberté. Autant l’appel de communications que la liste non exhaustive d’axes de réflexion proposés découlaient de notre souci d’ouverture à toutes les disciplines et à tous les types de réflexions. &lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Tue, 29 Mar 2022 20:11:58 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexia Giroux</dc:creator>
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 <title>Des «feminist sex wars» au matérialisme performatif: relecture de la pornographie et du BDSM</title>
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    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;J’aimerais croire que le mouvement queer est aux études LGBT ce que le lesbianisme radical est aux théories féministes: leur aile la plus militante, politique, celle qu’on accuse souvent d’être extrémiste parce qu’elle propose des visions du monde remettant en cause l’ordre établi. Bien que le queer et le lesbianisme radical aient tous deux pris naissance dans l’entrecroisement des questions féministes et LGBT&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_2701qmh&quot; title=&quot;Pour le queer, on peut penser à l’interrogation ayant mené Teresa de Lauretis à proposer le terme, au prologue d’Épistémologie du placard de Eve Sedgwick Kosofsky ou au sous-titre de Trouble dans le genre de Judith Butler. Pour les tensions entre les lesbiennes et le mouvement des femmes, l’expression «the lavender menace» est un bon exemple, alors que ce terme a été prononcé pour la première fois en 1969 par Betty Friedan, présidente de la National Organization for Women aux États-Unis. Notons d’ailleurs que si l’expression «féministe radicale», que nous utiliserons dans ce texte, englobe souvent les réflexions issues des théories lesbiennes, celle-ci n’est nullement garante de l’inclusion des questions sexuelles ou des particularités des lesbiennes dans ses critiques.&quot; href=&quot;#footnote1_2701qmh&quot;&gt;1&lt;/a&gt; et qu’ils font de l’intersectionnalité un point d’ancrage important de leurs théories, ces deux mouvements sont plus souvent mis en opposition qu’ils ne sont imaginés comme des alliés potentiels (Goodloe, 1994). En fait, c’est tout le féminisme radical qui est souvent mis en opposition au queer. On pensera à la conversation de Sabine Masson et Léo Thiers-Vidal, «Pour un regard féministe matérialiste sur le queer : échanges entre une féministe radicale et un homme anti-masculiniste», où les protagonistes considèrent que le queer ne permettrait pas un travail masculin sur l’oppression des femmes (Masson et Thiers-Vidal, 2002). Une auteure comme Sheila Jeffreys ira, par exemple, jusqu’à voir dans le queer un antiféminisme, alors qu’elle imagine les technologies de genre telles les opérations chirurgicales pour les personnes transsexuelles comme des violences faites aux corps des lesbiennes (Jeffreys, 2005). Dans d’autres textes, elle ira jusqu’à dénigrer les théories de Foucault sur la base de ses pratiques sexuelles (Jeffreys, 2013). À l’inverse, certains queers vont considérer que les féministes radicales font le jeu des conservateurs quand elles empêchent les travailleuses du sexe ou les femmes trans de prendre pleinement part au mouvement des femmes, contrevenant du coup aux principes de base de l’intervention féministe, qui vise à mettre les personnes concernées au premier plan des prises de décision (Toupin 2009, Barraud, 2013). En gros, les radicales reprochent au queer leur individualisme et leur dépolitisation, tandis que les queers reprochent aux radicales leur essentialisme et leur manque d’inclusivité. Autre dichotomie souvent entendue: les radicales seraient anti-porno et anti-BDSM, les queers, pro-sexe. Dans tous les cas, il s’agit souvent d’un résumé réductionniste des positions de chacune de ces théories, empêchant le débat bien plus que de le stimuler. Je ne suis sans doute pas le seul à penser ainsi puisque Jules Falquet faisait valoir dans «Rompre le tabou de l’hétérosexualité, en finir avec la différence des sexes: les apports du lesbianisme comme mouvement social et théorie politique» que les idées de Nicole-Claude Mathieu, féministe radicale souvent citée comme s’étant positionnée contre le courant postmoderne, seraient pourtant considérées comme queer aujourd’hui (Falquet, 2009).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le présent article cherche donc à mettre de l’avant que l’opposition entre queers et radicales relève davantage de conflits politiques locaux qu’elle n’est liée aux théories elles-mêmes. En effet, il s’est développé dans les dernières années une approche matérialiste queer qui rapproche grandement les deux positions au-delà de leur lutte pour s’établir comme sujet politique légitime du féminisme. Ce matérialisme queer propose d’autres possibilités que l’éternelle tension entre pro-sexe et anti-sexe, division provenant des&lt;em&gt; feminist sex wars&lt;/em&gt; des années 1980. C’est pour cette raison que j’aimerais mettre de l’avant des travaux d’intellectuels-les qui utilisent cette approche du matérialisme queer pour relire des objets d’étude au cœur du litige des &lt;em&gt;feminist sex wars&lt;/em&gt;, soit la pornographie et le BDSM, et montrer par là que les positions queer, loin de faire l’apologie inconditionnelle de ces manifestations, intègrent diverses dimensions critiques face à celles-ci.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avant d&#039;aborder ces objets, j’aimerais dans un premier temps revenir sur l’imaginaire du sujet légitime du féminisme tel que le présente Clare Hemmings, puisque c’est celui-ci qui semble être au cœur de la dispute. Ensuite, il faut resituer l’apparition du queer dans le contexte historique des &lt;em&gt;feminist sex wars&lt;/em&gt;, tel que le propose Shane Phellan. Enfin, je ferai un bref historique du matérialisme queer avant de voir comment les travaux de Margot Weiss sur la communauté BDSM de San Francisco et ceux de Maxime Cervulle et Nick Rees-Roberts sur la pornographie gaie revisitent nos conceptions sur ces objets.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sujet politique du féminisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’idée d’une lutte pour se faire reconnaître comme le sujet politique du féminisme n’est pas nouvelle. Comme le soulignent Elsa Dorlin et Marc Bessin, «le sujet du féminisme “Nous les femmes” est en mutation permanente» (Bessin, 2005). Il a été constamment et successivement remis en cause par les femmes noires, les lesbiennes, les femmes trans et les femmes des pays du tiers monde, sur de nombreux axes comme la race, la classe, la sexualité, etc. C’est cette représentation de l’histoire du féminisme dans les théories actuelles que Clare Hemmings retrace dans &lt;em&gt;Why Stories Matter: The Political Grammar of Feminist Theory &lt;/em&gt;(Hemmings, 2011). Son approche bibliométrique s’intéresse à ce que l’on pourrait considérer comme une communauté interprétative (pour reprendre l’expression de Stanley Fish), en ce sens où elle met l’accent sur les références utilisées dans les revues plutôt que sur l’attribution d’une position politique à une auteure singulière. Cette approche repose sur le postulat que les revues universitaires sont le fruit d’une collaboration entre les auteures et leurs comités de révision, donc qu’elles sont redevables de la communauté de pensée permettant la diffusion de certains discours collectifs. C’est ainsi que Hemmings met en lumière trois récits principaux dans la façon d’ordonner les jalons et ruptures du féminisme: il s’agit des récits de la perte, du progrès et du retour. Elle remarque que s’il y a un certain consensus sur l’importance du féminisme noir, du féminisme lesbien et de l’avènement du postmodernisme dans chacun de ces récits –comme si on était maintenant passé à une autre étape–, chacun des trois récits y voit des significations très différentes. Le premier récit, celui de la perte, considère que la fragmentation de l’identité femme, l’institutionnalisation du féminisme, le conservatisme contemporain et le désintéressement des nouvelles générations dans le mouvement des femmes ont entraîné une dépolitisation des enjeux et des rêves de transformation sociale. Ce récit se revendique souvent du féminisme radical et est nostalgique de la solidarité de l’époque (ou plutôt de ses groupes de socialisation). Le deuxième récit, celui du progrès, adopte comme position que le féminisme a pu dépasser les politiques identitaires pour questionner les dynamiques d’inclusion et d’exclusion en ouvrant le «nous-femmes» aux différentes expériences. Il rejette l’essentialisme et se réclame du postmodernisme pour célébrer les différences. On y associe souvent le courant queer et le travail Judith Butler y est vu comme un tournant décisif marquant un avant et un après. Quant à lui, le récit du retour cherche à allier l’ancien féminisme aux nouvelles critiques, tout en considérant que le tournant langagier pris par le postmodernisme a parfois trop investi la textualité et qu’il faut se rapprocher du matérialisme. C’est à cette mouvance que l’on peut associer le matérialisme queer, comme une tentative de synthèse des apprentissages du féminisme. En effet, cette approche, parfois aussi appelée matérialisme performatif, cherche à faire le pont entre les phénomènes symboliques (de l’ordre du discours) et leurs impacts aux niveaux économique et physique. Le rapprochement des deux tendances tente d’intégrer les compréhensions postmodernes de l’identité aux analyses matérielles et sociales plus traditionnelles des conditions de vie des femmes. Il y a là très certainement un désir de dépasser les clivages existants au sein des mouvements féministes afin de remédier aux exclusions qu’ils causent. Car les différents récits de Clare Hemmings sont loin de toujours cohabiter pacifiquement. Des tensions historiques (dont il sera question dans la prochaine section) persistent aujourd’hui. Malgré la reconnaissance de la diversité des féminismes, plusieurs personnes se sentent coincées entre les positions des récits de la perte et du progrès. La polarisation entre les deux camps nuirait au débat. C’est pour cette raison que le matérialisme performatif semble jusqu’ici avoir peu été discuté, du moins en français. Pourtant, selon certaines théoriciennes, la théorie queer elle-même serait née de ces tensions au sein du féminisme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour sur la naissance du queer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On voit souvent des explications duelles de la naissance de la théorie queer, la situant à la conjoncture d’un mouvement social (la lutte au VIH/sida) et universitaire (avec l’engouement pour Judith Butler) (Gosselin, 2011). Cette explication est cependant insuffisante pour rendre compte des positionnements politiques (pro-sexe, pro-pornographie et anti-capitaliste par exemple) de certains groupes qui s’en revendiquent. Elle oblitère également les différentes formations identitaires qui ont eu lieu en donnant l’impression que ce militantisme est homogène et que c’est seulement dans l’action qu’on retrouve ses adeptes. De même, elle risque de réduire les théories queer aux postulats de base de Butler et Sedgwick, les limitant souvent à la seule performativité du genre et délaissant ainsi d’autres aspects de la sexualité. L’explication de Shane Phelan (1994) me semble plus productive. Elle propose de relier l’émergence des théories queer à quatre contextes différents: 1. l’épuisement provoqué chez les lesbiennes par les &lt;em&gt;feminist sex wars&lt;/em&gt;, qui les a conduites à chercher d’autres lieux de regroupement; 2. les demandes d’inclusion et de reconnaissance des bisexuels dans la communauté gaie et lesbienne; 3. la crise du sida, qui a amené les gais et lesbiennes à collaborer; 4. la montée du poststructuralisme dans les milieux universitaires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces références aux &lt;em&gt;feminist sex wars&lt;/em&gt; et à la montée du poststructuralisme permettent d’ancrer le queer dans son contexte étatsunien et féministe. Elles permettent également d’expliquer le partage qui se crée entre les pensées radicales et queer. Le terme de &lt;em&gt;feminist sex wars&lt;/em&gt; désigne une série de tensions sur les questions de sexualité dans le mouvement féministe (et lesbien) à partir de la fin des années 1970 et jusque dans les années 1980 (Duggan, 1995). Parmi les sujets abordés, on trouve la pornographie, le travail du sexe, les pratiques BSDM&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref2_r1wm8xx&quot; title=&quot;L’acronyme BDSM signifie bondage, discipline, domination, soumission, sadomasochisme.&quot; href=&quot;#footnote2_r1wm8xx&quot;&gt;2&lt;/a&gt;, tous trois considérés comme des formes ultimes d’appropriation du corps des femmes et de violence envers elles. Plusieurs lesbiennes ont pris le parti du BDSM et de la pornographie en s’opposant à la censure demandée par certains groupes, car celle-ci risquait d’affecter principalement les sexualités marginales déjà surcontrôlées. Les dissensions poussent les différents camps à intervenir directement dans les événements organisés par leurs opposantes, que ce soit par des dénonciations publiques, des manifestations devant un lieu de rassemblement, des pressions politiques auprès des institutions pour faire annuler les conférences, des appels au boycottage ou des tentatives de délégitimer certaines chercheures. La séparation qui s’effectue durant les &lt;em&gt;feminist sex wars,&lt;/em&gt; loin d’être seulement théorique, se double d’un aspect affectif: les actions et la confrontation créent du ressentiment tout en contribuant à la création de communautés par les liens qui se tissent entre les personnes présentes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette séparation en deux camps sur les enjeux touchant la sexualité peut expliquer que le matérialisme queer soit passé inaperçu dans un premier temps. Même Cervulle et Rees-Robert, qui s’en réclament dans &lt;em&gt;Homo exoticus&lt;/em&gt;, ne situent son émergence qu’au milieu des années 2000, avec le «tournant économique» que, disent-il, «Shapiro explique comme une tentative de la queer theory de regagner un certain prestige théorique dans l’université anglophone» (Cervulle, 2010). Pourtant, dès 1996, on voit paraître des ouvrages comme &lt;em&gt;Queer theory/Sociology&lt;/em&gt;, sous la direction Steven Seidman, dont l’ambition est de sortir ces théories des sciences humaines (&lt;em&gt;humanities&lt;/em&gt;) pour les faire dialoguer avec les sciences sociales. Donald Morton publie une anthologie intitulée &lt;em&gt;The material queer: a LesBiGay cultural studies reader&lt;/em&gt;, dont la quatrième de couverture annonce clairement l’intention de «rompre avec la tradition classique des études gaies et lesbiennes ainsi qu’avec la théorie ludique (post) moderne en insistant sur l’imbrication du genre et de la sexualité dans la division sociale du travail» (Morton, 1996). L’anthologie propose autant des textes canoniques sur la sexualité comme Marcuse, Freud, Volosinov, Barthes, Deleuze et Guattari, Foucault ou Wittig, que des extraits de John D’Emilio, Michael Warner, Leo Bersani, Cherríe Moraga, Elizabeth Freeman, Lauren Berlant, etc. &amp;nbsp;L’ouvrage se termine sur une bibliographie de plus de 300 articles et travaux sur la sexualité empruntant une approche matérialiste. Si ce n’est qu’en 2009 que Kevin Floyd publie&lt;em&gt; La réification du désir: vers un marxisme queer &lt;/em&gt;(traduit en 2013), ses travaux remontent à la fin des années 1990. Floyd y relit Foucault à partir de Lukacs et Butler à partir de Marcuse pour «montrer que pour faire l’histoire du capitalisme et de l’industrialisation, on ne peut faire l’économie de l’histoire des sexualités et des rapports de genre» (Floyd, 2013: 4e de couverture). Dans un article récent intitulé «Pour un féminisme matérialiste et queer», Sophie Noyé évoque d’ailleurs toute une lignée anglo-américaine de marxistes queers, peu connus et peu traduits pour l’instant.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sans avoir la place pour entrer dans les détails, j’aimerais pour ma part signaler le livre de Lisa Duggan, &lt;em&gt;The Twilight of Equality? Neoliberalism, Cultural Politics and the Attack on Democracy&lt;/em&gt;. Dans ce livre, où aurait été utilisé pour la première fois le terme homonormativité, l’auteure cherche à mettre de l’avant les valeurs culturelles du néolibéralisme, celui-ci étant trop souvent analysé sous le seul angle économique. Elle y montre comment cette idéologie joue de manière sournoise sur le remaniement des frontières de race, de genre et de classe tout en se revendiquant de la neutralité et du bon sens, mystifiant du coup les finalités de ses opérations. Ses exemples traitent de différentes attaques détournées (notamment au nom de la rentabilité) faites par des conservateurs sur des programmes universitaires d’études de genres et d’études ethnoculturelles dans des universités américaines. Dans un monde où l’argument de «l’égalité déjà-là» est souvent mobilisé pour contrer tant les revendications féministes que LGBT, l’intersectionnalité de l’approche matérialiste queer de Duggan offre des outils pour penser les luttes communes aux deux mouvements.Lisa Duggan a d’ailleurs pris part aux &lt;em&gt;feminist sex wars&lt;/em&gt; à travers le groupe &lt;em&gt;Feminists Anti-Censorship Taskforce&lt;/em&gt; (FACT). Par la suite, elle a co-écrit avec Nan D. Hunter un livre sur le sujet, dans lequel elles retracent les événements en cherchant constamment à lier les points de vue féministes et LGBT à des réflexions plus larges sur l’État et la justice. Dans ses propres mots, «all of the essays are involved in the production of &quot;bridge discourses&quot;, or political languages and strategies that can open dialogue across discursive gaps, generate critical challenges from one location to another, and produce negotiated interventions and actions / &lt;em&gt;Tous ces essais sont impliqués dans la production de “discours communiquantsʺ&lt;/em&gt;» (Duggan et Hunter, 2006: 2). Les travaux qui sont présentés dans les sections suivantes reprennent certains objets litigieux des &lt;em&gt;feminist sex wars&lt;/em&gt; avec une visée similaire à celle de Duggan, soit de faire des liens entre les enjeux de sexualité et de genre et les autres systèmes qui ordonnent nos sociétés.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Relecture de la pornographie et du BDSM: des objets complexes&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les positions sur la pornographie et le BDSM sont souvent polarisées. D’un côté, les pro-sexe voient dans la postpornographie une possibilité de réfléchir au désir et à la subjectivité d’un point de vue féministe, d’en faire un outil d’&lt;em&gt;empowerment&lt;/em&gt;; pour elles, le BDSM permet d’imaginer une sexualité non reproductive, n’incluant pas nécessairement la pénétration vaginale comme forme principale de plaisir. Ces deux formes ont le potentiel de détourner les représentations hétérosexistes de la sexualité. Pat Califia et Gayle Rubin sont souvent citées comme les principaux auteurs-es de cette position durant les &lt;em&gt;feminist sex wars&lt;/em&gt;. Pour les anti-porno, ces formes représentent la domination des femmes par les hommes, quand elles n’en sont pas l’outil principal. La pornographie (commerciale) n’est pas qu’une oppression symbolique: les actes sexuels filmés, même mis en scène, y ont réellement lieu, ajoutant à la violence physique la violence économique. Catherine McKinnon et Andrea Dworkin sont les représentantes de ce point de vue durant les&lt;em&gt; feminist sex wars&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le queer, en raison de son intérêt pour le symbolique, la performance et la subversion, est souvent perçu comme étant pro-sexe. Si ses assises épistémologiques le font pencher en faveur de l&#039;agentivité des individus, elles ne l’empêchent pas de tenir un discours critique sur les pratiques qui en découlent. Je propose dans cette section de voir deux exemples de théories récentes sur le BDSM et la pornographie qui critiquent certains usages de ces formes, sans pour autant tomber dans une condamnation absolue du genre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pornographie gaie&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans &lt;em&gt;Homo Exoticus &lt;/em&gt;(2010), Maxime Cervulle et Nick Rees-Roberts se réclament du matérialisme queer pour mettre en lumière la façon dont la culture gaie française exotise les corps arabes. Les auteurs signalent ainsi la construction de la «blanchité»&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref3_wqji5ur&quot; title=&quot;Dans Le blanc des yeux –diversité, racisme et médias (2013), Maxime Cervulle explique sa préférence pour la traduction de «whiteness» en «blanchité» pour faire référence aux processus de construction hégémonique des personnes blanches. Il favorise ce terme pour éviter le parallèle avec négritude, puisque ces deux processus de racialisation ne sont pas équivalents.&quot; href=&quot;#footnote3_wqji5ur&quot;&gt;3&lt;/a&gt; de l’identité gaie, une construction qui se fait simultanément sur les axes de la sexualité, de la race, de la classe et de la nation. Leur démonstration prend pour appui deux registres filmiques, le cinéma d’auteur et la pornographie, pour montrer la persistance d’un imaginaire colonial dans l’espace français, même si cet imaginaire s’est déplacé du Maghreb à la banlieue. Pour ce faire, Cervulle et Rees-Robert utilisent un cadre d’analyse issu des &lt;em&gt;porn studies&lt;/em&gt;, dont ils décrivent la visée et les orientations:&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Les récentes études sur la pornographie (désignées par Feona Attwood comme le «nouveau paradigme pornographique», par opposition aux débats pro —ou anti— pornographie antérieurs au sein de l’université nord-américaine et plus spécifiquement des études féministes) ont justement tenté d’interroger les modalités de construction et de conceptualisation de l’identité et de la différence dans la pornographie, appréhendée non comme un espace culturel marginal, mais comme le genre cinématographique populaire par excellence. (Cervulle, 2010: 55)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plus précisément, les auteurs s’inspirent de Linda Williams et de sa lorgnette foucaldienne pour critiquer la pornographie gaie française en tant que «machine du visible», c’est-à-dire comme processus créant les sujets qu’elle prétend représenter. Ils résument l’utilisation féministe des théories de Foucault dans cette phrase: «La pornographie contribuerait donc, comme d’innombrables autres “technologies du genre” à la (re)production de la “différence sexuelle” et à la croyance en l’existence d’un sexe vrai.» (Cervulle, 2010: 58) Pour les auteurs, cette critique s’applique aussi aux enjeux de race, c’est-à-dire que la caméra ne fait pas que créer un sujet genré; elle produit également un sujet racialisé dont la jouissance à l’écran démontrerait l’essence.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les films de Jean-Noël René Clair dont il est question dans &lt;em&gt;Homo exoticus&lt;/em&gt; en sont de bons exemples. Ceux-ci reprennent des scénarios semblables: de jeunes hommes pauvres (maghrébins ou tchèques) sont amenés à se déshabiller devant la caméra en échange d’une rémunération. La caméra cherche à leur assigner un statut d’hétérosexuel par différents moyens: leur corps musclé qui se déshabille devant la caméra, le besoin d’argent venant expliquer leur présence devant l’appareil malgré une prétention à l’hétérosexualité; les gros plans de la douleur ressentie par ces hommes lorsqu’il y a pénétration anale, autant d’éléments qui pointent comment la caméra cherche à leur arracher une vérité, à faire dire à ces corps leur orientation sexuelle contre leur gré et malgré les actes qu’on leur demande de faire. Les minorités ethnoraciales y sont dépeintes comme nécessairement hétérosexuelles et homophobes&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref4_uhwusne&quot; title=&quot;«L’assignation culturelle sans cesse répétée des minorités ethnoraciales à la seule sphère de l’hétérosexualité tend à limiter l’appréhension des points d’intersection entre rapports sociaux de race, de genre et de sexualité, et aboutit à l’équation tristement omniprésente selon laquelle gay = blanc. C’est un blanchiment littéral de l’identité gay dont relève l’exotisation des minorités ethnoraciales dans la pornographie» (Cervulle, 2010 : 69).&quot; href=&quot;#footnote4_uhwusne&quot;&gt;4&lt;/a&gt;, contraintes par des enjeux économiques à se plier aux caprices d’un voyeur aisé et blanc.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Homo exoticus&lt;/em&gt; ne privilégie pas une analyse des genres au profit d’une analyse raciale. Le livre démontre bien plutôt comment la racialisation est aussi un processus d’(hétéro) sexualisation et que tous deux sont liés aux rapports de classe. La pornographie participerait ici du processus de construction d’une identité gaie blanche et bourgeoise nationale, jouant de ses rapports coloniaux pour maintenir certains corps à distance. D’une certaine façon, elle relève l’homophobie intériorisée et le sexisme de cette culture gaie qui fait du corps hétérosexuel le centre de son fantasme: une masculinité qu’il faut dominer par le pouvoir économique (et colonial) afin d’y avoir accès. L’usage de l’approche matérialisme queer permet ainsi aux auteurs d’articuler les différentes facettes qui entrent en jeu dans la pornographie, notamment la question de l’oppression du genre.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cependant, si les auteurs d’&lt;em&gt;Homo exoticus&lt;/em&gt; sont critiques de certaines productions pornographiques et des rapports de domination qu’elles produisent et renforcent, ce n’est pas la porno comme forme qu’ils condamnent. Au contraire, ils considèrent que certaines productions de la pornographie postcoloniale rendent visible et démasquent ces rapports de pouvoir en plus de permettre aux minorités racisées de se construire un espace communautaire. C’est du moins ce que représente pour eux le studio Citébeur, une entreprise décrite comme étant collective:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Mais outre de marketer des fantasmes estampillés «banlieue», l’entreprise Citébeur est avant tout un espace communautaire où des beurs gays conçoivent leur propre subculture au sein d’un espace culturel homosexuel qui reste encore sourd à leur parole. L’ambivalence –commercialement habile– des représentations du studio consiste en un positionnement à cheval entre une politique identitaire beur gay et un énième récit de voyage peuplé de jeunes arabes aux mœurs légères. (Cervulle, 2010: 73)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le commentaire de Cervulle et Rees-Roberts sur l’entreprise cherche clairement à tisser une filiation entre celle-ci et les théories queer. Les masculinités qui, au premier abord, pourraient sembler de simples stéréotypes de l’arabité, y sont décrites comme détournées: dans leurs mots, «la “racaille” de Citébeur n’est pas celle de Sarkozy», ne serait-ce que parce les rappeurs et les lascars y prennent du plaisir (Cervulle, 2010: 77). Les accessoires bling bling qu’on y retrouve deviennent les signes d’une hypermasculinité qui se rapproche des spectacles de drag kings dans ce que les auteurs qualifient de «sm du pauvre» et de «performance consciente et ironique de l’arabité», considérées comme &lt;em&gt;camp&lt;/em&gt;. Il semble clairement y avoir une volonté chez les auteurs de se réapproprier les éléments des cultures gaies déjà fortement théorisés&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref5_eil6fkw&quot; title=&quot;Sur les communautés BDSM, voir Gayle Rubin (2010). Sur le camp, voir le résumé des théoriciens-nes présentés-es par David Halperin. (2012).&quot; href=&quot;#footnote5_eil6fkw&quot;&gt;5&lt;/a&gt; pour montrer la performance critique d’une telle pornographie, telle que réalisée du point de vue d’une subjectivité beur. Cette idée du commentaire social de Citébeur se trouve également, selon eux, dans la scène d’ouverture des films de la série Wesh Cousin, où un acteur se masturbant s’adresse à la caméra à la façon des stands up comics: «la tchatche du personnage seul face à la caméra relève d’un certain comique français contemporain où l’on déjoue les stéréotypes ethnoraciaux par une performance critique» (Cervulle, 2010: 73).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On peut bien sûr se demander quelle force possèdent ces actes de subversion, qui semblent ancrés dans une dimension essentiellement symbolique et qui reprennent les stratégies historiquement associées au queer. Certaines féministes pensent qu’il ne s’agit que de simples contrepèteries qui ne déstabiliseraient pas l’ordre établi (Jeffreys, 2003, 2013). De même, certaines critiques intersexes et trans considèrent que les tactiques de subversion du genre ne sont pas appropriées pour leurs luttes puisque leur genre n’est pas un jeu: leurs corps sont marqués par l’assignation violente et invasive faite sur eux à la naissance par les médecins (Bastien-Charlebois, 2014). Je crois que c’est dans la dimension commerciale de Citébeur que l’on trouve une réponse. En effet, comme le font remarquer les auteurs, «d’un point de vue historique, la culture gay est liée à la consommation» (Cervulle, 2010: 114). La force d’&lt;em&gt;Homo exoticus&lt;/em&gt; est de ne pas laisser de côté ce rapport au capitalisme, d’ailleurs mis de l’avant dans toute la première partie de leur ouvrage, où ils critiquent l’homonormativité et l’agenda assimilationniste gai orienté uniquement vers les revendications du mariage. Citébeur représente une entreprise commerciale, mais qui permet la création de sujets sexuels racialisés, jusque-là uniquement des objets de convoitise. La situation peut se résumer ainsi:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Ce dernier studio a ouvert la voie à de nouvelles possibilités d’identifications sexuelles pour les minorités ethnoraciales –dont les figures fantomatiques au sein de la pornographie gay ne permettaient pas jusque-là l’identification du spectateur sinon la simple érotisation d’un corps exotisé. Opérant à la frontière entre exotisme et commentaire social, érotisation et déplacement des stéréotypes ethnoraciaux, Citébeur a tourné sa caméra vers la source du désir orientaliste, révélant en retour l’ethnicité de ceux que le studio appelle les «céfrans». C’est la blanchité du regard pornographique gay que déshabille le studio des beurs gays, exposant le désir orientaliste dans toute sa nudité.&amp;nbsp;(Cervulle, 2010: 80)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La pornographie de Citébeur rend visibles des rapports de pouvoir qui dépassent le médium cinématographique. Malgré l’ambivalence entre «exotisme et commentaire social», le studio tourne à son avantage le désir blanc pour créer de nouvelles possibilités d’être arabe et gai. Cela semble un petit gain qui ne met pas fin à l’exotisation et l’exploitation de certains corps par la porno, mais la création de subjectivités (donc de nouveaux consommateurs) permet d’envisager de nouveaux spectateurs pour une transformation du marché. L’économique ne règle pas tout puisque l’on sait que la richesse n’est pas partagée également sur des axes comme la race et le genre et que même au sein d’une catégorie identitaire, les revenus varient. On connait également les critiques queer du tourisme rose. Mais si, comme le propose D’Emilio, l’apparition des identités LGBT a été rendue possible dans et par l’organisation de la production marchande (rappelons que si «Stonewall était une émeute», celle-ci a eu lieu dans un bar), alors nos réflexions devraient prendre davantage en compte ce rapport à la consommation ayant permis l’existence des communautés LGBT (D’Emilio, 1993).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais les personnes LGBT ne sont pas les seules à former des communautés sexuelles. La ville de San Francisco s’est forgé une forte réputation pour sa communauté fétiche. Depuis les travaux de Gayle Rubin sur les hommes gais aimant le cuir, cette cité a bien changé. Une nouvelle classe de travailleurs a pris d’assaut la ville et son économie s’est transformée en raison de la désindustrialisation. Les bars d’antan ont disparu pour laisser place à des tours résidentielles. Cependant, plusieurs de ces nouveaux travailleurs participent à la scène BDSM. C’est cette nouvelle génération (majoritairement hétérosexuelle) que Margot Weiss étudie afin de faire le pont entre les transformations post-industrielles et les discours sur la sexualité qui en sont produits.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le BDSM&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À partir d’une méthode ethnographique mixte d’observation participante et d’entretiens autour de la scène &lt;em&gt;kink &lt;/em&gt;de San Francisco, Margot Weiss utilise, dans &lt;em&gt;Techniques of Pleasure –BDSM and the Circuits of Sexuality &lt;/em&gt;(2011), une approche qu’elle qualifie de matérialiste performative. Elle se donne pour but d’analyser les effets différenciés sur les sujets qu’a le BDSM et les liens à tisser entre capitalisme, sexualité et inégalités de race/classe/genre. Comme méthodologie, Weiss a fait de l’observation participative dans différents événements locaux et nationaux (puisqu’elle remarque que ces réseaux prennent de plus en plus de place dans la définition d’un sentiment d’appartenance au BDSM)&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref6_wx4dnpq&quot; title=&quot;Il s’agit tant de sex party (privé ou public), de rencontres sociales comme les munches, de lancements de livres que d’ateliers sur les différentes techniques du BDSM.&quot; href=&quot;#footnote6_wx4dnpq&quot;&gt;6&lt;/a&gt;, en plus de faire 61 entrevues semi-dirigées avec des participants de la communauté BDSM de Californie. Cette méthode mixte lui a permis de voir les intersections entre les interprétations individuelles et les débats communautaires ainsi que la façon dont la pression collective joue différemment selon le positionnement des acteurs (c’est-à-dire selon la position sociale et les caractéristiques identitaires de chacun-e). Elle considère qu’il s’agit d’une approche matérialiste performative (ou pour nous, matérialiste queer) car elle tente d’aborder la formation dynamique des subjectivités dans et par le pouvoir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Son livre s’ouvre sur une scène de vente aux enchères d’esclaves, soirée traditionnelle de levée de fonds dans le monde&lt;em&gt; kink&lt;/em&gt;. Elle y remarque que la vente d’un homme blanc actif rapporte beaucoup plus que celle d’un homme asiatique passif; que malgré les possibilités d’inversion des rôles souvent avancées pour défendre le BDSM, la plupart des participants y ont une position traditionnelle (les hommes étant plus souvent dominants, les femmes plus souvent soumises, même si cette reproduction des normes leur cause de l’anxiété); que la plupart des participants ne font pas de liens entre les ventes d’esclaves et l’histoire de l’esclavagisme, y voyant plutôt une activité a-raciale. Cet exemple lui sert à expliquer comment le BDSM n’est pas un monde exclu du domaine social, culturel et politique. Au contraire, il en produirait et reproduirait les oppressions tout en camouflant la façon dont il le fait. Ainsi, la sexualité, en se représentant comme étant du domaine du privé ou de l’individuel (chacun y consent librement), peut servir d’échappatoire imaginée aux structures d’iniquités sociales alors qu’elle est pourtant le produit de ces relations. L’auteure utilise le terme de circuit pour définir la façon dont le BDSM relie le privé et le public, l’économique et le culturel (ou le matérialisme et le performatif), le contexte social à la subjectivité individuelle. Elle met ainsi en lumière la manière dont la communauté BDSM et le capitalisme sont liés aux enjeux de race, de classe et de genre.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chez elle, le BDSM prend plusieurs définitions. Il est à la fois une identité (ou orientation), une pratique, une technique, une communauté (ou une scène sociale). Plus loin, elle parlera également du BDSM comme d’un impératif à consommer un certain mode de vie et d’une érotisation des inégalités sociales. Sa lecture fait appel au concept foucaldien de technique de soi pour parler du travail individuel qui vise à façonner le sujet SM. Le BDSM est une identité en pratique, un projet de fabrication de soi comme sujet éthique, organisé autour de codes communautaires de conduite. Ce soi se construit entre autres par les différents ateliers qui visent à acquérir un savoir, à perfectionner ses compétences à travers sa participation aux événements collectifs. Il y aurait une bonne et une mauvaise façon d’attacher les cordes; il y a une certaine façon de vérifier si on a le consentement de la personne, par l’établissement de mots de sécurité ou de couleurs; autant de codes à connaître pour participer au groupe. C’est bien cet engagement sérieux envers soi et sa communauté, ce sentiment d’appartenance à un réseau, qui définit le terrain d’observation de l’auteure et ce qu’est, selon elle, le BDSM.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces techniques de soi sont importantes puisqu’elles lient le BDSM aux commodités et donc au capitalisme: les jouets sexuels aident à créer de nouveaux corps et de nouveaux plaisirs par la connaissance qu’ils créent sur la douleur produite chez le sujet. Un coup de canne ne procure pas les mêmes sensations qu’une fessée à la main. Par ces sensations, le SM ouvre des créneaux de marché de niche infinis, alors que de nouvelles identités (communautaires) émergent comme consommateurs-sujets. Il s’allie donc bien avec les transformations du capitalisme tardif, qui demande une plus grande flexibilité de ses travailleurs-euses. Cette flexibilité permet de retracer des frontières (de classe, de race, etc.) en dissimulant les processus d’exclusion nécessaires à la consolidation des identités et des communautés. Par exemple, la scène BDSM se dit ouverte à tous, mais le coût des jouets sexuels et des soirées en empêche plusieurs d’y participer. Une scène maître-esclave n’aura pas les mêmes retombées s’il s’agit d’un couple de personnes blanches, une relation interraciale ou deux personnes racialisées. Si elles utilisent souvent le langage de la tolérance et de la diversité, ces identités ne sont pas également accessibles pour tous (économiquement et culturellement). Dans le BDSM, c’est le cadre de jeu qui permet cette occultation: tout n’est que jeu en surface, mais le jeu est bien plus que cela en réalité. Il s’agit d’un espace fantasmé à l’extérieur des normes sociales, jouant sur le rapport privé/public. Cet espace doit faire référence au cadre réel et aux iniquités sociales pour en tirer une charge érotique tout en niant son rapport avec celui-ci, par la référence au sujet libéral qui consent librement. Cet espace supposé sécuritaire où s’exprime le désir privé vient le plus souvent justifier et renforcer certaines inégalités sociales, bien que le BDSM puisse aussi être le lien d’une resignification plutôt que d’une mimésis.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour Weiss, il faut s’éloigner de la dichotomie subversion/reproduction des normes dans laquelle est souvent confinée l’analyse de ces pratiques BDSM. Elle propose plutôt de lire les scènes en termes d’efficacité performative pour rendre compte de la capacité de certaines d’entre elles à créer des circuits entre les corps et les jouets sexuels, les sujets et l’imaginaire national, les partenaires et leur auditoire:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Particular SM scenes might, by making sex public, disrupt understandings of sex as private, of desire as asocial, offering practitioners and analysts a new vantage point on the contradictions of current social relations. They might also, by reprivatizing sex, create possibilities for a reentrenchment of subjects within such power structures, especially those that bolster the class, race, and gender inequality that is justified through neoliberal rationalities. SM scenes have differential effects; we cannot rest a political reading of SM on a formal dichotomy between transgression and reification of social hierarchies, but must rather ask about a particular scene’s productive, performative effects on players, audiences, readers, and anthropologists like me. (Weiss, 2011: 24)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;&lt;em&gt;Certaines scènes SM, en présentant du sexe en public, peuvent perturber les conceptions de la sexualité comme relevant du privé et le désir comment étant asocial, offrant aux praticiens et aux analystes de nouveaux points d&#039;observation des contradictions au sein des relations sociales actuelles. Elles peuvent aussi, en reprivatisant la sexualité, créer de nouvelles possibilités de retranchement des sujets dans les structures de pouvoir, particulièrement celles qui fortifient les inégalités de classe, de race et de genre, en se justifiant par des raisonnements néolibéraux. Les scènes SM ont des effets différenciés; on ne peut pas faire une lecture politique du SM en se basant sur une dichotomie formelle entre transgression et renforcement des hiérarchies sociales, on doit plutôt se demander quels effets performe et produit une scène sur ses joueurs, ses audiences, ses lecteurs et les anthropologues comme moi.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comment le BDSM peut-il être politique? En utilisant ces circuits affectifs pour les retourner sur eux-mêmes. Par exemple, une des participantes interrogées par Weiss propose de pousser les limites des scènes maîtres-esclaves interraciales faites en public en les jouant de manière réaliste plutôt que parodique :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Molena’s desire is to make the resemblance between racialized history and SM dramatically visible. For her, the realism of the scene –dragging an unwilling slaves, stripping, and inspecting them while they scream not to be separated from their children– would “rock people’s worlds”: intervene in the social world by smacking it “upside the head”. This sort of performance, a spectacular enactment that neither denies nor occludes racial history, is a way of contesting, through the dramatization of, the preservation of such histories in SM play dynamics. (Weiss, 2011: 210)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;&lt;em&gt;Molena désire rendre la ressemblance entre l&#039;histoire de la racialisation et le SM dramatiquement visible. Pour elle, le réalisme d&#039;une scène -trainer des esclaves de force, les dénuder et les inspecter pendant qu&#039;elles crient de ne pas les séparer de leurs enfants- peut réveiller des gens: l&#039;intervention dans le monde social est comme un coup sur la tête. Cette sorte de performance, une représentation spectaculaire qui ne dénie pas ni ne tente de cacher l&#039;histoire de la persécution raciale, est pour elle une façon de lutter, par la dramatisation, contre la préservation de ces dynamiques raciales dans les jeux SM.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En révélant de manière publique, comme chez Cervulle et Rees-Robert, l’imaginaire érotique (qu’il soit sexiste, raciste ou classiste), en montrant ce que celui-ci entretient comme lien avec le réel, en empêchant qu’il soit re-privatisé comme s’il ne s’agissait que d’un désir n’appartenant qu’à l’individu, en somme, en allant puiser dans les affects produits par une scène jouée devant un auditoire, le BDSM peut permettre un travail sur soi des acteurs, un travail à la fois individuel et collectif. Pour y arriver, le BDSM doit bien sûr être une pratique culturelle, un geste collectif et communautaire, plutôt que d’être confiné à l’espace privé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les travaux de Duggan, de Cervulle et Rees-Robert, tout comme ceux de Weiss, nous donnent à voir des objets complexes et nuancés. La tâche d’analyse des pratiques du BDSM et de la pornographie en semble décuplée. Les positions tranchées, tant du côté queer que du côté radical, en rendaient certes la lecture plus rapide: on était pour ou contre. Doit-on voir un certain relativisme dans la possibilité ici offerte d’interpréter chaque représentation indépendamment d’une critique globale de la forme dans laquelle elle s’inscrit? N’y a-t-il pas là encore un risque de conflit face à certaines scènes qui seront menaçantes pour certaines personnes et libératrices pour d’autres? La conciliation proposée par le matérialisme queer semble pourtant ouvrir une autre voie par sa capacité à réfléchir aux circuits qui relient la sexualité, le capital et les identités.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Références&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BARRAUD, Sébastien. 2013. «Abolition de la prostitution: féminisme imposteur». &lt;em&gt;Cybersolidaires&lt;/em&gt;, mars 2013. En ligne: &lt;a href=&quot;http://cybersolidaires.typepad.com/files/abolition-de-la-prostitution-imposture.pdf&quot;&gt;http://cybersolidaires.typepad.com/files/abolition-de-la-prostitution-im...&lt;/a&gt;. Consulté le 3 décembre 2015&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BASTIEN-CHARLEBOIS, Janik. 2014. «Femmes intersexes: sujet politique extrême du féminisme», &lt;em&gt;Recherches féministes&lt;/em&gt;, vol. 27, no 1, p. 237-255.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BESSIN, Marc et Elsa DORLIN, 2005. «Les renouvellements générationnels du féminisme: mais pour quel sujet politique?», &lt;em&gt;L’homme et la société&lt;/em&gt;, no 158, p. 11-27.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BUTLER, Judith. 2006. &lt;em&gt;Trouble dans le genre. Le féminisme et la subversion de l’identité&lt;/em&gt;, trad. de l’anglais par Cynthia Kraus, Paris: La Découverte, coll. «poche».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;CERVULLE, Maxime. 2013. &lt;em&gt;Dans le blanc des yeux. Diversité, racisme et médias&lt;/em&gt;, Paris:&amp;nbsp;Amsterdam.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;CERVULLE, Maxime et Rick REES-ROBERTS. 2010. &lt;em&gt;Homo Exoticus – Race, classe et critique queer&lt;/em&gt;, Paris: Armand Colin et Ina Éditions, coll. «Médiacultures».&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DE LAURETIS, Teresa. 2007. &lt;em&gt;Théorie queer et cultures populaires. De Foucault à Cronenberg&lt;/em&gt;, trad. de l’anglais par Marie-Hélène Bourcier, Paris: La Dispute.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’EMILIO, John. 1993. «Capitalism and Gay Identity», dans &lt;em&gt;The Lesbian and Gay Studies Reade&lt;/em&gt;r, sous la dir. de Henri ANELOVE et &lt;em&gt;al.&lt;/em&gt;, New York: Routledge, 1993.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DUGGAN, Lisa. 2004. &lt;em&gt;The Twilight of Equality? Neoliberalism, Cultural Politics and the Attack on Democracy&lt;/em&gt;, Boston: Beacon Press.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;______. 1995. &lt;em&gt;Sex Wars: Sexual Dissent and Political Culture&lt;/em&gt;, New York: Routledge.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DUGGAN, Lisa et Nan D. HUNTER. 2006. 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Consulté le 3 décembre 2015.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GOSSELIN DIONNE, Miguel. 2013. «L’organisation des désirs, c’est bien le genre des anarchistes», dans &lt;em&gt;Nous sommes ingouvernables –les anarchistes au Québec aujourd’hui&lt;/em&gt;, sous la dir. de Rémy BELLEMARE CARON et &lt;em&gt;al.&lt;/em&gt;, Montréal: Lux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;HALPERIN, David. 2012. &lt;em&gt;How to be gay ?&lt;/em&gt;, Cambridge: Belknap Press of Harvard University Press.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;HEMMINGS, Clare. 2011. &lt;em&gt;Why Stories Matter: The Political Grammar of Feminist Theory&lt;/em&gt;, Durham et Londres: Duke University Press.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;JEFFREYS, Sheila, 2013. «La théorie “queer” et la violence contre les femmes», &lt;em&gt;Sisyphe.org&lt;/em&gt;, publié le 21 mars 2013. En ligne: &lt;a href=&quot;http://sisyphe.org/spip.php?article1051&quot;&gt;http://sisyphe.org/spip.php?article1051&lt;/a&gt;. Consulté le 3 décembre 2015.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;______. 2003. &lt;em&gt;Unpacking Queer Politics: A Lesbian Feminist Perspective&lt;/em&gt;, Cambridge: Polity Press.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MASSON, Sabine et Léo THIERS-VIDAL. 2002. «Pour un regard féministe matérialiste sur le queer. Échanges entre une féministe radicale et un homme anti-masculiniste», &lt;em&gt;Mouvements&lt;/em&gt;, no 20, p. 44-49.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MORTON, Donald. 1996. &lt;em&gt;The Material Queer: A Lesbigay Cultural Studies Reader&lt;/em&gt;. Boulder: Westview press.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;NOYÉ, Sophie. 2014. «Pour un féminisme matérialiste et queer», &lt;em&gt;Contretemps&lt;/em&gt;. En ligne:&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.contretemps.eu/interventions/f%C3%A9minisme-mat%C3%A9rialiste-queer&quot;&gt;http://www.contretemps.eu/interventions/f%C3%A9minisme-mat%C3%A9rialiste...&lt;/a&gt;. Consulté le 3 décembre 2015.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PHELAN, Shane. 1994. &lt;em&gt;Getting Specific: Postmodern Lesbian Politics&lt;/em&gt;, Minneapolis: University of Minnesota Press.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PUAR, Jasbir K. 2012. &lt;em&gt;Homonationalisme: politiques queer après le 11 Septembre&lt;/em&gt;, trad. de l’anglais par Judy Minx et Maxime Cervulle, Paris: Amsterdam.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;RUBIN, Gayle. 2010. &lt;em&gt;Surveiller et jouir. 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&lt;section  class=&quot;footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed&quot; data-collapsible-show-label=&quot;Notes&quot; data-collapsible-hide-label=&quot;Notes&quot;&gt;&lt;ul class=&quot;footnotes collapsible-content&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_2701qmh&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_2701qmh&quot;&gt;1.&lt;/a&gt; Pour le queer, on peut penser à l’interrogation ayant mené Teresa de Lauretis à proposer le terme, au prologue d’&lt;em&gt;Épistémologie du placard&lt;/em&gt; de Eve Sedgwick Kosofsky ou au sous-titre de &lt;em&gt;Trouble dans le genre&lt;/em&gt; de Judith Butler. Pour les tensions entre les lesbiennes et le mouvement des femmes, l’expression «the lavender menace» est un bon exemple, alors que ce terme a été prononcé pour la première fois en 1969 par Betty Friedan, présidente de la National Organization for Women aux États-Unis. Notons d’ailleurs que si l’expression «féministe radicale», que nous utiliserons dans ce texte, englobe souvent les réflexions issues des théories lesbiennes, celle-ci n’est nullement garante de l’inclusion des questions sexuelles ou des particularités des lesbiennes dans ses critiques.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote2_r1wm8xx&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref2_r1wm8xx&quot;&gt;2.&lt;/a&gt; L’acronyme BDSM signifie bondage, discipline, domination, soumission, sadomasochisme.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote3_wqji5ur&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref3_wqji5ur&quot;&gt;3.&lt;/a&gt; Dans Le blanc des yeux –diversité, racisme et médias (2013), Maxime Cervulle explique sa préférence pour la traduction de «whiteness» en «blanchité» pour faire référence aux processus de construction hégémonique des personnes blanches. Il favorise ce terme pour éviter le parallèle avec négritude, puisque ces deux processus de racialisation ne sont pas équivalents.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote4_uhwusne&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref4_uhwusne&quot;&gt;4.&lt;/a&gt; «L’assignation culturelle sans cesse répétée des minorités ethnoraciales à la seule sphère de l’hétérosexualité tend à limiter l’appréhension des points d’intersection entre rapports sociaux de race, de genre et de sexualité, et aboutit à l’équation tristement omniprésente selon laquelle gay = blanc. C’est un blanchiment littéral de l’identité gay dont relève l’exotisation des minorités ethnoraciales dans la pornographie» (Cervulle, 2010 : 69).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote5_eil6fkw&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref5_eil6fkw&quot;&gt;5.&lt;/a&gt; Sur les communautés BDSM, voir Gayle Rubin (2010). Sur le camp, voir le résumé des théoriciens-nes présentés-es par David Halperin. (2012).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote6_wx4dnpq&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref6_wx4dnpq&quot;&gt;6.&lt;/a&gt; Il s’agit tant de &lt;em&gt;sex party&lt;/em&gt; (privé ou public), de rencontres sociales comme les &lt;em&gt;munches&lt;/em&gt;, de lancements de livres que d’ateliers sur les différentes techniques du BDSM.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;date-display-single&quot; property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2016-01-01T00:00:00-05:00&quot;&gt;2016&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Aires de recherche: &lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53401&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Imaginaire de la théorie&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/1337&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;2010 +&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Figures et Imaginaires: &lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/146&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;exploration&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Champs disciplinaires: &lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53798&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;études féministes&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Type de publication: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54481&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Cahiers de l&amp;#039;IREF&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;
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      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Teaser: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Le présent article cherche donc à mettre de l’avant que l’opposition entre queers et radicales relève davantage de conflits politiques locaux qu’elle n’est liée aux théories elles-mêmes. En effet, il s’est développé dans les dernières années une approche matérialiste queer qui rapproche grandement les deux positions au-delà de leur lutte pour s’établir comme sujet politique légitime du féminisme. Ce matérialisme queer propose d’autres possibilités que l’éternelle tension entre pro-sexe et anti-sexe, division provenant des feminist sex wars des années 1980. C’est pour cette raison que j’aimerais mettre de l’avant des travaux d’intellectuels-les qui utilisent cette approche du matérialisme queer pour relire des objets d’étude au cœur du litige des feminist sex wars, soit la pornographie et le BDSM, et montrer par là que les positions queer, loin de faire l’apologie inconditionnelle de ces manifestations, intègrent diverses dimensions critiques face à celles-ci.&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-citation-ref field-type-entityreference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/fr/biblio?f%5Bauthor%5D=1874&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Laprade, Bruno&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2016. « &lt;a href=&quot;/fr/biblio/des-feminist-sex-wars-au-materialisme-performatif-relecture-de-la-pornographie-et-du-bdsm&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Des «feminist sex wars» au matérialisme performatif: relecture de la pornographie et du BDSM&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ». En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/fr/articles/des-feminist-sex-wars-au-materialisme-performatif-relecture-de-la-pornographie-et-du-bdsm&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/fr/articles/des-feminist-sex-wars-au-materialisme-performatif-relecture-de-la-pornographie-et-du-bdsm&lt;/a&gt;&amp;gt;. Consulté le 1 mai 2023. Publication originale : (&lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Féminismes et luttes contre l&#039;homophobie: de l&#039;apprentissage à la subversion des codes&lt;/span&gt;. 2016. Montréal : Institut de recherches et d&#039;études féministes (IREF). coll. Agora, vol. Cahier de l&#039;IREF).&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=Des+%C2%ABfeminist+sex+wars%C2%BB+au+mat%C3%A9rialisme+performatif%3A+relecture+de+la+pornographie+et+du+BDSM&amp;amp;rft.isbn=978-2-922045-47-5&amp;amp;rft.date=2016&amp;amp;rft.volume=Cahier+de+l%26%23039%3BIREF&amp;amp;rft.aulast=Laprade&amp;amp;rft.aufirst=Bruno&amp;amp;rft.pub=Institut+de+recherches+et+d%26%23039%3B%C3%A9tudes+f%C3%A9ministes+%28IREF%29&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Node ID: &lt;/div&gt;
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&lt;div class=&quot;field field-name-field-field-citation-ref-compute field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document (Computed): &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-authors&amp;quot; &amp;gt;Laprade, Bruno&amp;lt;/span&amp;gt;. 2016. « &amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-title&amp;quot; &amp;gt;Des «feminist sex wars» au matérialisme performatif: relecture de la pornographie et du BDSM&amp;lt;/span&amp;gt; ». En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;amp;lt;https://oic.uqam.ca/fr/articles/des-feminist-sex-wars-au-materialisme-performatif-relecture-de-la-pornographie-et-du-bdsm&amp;amp;gt;.  Publication originale : (&amp;lt;span  style=&amp;quot;font-style: italic;&amp;quot;&amp;gt;Féminismes et luttes contre l&amp;#039;homophobie: de l&amp;#039;apprentissage à la subversion des codes&amp;lt;/span&amp;gt;. 2016. Montréal : Institut de recherches et d&amp;#039;études féministes (IREF). coll. Agora, vol. Cahier de l&amp;#039;IREF).&amp;lt;span class=&amp;quot;Z3988&amp;quot; title=&amp;quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;amp;rft.title=Des+%C2%ABfeminist+sex+wars%C2%BB+au+mat%C3%A9rialisme+performatif%3A+relecture+de+la+pornographie+et+du+BDSM&amp;amp;amp;rft.isbn=978-2-922045-47-5&amp;amp;amp;rft.date=2016&amp;amp;amp;rft.volume=Cahier+de+l%26%23039%3BIREF&amp;amp;amp;rft.aulast=Laprade&amp;amp;amp;rft.aufirst=Bruno&amp;amp;amp;rft.pub=Institut+de+recherches+et+d%26%23039%3B%C3%A9tudes+f%C3%A9ministes+%28IREF%29&amp;amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Fri, 25 Mar 2022 16:50:08 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexia Giroux</dc:creator>
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<item>
 <title>Féminismes et luttes contre l&#039;homophobie: de l&#039;apprentissage à la subversion des codes</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/fr/publications/feminismes-et-luttes-contre-lhomophobie-de-lapprentissage-a-la-subversion-des-codes</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-resume field-type-text-long field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;En 1903, à Berlin, Anna Rueling appelait le mouvement homosexuel et le mouvement des femmes à s’entraider puisque tous deux luttaient pour la liberté et l’autodétermination individuelle. Plus d’un siècle plus tard, quelles convergences peut-on observer entre féminismes et luttes contre l’homophobie? Sur le plan de la pensée, quels rapprochements contemporains peut-on établir entre le champ des études féministes et celui de la diversité sexuelle et de genre? Comment s’articule l’intersection entre ces deux systèmes de différenciation hiérarchique que sont le sexisme et l’hétérosexisme? Quels théories et concepts y circulent de manière transversale, et avec quelles redéfinitions? 

Ces questions ont guidé l’organisation du colloque «Féminismes et luttes contre l’homophobie: zones de convergence» tenu dans le cadre du congrès de l’ACFAS 2014 à l’Université Concordia, Montréal, le 16 mai 2014. &lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
 <pubDate>Fri, 18 Mar 2022 14:49:47 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexia Giroux</dc:creator>
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</item>
<item>
 <title>«Bon sexe, mauvais sexe»: la représentation porno-érotique dans «Infrarouge» de Nancy Huston</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/fr/articles/bon-sexe-mauvais-sexe-la-representation-porno-erotique-dans-infrarouge-de-nancy-huston</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Puisque la pornographie et l’érotisme sont généralement considérés comme étant des termes relatifs et contextuellement déterminés (Williams, 1993: 51; O’Toole, 1998: 6), une étiquette du genre «porno-érotique» est essentielle afin d’établir non seulement un lien, mais également une différence de nature entre la pornographie et l’érotisme. Des termes semblables ont déjà été proposés, notamment l’adjectif «éroto-pornographique», utilisé par Anne-Marie Dardigna. En effet, Dardigna remet en cause la relation dichotomique entre la pornographie et l’érotisme dans &lt;em&gt;Les châteaux d’Éros&lt;/em&gt;, selon une relecture féministe de la valeur culturelle et esthétique de l’érotisme (Dardigna, 1980: 14-15). Cependant, en comparant l’érotisme à la pornographie, Dardigna ne réussit qu’à brouiller la frontière entre les deux, sans tirer profit de leurs différences réciproques. De même, Jeanne Lapointe vise un objectif similaire par sa définition de l’éroto-pornographie trois ans plus tard, traitant du récit pornographique dans la littérature érotique (Lapointe, 1983: 49). Il est donc encore nécessaire d’employer une terminologie binaire de ce genre qui, en plus de déstabiliser la frontière éroto-pornographique, comme le font Dardigna et Lapointe, pourra également témoigner du caractère propre de l’érotisme et de la pornographie, afin d’en tirer profit. D’ailleurs, Frédérique Chevillot a récemment proposé le terme «éro-pornographie» comme adjectif permettant de rendre compte de la catégorie de textes pornographiques qui font appel aux appâts propres à Éros: l’amour et le rire (Chevillot, 2016). Il reste donc à voir s’il est possible de faire l’inverse: de parler d’une représentation porno-érotique, intégrant des éléments pornographiques dans un texte soi-disant érotique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est ce que le présent article propose de faire en prenant la suite de la position adoptée par Julie Lavigne dans son ouvrage &lt;em&gt;La traversée de la pornographie. Politique et érotisme dans l’art féministe&lt;/em&gt;. Selon Lavigne, la pornographie et l’érotisme relèvent tous deux d’un discours érotique, puisque par l’érotisme, nous comprenons tout ce qui relève de «la spécificité de la sexualité humaine» (selon la logique de Roland Barthes) (Lavigne, 2014: 88). La pornographie et l’érotisme constituent donc deux points sur un spectre érotique, et non pas deux termes étanches. Dans ce cas-là, l’érotisme possède deux définitions. Premièrement, l’érotisme peut être conçu comme représentation sexuelle tout court. Selon cette définition, il est possible de concevoir la pornographie en tant que représentation érotique, étant donné que la pornographie constitue une représentation sexuelle. Deuxièmement, et paradoxalement, l’érotisme peut être défini comme &lt;em&gt;le contraire&lt;/em&gt; de la pornographie, en accord avec l’avis de Dardigna (Dardigna, 1980: 5, 14-15). Pour Lavigne, ce qui distingue la pornographie de l’érotisme dans ce dernier contexte relève de l’accent mis sur la corporalité. La pornographie est centré sur le corps –en accord avec des définitions traditionnelle–, alors que l’érotisme porte l’attention au-delà de la sensation corporelle, et intègre un projet esthétique à la représentation sexuelle (Lavigne, 201: 89; Goldenson et Anderson, 1994: 75 et 194). Dans les pages qui suivent, en m’inspirant de ces définitions, j’étudie la représentation sexuelle développée par Nancy Huston pour montrer que celle-ci oscille entre un contenu pornographique et érotique et qu’il parcourt donc le spectre érotique.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plutôt que de définir le style de Huston comme purement érotique, comme le fait Lavigne, il me semble plus approprié d’employer le terme «porno-érotique». Je mets ainsi l’accent sur le déplacement stylistique caractéristique de ce roman: la représentation pornographique permet à Huston d’emprunter les codes de la pornographie normative, celle qu’elle dénonce dans &lt;em&gt;Mosaïque de la pornographie&lt;/em&gt;, afin de les critiquer ensuite par une révision érotique (Huston, 2004). Par pornographie normative, je fais référence à la pornographie cinématographique dominante où le plaisir et le regard phallique dominent, en accord avec la perspective sur le cinéma hollywoodien de Laura Mulvey (Mulvey, 1975: 33). J’examinerai les manières dont le style porno-érotique d’&lt;em&gt;Infrarouge&lt;/em&gt; fait référence à la pornographie et à l’érotisme normatifs, non pas pour les cautionner, mais afin de les critiquer et de les réinventer selon une perspective féministe. En d’autres termes, je poserai son style porno-érotique comme une réappropriation de l’érotisme et de la pornographie &lt;em&gt;pour&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;par&lt;/em&gt; les femmes. Je commencerai par présenter le roman étudié et la technique porno-érotique de Huston, avant d’aborder d’autres dialectiques présentes dans le roman ainsi que leurs implications pour la liberté des femmes et pour le féminisme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;em&gt;Infrarouge&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce que je nomme la technique porno-érotique de Huston n’est nulle part mieux représentée que dans son roman &lt;em&gt;Infrarouge&lt;/em&gt;. L’action se déroule à Florence, où Rena Greenblatt emmène son père et sa belle-mère en vacances, abandonnant provisoirement son partenaire Aziz, resté à Paris, et ses contraintes professionnelles. Bien qu’ils soient là pour faire du tourisme, les histoires et les angoisses personnelles des personnages principaux (notamment de Rena et de sa famille) viennent les interpeller et colorent leur expérience de l’Italie. Ce brouillage est créé notamment par le recours au discours indirect libre, qui permet une oscillation entre la narration à la troisième et à la première personnes, pour que plusieurs espaces temporels et points de focalisation se présentent à travers l’histoire. Le récit se termine par la mort du père de Rena, sa rupture avec Aziz et sa perte d’emploi; il fait advenir une trêve de solidarité inattendue entre Rena et sa belle-mère, permettant une inversion ironique du motif traditionnel des belles-vacances-en-famille. Plusieurs intrigues supplémentaires, notamment liées à des questions esthétiques, viennent coloniser l’histoire principale. Le roman est en effet émaillé de références aux œuvres d’art florentines, tout en étant marqué par le motif récurrent de l’appareil-photo infrarouge de Rena (d’où le titre) ainsi que par l’héritage transnational et multiculturel des personnages principaux. De plus, il faut souligner l’importance du récit secondaire porno-érotique émergeant dans la réflexion de Rena. Ce récit renferme plusieurs scènes pornographiques et érotiques qui se montrent soit sexuellement chargées, soit étonnamment dépourvues de contenu explicite, donc porno-érotiques.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La réception critique de ce roman le rend encore plus pertinent pour cette discussion : il a en effet valu à Huston le «Literary Review’s Bad Sex in Fiction Award» en 2012. L’ironie de ce prix provient du fait que, contrairement à nos attentes, il ne peut être remis à une œuvre déclarée comme pornographique ou érotique, puisque le prix fut créé afin de décourager l’inclusion de mauvaises scènes de sexe dans des œuvres autrement jugées «bonnes» (Beckman, 2012). La nécessité de définir le style «porno-érotique» de Huston n’en apparaît que plus grande. De surcroît, je soutiendrai que, loin de porter atteinte à la qualité de son roman, l’incorporation de «mauvais sexe» lui donne une valeur cognitive et esthétique supplémentaire, contrairement à ce que ce prix suggère. En effet, je tenterai d’expliquer comment l’importance attribuée à la représentation sexuelle dans l’œuvre, bien qu’il s’agisse d’un récit sous-jacent, reflète avec à-propos le besoin de repenser la représentation sexuelle en conjonction avec la sexualité féminine; en d’autres mots, le besoin de réintégrer le plaisir féminin dans la représentation sexuelle. J’explorerai les manières dont Huston exploite des images de ce genre afin de marquer un territoire créatif qui chevauche le pornographique et l’érotique, technique créative qui réévalue et sabote les structures patriarcales privilégiées dans la pornographie dominante.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La technique porno-érotique de Huston&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’histoire racontée par Rena au tout début du roman présente une forte analogie avec la technique porno-érotique de Huston:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Dans certaines boîtes de nuit à Tokyo photographiées par Araki, on voit des planches verticales en contreplaqué sur lesquelles a été esquissée une silhouette féminine grandeur nature. À l’endroit de la tête, la photo d’une vedette de cinéma; à l’endroit du sexe, un trou. Le client peut y glisser la verge et, tout en se racontant qu’il possède la starlette, se faire manipuler par une employée assise de l’autre côté de la planche. La préposée à cet emploi, dit-on, est toujours une vieille femme, à l’apparence particulièrement repoussante mais à la technique sans pareille. «Ah! s’est exclamée Kerstin […] Imagine qu’il y ait un tremblement de terre à Tokyo, que la boîte s’effondre, et qu’un de ces clients découvre qu’il vient de jouir dans la main de sa maman!» (Huston, 2012: 39-40)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ici, le sous-récit débute de manière pornographique –mettant l’accent sur la corporalité, spécifiquement la génitalité brute et anonyme&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_fcir6le&quot; title=&quot;Ce qui distingue la pornographie de l’érotisme, en accord avec les écrits de Lavigne mentionnés plus haut.&quot; href=&quot;#footnote1_fcir6le&quot;&gt;1&lt;/a&gt;–, avant de devenir érotique par la suite, puisqu’il s’agit dès lors d’une révision des enjeux esthétiques et dramatiques dans ce «tour joué». L’humour de ce passage provient de la juxtaposition entre l’objet désiré par le client, une vedette jeune et belle, et l’agent de son plaisir physique, une vieille femme qui pourrait bien être sa mère. Cet extrait critique donc l’imagerie privilégiée de la pornographie normative et la remplace par une alternative subversive. Alors que l’effigie en bois et la photographie du visage d’une jeune femme accentuent de manière figurative l’objectivation des femmes dans la pornographie courante, comme l’ont montré des féministes anti-pornographiques des États-Unis (Dworkin, 1981: 49; Bauer, 2015: 4), la scène érotique ici permet à une femme d’adopter un rôle subjectif alors que l’homme devient l’objet du regard du lecteur et de la manipulation des femmes. En outre, la révélation dramatique de la vraie femme potentiellement responsable de l’éjaculation de l’homme nous oblige à repenser la figure âgée et maternelle comme sujet possible dans un contexte sexuel, renversement qui abolit du même coup la dichotomie Mère-Putain. Le contraste entre l’objet désiré par le client masculin (la photographie) et la vraie source de son plaisir (la vieille femme) constitue une révision ludique de la distance entre l’expérience sexuelle réelle et sa figuration dans la pornographie. La juxtaposition complique également la relation entre ce que nous percevons comme les objets de désir et les machinations de notre inconscient, qui intervient dans notre plaisir à notre insu. Elle nous invite à réévaluer nos préconceptions par rapport au désir sexuel et à ses sujets respectifs, ainsi que celles qui nous sont présentées dans la pornographie dominante. Grâce à la juxtaposition des normes pornographiques et de leur inversion, ce qui n’est donc ni pornographique ni complètement érotique, les tropes oppressifs de la pornographie font surface d’autant plus clairement.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette même technique est souvent employée par Huston, dans &lt;em&gt;Danse noire&lt;/em&gt; par exemple, où lors d’une scène torride entre Milo et une femme inconnue, on apprend que Milo fut engagé dans une activité sexuelle avec une femme quatre fois plus âgée que lui (Huston, 2013: 289), ou encore dans &lt;em&gt;Cantique des Plaines&lt;/em&gt;, où Miranda est une mère au passé traumatique compliqué, tout le contraire de l’image initiale que l’on a d’elle en tant que conquête simple et accessible (Huston, 1993: 68-69). Ces deux cas nous obligent tant à questionner nos préconceptions quant aux sujets privilégiés par la pornographie normative, qu’à accorder de la valeur à la sexualité de la femme âgée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le porno-érotisme comme contre-discours&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3.1.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Photographie infrarouge et création littéraire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce mode de représentation sexuelle chez Huston est narré de façon métonymique par le motif de la photographie infrarouge de Rena, qui parcourt tout le roman. Ce motif garde le lecteur à distance du sujet représenté, puisque l’appareil de Rena sert de filtre entre l’histoire narrée et le sujet représenté, ce qui nous invite à réfléchir sur les méthodes alternatives de représenter l’expérience sexuelle –visuellement et textuellement– dans la mesure où les parallèles entre la perspective de Rena et celle de Huston incitent à une réflexion à propos du processus d’écriture sur le sexe. Le projet photographique de Rena, par exemple, notamment nommé «&lt;em&gt;N(o)us&lt;/em&gt;», englobe tous les types de corps sans égard aux normes de beauté usuels:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;[…] des gens nus endormis, corps de tous âges, couleurs et sexes, obèses ou faméliques, lisses ou ravagés, glabres ou hirsutes, marqués de tatouages, de taches de naissance ou de cicatrices, rêvant et respirant, lovés sur eux-mêmes dans le bel abandon du sommeil, sans défense, si vulnérables et si mortels…Tous, tous sont beaux. (Huston, 2012: 155)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’une part, la &lt;em&gt;mise en abyme&lt;/em&gt; (le projet photographique de Rena imitant la technique romanesque de Huston) nous fait réfléchir sur le médium privilégié dans l’érotisme et la pornographie. D’autre part, cette citation fait porter notre attention sur de multiples individus, indiquant à quel point ils sont sous-représentés dans les représentations pornographiques et érotiques existantes. Cette citation est non seulement esthétiquement, mais aussi socio-politiquement engagée, puisqu’elle remet en question la représentation sexuelle, plus largement érotique et pornographique, comme les portraits phalliques de Mapplethorpe critiqués à la page précédente (Huston: 2012, 154). Les portraits de Mapplethorpe sont décrits par Huston comme étant monolithiques et inertes, avec «une symétrie maniaque» (Huston: 2012, 154).&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref2_unk73tr&quot; title=&quot;Il est à noter que Kevin Kopelson analyse les œuvres de Mapplethorpe d’une perspective antithétique. Huston critique la symétrie des œuvres de Mapplethorpe, alors que Kopelson trouve que cette symétrie les rend belles et même sublimes. (Kopelson, 2016: 34-35)&quot; href=&quot;#footnote2_unk73tr&quot;&gt;2&lt;/a&gt; Ceux de Rena décrits ci-dessus, par contre, incluent des formes corporelles diverses, asymétriques et «beaux» selon Huston. L’alternative de Rena constitue donc une représentation hétérogène et progressiste du corps, contrairement au modèle de Mapplethorpe.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3.2.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Porno-érotisme et autres dialectiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je souhaite en venir maintenant, non sans ironie, à la scène jugée mauvaise par le comité du &lt;em&gt;Literary Review&lt;/em&gt;. Il s’agit d’une scène où Rena décrit une scène sexuelle fictionnelle entre elle et Kamal –un étranger qu’elle rencontre dans un ascenseur–, où elle décide de photographier leurs activités sexuelles avec un appareil infrarouge. Cette scène, qui est issue de l’imagination de Rena, détail dont je traiterai plus tard, vaut la peine d’être explorée, car elle modifie notre compréhension de la représentation sexuelle. La citation commence avec une description de Kamal: «je comprends que Kamal connaît aussi la passivité, qu’il est capable de se tenir immobile et de s’offrir à moi» (Huston, 2012: 46). Ceci constitue un renversement de la dialectique passive-active répandue dans la pornographie phallocentrique, puisque la figure féminine adopte ici une position dominante. D’ailleurs, Rena est vue (en tant que personnage visé du roman), mais elle est aussi &lt;em&gt;celle qui voit&lt;/em&gt;, en tant qu’auteure de cette scène photographique. Puis survient la subjection volontaire de la part de Rena aux désirs de Kamal: «se rasseyant il s’empare de moi et je le laisse s’affairer à son tour de sa langue et de ses lèvres sur mes seins, ma nuque, mes orteils et mon ventre» (Huston, 2012: 46). Ce refus de dépeindre Rena et Kamal comme entièrement objets ou sujets, actifs ou passifs, est concrètement opposé aux techniques narratives en jeu dans les écrits contemporains des femmes en France (mais pas au Québec; voir par exemple Marie-Sissi Labrèche [2003, 2003a] ou Nelly Arcan [2004, 2007]). Dans des œuvres érotiques contemporaines de femmes en France, l’homme est souvent chosifié de manière à instaurer la femme comme sujet (voir par exemple Virginie Despentes [1999]), ou la femme est entièrement objectivée (à la Catherine Millet [2002]), afin de remettre en cause le concept de la femme idéale correspondant à la Madone. Il s’agit au contraire dans cette scène de chercher une réciprocité dans le plaisir et une parité dans la subjectivité. La femme n’est ni Putain ni Madone, ni oppressante ni opprimée. Ici, il y a une subversion des dynamiques de pouvoir en jeu dans la pornographie normative et la littérature érotique dite féministe, puisque la perspective subjective permet une révision des structures typiques de l’érotisme et de la pornographie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3.3.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Régime esthétique féminin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La voix narrative refuse de faire abstraction des sujets individuels sous prétexte de revaloriser la sexualité féminine ou masculine, comme le montre la citation suivante:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Et la jouissance –ce que fait la jouissance au visage d’un homme–, oh, ce n’est pas vrai que c’est toujours pareil […] au contraire, chaque orgasme est absolument unique et c’est pourquoi j’aime tant photographier cet instant, non la première fois mais la deuxième –ou, mieux encore, la troisième, quand l’homme a lâché toutes ses amarres, quand il s’est perdu et me sait gré de cette perte. (Huston, 2012: 47)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’idée que chaque moment d’éjaculation est unique en soi est tout le contraire du «money-shot» remobilisé dans la pornographie dominante puisque dans &lt;em&gt;Infrarouge&lt;/em&gt;, cette scène représente non pas le pénis au moment de la jouissance, mais bien le visage de l’homme. Huston refuse donc de désubjectiviser l’homme et de le réduire à son pénis. Ironiquement, cette scène attribue plus d’importance au moment de la jouissance que la pornographique visuelle dominante. Cette inclusion dans un cadre érotique de motifs tirés de la pornographie dominante permet non seulement une reformulation des modèles pornographiques, mais également une réflexion sur ceux-ci. Cette citation est à la fois intra et contre-discursive, et place ainsi l’expérience personnelle au centre de la représentation sexuelle, contrairement à la pornographie dominante, qui fait abstraction de l’identité individuelle au nom du néo-libéralisme et du consumérisme (Dines, 2010: 112). En outre, Rena tient désormais le pouvoir en tant que photographe absente de la scène visée. Cette alternative à la pornographie normative est donc fondée sur l’inclusion d’un regard féminin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Cette approche poiouménique (prenant conscience de la création artistique) est tout aussi évidente au moment où Rena prend des photos alors qu’elle et Kamal font l’amour. Elle décrit le moment ainsi: «C’est là que je prends ma photo. Je suis dedans. Le Canon fait partie de mon corps. C’est moi, la pellicule ultrasensible. Captant l’invisible, captant la chaleur» (Huston, 2012: 48). Notre attention est d’abord concentrée sur Rena, soutenue par le rythme constant qui nous attire vers l’action. Par ailleurs, le langage anthropomorphique, et le lien métaphysique entre la femme et l’appareil, sont caractéristiques de la forme réflexive du roman, renvoyant le lecteur encore une fois vers les politiques de la représentation en jeu dans ce roman et dans la photographie. Il est intéressant aussi de noter que Rena est encore à la fois objet-vu (en tant que figure féminine sexualisée), et sujet-voyant (en tant qu’appareil). Il en va de même pour la citation où Rena explique à Kamal comment elle souhaite le photographier, et les raisons pour lesquelles la technique infrarouge lui permettra un certain degré d’anonymat:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;je dis à Kamal que pour faire cette photo je vais me servir d’une pellicule infrarouge, qui capte non la lumière visible mais la chaleur, ajoutant –ce qui n’est pas tout à fait vrai– que son visage sera du coup méconnaissable, même pour ses proches. Il consent, comme tous les autres ou presque ont consenti. (Huston, 2012: 47)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le besoin de chaleur en plus de la lumière opère un décalage du plaisir visuel vers le plaisir sensoriel, rappelant la vision d’Irigaray et de Cixous, qui préconisent une écriture féminine vouée à la matérialité corporelle (et féminine dans le cas de Irigaray) (Irigaray, 1977: 57-58; Cixous, 2011: 313). Il s’agit alors d’échanger une perspective scopophilique, que Mulvey désigne comme masculine (Mulvey, 1992: 33), contre un régime esthétique féminin. Le processus même d’enregistrer l’activité sexuelle par la photographie évoque la pornographie visuelle, alors que la sensualité et l’instauration de la femme comme sujet diverge des structures de genre privilégiées dans la pornographie populaire, celle qui vise un regard masculin.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Réaliste ou non, cette dynamique est remise en question plus loin. Cette scène a intégralement lieu dans l’imagination de Rena, comme nous l’apprenons après (Huston, 2012: 49). Le caractère fantasmatique de cette scène force le lecteur à revenir sur la scène précédente et à évaluer les inconsistances de celle-ci. En d’autres termes, le lecteur doit renoncer à l’illusion d’un médium transparent. Une fois de plus, cette scène révélatrice ne peut être seulement considérée comme érotique: puisque la problématique provient de la scène pornographique précédente, où Rena vise Kamal, on doit se demander si un tel scénario sexuel pourrait vraiment avoir lieu. Cette ambiguïté témoigne de l’oscillation entre la pornographie et l’érotisme dans&lt;em&gt; Infrarouge &lt;/em&gt;et nous fait repenser la représentation sexuelle dans le contexte extra-littéraire aussi. Pour cette raison, je ne partage pas la critique négative portée sur cette scène par le comité du «Bad Sex Prize», et je propose de conclure à la place que cette scène offre une nouvelle approche de la pornographie et de l’érotisme. Du coup, elle indique aux femmes de nouvelles manières de se tracer des routes émancipatoires au cœur de ces mêmes champs de représentation (notamment la pornographie dominante).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3.4.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le vagin comme sujet central du discours sexuel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le trait le plus marquant de cette représentation porno-érotique est qu’elle peut permettre aux femmes de se réapproprier et la pornographie et l’érotisme &lt;em&gt;pour&lt;/em&gt; elles-mêmes. On le voit de manière plus claire dans deux passages du roman qui, lorsqu’on les compare, signalent un déplacement de la pornographie normative vers un modèle porno-érotique pour les femmes. La première scène est tirée des souvenirs d’enfance de Rena, un jour où son frère l’a persuadée de se déshabiller devant un groupe d’amis. Rena obéit et dévoile sa vulve aux garçons, donnant un exemple d’objectivation indéniable: «j’ai repoussé du bout des orteils la petite culotte sur le sol en ciment, jeté mes menus reins en avant et écarté de mes petits doigts les plis de chair tendre» (Huston, 2012: 149). Cependant, Rena se rend compte du regard traumatisé des garçons et tire profit de leur peur, les pourchassant avec sa vulve exposée: «Euphorie de sentir ma puissance et leur terreur, j’ai avancé vers eux en exhibant mon sexe […]» (Huston, 2012: 150). Les positions sujets-objets, dominants-dominés, sont dès lors inversées. De plus, il est intéressant de préciser que tous les garçons voient de près un vagin pour la première fois, comme Rena le confirme: «j’ai compris que Rowan avait choisi parmi ces camarades ceux qui ignoraient comment était faite une fille» (Huston, 2012: 150). Le vagin comme source du complexe de castration est mis en avant de façon brutale. Cette scène constitue une inversion dramatique des structures privilégiées dans la pornographie normative, qui, selon Linda Williams, manipule la scène sexuelle pour permettre aux hommes de se faire à la castration en fétichisant le vagin, en punissant l’image de la femme (qui prend ainsi la place de la mère), ou en dirigeant le regard vers le pénis (Mulvey, 1992: 33). Ici, au contraire, le vagin est privilégié non comme fétiche ou objet visé par le regard mâle, mais comme un sujet voyant. Le porno-érotisme sert ici à déconstruire et à critiquer d’autres scènes pornographiques dans le cinéma érotique, et donne aux femmes une manière de s’approprier leur corps.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une autre scène évoque les œuvres d’art de Nobuyoshi Araki, dans lesquelles le vagin figure de manière prédominante. La voix narrative loue la décision artistique de représenter la beauté du vagin et de l’utérus; elle réfute aussi la théorie freudienne de la castration, soutenant que le vagin (ce qu’elle nomme un «vortex») représente à la place «le néant d’avant et d’après l’être» (Huston, 2012: 151). Loin de signifier l’absence du pénis, le vagin est le symbole ultime de la &lt;em&gt;présence &lt;/em&gt;puisqu’il est intimement lié à la production de la vie à travers l’enfantement. Huston déplace donc les connotations attribuées au sexe féminin par les hommes, connotations qui en font un objet secondaire –identifiable seulement comme terme relatif au pénis– et le réinstaure comme sujet primaire de la maternité. Le sexe féminin est ainsi soustrait au champ discursif phallocentrique et freudien. La voix narrative continue en disant que, contrairement à Araki, «Si peu de femmes […] ont peint ou photographié le sexe viril, pourtant réputé tellement visible!» (Huston, 2012: 151) Cette citation est à la fois une référence indirecte et moqueuse à la théorie de Freud, avec le pénis visible mis en avant, et une manière de soutenir l’ironie qui provient du fait que si peu de femmes ont dépeint le pénis alors que tant d’hommes ont dépeint le sexe féminin. Comme Rena le souligne à la page suivante, elle-même a échoué à photographier le membre masculin. Ce passage appelle une réflexion sur l’absence de la représentation du sexe masculin et féminin dans les productions artistiques de femmes, surtout si on le juxtapose au passage précédent, où Huston soulignait l’autorité avec laquelle une petite fille se sert de sa vulve comme arme contre les garçons. Cet épisode peut être lu comme une invitation faite aux femmes à se servir de leurs stylos ou leurs pinceaux –comme la petite fille de sa vulve– afin de représenter les organes génitaux et l’activité sexuelle des deux sexes, et de trouver une manière qui leur convient, contrairement aux critiques courantes qui traitent de l’écriture comme processus phallique, comme Terry Lovell le souligne (Lovell, 2011: 90-93).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3.5.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Le «théâtre PP»&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref3_a6i2wge&quot; title=&quot;Ce terme est employé par Huston dans une préface qu’elle écrit pour Burqa de chair de Nelly Arcan. Elle utilise ce terme pour faire référence à la pornographie et la prostitution de façon collective (pour faire allusion au fait que tous deux obéissent à la même logique patriarcale). Il est aussi à noter que Huston traite de ce «théâtre PP» de manière négative (Huston, 2011: 18).&quot; href=&quot;#footnote3_a6i2wge&quot;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; et son contraire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette invitation faite aux femmes à adopter un mode d’écriture porno-érotique &lt;em&gt;pour&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;par&lt;/em&gt; les femmes n’engendre pas seulement une manière de rendre le pouvoir aux femmes comme sujets dominants; elle suggère aussi une manière de corriger les portraits ou traitements négatifs des hommes et des femmes dans la pornographie phallocentrique et patriarcale. Rena décrit un entretien entre elle et un homme nommé Gérard, producteur de pornographie dont la spécialité consiste à filmer le moment précis où une femme change d’avis et résiste à l’activité sexuelle future avec la/les acteur(s), ou au fait d’être filmée. Gérard choisit de continuer à filmer et défend son choix en affirmant que son comportement est légal –qu’il ne s’agit pas de viol– puisque les filles signent un contrat permettant à Gérard et ses collègues de les pénétrer physiquement et de les filmer lors de l’acte sexuel. Rena, pour sa part, décrit cet acte comme un viol (Huston, 2012: 266). La voix narrative explique que ce fut le seul homme que Rena fut incapable de photographier, car elle était obligée d’aimer un homme avant de le faire (Huston, 2012: 264). La voix narrative omnisciente fait donc allusion aux modèles phallocentriques de pornographie qui ont cours en dehors du texte; des modèles de pornographie qui manquent de dimension éthique. Huston prône à la place une vision morale qui nécessite un engagement émotionnel et un consentement éclairé de la part des deux parties, producteur et acteur, femme et homme –comme c’est le cas avec la pratique porno-érotique de Rena. Cette vision est en accord avec celle de Patricia Marino, pour qui l’objectivation peut avoir une dimension positive et saine à partir du moment où il y a «consentement continu» afin d’assurer une pratique éthique de l’objectivation (Marino, 2008: 349). Répondre à la pornographie n’implique donc pas de s’en débarrasser totalement, mais d’intégrer des valeurs émotionnelles aux valeurs corporelles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Huston propose une manière paradoxale de représenter les femmes qui s’oppose à celle employée par Gérard dans ces films. On le voit lorsque Rena traite d’un projet photographique où elle représente des prostituées et des enfants. La voix narrative explique que les photographies des femmes furent prises près d’une version agrandie de photographies de leurs enfants (Huston, 2012: 110). Cette œuvre est pornographique par définition, en accord avec ses racines étymologiques faisant référence à la figuration des prostituées (Almadovar, 2006: 158). En outre, elle réussit à rendre une agentivité supplémentaire à ces femmes d’une manière opposée à la déshumanisation infligée par Gérard aux stars de la porno, tout en défiant la dichotomie de la Madone et de la Putain que Huston critique si souvent dans ses œuvres tant littéraires que théoriques. L’opposition entre ce discours et celui de Gérard attire l’attention sur les sujets figurés dans ces photographies. Elles font davantage allusion aux individus en dehors du texte, putes et mères comprises, qui se trouvent opprimées. Ces méthodes alternatives de représentation de l’expérience sexuelle servent ainsi de dispositif de guérison pour des femmes qui ont souffert à cause des hommes dans le cadre de l’industrie sexuelle. De cette façon, Huston nous invite à nous tourner vers la représentation porno-érotique comme manière de déconstruire les représentations existantes des femmes dans la pornographie (qui les objective et les maltraite) et l’érotisme (qui échoue souvent à prendre en compte la corporalité de l’homme et de la femme, les organes génitaux et la maternité, contrairement aux œuvres d’Araki citées plus haut).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans&lt;em&gt; Infrarouge&lt;/em&gt;, Huston révèle donc une fascination pour les sujets privilégiés par la pornographie et l’érotisme dominants, et réinvente la façon dont ces sujets sont représentés. Elle rétablit ainsi la figure de la femme âgée et maternelle comme sujet du discours sexuel, et privilégie le vagin plutôt que le phallus dans le domaine de la représentation et du développement sexuel, inversant ainsi la perspective lacanienne (Lacan, 1966: 693). Du même coup, elle répond à Irigaray qui critiquait les propos phallocentriques de Lacan et prônait la mise en valeur du sexe féminin dans les discours sexuels (Irigaray, 1977: 57-58). De surcroît, les scènes pornographiques et érotiques de Huston (ré)intègrent dans la représentation des récits de femmes, le plaisir sensuel, l’émotion et des traces d’humanité, allant ainsi à l’inverse du processus de déshumanisation qu’elle déclare être en jeu dans l’imagerie de la pornographie normative. De plus, Huston se sert de son modèle porno-érotique pour mettre en lumière d’autres dialectiques en jeu dans les représentations sexuelles dominantes tout autant que dans celles qu’elle produit elle-même, comme les dialectiques du sujet-objet, actif-passif, vu-voyant. Toutefois, loin de nous ramener à une synthèse, Huston joue avec ces différentes manières de faire l’expérience de la sexualité afin de déstabiliser une conception monolithique de celle des femmes. Ainsi, Huston incorpore plusieurs tropes et stéréotypes propres à la pornographie et à l’érotisme normatifs, non pas pour les cautionner, mais afin de se les réapproprier au nom des femmes et de nous inviter à en faire autant. Le porno-érotisme de Huston se présente donc comme une solution de rechange à la pornographie et à l’érotisme normatifs dans la mesure où il libère et met en valeur le plaisir et le regard des femmes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Références&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ALMADOVAR, Norma Jean. 2006. «Porn Stars, Radical Feminists, Cops and Outlaw Whores: the Battle Between Feminist Theory and Reality, Free Speech, and Free Spirits», in &lt;em&gt;Prostitution and Pornography: Philosophical Debate about the Sex Industry&lt;/em&gt;, sous la dir. de Jessica SPECTOR, Stanford : Stanford University Press, p. 149-174.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ARCAN, Nelly. 2007.&lt;em&gt; À ciel ouvert&lt;/em&gt;, Paris: Seuil.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;__________. 2004. &lt;em&gt;Folle&lt;/em&gt;, Paris: Seuil.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BAUER, Nancy. 2015. &lt;em&gt;How to Do Things with Pornography&lt;/em&gt;, Cambridge: Harvard University Press.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BECKMAN, Jonathan. 2012. «Helpless Dollops of Custard»,&lt;em&gt; Literary Review&lt;/em&gt;. En ligne: &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://literaryreview.co.uk/bad-sex-in-fiction-award&amp;gt;&quot;&gt;https://literaryreview.co.uk/bad-sex-in-fiction-award&amp;gt;&lt;/a&gt;. Consulté le 5 mars 2016.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;CHEVILLOT, Frédérique. 2016. «Françoise Rey ou la lecture transgressive», &lt;em&gt;Overstepping the Boundaries/Transgresser les limites: 21st-Century Women’s Writing in French&lt;/em&gt;, University of London, communication présentée le 28 octobre 2016.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DARDIGNA, Anne-Marie. 1980. &lt;em&gt;Les châteaux d’Éros ou l’infortune du sexe des femmes&lt;/em&gt;, Paris: Maspero.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DESPENTES, Virginie. 1999.&lt;em&gt; Baise-moi&lt;/em&gt;, Paris: Grasset.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DINES, Gail. 2010. &lt;em&gt;Pornland: How Porn Has Hijacked Our Sexuality&lt;/em&gt;, Boston: Beacon Press.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;DWORKIN, Andrea. 1981. &lt;em&gt;Pornography: Men Possessing Women&lt;/em&gt;, London: The Women’s Press.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;EAGLETON, Mary (ed.). 2011. &lt;em&gt;Feminist Literary Theory: A Reader&lt;/em&gt;, 3e ed., Oxford: Blackwell.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GOLDENSON, Robert et Kenneth, ANDERSON. 1994.&lt;em&gt; The Wordsworth Dictionary of Sex&lt;/em&gt;, Ware: Wordsworth Editions.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;HUSTON, Nancy. 1993. &lt;em&gt;Cantique des plaines&lt;/em&gt;, Arles: Actes sud.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;__________. 2013. &lt;em&gt;Danse noire&lt;/em&gt;, Arles: Actes sud.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;__________. 2012. &lt;em&gt;Infrarouge&lt;/em&gt;. Arles: Actes sud.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;__________. 2004. &lt;em&gt;Mosaïque de la pornographie&lt;/em&gt;, Paris: Payot et Rivage.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;__________. 2011. «Préface» in Nelly ARCAN. 2011. &lt;em&gt;Burqa de chair&lt;/em&gt;, Paris: Seuil.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;IRIGARAY, Luce. 1977. &lt;em&gt;Ce Sexe qui n’en est pas un&lt;/em&gt;, Lonrai: Minuit.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;KOPELSON, Kevin. 2016. «Beauty &amp;amp; Terror»,&lt;em&gt; London Review of Books&lt;/em&gt;, vol. 38, no 13, p. 34-35.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LABRÈCHE, Marie-Sissi. 2003. &lt;em&gt;Amour et autres violences&lt;/em&gt;, Montréal: Boréal.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;__________. 2003a. &lt;em&gt;Borderline&lt;/em&gt;, Montréal: Boréal.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LACAN, Jacques. 1966. &lt;em&gt;Écrits&lt;/em&gt;, Paris: Seuil.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LAPOINTE, Jeanne. 1983. «Le meurtre des femmes chez le théologien et chez le pornographe», &lt;em&gt;Les Cahiers du GRIF&lt;/em&gt;, vol. 26, no 1, p. 43-53.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LAVIGNE, Julie. 2014. &lt;em&gt;La Traversée de la pornographie. Politique et érotisme dans l’art féministe&lt;/em&gt;, Montréal: Remue-ménage.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LOVELL, Terry. 2011. «Writing Like a Woman: A Question of Politics», in&amp;nbsp;&lt;em&gt;Feminist Literary Theory: A Reader&lt;/em&gt;, sous la dir. de Mary Eagleton, 3rd ed., Oxford: Blackwell, p. 90-93.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MARINO, Patricia. 2008. «The Ethics of Sexual Objectification: Autonomy and Consent», Inquiry, 51, p. 345-364, cité dans SUPERSON, Anita M. 2014 «Honky-Tonk Women: Prostitution and the Right to Bodily Autonomy», in &lt;em&gt;Personal Autonomy and Social Oppression: Philosophical Perspectives&lt;/em&gt;, sous la dir. de Marina A. L. OSHANA, London: Routledge, p. 181-201.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MILLET, Catherine. 2002. &lt;em&gt;La vie sexuelle de Catherine M.&lt;/em&gt;, Paris: Seuil.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MULVEY, Laura. 1992. «Visual Pleasure and Narrative Cinema» (1975), in &lt;em&gt;The Sexual Subject : A Screen Reader in Sexuality, sous la dir. de Mandy MERCK&lt;/em&gt;, London: Routledge, p. 22-34.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;O’TOOLE, Laurence. 1998. &lt;em&gt;Pornocopia: Porn, Sex, Technology and Desire&lt;/em&gt;, London: Serpent’s Tail.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;SAINT-MARTIN, Lori. 1984. «Mise à mort de la femme et “libération” de l’homme: Godbout, Aquin, Beaulieu», &lt;em&gt;Voix et Images&lt;/em&gt;, vol. 10, no 1, p. 107-117.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;WILLIAMS, Linda. 1993. «Second Thoughts on Hard Core : American Obscenity Law and the Scapegoating of Evidence», in &lt;em&gt;Dirty Looks: Women, Pornography, Power&lt;/em&gt;, sous la dir. de Pamela CHURCH GIBSON et Roma GIBSON, intro. par Carol J. Clover, London: British Film Institute, p. 46-61.&lt;/p&gt;

&lt;section  class=&quot;footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed&quot; data-collapsible-show-label=&quot;Notes&quot; data-collapsible-hide-label=&quot;Notes&quot;&gt;&lt;ul class=&quot;footnotes collapsible-content&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_fcir6le&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_fcir6le&quot;&gt;1.&lt;/a&gt; Ce qui distingue la pornographie de l’érotisme, en accord avec les écrits de Lavigne mentionnés plus haut.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote2_unk73tr&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref2_unk73tr&quot;&gt;2.&lt;/a&gt; Il est à noter que Kevin Kopelson analyse les œuvres de Mapplethorpe d’une perspective antithétique. Huston critique la symétrie des œuvres de Mapplethorpe, alors que Kopelson trouve que cette symétrie les rend belles et même sublimes. (Kopelson, 2016: 34-35)&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote3_a6i2wge&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref3_a6i2wge&quot;&gt;3.&lt;/a&gt; Ce terme est employé par Huston dans une préface qu’elle écrit pour Burqa de chair de Nelly Arcan. Elle utilise ce terme pour faire référence à la pornographie et la prostitution de façon collective (pour faire allusion au fait que tous deux obéissent à la même logique patriarcale). Il est aussi à noter que Huston traite de ce «théâtre PP» de manière négative (Huston, 2011: 18).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54481&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Cahiers de l&amp;#039;IREF&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Teaser: &lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Plutôt que de définir le style de Huston comme purement érotique, comme le fait Lavigne, il me semble plus approprié d’employer le terme «porno-érotique». Je mets ainsi l’accent sur le déplacement stylistique caractéristique de ce roman: la représentation pornographique permet à Huston d’emprunter les codes de la pornographie normative, celle qu’elle dénonce dans Mosaïque de la pornographie, afin de les critiquer ensuite par une révision érotique (Huston, 2004). Par pornographie normative, je fais référence à la pornographie cinématographique dominante où le plaisir et le regard phallique dominent, en accord avec la perspective sur le cinéma hollywoodien de Laura Mulvey (Mulvey, 1975: 33). J’examinerai les manières dont le style porno-érotique d’Infrarouge fait référence à la pornographie et à l’érotisme normatifs, non pas pour les cautionner, mais afin de les critiquer et de les réinventer selon une perspective féministe. En d’autres termes, je poserai son style porno-érotique comme une réappropriation de l’érotisme et de la pornographie pour et par les femmes. Je commencerai par présenter le roman étudié et la technique porno-érotique de Huston, avant d’aborder d’autres dialectiques présentes dans le roman ainsi que leurs implications pour la liberté des femmes et pour le féminisme.&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/fr/biblio?f%5Bauthor%5D=6993&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Galis, Polly&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2017. « &lt;a href=&quot;/fr/biblio/bon-sexe-mauvais-sexe-la-representation-porno-erotique-dans-infrarouge-de-nancy-huston&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;«Bon sexe, mauvais sexe»: la représentation porno-érotique dans «Infrarouge» de Nancy Huston&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ». En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/fr/articles/bon-sexe-mauvais-sexe-la-representation-porno-erotique-dans-infrarouge-de-nancy-huston&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/fr/articles/bon-sexe-mauvais-sexe-la-representation-porno-erotique-dans-infrarouge-de-nancy-huston&lt;/a&gt;&amp;gt;. Consulté le 1 mai 2023. Publication originale : (&lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Fémin&lt;/span&gt;. 2017. Montréal : Institut de recherches et d&#039;études féministes (IREF). coll. Agora, vol. Cahier de l&#039;IREF).&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=%C2%ABBon+sexe%2C+mauvais+sexe%C2%BB%3A+la+repr%C3%A9sentation+porno-%C3%A9rotique+dans+%C2%ABInfrarouge%C2%BB+de+Nancy+Huston&amp;amp;rft.isbn=978-2-922045-50-5&amp;amp;rft.date=2017&amp;amp;rft.volume=Cahier+de+l%26%23039%3BIREF&amp;amp;rft.aulast=Galis&amp;amp;rft.aufirst=Polly&amp;amp;rft.pub=Institut+de+recherches+et+d%26%23039%3B%C3%A9tudes+f%C3%A9ministes+%28IREF%29&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-authors&amp;quot; &amp;gt;Galis, Polly&amp;lt;/span&amp;gt;. 2017. « &amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-title&amp;quot; &amp;gt;«Bon sexe, mauvais sexe»: la représentation porno-érotique dans «Infrarouge» de Nancy Huston&amp;lt;/span&amp;gt; ». En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;amp;lt;https://oic.uqam.ca/fr/articles/bon-sexe-mauvais-sexe-la-representation-porno-erotique-dans-infrarouge-de-nancy-huston&amp;amp;gt;.  Publication originale : (&amp;lt;span  style=&amp;quot;font-style: italic;&amp;quot;&amp;gt;Fémin&amp;lt;/span&amp;gt;. 2017. Montréal : Institut de recherches et d&amp;#039;études féministes (IREF). coll. Agora, vol. Cahier de l&amp;#039;IREF).&amp;lt;span class=&amp;quot;Z3988&amp;quot; title=&amp;quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;amp;rft.title=%C2%ABBon+sexe%2C+mauvais+sexe%C2%BB%3A+la+repr%C3%A9sentation+porno-%C3%A9rotique+dans+%C2%ABInfrarouge%C2%BB+de+Nancy+Huston&amp;amp;amp;rft.isbn=978-2-922045-50-5&amp;amp;amp;rft.date=2017&amp;amp;amp;rft.volume=Cahier+de+l%26%23039%3BIREF&amp;amp;amp;rft.aulast=Galis&amp;amp;amp;rft.aufirst=Polly&amp;amp;amp;rft.pub=Institut+de+recherches+et+d%26%23039%3B%C3%A9tudes+f%C3%A9ministes+%28IREF%29&amp;amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;/div&gt;
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 <pubDate>Mon, 28 Feb 2022 15:27:30 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexia Giroux</dc:creator>
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 <title>Présentation: Féminismes, sexualités, libertés</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/fr/articles/presentation-feminismes-sexualites-libertes</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Parmi les revendications féministes des cinquante dernières années, le droit de disposer librement de son corps et de sa sexualité est l’une des plus fondamentales. Déjà objet de recherches depuis quelques décennies, cette thématique est maintenant abordée avec des outils théoriques et méthodologiques issus des débats traversant le champ des études féministes. Notons, par exemple, ceux qui ont été proposés pour penser les notions de libre choix et de consentement, la multiplicité des identités de sexe/sexualité/genre et la complexité des représentations artistiques, médiatiques et culturelles de la sexualité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le colloque organisé par l’IREF et tenu le 11 mai 2016 a abordé les liens entre les féminismes (pensés au pluriel et impliquant convergences, dissensions et débats), la sexualité et la liberté. Autant l’appel de communications que la liste non exhaustive d’axes de réflexion proposés découlaient de notre souci d’ouverture à toutes les disciplines et à tous les types de réflexions. Par exemple, dans une perspective historique, les trois termes auraient pu nous amener à parler de contraception et de planification des naissances, ou encore des luttes pour le contrôle de leur corps qu’ont menées des groupes de femmes. C’est ce qu’a fait &lt;em&gt;Nouvelles questions féministes &lt;/em&gt;qui publiait, à la fin de l’année 2016, un dossier sur la morale sexuelle «traitant des luttes féministes autour des reconfigurations d’une “morale sexuelle contemporaine” qui s’efforce, au-delà des normes religieuses traditionnelles, de définir les comportements convenables, acceptables, légitimes, valorisés, ou au contraire répréhensibles ou stigmatisés»&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_uyyn59k&quot; title=&quot;http://www.antipodes.ch/revues/nqf/nouvelles-questions-f%C3%A9ministes-v..., consulté le 28 mars 2017&quot; href=&quot;#footnote1_uyyn59k&quot;&gt;1&lt;/a&gt;. Au fil d’arrivée, ce sont surtout des contributions provenant des disciplines des arts, lettres, communication et études culturelles et médiatiques qui ont formé le cœur de la journée de colloque et sont réunies ici.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Deux réflexions portant sur des manifestations sociales ouvrent et ferment le recueil. Wendy Delorme, notre invitée d’honneur, a un parcours de créatrice, d’universitaire et de militante où les trois termes du titre de notre colloque se sont sans cesse enchevêtrés. À travers des exemples concrets, elle met en garde contre la fiction lénifiante selon laquelle toutes et tous bénéficient de la prétendue libération sexuelle de notre époque, toute représentation de la sexualité étant en soi émancipatrice. Au contraire, la notion de liberté sexuelle, comme elle le montre, peut servir à discréditer, à exclure ou à dominer certains groupes sociaux, tour à tour les minorités sexuelles et de genre, les femmes racisées, les travailleuses du sexe, etc. Wendy Delorme pose aussi la question épineuse du pouvoir, sans doute tout relatif, qu’ont les représentations de changer le réel. Son texte met bien en valeur la nécessité de prises de paroles féministes multiples, fortes et situées.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’analyse de discours que propose Élisabeth Mercier dans la foulée de la SlutWalk, manifestation féministe contre les stéréotypes qui banalisent et justifient le viol, illustre parfaitement l’imbrication des rapports de pouvoir et d’oppression dont parle Wendy Delorme. Alors que certaines femmes ont trouvé libérateur le fait de refuser la honte en revalorisant le terme de «slut» et en revêtant des tenues normalement considérées comme provocantes, les critiques de ces manifestations y voient plutôt une reconduction des normes de beauté patriarcales et l’illustration d’un privilège aux effets d’exclusion racistes et classistes. La liberté sexuelle, de parole ou de rassemblement n’est donc pas la même pour toutes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les autres textes du recueil analysent les manières dont différentes pratiques culturelles –la fiction, le théâtre et le cinéma– abordent les sexualités. Les trois premières œuvres étudiées donnent une place centrale à la sexualité sans représenter longuement les actes sexuels. Isabelle Boisclair a retenu ce qu’on pourrait appeler le degré zéro de l’activité sexuelle dans&lt;em&gt; L’envie&lt;/em&gt;, de Sophie Fontanel: la décision délibérée de pratiquer l’abstinence pendant une longue période. Choix à contre-courant, presque tabou, qui montre bien que les obligations sont aussi contraignantes, voire violentes, que les interdictions. Dans ce cas, refuser les relations sexuelles, c’est aussi refuser «le schéma des hommes», c’est-à-dire un rapport spéculaire et utilitaire qui confirme le primat social des hommes et tient pour négligeable le plaisir des femmes. L’étude que propose Nicole Côté du roman &lt;em&gt;La maison étrangère &lt;/em&gt;d’Élise Turcotte montre comment le rapport de la narratrice à son corps et au désir évolue à la faveur d’une séparation et la conduit à une nouvelle manière de vivre les émotions, d’imaginer les relations tant sexuelles qu’amoureuses et même d’aborder le savoir. L’examen du riche réseau métaphorique du roman soulève des questions éthiques qui prennent racine, chez Turcotte, dans le corporel-pulsionnel. Marie-Claude Garneau s’intéresse pour sa part au monologue théâtral «Chronique lesbienne du moyen-âge québécois» de Jovette Marchessault. À travers le parcours résistant d’une adolescente qui refuse la rue et le trottoir, espaces à la fois réels et métaphoriques où les femmes sont contraintes à l’hétérosexualité et asservies aux hommes, émerge une critique radicale de l’histoire québécoise et la création de contre-espaces (Foucault) où le désir des lesbiennes peut se vivre librement et donner lieu tant à un nouveau langage qu’à des formes textuelles renouvelées.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les deux dernières études portent sur des évocations explicites des pratiques sexuelles. Polly Gallis montre que dans &lt;em&gt;Infrarouge&lt;/em&gt;, Nancy Huston, féroce critique de la pornographie dominante, en approprie les codes afin de les redéployer au service d’une posture féministe qui accorde au plaisir féminin une place centrale. L’attribution à Huston d’un «Bad Sex Award» pour ce roman révélerait par l’absurde la dimension radicalement nouvelle, et donc mal comprise ou mal acceptée, de sa démarche. Enfin, comment filmer le désir, et surtout celui des femmes, qui ne se manifeste pas par un phénomène aussi visible que l’érection? Julie Beaulieu juxtapose les réflexions et les productions de réalisatrices aussi dissemblables qu’Agnès Varda, Catherine Breillat et Virginie Despentes, illustrant autant de façons de féminiser le regard et de représenter autrement les corps et les gestes. Inévitablement, se posent des questions liées tant au «bon goût», donc aux tabous sociaux et esthétiques, qu’à la révolte et à la rupture parfois violentes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À la réflexion, il nous paraît pertinent de mettre au pluriel les trois termes de la réflexion proposée, et pas seulement le mot «féminismes», comme il a été fait au départ. La notion de sexualité(s) est de fait plurivoque, suggérant, entre autres, préférences et pratiques, choix et impositions sociales, mais aussi rejet de certaines postures : éviter toute relation sexuelle, comme chez Sophie Fontanel, assumer une posture socialement réprouvée ou refuser de définir son «orientation». Par ailleurs, le concept de liberté non seulement renvoie aux surdéterminations sociales de la sexualité (conditionnements, lois, idéologies, tabous, prescriptions, obligations), mais aussi nous invite à déterminer de quelles libertés il s’agit, qui en jouit ou non, et dans quels contextes intimes et collectifs se vivent les sexualités. Toutes les sexualités ne sont pas socialement «égales»; si aucune ne s’exerce en toute liberté, certaines –celles des groupes minoritaires ou minorisés en tous genres– sont plus policées que d’autres.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De l’ensemble des textes réunis ici, où sont convoqués tour à tour le politique, les médias, la fiction, le théâtre et le cinéma, ressortent deux principaux fils conducteurs. D’une part, les questions de privilèges hétérosexuels, de «race» ou de classe, inséparables d’enjeux de pouvoir et de violence qui traversent presque toutes les études. D’autre part, les écueils, les défis et l’immense part de créativité liés à un désir de renouveler les représentations dominantes en montrant le plaisir et le désir au féminin pour un public lui aussi féminin (ou encore, mais les textes publiés ici l’envisagent relativement peu, relevant d’une minorité de genre). Les nombreuses controverses, contradictions et ambiguïtés relevées au fil des textes illustrent autant l’emprise des pratiques et représentations patriarcales que le riche potentiel de résistance des pratiques militantes et artistiques féministes, à condition de combattre sans cesse les nouvelles exclusions et réductions au silence.&lt;/p&gt;

&lt;section  class=&quot;footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed&quot; data-collapsible-show-label=&quot;Notes&quot; data-collapsible-hide-label=&quot;Notes&quot;&gt;&lt;ul class=&quot;footnotes collapsible-content&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_uyyn59k&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_uyyn59k&quot;&gt;1.&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.antipodes.ch/revues/nqf/nouvelles-questions-f%C3%A9ministes-vol-35,-no1-detail&quot;&gt;http://www.antipodes.ch/revues/nqf/nouvelles-questions-f%C3%A9ministes-v...&lt;/a&gt;, consulté le 28 mars 2017&lt;/li&gt;
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 <pubDate>Mon, 21 Feb 2022 22:50:30 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexia Giroux</dc:creator>
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 <title>Les échos montréalais: plaidoyer pour une ville «real-and-imagined»</title>
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 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;h4 style=&quot;font-family: opensans, Arial, Helvetica, sans-serif; font-weight: normal; margin-top: 0.8125rem; margin-bottom: 0.8125rem; font-size: 0.875rem; line-height: 1.0625rem;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/h4&gt;&lt;h4&gt;&lt;u&gt;Présentation de la communication&lt;/u&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div&gt;&lt;p&gt;«Les tiers espaces assemblent des opposés, amalgament des contraires. Ils leur permettent de s&#039;exprimer selon d&#039;autres liens. Ce sont les installations du mouvement&amp;nbsp;Occupy&amp;nbsp;dans les lieux publics, c&#039;est l&#039;espace périurbain en France, c&#039;est le réalisme magique dans la littérature c&#039;est aussi l&#039;entre-deux agissant, une hybridité active, une ambivalence signifiance.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C&#039;est l&#039;imagination d&#039;une rencontre là où techniquement il serait impossible d&#039;y en avoir une.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le tiers espace, fondamentalement, est une pratique du réel. Dans cette communication, j&#039;évoquerai surtout le tiers espace en tant que laboratoire modifiant les paramètres par lesquels nous appréhendons le monde.»&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;h4 style=&quot;font-family: opensans, Arial, Helvetica, sans-serif; font-weight: normal; margin-top: 0.8125rem; margin-bottom: 0.8125rem; font-size: 0.875rem; line-height: 1.0625rem;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/h4&gt;&lt;h4&gt;&lt;u&gt;Archive audio de la communication&lt;/u&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;60441&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;h4&gt;&lt;u&gt;Complément à la communication&lt;/u&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;Simon, Henry.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;Intranquillités V, alors que nous maintenions près de nos bouches diamantées.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe allowfullscreen=&quot;&quot; frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/mIY3xOggPzU&quot; width=&quot;545&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Les tiers espaces assemblent des opposés, amalgament des contraires. Ils leur permettent de s&#039;exprimer selon d&#039;autres liens. Ce sont les installations du mouvement&amp;nbsp;Occupy&amp;nbsp;dans les lieux publics, c&#039;est l&#039;espace périurbain en France, c&#039;est le réalisme magique dans la littérature c&#039;est aussi l&#039;entre-deux agissant, une hybridité active, une ambivalence signifiance.&lt;/p&gt;

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 <pubDate>Fri, 26 Aug 2016 13:19:11 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Sarah Grenier</dc:creator>
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 <title>Les étranges corridas d&#039;Hervé Guibert: à propos des «infanteros»</title>
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          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;h4&gt;&lt;u&gt;Présentation de la communication&lt;/u&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;«&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;La manière dont la figure de l’enfance se déploie dans l’œuvre d’Hervé Guibert convoque les multiples versants de l’expression «désir d’enfant». La psychanalyse l’a quelquefois souligné, l’équivoque provoque par le génitif —le &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;d’&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt; dans l’expression «désir d’enfant»— traduit bien la proximité des différents versants de ce désir qui ne sont pas antinomiques sur le plan psychique, bien qu’ils le soient sur le plan social.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;Le désir d’enfant, c’est d’abord le désir que ressent l’enfant, son désir; c’est aussi le désir du sujet d’avoir un enfant, d’enfanter; mais c’est également, et c’est là plus pointu, le désir érotique qui peut être ressenti à son endroit.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;»&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;60130&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;

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 <pubDate>Tue, 09 Aug 2016 13:50:23 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Sarah Grenier</dc:creator>
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 <pubDate>Wed, 28 Oct 2015 17:25:58 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Jasmin Cormier</dc:creator>
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