<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" xml:base="https://oic.uqam.ca"  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">
<channel>
 <title>Observatoire de l&#039;imaginaire contemporain - progrès</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/fr/taxonomy/term/376</link>
 <description>

</description>
 <language>fr</language>
<item>
 <title>Les représentations des femmes, des féministes, du féminisme:  échos d’un récit de pratique de formation</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/fr/articles/les-representations-des-femmes-des-feministes-du-feminisme-echos-dun-recit-de-pratique-de</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 360px;&quot;&gt;[L’]introduction du féminisme sous sa forme la plus nocive: la femme électeur […] engendrera bientôt la femme-&lt;em&gt;cabaleur&lt;/em&gt;, la femme-&lt;em&gt;télégraphe&lt;/em&gt;, la femme-&lt;em&gt;souteneur&lt;/em&gt; d’élections, puis la femme-député, la femme-sénateur, la femme avocat, enfin pour tout dire en un mot, la femme-homme, le monstre hybride et répugnant qui tuera la femme-mère et la femme-&lt;em&gt;femme&lt;/em&gt;&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_aq7iwg9&quot; title=&quot;Cet extrait est tiré de l’ouvrage: Femmes-hommes ou hommes et femmes? Études à bâtons rompus sur le féminisme (Bourassa, 1925: 36-37). Les italiques sont de l’auteur.&quot; href=&quot;#footnote1_aq7iwg9&quot;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bien que cet extrait, prononcé en 1925 par Henri Bourassa, peut faire sourire ou étonner, en ce début de XXIe siècle, il laisse quand même entrevoir ce que pouvait être la vie des femmes d’hier et permet de prendre déjà la mesure de toute la route parcourue depuis ce temps. Mais justement, que laisse entrevoir ce chemin, cette traversée du dernier siècle? Sous quelles formes et de quelles manières les femmes d’aujourd’hui sont-elles représentées et sont-elles perçues? Quelles sont les caractéristiques qui les définissent? Et si je vous demandais de choisir trois mots qui les caractérisent, que diriez-vous? Voici l’exercice que j’ai proposé d’emblée à un groupe d’étudiantes et d’étudiants en travail social de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), inscrits à un cours portant sur les rapports de genre et les rapports de sexe à l’automne 2010.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La thématique proposée par le colloque à l’origine de ce texte invitait à saisir le terme de représentation(s) sous une double signification, soit celle de la place et de l’image des femmes. Pour ma part, je propose d’entrecroiser les visions que m’ont fournies les étudiantes et les étudiants qui ont pu, par le biais de ce cours, s’interroger sur les places qu’occupent les femmes et les hommes dans cette société hypermoderne et partager certaines de leurs représentations des femmes, des hommes, des féministes et du féminisme qu’elles et ils se faisaient au départ et au terme de cette démarche pédagogique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sous la forme d’un récit de pratique de formation, je compte, dans le cadre de ce texte, présenter et interroger ces diverses représentations et fournir un éclairage permettant de jauger la permanence et la diversité à l’œuvre dans les représentations sociales contemporaines du féminin et du masculin au sein d’un groupe inscrit au baccalauréat en travail social en 2010.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À travers ce récit de pratique de formation, je vais donc raconter une partie de l’expérience pédagogique vécue dans le cadre de mon enseignement en travail social et présenter des fragments, des échos livrés tout au long et à la sortie de ce cours, me donnant l’occasion de porter un regard analytique sur ces éléments de contenu et sur la démarche expérimentée avec ce groupe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mise en contexte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«Travail social: rapports de sexe, rapports de genre» est un cours obligatoire&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref2_y97mwop&quot; title=&quot;On peut s’interroger: si les étudiantes et les étudiants pouvaient choisir ce cours, à titre de cours optionnel, s’y inscriraient-ils?&quot; href=&quot;#footnote2_y97mwop&quot;&gt;2&lt;/a&gt; dans le programme au baccalauréat en Travail social à l’UQAC et il est planifié pour être suivi à la deuxième année du programme. Il comporte 45 heures, réparties sur quinze semaines. Il est le seul cours dans la formation en travail social à aborder de manière frontale et explicite les questions relatives aux rapports de sexe et de genre. Les objectifs visés sont:&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Sensibiliser à l’évolution des rôles et des places occupées par les femmes dans la sphère privée et dans l’espace public;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Faire connaître les conséquences de l’inégalité dans les rapports hommes/femmes tant sur le plan individuel que collectif et les faire voir sous l’angle social, politique, économique et culturel;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Développer une réflexion sociale d’actualité sur différentes problématiques liées aux conditions de vie des femmes et des hommes, et aux rôles qui leur ont été dévolus d’hier à aujourd’hui;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Prendre conscience des préjugés que l’on véhicule (personnellement et professionnellement) à l’égard des femmes, des hommes et des comportements qui ne cadrent pas dans la norme reconnue socialement.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;J’ai donné pour la première fois ce cours à l’automne 2010. J’avais un groupe de 50 personnes inscrites&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref3_eeknin4&quot; title=&quot;À noter que ce groupe était formé de 6 garçons et de 44 filles.&quot; href=&quot;#footnote3_eeknin4&quot;&gt;3&lt;/a&gt;, avec lequel j’ai cheminé durant cette session. J’en étais donc à une première expérimentation de la démarche pédagogique que j’avais conçue au préalable.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour les fins de cet article, seules quelques-unes des activités prévues dans le déroulement de ce cours ont été sélectionnées, de manière à donner accès au contenu relatif à la question des représentations des femmes, des hommes, des féministes et du féminisme. Au nombre de quatre, ces activités se situent toutes à des moments spécifiques de la démarche pédagogique: il s’agit du feuillet informatif, du commentaire photographique, de la 6e séance de cours et de la tenue du journal hebdomadaire dans lequel est réalisée sa synthèse critique. Les informations recueillies dans le feuillet informatif et le commentaire photographique l’ont été dès les deux premières séances de cours, celles reliées à la 6e séance se situaient à mi-parcours; finalement, celles qui concernent le journal hebdomadaire et sa synthèse critique étaient rédigées à chaque semaine et remises à la fin de la session. Voyons maintenant ce que chacune de ces étapes nous fournit en matière de représentations.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le feuillet informatif&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au début de chacune des sessions, lors du premier cours, je demande toujours aux étudiantes et étudiants de compléter un feuillet informatif dans lequel un certain nombre de questions leur sont posées concernant leur cheminement au baccalauréat, leurs intérêts pour la thématique abordée et le contenu du cours qui sera donné. Ainsi pour ce cours, «Travail social: rapports de sexe, rapports de genre», voici les quatre questions thématiques qui leur ont été proposées:&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Trois mots qui caractérisent une femme, un homme.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Sous quels aspects les plus marquants, les conditions de vie des femmes se sont-elles modifiées dans les 30 dernières années?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;En quoi la condition masculine a-t-elle changé au cours des dernières années?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Y a-t-il des aspects sur lesquels il y aurait encore des luttes à faire pour améliorer les conditions de vie des femmes?&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Examinons ce qu’elles et ils ont répondu à chacune de ces questions.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;1ère question: Trois mots qui définissent une femme, un homme&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Les caractéristiques qui ont été le plus fréquemment&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref4_0kyxtif&quot; title=&quot;Les caractéristiques retenues pour constituer ce tableau sont celles qui ont été nommées plus d’une fois. Le chiffre entre parenthèse indique le nombre de fois où cette caractéristique a été répertoriée.&quot; href=&quot;#footnote4_0kyxtif&quot;&gt;4&lt;/a&gt; nommées pour définir une femme et un homme sont les suivantes:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73466&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;À la lumière des caractéristiques nommées et listées dans ce tableau, il est frappant de voir que celles qui sont les plus populaires correspondent encore à certains traits stéréotypés qui ont défini pendant longtemps les hommes et les femmes dans nos sociétés et que certaines caractéristiques nouvelles sont mentionnées plutôt en bas de liste et de façon moins fréquente. Bref, pas de surprise en parcourant cette liste où rien de non convenu et de nouveau semble émerger au démarrage de la session. Ce premier exercice pourrait même donner à penser que le travail de transformations et de remises en question des stéréotypes qui a été opéré par les féministes et leur mouvement n’a pas réussi à modifier les structures internes qui auraient permis un changement durable des mentalités.&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;2e question: Sous quels aspects les plus marquants, les conditions de vie des femmes se sont-elles modifiées dans les 30 dernières années?&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Pour la présentation des réponses à cette deuxième question, j’ai choisi, pour une raison que nous verrons plus tard, de distinguer les réponses données par les filles de celles données par les garçons. Donc voici les éléments qu’ils et elles ont ciblés:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73467&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;Bien que plusieurs des éléments nommés soient communs et présents tant dans la liste des garçons que dans celle des filles, on remarque tout de même que les filles se distinguent en parlant des transformations qui ont trait au corps et au couple, alors que les garçons eux soulignent celles qui ont trait à l’éducation et à la politique. Que penser de ces différences? Sommes-nous, là aussi, devant une démarcation stéréotypée du regard posé sur les transformations vécues?&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;3e question: En quoi la condition masculine a-t-elle changé au cours des dernières années?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Voyons maintenant sous quels aspects, selon eux et elles, la condition masculine a changé au cours des dernières années.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73468&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Qu’est-ce qui se dégage des changements ciblés? On remarque que les commentaires des jeunes femmes sont davantage positifs, alors que les changements ciblés par les jeunes hommes semblent insister davantage sur une perte, un manque, un malaise. Ces derniers mentionnent entre autres que la place que prennent les hommes dans l’espace public s’est grandement modifiée du fait que maintenant, les femmes occupent cet espace avec eux. Du côté des filles, la modification de la place que les hommes assument dans la sphère domestique représente une préoccupation plus grande pour elles. Elles remarquent davantage cet investissement et demandent que les hommes soient encore plus actifs et assument plus de responsabilités dans cet univers.&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;4e question: Y a-t-il des aspects sur lesquels il y aurait encore des luttes à faire pour améliorer les conditions de vie des femmes?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;À cette quatrième question, la majorité des filles et des garçons ont répondu oui d’emblée. Cependant, deux filles ont dit non pour les femmes d’ici tout en précisant que ces luttes étaient valides pour les femmes d’ailleurs, et un garçon a exprimé son ambivalence. Quelles sont donc les situations ciblées par les étudiantes et les étudiants qui demandent encore à être résolues?&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73469&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Fait marquant, la majorité des étudiantes et des étudiants étaient d’accord pour souligner qu’il y a encore des luttes à mener pour améliorer les conditions de vie des femmes, et les thématiques soulevées, autour desquelles ces luttes pourraient se faire, sont sensiblement les mêmes, qu’il s’agisse des garçons ou des filles. La conscience des écarts existant et persistant en regard de certaines des sphères de la vie des femmes ou des réalités qu’elles vivent est bien présente dans le groupe et contrairement à l’idée qui dit que les jeunes générations souscrivent au fait que «l’égalité entre les hommes et les femmes est déjà là», on voit ici plutôt l’expression d’une sensibilité aux différences et au travail qu’il reste à faire pour diminuer l’ensemble des iniquités et des inégalités toujours présentes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le commentaire photographique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre de ce deuxième travail, les étudiantes et les étudiants étaient invités, dès la première semaine de la session, à se rendre sur le site Internet du cours et à parcourir une banque de photographies mise à leur disposition. Dans l’ensemble des photos proposées, ils devaient choisir celle qui les interpellait davantage et leur permettait de faire un lien avec la thématique du cours. Ils sélectionnaient une photo, l’imprimaient et y joignaient un commentaire écrit qui expliquait les raisons de leur choix, comment ou en quoi cette photo évoquait pour eux les grands thèmes que nous allions aborder dans ce cours ou encore les questions qu’elle leur posait.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voici la sélection des photos&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref5_i4bjj9r&quot; title=&quot;Ces photos sont extraites de Koch, 2009 et de Masquetiau de Abeels, 2006.&quot; href=&quot;#footnote5_i4bjj9r&quot;&gt;5&lt;/a&gt; choisies plus d’une fois, à l’exception des trois dernières qui ne l’ont été qu’une seule fois.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;73470&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;&lt;p&gt;On remarque qu’à travers les choix qui sont faits ici, plusieurs thèmes sont repérables, tels que le rapport des femmes à leur corps, l’emprise des hommes sur ce corps, le couple, la famille, le rôle de mère, les rôles nouveaux qu’occupent des hommes et des femmes dans la sphère domestique et dans l’espace du travail salarié, l’éducation et les regroupements de femmes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Là aussi, plusieurs des photos sélectionnées font écho aux éléments de réponses données dans les quatre questions posées dans le questionnaire. Elles font état de réalités qui touchaient traditionnellement et qui touchent encore les femmes au quotidien, ou alors elles témoignent d’un idéal auquel les hommes et les femmes d’aujourd’hui aspirent en matière de rôles et d’égalité.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La 6e séance de cours: «Des luttes et des rires de femmes»&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette sixième séance de cours abordait de manière explicite l’engagement dans le mouvement des femmes et forcément la question du féminisme. Depuis le début de la session, il était évident que ces thèmes suscitaient certaines réticences chez quelques étudiantes et étudiants, voire un certain malaise. La préparation à cette séance de cours les invitait, comme pour toutes les semaines précédentes, à lire quelques textes au préalable. Parmi ces textes, l’un a gagné la faveur de plusieurs. Il s’agit du texte intitulé «Moi féministe? Jamais de la vie…» de Jean-François Landry (2003). Puis, au moment de la séance de cours, deux activités étaient planifiées: la projection d’un documentaire réalisé par des féministes et intitulé «On n’a pas dit notre dernier mot» (Simard et Trépanier, 2006)&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref6_6eptcm7&quot; title=&quot;Ce documentaire porte sur la réalisation du numéro spécial à l’occasion des célébrations des 25 ans de fondation du magazine La Vie en rose.&quot; href=&quot;#footnote6_6eptcm7&quot;&gt;6&lt;/a&gt;, et la rencontre avec deux jeunes féministes engagées dans le groupe Rebelles 02. Voici quelques-uns des commentaires formulés relativement à cette séance de cours&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref7_y3m38xf&quot; title=&quot;Ces commentaires ont été formulés dans les journaux hebdomadaires des étudiantes et des étudiants.&quot; href=&quot;#footnote7_y3m38xf&quot;&gt;7&lt;/a&gt;:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Concernant le texte de Jean-François Landry, on peut dire que sa lecture a eu plusieurs effets puisqu’il a été en quelque sorte libérateur et a autorisé une parole autour du féminisme. Il a rejoint les perspectives de plusieurs, dont celle selon laquelle «les jeunes d’aujourd’hui pensent que le féminisme n’a plus sa raison d’être» ; il a ébranlé certaines idées, notamment celle selon laquelle «un garçon pouvait se dire féministe», et il a permis certaines prises de conscience, dont celle «de vivre dans un monde masculin». Des filles ont également été interpellées quant au fait de se dire féministe ou non. D’ailleurs, voici un extrait qui illustre ce type de réflexion:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Suite à la lecture de ce texte, je me suis posée la question: «Suis-je féministe?». Et la réponse fut oui j’en suis une mais pas jusqu’au bout des ongles. […] Je ne ressens pas encore (et peut-être jamais) le besoin de me rallier à un groupe de féministes, je suis comme… une féministe non pratiquante! Je suis pour l’égalité, la justice et la liberté et je suis sensibilisée à toutes les causes pour les femmes mais je ne fais pas partie de la bande qui lutte pour ces causes. C’est peut-être égoïste et individualiste de ma part, j’y consens… mais je suis une féministe dans l’âme et non dans la pratique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quant aux propos recueillis autour du féminisme, ils se regroupent sous deux grands thèmes, soit, d’une part, le sens donné au féminisme et, d’autre part, la perception qu’on a des féministes. Voyons les idées principales qui se dégagent sous chacun de ces thèmes.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autour du féminisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bien qu’au début de ce cours, plusieurs étudiantes et étudiants croyaient que «le féminisme n’avait plus sa raison d’être», un grand nombre réalise, au moment de cette séance, qu’ils et elles ont «une vision erronée et stéréotypée du féminisme» et n’en retiennent «que le côté gris». Ainsi, il serait nécessaire de «redorer l’image du mouvement des femmes» et même de «redéfinir le terme féminisme».&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bref, on constate que «le féminisme et les actions de ce mouvement sont pour l’ensemble de la société et non contre les hommes» et que «l’avancement de la cause des femmes fait également avancer la cause des hommes».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autour des féministes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au départ, on entretient ici aussi une idée plutôt négative ou stéréotypée des féministes, mentionnant que «si la vision du féminisme est celle de la femme frustrée et extrémiste, on ne veut pas être associé à cette image-là», tout en constatant qu’«il y a un manque de modèles féministes autres que celui de la féministe radicale». À ce sujet, la vidéo projetée a donné l’occasion de voir s’exprimer une variété de féministes qui ne sont pas toutes extrémistes. En somme, comme plusieurs étudiantes l’indiquent, «si être féministe c’est mettre de l’avant les valeurs de liberté, de solidarité, d’équité et de justice», alors elles se revendiquent d’être féministes. Voyons ce que l’une d’entre elles a formulé à ce sujet:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Pour moi le féminisme est un mouvement social et une philosophie. Nous vivons le féminisme de façon collective mais également de façon individuelle. Le documentaire est venu me rejoindre car il présentait des femmes différentes qui vivaient leur féminisme à leur façon. Il est important de laisser place aux nuances. Je trouve que c’est primordial de respecter le degré et l’intensité de féminisme de chaque femme car même si nous le vivons et l’exprimons différemment, nous poursuivons toutes le même objectif soit que les femmes et les hommes soient égaux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’ensemble de ces propos permet de saisir la prégnance des représentations stéréotypées qui perdurent, sur le plan social, relativement à l’identité des féministes ainsi qu’à celle du mouvement où plusieurs d’entre elles militent. Autre aspect intéressant à signaler: c’est un texte signé par un jeune homme (celui de Jean-François Landry) qui permet une expression plus ouverte, une parole plus libre autour de ces questions pour un ensemble important d’étudiantes et d’étudiants du cours. Est-ce dû au fait que cette parole est celle d’un jeune, comme eux et elles, et qu’elle résume en partie leur vision du féminisme ? Est-ce dû au titre accrocheur et évocateur du texte? Finalement, la multiplicité des expressions et des formes du féminisme sont à promouvoir et à mettre de l’avant, de manière à donner l’occasion de déconstruire les représentations figées ou dépassées qui persistent et faire valoir la place qu’occupe la diversité au sein du mouvement des femmes.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le journal hebdomadaire et sa synthèse critique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce travail de session demandait à chaque étudiante ou étudiant de rédiger à toutes les semaines un commentaire portant sur les lectures, les documentaires projetés et les discussions poursuivies en classe. Ainsi, au fil des semaines, ce journal prenait forme et se constituait. Puis s’ajoutait une synthèse critique qui permettait à chacun et chacune de faire le bilan de l’impact qu’avaient eu à la fois la démarche réalisée et la réception des contenus livrés dans le cours. Voici quelques-unes des idées principales qui ressortent des journaux et des synthèses présentés:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au début de la session, un certain nombre d’étudiantes et d’étudiants pensaient que «la cause des femmes était un peu dépassée». En fait, d’autres ont avoué «ne jamais s’être questionné sur la vie des femmes d’autrefois et être étonné du travail fait par les féministes dans le passé». Ainsi on reconnaissait avoir une «méconnaissance du féminisme» ou encore le définir «par ses seuls côtés extrémistes», ce qui continuait à donner une mauvaise réputation aux féministes, et ce malgré tout le travail qu’elles ont accompli. À la sortie de ces 45 heures de cours, certains et certaines disaient même «s’être réconcilié avec le féminisme».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Puis, comme la majorité du groupe était composé de femmes, il va s’en dire que plusieurs d’entre elles se sont interrogées quant à leur identité féministe. Voici un commentaire qui résume la perspective de plusieurs: «Avant ce cours, je ne m’étais pas posé la question suis-je féministe ?» De même, compte tenu de la vision attribuée au féminisme, «il est vrai que c’est presque gênant de se dire féministe aujourd’hui: il faut ajouter qu’on n’est pas trop agressive». D’autres soulignent qu’«en prenant conscience de ce qu’est le féminisme, elles voient que plusieurs le sont sans le savoir», ou encore que «certaines ont des façons d’être féministes sans employer le mot». Finalement, quelques-unes affirment que ce cours, la démarche, les lectures «leur confirment qu’elles sont féministes et qu’elles n’auront plus honte de le dire».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À titre d’exemple, et pour terminer, voyons ce qu’une étudiante et un étudiant ont souligné à la fin de leur parcours:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Au terme de cette démarche je peux franchement dire que ma conception du féminisme a totalement changé avec les notions abordées dans ce cours. Dorénavant je n’aurai plus peur de me dire féministe et serai à l’aise d’expliquer ce concept et ce qui reste à faire pour améliorer la vie des femmes d’aujourd’hui et les acquis à ne pas perdre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Ce cours m’a permis de faire cette réflexion profonde sur la différenciation des sexes et ses répercussions sociétales. […] Pour une fois, on m’a proposé de dépasser l’aspect théorique pour me permettre de me positionner à travers une approche réflexive sur le féminisme. […] Les sujets abordés ne m’ont toutefois pas laissé indifférent et m’ont même quelques fois fâché, déstabilisé et fait sortir intérieurement de mes gonds. […] Chose certaine, vous m’avez offert l’opportunité de réfléchir sur cette thématique. Ce cours ne fera pas de moi un militant féministe mais je suis maintenant conscient de cette réalité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les effets de la démarche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Que se dégage-t-il au terme de cette démarche? Quels constats peut-on en tirer? À travers l’ensemble des réponses données aux activités pédagogiques relatées pour les fins de cet article, voici quelques pistes de réflexion qui méritent d’être soulignées.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Des visions et des opinions qui se sont transformées&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si, de prime abord, la majorité des étudiants et étudiantes inscrites à ce cours avaient une vision plutôt négative du féminisme et des féministes, il est évident qu’à l’issue de ces 45 heures de cours, la plupart portent un autre regard sur ces réalités. Plusieurs témoignent du chemin parcouru, de leur vision qui a changé, et d’une opinion qui est maintenant plus nuancée, comme le révèlent les deux témoignages reproduits ci-après:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Au début de la session je me croyais bien informée et sensibilisée sur les effets des rapports de genre dans notre société. J’avais une opinion assez tranchée sur la question et étais persuadée de ne pas changer de point de vue de sitôt. Quelle ne fut pas ma surprise en relisant mon premier commentaire, de constater que mon opinion avait vraiment changé ! En effet ma vision a beaucoup évolué.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Votre cours m’a permis de me réconcilier avec l’approche féministe et de me rendre compte que j’adhérais parfaitement à ces valeurs, et ce, sans le savoir. J’avais certains préjugés et une image un peu péjorative de ce qu’était le féminisme. Je termine la session mieux informée, plus nuancée et davantage affirmée ainsi que préoccupée par la situation des femmes d’ici et dans le monde.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bien que les stéréotypes sur les femmes et les hommes aient été suffisamment remis en question par le mouvement des femmes, on remarque qu’ils sont finalement toujours actifs au sein de nos sociétés, ce qui ouvre pour les jeunes la possibilité de les examiner, de les débusquer et de les contrer.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Un cours et des contenus pertinents pour le travail social dans l’avenir&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si au départ on pouvait s’étonner et même questionner la pertinence d’un pareil cours dans le cursus de la formation des futures travailleurs et travailleuses sociales, au fil de la démarche, plusieurs ont pris conscience de son importance au regard des connaissances apprises, des sensibilités développées et des prises de conscience réalisées, qui pourront sans doute donner une couleur particulière à leurs futures interventions.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plusieurs ont souligné comment les «lectures faites dans ce cours leur ont ouvert les yeux», et dans certains cas se sont étonnés d’avoir soi-même été porteur d’attitudes discriminatoires. D’autres ont mentionné comment ce cours, en leur faisant comprendre «les modes de socialisation» et voir comment ceux-ci s’incarnent dans une «culture teintée du legs que nous a laissé la société patriarcale», leur sera utile dans l’exercice de leur future profession. Ainsi, devenir «conscient des construits transmis par notre mode de socialisation» permettra «d’intervenir de façon juste et équitable, que ce soit avec les hommes et avec les femmes», et d’«effectuer les changements sociaux qui s’imposent» en vue d’une société plus juste et égalitaire.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Une connaissance plus approfondie des conditions de vie des femmes d’ici et d’ailleurs&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Finalement, plusieurs étudiantes et étudiants reconnaissent avoir acquis un certain nombre de connaissances en lien avec les conditions de vie des femmes. Ces apprentissages leur ont permis, selon leurs propres termes, de mieux comprendre les dynamiques à l’œuvre au cœur des rapports de genre et de sexe et de saisir leur spécificité ici comme ailleurs dans le monde.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«Acquérir une vision plus globale», «agrandir ses connaissances», «réfléchir plus en profondeur», bref se saisir des conditions de vie vécues par les femmes d’ici et d’ailleurs dans le monde et déceler comment les rapports de sexe et de genre se sont construits, voilà ce que la majorité en retire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Se « réconcilier » avec le féminisme : le découvrir, le voir et le penser autrement…&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En somme, on peut dire qu’au sortir de cette démarche, plusieurs étudiants et étudiantes se montrent plus ouverts au féminisme et à ses enjeux; ils et elles les conçoivent et les énoncent d’une manière qui ne correspond plus à leur représentation initiale. Plusieurs ont pris conscience de certains enjeux et réalisé l’ampleur et l’importance du chemin parcouru tout au long du trimestre. Histoire, inégalités structurelles, rôles et stéréotypes attitrés explicitement ou de manière plus sournoise sont quelques-uns des éléments qui leur auront permis de saisir les réalités vécues par les hommes et les femmes d’hier et d’aujourd’hui.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sans conclure&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si les individus sont «produits» par la société (Élias, 1991), on ne doit pas oublier qu’à leur tour, ils deviennent producteurs et productrices du social (Ferrand, 2004). Mailler rapports sociaux de sexe, rapports de genre, féminisme et travail social sous le mode de l’interrogation et du questionnement devient alors une nécessité pour saisir les enjeux qui animent nos sociétés hypermodernes. De plus, à questionner le féminin et le masculin, on invite à penser l’humanité de façon plus souple et plus ouverte. Voilà le défi que proposait ce cours à de futures travailleuses et travailleurs sociaux qui se voyaient déjà, au moment de leur formation, comme des agents de changement social.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comment travailler à multiplier les représentations autour des femmes, des hommes, du féminisme et du mouvement des femmes? Un immense chantier est ouvert pour œuvrer à promouvoir et à rendre visible la multiplicité des formes et des expressions féministes d’hier, d’aujourd’hui et de demain. C’était l’un des défis que ce cours cherchait à relever. De là, et en écho aux propos formulés par les étudiants et étudiantes dans le cadre de cette expérience vécue au trimestre d’automne 2010, la pertinence de maintenir ce type de cours au programme dans la formation en travail social.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si pour Joan W. Scott les identités n’existent pas au préalable, mais se constituent rétrospectivement aux racines où elles s’inscrivent (dans le corps en parlant du genre ou de la race et dans l’héritage culturel en parlant de l’origine ethnique et de la religion), la «similarité illusoire» serait alors reliée à une catégorie de personne considérée comme immuable. On pense ici aux catégories suivantes: femmes, ouvriers, Noirs, homosexuels. À cette idée d’immuabilité, se greffe aussi celle que seules les circonstances historiques, dans lesquelles ces catégories évoluent, varieraient. Pour illustrer ce phénomène, Scott rappelle les multiples fois où les spécialistes de l’histoire des femmes se sont demandés «comment les changements de statut juridique, social, économique, médical des femmes conditionnaient leurs possibilités d’émancipation et leurs chances d’égalité», alors qu’ils ont interrogé beaucoup moins fréquemment «comment ces changements modifiaient le sens (d’un point de vue social et subjectif) du terme “femme” lui-même» (Scott, 2009: 129-130).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À titre de futures intervenantes et intervenants sociaux, il est donc important que les étudiantes et les étudiants soient amenés à comprendre comment, historiquement, les rapports sociaux et les rapports de genre ont pris racine dans diverses institutions (société, famille, école, travail, etc.), quelles sont les luttes qu’ils ont générées et quelles transformations majeures en ont découlé, les aidant ainsi à débusquer les tensions qui perdurent ou sont re/générées par ces rapports dans la société qui se profile et où nous vivons en ce début de XXIe siècle. Voilà la contribution que j’ai cherché à apporter en expérimentant cette formation à l’automne 2010.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Références&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;BOURASSA, Henri. 1925. &lt;em&gt;Femmes-hommes ou hommes et femmes? Études à bâtons rompus sur le féminisme&lt;/em&gt;, Montréal: Imprimerie du Devoir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ÉLIAS, Norbert. 1991. &lt;em&gt;La société des individus&lt;/em&gt;, Paris: Fayard.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;FERRAND, Michèle. 2004.&lt;em&gt; Féminin Masculin&lt;/em&gt;, Paris: La Découverte.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;KOCH, Roberto (dir.). 2009. &lt;em&gt;Photo Box&lt;/em&gt;, New York: Thames &amp;amp; Hudson Ltd; London: Abrams.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LANDRY, Jean-François. 2003. «Moi féministe? Jamais de la vie… », &lt;em&gt;FéminÉtudes&lt;/em&gt;, vol. 8, no 1, p. 23-24.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;MASQUESTIAU, Pascale et Patrick ABEELS. 2006. &lt;em&gt;Le Photo langage&lt;/em&gt;, Bruxelles: Le Monde selon les femmes.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;SCOTT, Joan W. 2009. &lt;em&gt;Théorie critique de l’histoire. Identités, expériences, politiques&lt;/em&gt;, Paris: Fayard.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;SIMARD. Monique et Nathalie TRÉPANNIER. 2006. &lt;em&gt;On n’a pas dit notre dernier mot,&lt;/em&gt; Montréal: Productions Virage, DVD-(vidéo): 47 min, son, coul. ; 12 cm.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;

&lt;section  class=&quot;footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed&quot; data-collapsible-show-label=&quot;Notes&quot; data-collapsible-hide-label=&quot;Notes&quot;&gt;&lt;ul class=&quot;footnotes collapsible-content&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_aq7iwg9&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_aq7iwg9&quot;&gt;1.&lt;/a&gt; Cet extrait est tiré de l’ouvrage: &lt;em&gt;Femmes-hommes ou hommes et femmes? Études à bâtons rompus sur le féminisme&lt;/em&gt; (Bourassa, 1925: 36-37). Les italiques sont de l’auteur.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote2_y97mwop&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref2_y97mwop&quot;&gt;2.&lt;/a&gt; On peut s’interroger: si les étudiantes et les étudiants pouvaient choisir ce cours, à titre de cours optionnel, s’y inscriraient-ils?&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote3_eeknin4&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref3_eeknin4&quot;&gt;3.&lt;/a&gt; À noter que ce groupe était formé de 6 garçons et de 44 filles.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote4_0kyxtif&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref4_0kyxtif&quot;&gt;4.&lt;/a&gt; Les caractéristiques retenues pour constituer ce tableau sont celles qui ont été nommées plus d’une fois. Le chiffre entre parenthèse indique le nombre de fois où cette caractéristique a été répertoriée.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote5_i4bjj9r&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref5_i4bjj9r&quot;&gt;5.&lt;/a&gt; Ces photos sont extraites de Koch, 2009 et de Masquetiau de Abeels, 2006.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote6_6eptcm7&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref6_6eptcm7&quot;&gt;6.&lt;/a&gt; Ce documentaire porte sur la réalisation du numéro spécial à l’occasion des célébrations des 25 ans de fondation du magazine &lt;em&gt;La Vie en rose&lt;/em&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote7_y3m38xf&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref7_y3m38xf&quot;&gt;7.&lt;/a&gt; Ces commentaires ont été formulés dans les journaux hebdomadaires des étudiantes et des étudiants.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-numero-publication field-type-text field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Numéro de la publication: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;5&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-date field-type-datetime field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Année de parution: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;date-display-single&quot; property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2013-01-01T00:00:00-05:00&quot;&gt;2013&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-aires-recherche field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Aires de recherche: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53401&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Imaginaire de la théorie&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53405&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Penser le contemporain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53400&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Archéologie du contemporain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-epoque field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Période historique: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/1336&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;XXIe siècle&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-fig-imag field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Figures et Imaginaires: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/167&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;femme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54533&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;filiation&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54534&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;héritage&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/170&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;homme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54538&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;luttes&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/376&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;progrès&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54563&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;privilèges&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54565&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;résistances&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/119&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;stéréotype&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-genre field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Objets et pratiques culturelles: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/984&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;actualités&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54558&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;témoignage&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-problematiques field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Problématiques: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/246&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;féminisme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/919&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;discours&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54510&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;discours dominant&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/1004&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;culture&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54513&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;égalités&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54514&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;émancipation&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54515&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;empowerment&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/293&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;énonciation&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-provenance field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Contexte géographique: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/24&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Canada&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/26&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Québec&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-savoirs field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Champs disciplinaires: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54561&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;travail social&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/802&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;sciences sociales&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53798&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;études féministes&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-type-publication field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Type de publication: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54481&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Cahiers de l&amp;#039;IREF&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-resume field-type-text-long field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Teaser: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Pour ma part, je propose d’entrecroiser les visions que m’ont fournies les étudiantes et les étudiants qui ont pu, par le biais de ce cours, s’interroger sur les places qu’occupent les femmes et les hommes dans cette société hypermoderne et partager certaines de leurs représentations des femmes, des hommes, des féministes et du féminisme qu’elles et ils se faisaient au départ et au terme de cette démarche pédagogique.&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-citation-ref field-type-entityreference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/fr/biblio?f%5Bauthor%5D=7046&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Dubé, Marcelle&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2013. « &lt;a href=&quot;/fr/biblio/les-representations-des-femmes-des-feministes-du-feminisme-echos-dun-recit-de-pratique-de&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Les représentations des femmes, des féministes, du féminisme:  échos d’un récit de pratique de formation&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ». En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/fr/articles/les-representations-des-femmes-des-feministes-du-feminisme-echos-dun-recit-de-pratique-de&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/fr/articles/les-representations-des-femmes-des-feministes-du-feminisme-echos-dun-recit-de-pratique-de&lt;/a&gt;&amp;gt;. Consulté le 1 mai 2023. Publication originale : (&lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;De l&#039;assignation à l&#039;éclatement. Continuités et ruptures dans les représentations des femmes&lt;/span&gt;. 2013. Montréal : Institut de recherches et d&#039;études féministes (IREF). coll. Agora, vol. Cahier de l&#039;IREF).&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=Les+repr%C3%A9sentations+des+femmes%2C+des+f%C3%A9ministes%2C+du+f%C3%A9minisme%3A++%C3%A9chos+d%E2%80%99un+r%C3%A9cit+de+pratique+de+formation&amp;amp;rft.isbn=978-2-922045-42-0&amp;amp;rft.date=2013&amp;amp;rft.volume=Cahier+de+l%26%23039%3BIREF&amp;amp;rft.aulast=Dub%C3%A9&amp;amp;rft.aufirst=Marcelle&amp;amp;rft.pub=Institut+de+recherches+et+d%26%23039%3B%C3%A9tudes+f%C3%A9ministes+%28IREF%29&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-node-id field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Node ID: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;73471&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-field-citation-ref-compute field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document (Computed): &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-authors&amp;quot; &amp;gt;Dubé, Marcelle&amp;lt;/span&amp;gt;. 2013. « &amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-title&amp;quot; &amp;gt;Les représentations des femmes, des féministes, du féminisme:  échos d’un récit de pratique de formation&amp;lt;/span&amp;gt; ». En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;amp;lt;https://oic.uqam.ca/fr/articles/les-representations-des-femmes-des-feministes-du-feminisme-echos-dun-recit-de-pratique-de&amp;amp;gt;.  Publication originale : (&amp;lt;span  style=&amp;quot;font-style: italic;&amp;quot;&amp;gt;De l&amp;#039;assignation à l&amp;#039;éclatement. Continuités et ruptures dans les représentations des femmes&amp;lt;/span&amp;gt;. 2013. Montréal : Institut de recherches et d&amp;#039;études féministes (IREF). coll. Agora, vol. Cahier de l&amp;#039;IREF).&amp;lt;span class=&amp;quot;Z3988&amp;quot; title=&amp;quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;amp;rft.title=Les+repr%C3%A9sentations+des+femmes%2C+des+f%C3%A9ministes%2C+du+f%C3%A9minisme%3A++%C3%A9chos+d%E2%80%99un+r%C3%A9cit+de+pratique+de+formation&amp;amp;amp;rft.isbn=978-2-922045-42-0&amp;amp;amp;rft.date=2013&amp;amp;amp;rft.volume=Cahier+de+l%26%23039%3BIREF&amp;amp;amp;rft.aulast=Dub%C3%A9&amp;amp;amp;rft.aufirst=Marcelle&amp;amp;amp;rft.pub=Institut+de+recherches+et+d%26%23039%3B%C3%A9tudes+f%C3%A9ministes+%28IREF%29&amp;amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
 <pubDate>Tue, 03 May 2022 13:30:30 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexia Giroux</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">73471 at https://oic.uqam.ca</guid>
 <comments>https://oic.uqam.ca/fr/articles/les-representations-des-femmes-des-feministes-du-feminisme-echos-dun-recit-de-pratique-de#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>Les groupes de filles comiques au Québec: filiation en folies</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/fr/articles/les-groupes-de-filles-comiques-au-quebec-filiation-en-folies</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Au Québec, les femmes sont sous-représentées en humour; c’est devenu un truisme de le dire (Joubert, 2002: 15-16). Qui plus est, les groupes comiques féminins peuvent se compter sur les doigts d’une main, littéralement: les Girls, dans les années soixante, les Folles Alliées dans les années quatre-vingt, plus près de nous les Moquettes Coquettes et &lt;em&gt;The Girly Show&lt;/em&gt;, dont le titre renvoie aux pionnières de la Révolution tranquille&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_32uirc0&quot; title=&quot; On arguera que les groupes masculins ne sont pas légion non plus: les Cyniques, Rock et Belles Oreilles, le Groupe Sanguin (si on en excepte la «fille» Marie-Lise Pilote, qui fait maintenant une carrière solo) en constituent les exemples canoniques; il faut leur ajouter d’autres équipes, les duos Ding et Dong –avatar du trio Paul et Paul– Dominique et Martin, les Denis Drolet, Dominique Lévesque/Dany Turcotte, Stéphane Rousseau et Frank Dubosc (à l’occasion), des trios comme Les trois ténors de l’humour, Les Mecs comiques, les Bleu Poudre… face auxquels ne font pas le poids le mythique tandem Dodo et Denise, l’actuel mais moins connu duo Les zélées, composé d’Anne-Marie Dupras et Annie Deschamps (la fille d’Yvon) et la paire Mariana Mazza/Virginie Fortin annoncée pour novembre 2014.&quot; href=&quot;#footnote1_32uirc0&quot;&gt;1&lt;/a&gt;. Celles qui composent ces groupes ont, chacune à sa façon et chacune son tour, expérimenté les plaisirs et les difficultés de se présenter sur scène comme femmes comiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il reste que, par le seul fait de se constituer en équipes pour faire rire, ces femmes établissent entre elles une filiation dans la comédie, filiation qu’on abordera à partir de certaines questions générales: comment se sont positionnées ces femmes par rapport au féminisme? Quels sont les thèmes privilégiés, les cibles visées, par les groupes? Peut-on voir une inter-influence entre leur vision du monde et leur vision de l’humour? Que nous apprennent ces groupes quand on les inscrit dans un continuum historique, discursif et social?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La lecture des productions de ces groupes sera évidemment socio-sexuée: la réticence à accorder un sens de l’humour aux femmes (Joubert, 2002: 11; Stora-Sandor, 1992: 176-177)&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref2_yu401g4&quot; title=&quot;Le numéro de l’été 2013 du magazine Herizons titrait: «Yes! Women Are Funny» dans une affirmation qui en dit long sur la résistance encore actuelle devant les femmes comiques.&quot; href=&quot;#footnote2_yu401g4&quot;&gt;2&lt;/a&gt;, l’idée reçue –y compris chez de nombreuses femmes– qu’elles sont nécessairement moins drôles que les hommes, le fait de juger, même, la femme plutôt que le personnage joué par l’humoriste (Richer dans Cloutier, 1989: 15) sont autant d’éléments, datés mais en même temps toujours actuels, qui contribuent à la nécessité d’isoler l’humour féminin&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref3_1pty8r9&quot; title=&quot;C’est-à-dire l’humour produit par les femmes, sans égard à la position féministe qu’il met ou non de l’avant.&quot; href=&quot;#footnote3_1pty8r9&quot;&gt;3&lt;/a&gt; pour les besoins de la démonstration.&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;LE RAPPORT AU FÉMINISME&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les poubelles des Girls&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les Girls, groupe composé de Clémence DesRochers, Paule Bayard, Diane Dufresne, Louise Latraverse et Chantal Renaud, ont lancé leur spectacle le 10 mai 1969 au Patriote-en-haut, surnommé le Patriote-à-Clémence (Roy, 2013: s.p.), pendant que les Cyniques se produisaient à l’étage au-dessous&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref4_xomyc5k&quot; title=&quot;Au dire de Marc Laurendeau, les deux spectacles, fort différents évidemment, attiraient le même public qui, tantôt allait «en haut», tantôt redescendait vers le rez-de-chaussée. Je me permets une réserve à cet égard, la critique ayant remarqué que le public était composé «presque exclusivement de femmes» (Pedneault, 1989: 162).&quot; href=&quot;#footnote4_xomyc5k&quot;&gt;4&lt;/a&gt;. À l’époque, selon Latraverse,&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;la revue n’était pas du tout perçue comme un show féministe. On était des filles &lt;em&gt;flyées &lt;/em&gt;qui parlaient des femmes, mais qui n’étaient pas du tout revendicatrices. Il n’y avait pas de «message» à moins que l’humour lui-même soit un message. D’ailleurs, les quelques féministes du temps qui sont venues voir le spectacle sont sorties. Elles n’ont pas apprécié!... On était complètement conscientes de la nouveauté qu’on apportait, que personne n’avait fait ça avant nous. Comme bien d’autres, c’est un show qui est arrivé trop tôt; nous avons eu beaucoup de succès, mais dix ans plus tard, l’impact aurait été dix fois plus fort (Pedneault, 1989: 157).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La portée féministe du spectacle ne tombait pas sous le sens pour l’auditoire des Girls; Latraverse, pourtant, précise que l’idée de monter un tel événement a germé «au début du mouvement de libération des femmes» parce que les filles «étaient touchées par ça» (Pedneault, 1989: 156). De fait, la chanson thème de la revue clamait:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Je tiens le monde dans mes mains&lt;br&gt;Et je suis bien bien bien bien bien&lt;br&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Je suis bien&lt;br&gt;Mon baise-en-ville, c’est ma ville&lt;br&gt;J’ai tout ce qu’il faut pour être bien dans ma peau&lt;br&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Dans ma peau&lt;br&gt;Dans mon baise-en-ville j’ai mes faux cils, mon mascara&lt;br&gt;Des bas sexy un pyjama&lt;br&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Un pyjama&lt;br&gt;La pilule pour s’aimer quand on s’aime&lt;br&gt;J’sortirai mes poubelles moi-même, j’sortirai mes poubelles moi-même&lt;br&gt;J’sortirai mes poubelles moi-même, j’sortirai mes poubelles moi-même!&lt;br&gt;(Giguère et Pérusse, 1989)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La poubelle devenait alors, dira Clémence Desrochers, «un symbole fantaisiste» (Giguère et Pérusse, 1989), une affirmation de la force des femmes qui n’ont plus besoin d’attendre des&lt;em&gt; bras&lt;/em&gt; masculins pour mener leur vie à leur guise. Comme le précise Clémence, à l’époque «on n’en était pas encore aux sacs verts» (Giguère et Pérusse, 1989): les poubelles étaient en aluminium, assez pesantes pour évoquer le «poids» de la décision des femmes… et pour indiquer le rôle que jouaient les hommes dans le ménage, rôle qui se limitait, justement, à sortir les vidanges. Anodine vue du 21e siècle, cette prise de position chantée dans l’hilarité et la légèreté&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref5_c205sud&quot; title=&quot;La métaphore de la poubelle titille encore: alors que je parlais justement de cette chanson lors d’une émission télévisée sur l’humour, en 2012, un des panélistes s’est exclamé: «Bien, qu’elles les sortent leurs poubelles!» pour signifier l’inintérêt de la chose.&quot; href=&quot;#footnote5_c205sud&quot;&gt;5&lt;/a&gt; n’en touche pas moins des éléments importants d’une période qui annonce de grands bouleversements: la pilule et le baise-en-ville indiquent en effet que la femme n’est plus confinée à sa cuisine, qu’elle est libre d’aller où elle veut, d’avoir une vie sexuelle selon &lt;em&gt;sa &lt;/em&gt;convenance. Ces acquis de la génération des femmes actuelles trouvaient ici une de leurs premières revendications.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est aussi une affirmation qui n’a pas eu l’heur de faire rire tout le monde, indisposant au passage certains critiques, dont Gaétan Chabot: «Madame, s’il vous reste quelque chose à prouver, allez voir les Girls. Quant à vous, monsieur, si vous voulez voir jusqu’où la bêtise de l’émancipation féminine peut aller, courez au Patriote à Clémence» (Pedneault, 1989: 157). La prise de parole uniquement féminine n’allait pas forcément de soi: l’humour, outil censé niveler les différends, n’arrivait pas systématiquement à toucher sa cible.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pari des Folles Alliées&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Contrairement aux Girls, qui ont présenté un seul spectacle, les Folles Alliées ont travaillé ensemble pendant une décennie (1980-1990) et ont monté, outre leurs apparitions dans divers événements féministes, trois grandes productions: &lt;em&gt;Enfin Duchesses!&lt;/em&gt;, une satire du concours de la Reine du Carnaval de Québec, &lt;em&gt;Mademoiselle Autobody&lt;/em&gt;, une comédie contre la pornographie, et &lt;em&gt;C’est parti mon sushi! Un show cru&lt;/em&gt;, revue fantaisiste qui reprenait les thèmes de l’heure. Il est plus malaisé de cerner qui en sont les membres exactement puisque, dans l’optique d’un travail féministe concerté, les Folles Alliées regroupaient sous leur bannière les metteures en scène qui les ont accompagnées et dirigées, les musiciennes et autres talents essentiels à leur travail. Pour contourner la question, on dira que le noyau dur des comédiennes se composait des personnes suivantes: Hélène Bernier, Christine Boillat, Jocelyne Corbeil, Lucie Godbout, et Agnès Maltais (par la suite politicienne sous la bannière du Parti québécois)&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref6_bxc1i6z&quot; title=&quot;Claire Crevier et Lise Castonguay faisaient partie de la distribution d’Enfin Duchesses! et Pascale Gagnon, de celle de Mademoiselle Autobody. Elles se sont adjoint les services de Sylvie Legault et Sylvie Potvin pour leur dernier spectacle C’est parti mon sushi! Un show cru.&quot; href=&quot;#footnote6_bxc1i6z&quot;&gt;6&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour ces femmes, la prise de position militante –amalgamer humour et féminisme– s’imposait d’office, même si, «question marketing», «c’était une erreur de s’afficher féministes» (Godbout, 1993: 47). C’est une distinction symbolique de taille avec les Girls, qui pouvaient toujours, dans l’informulé de leur spectacle, parler d’émancipation avec l’air de n’y pas trop toucher. Les Folles Alliées ne se sont pas ménagé une telle porte de sortie: même si elles ne souhaitaient pas «donner des cours de féminisme 301» (Godbout, 1993: 48), la revendication, par les sujets traités (et sur lesquels on reviendra plus loin), a toujours été au cœur de leur production. Pourtant, leur rapport au féminisme, qui ne pourrait être plus clair, ne s’est pas toujours vécu sans heurt. C’était l’époque, comme le rappelle Monique Simard, «où on risquait, si on était trop de bonne humeur, de se faire lancer par la tête “Ris pas ça démobilise”&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref7_9csyrdm&quot; title=&quot;D’après une caricature d’Andrée Brochu dans La Vie en rose.&quot; href=&quot;#footnote7_9csyrdm&quot;&gt;7&lt;/a&gt; » (Godbout, 1993: 8). La boutade indique bien que les liens entre le féminisme et le rire étaient encore à faire. Ainsi, alors qu’elles animent une soirée pour fêter le cinquième anniversaire de la Librairie des femmes,&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;[l]es Folles sont déguisées en hommes! Huées magistrales. Nous avons la désagréable impression de n’être pas plus à notre place qu’un chat dans une gouttière. Notre animation de la soirée est désastreuse. On présente «Nicole et/ou Brossard» qui ne trouve pas ça drôle du tout. […] Tout ce qu’on dit est repris au féminin. Si pour certains nous étions trop radicales, pour plusieures [sic] ce soir-là, nous sommes carrément dépassées, récupérées… (Godbout, 1993: 66-67)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour certaines, manifestement, on ne badine pas avec le militantisme. La résistance ne vient pas que de certaines féministes; Lucie Godbout évoque une critique de Pierre Champagne, du &lt;em&gt;Soleil&lt;/em&gt;, au sujet d’un spectacle au profit de &lt;em&gt;Viol Secours&lt;/em&gt;:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Les femmes de Viol Secours (mes amies, mes grandes amies) organisent, pour le samedi 29 novembre, un spectacle-danse pour femmes seulement. […] Moi aussi je vais organiser un «spectacle-danse pour hommes seulement» et moi aussi je danserai seulement avec les hommes et dans la salle 069 pour préciser. Ne seront invités que les mysogines [sic] et surtout je ne veux pas entendre de commentaires (Godbout, 1993: 65).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’article, publié en 1980, a au moins l’avantage de nous faire mesurer le chemin parcouru, tant dans la société que dans les médias: la solidarité entre femmes, cette filiation nouvelle, avait ses détracteurs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les nouveaux moyens des Moquettes Coquettes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les Folles Alliées auront passé dix ans à se battre avec la bureaucratie pour avoir des fonds. Les Moquettes Coquettes, avec des débuts tout aussi héroïques en leur genre, auront cependant à leur disposition une nouvelle tribune: Internet. Marie-Hélène Lebeau-Taschereau, Marianne Prairie, Valérie Caron, Laurence C. Desrosiers et Evelyne Morin-Uhl (et Sophie Goyette à la réalisation), qui se sont rencontrées à l’UQAM, ont amorcé leur carrière à la radio étudiante avec une émission qui leur a donné leur nom. Polyvalentes, éclatées, elles ont fait de l’animation dans les festivals, ont participé aux Francofolies, tenu une chronique dans le cahier Actuel de &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt;, diffusé sur Internet des capsules humoristiques avant de se voir confier une émission hebdomadaire à Télé-Québec.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sur le plan militant, leur engagement ne fait aucun doute. Toutes ces jeunes femmes se réclament du féminisme&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref8_pukc0y2&quot; title=&quot;Entretien téléphonique avec Marie-Hélène Lebeau-Taschereau, mars 2009.&quot; href=&quot;#footnote8_pukc0y2&quot;&gt;8&lt;/a&gt;; Marianne Prairie, par ailleurs, est cofondatrice du blogue Je suis féministe, une tribune nouvelle où s’exprime un féminisme pluriel, inclusif. Elles «ne bafouillent pas en se déclarant féministes: leurs mères l’étaient –parfois de manière flamboyante– et leurs pères étaient plus roses que la moyenne. […] Pour elles, le grand acquis des femmes reste la liberté de choix, de tous les choix de vie possibles» (Émond, 2008).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors que les Folles Alliées ont associé humour et militantisme, les Moquettes Coquettes constituent «un alliage –et une alliance!– inclassable de jeunes féministes qui revendiquent l’engagement et la superficialité» (Émond, 2008), un oxymore qui, en humour, est très porteur: on peut ainsi faire passer bien des messages tout en affirmant par ailleurs que l’on est ici seulement pour rigoler. Chez elles, tout comme chez leurs prédécesseures&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref9_crbejb0&quot; title=&quot;Le féminin est volontaire.&quot; href=&quot;#footnote9_crbejb0&quot;&gt;9&lt;/a&gt;, prime la nécessité d’œuvrer ensemble, dans une complicité qui réactualise de vieux préjugés: «Oui, oui, on est de vraies amies», affirme l’une d’elles, «et on est tellement tannés de répondre que ben non, on ne se chicane pas sans arrêt! Si vous saviez comme cette idée a la vie dure, qu’une gang de filles qui bossent ensemble, ça doit être l’enfer!» (Émond, 2008) En effet, a-t-on jamais entendu de tels commentaires sur les Cyniques ou RBO?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«Heureuses de projeter une image multiforme de filles de 20 ans» (Émond, 2008), les membres du groupe occupent un créneau particulier dans cette filiation de l’humour: leur côté touche-à-tout leur permet de rester visibles sur tous les fronts, ou presque. La fin abrupte de leur émission, qui leur assurait une présence dans les médias, n’a pas sonné le glas de leurs interventions humoristiques. J’en veux pour exemple, entre autres, Marianne Prairie qui tire un blogue, «Ce que j’ai dans le ventre. Blogue de bédaine et de bébé», de son nouveau parcours familial (en plus de contribuer à &lt;em&gt;Châtelaine&lt;/em&gt;) et Evelyne Morin-Uhl, aussi active dans les nouveaux médias. La filiation, ici, a engendré de nouvelles ramifications même si l’on peut regretter la trop courte vie du groupe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’aventure du &lt;em&gt;Girly Show&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Toute récente est la formation du &lt;em&gt;Girly Show&lt;/em&gt;, composé à l’origine de Nadine Massie, Isabelle Ménard, Korine Côté et Mélanie Dubreuil; Mélanie Couture a ensuite remplacé Côté, tandis que Kim Lizotte a pris le relais d’Isabelle Ménard. Le groupe initial, selon Nadine Massie&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref10_3xd5jgt&quot; title=&quot;Que je tiens à remercier pour ses réponses éclairantes du 3 septembre 2013.&quot; href=&quot;#footnote10_3xd5jgt&quot;&gt;10&lt;/a&gt;, a décidé spontanément de faire un «show de filles qui va lui permettre de jouer ensemble, puisque les soirées d’humour ne sont pas souvent pleines de filles». Ce projet, comme tous les autres évoqués précédemment, indique bien une volonté d’unir une vision genrée de l’existence, de se «retrouver entre filles» pour faire surgir le rire. C’est aussi et surtout une façon d’investir, pour un temps, un espace scénique que l’on n’a plus besoin de partager avec des humoristes masculins qui ont plus souvent qu’autrement le haut du pavé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces filles ont toutefois un rapport plus ambigu avec le féminisme, détonnant par là sur leurs prédécesseures. Ainsi, Isabelle Ménard, dans son premier spectacle solo, &lt;em&gt;Le One-Ménard Show&lt;/em&gt;, y allait d’une blague assez dure: «La femme de trente ans a l’impression de s’être fait avoir. Avant, elle s’occupait du ménage, des repas et des enfants. Maintenant, elle travaille quarante heures par semaine et s’occupe toujours du ménage, des repas et des enfants!»&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref11_sbjqe3f&quot; title=&quot;Tirée du DVD qu’Isabelle Ménard m’a aimablement fait parvenir. Je l’en remercie.&quot; href=&quot;#footnote11_sbjqe3f&quot;&gt;11&lt;/a&gt;. Cette constatation ironique réactualise l’image de la &lt;em&gt;wonder woman&lt;/em&gt; victime de la double tâche qui a vite émergé du discours social dans la foulée des revendications féministes. Ce blâme, à peine voilé, participe de la déception d’une nouvelle génération de filles qui ont vu leurs mères s’essouffler à essayer de performer partout et qui cherchent maintenant un meilleur équilibre dans la répartition des tâches; l’étonnant, ici, n’est pas dans la force du reproche mais plutôt dans le fait qu’il surgisse en 2008, c’est-à-dire à une époque où, censément, les hommes –ou les partenaires– s’engagent plus dans l’éducation des enfants et le quotidien domestique. Cela signifierait-il que ces hommes, ou ces partenaires, ne sont toujours pas aussi engagées qu’on le souhaiterait? Quoi qu’il en soit, ce malaise lié au féminisme ne se limite pas au ménage. Massie résume sa position personnelle, qui trouve écho dans bien des discussions actuelles:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;On a un peu perdu la signification du mot féminisme. […] Je ne suis pas une militante mais je ne renie pas du tout ce que les femmes ont fait. D’ailleurs, si ce n’était pas d’elles, après le premier show et tout ce que je dis, je me serais fait lapider ou brûler. Je crois à l’égalité des sexes. Je ne suis plus fervente de descendre l’homme pour aucune raison. Moi, les annonces où l’on voit un homme se faire ridiculiser parce qu’il pose une tablette croche, ça me tue. À chaque fois, je me dis que ça ne passerait jamais si c’était la femme dans la position du gars. […] Je n’ai plus envie d’entendre une pub à la radio d’une femme qui s’adresse à un homme de manière condescendante du genre: on sait bien, toi, t’es un homme… Il me semble que ma génération est ailleurs. Les femmes ne sont pas que des chialeuses ou des cruches et les hommes des imbéciles qui ne peuvent pas fonctionner sans femme (2013).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cet&lt;em&gt; ailleurs&lt;/em&gt; qu’évoque Massie semble prometteur et on veut y croire. À l’instar du métaféminisme littéraire circonscrit par Lori Saint-Martin (1992: 78-88), pour désigner certaines œuvres de femmes publiées après les grands bouleversements féministes, qui font l’économie du didactisme pour tendre vers une affirmation différente, on peut parler de métaféminisme en humour, dans cette revendication d’une parole de femme commune, complice et ironique. Tout plutôt que le silence et l’absence: en soi, le &lt;em&gt;Girly Show&lt;/em&gt; atteste une solidarité entre femmes humoristes qui deviennent, par la force du nombre, des présences avec lesquelles il faut compter. &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;THÈMES ET CIBLES&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;&lt;p&gt;Il n’est pas toujours facile de se faire une idée précise du travail de ces quatre groupes d’humour féminins pour des raisons de transmission sur lesquelles je reviens plus loin. Un survol, même partiel, fait émerger cependant une constante et une tendance lourde: l’autodérision. Dans les projets de ces groupes, mis à part les Folles Alliées, et sur un autre plan les Girls, la cible principale reste l’inadéquation des femmes dans un monde qui, même de nos jours, leur impose un double standard dans bien des domaines. Cette autodérision systématique, qui se moque d’une collectivité dont les humoristes font elles-mêmes partie, permet, selon ces femmes, de contester les pressions dont elles sont victimes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les Girls, ces «cinq filles réunies sur la même scène», «riaient des problèmes de la femme à une époque où tous ces problèmes étaient analysés très sérieusement à la télévision, à la radio, en littérature» (Clémence DesRochers citée par Pedneault, 1989: 168). Elles ont cherché à «décrire le monde des femmes, en souhaitant que chaque femme puisse s’y reconnaître –“de la ménagère à la femme libre” comme on disait à l’époque; une revue dans laquelle seules les femmes auraient la parole» (Pedneault, 1989: 160). Même si les documents manquent pour pouvoir brosser un tableau complet du spectacle, ils permettent de mesurer l’onde de choc qu’il a créée à travers le Québec ; les comédiennes «ne se gênaient pas pour affirmer qu’elles étaient “libres et cochonnes”» (Pedneault, 1989: 160-161) et offraient une polyvalence dans les rôles: «Chantal Renaud, la femme-enfant spontanée qui s’emballe pour un oui ou un non; Diane Dufresne, la tigresse qui n’a pas froid aux yeux; Louise Latraverse, la fille lente, souple, à la personnalité sans complexe; Paule Bayard […] l’excellente comédienne aux multiples visages et au grand sens comique; et Clémence en femme “libre-pognée”» (Pedneault, 1989: 160).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À travers une galerie de personnages féminins, les Girls ont donc revisité les déterminismes de la condition des femmes. C’est aussi ce qu’ont fait les Moquettes Coquettes: dans leur sketch, dira une Moquette, «l’autodérision prime. […] On projette en photos nos looks de jeunesse pas toujours flatteurs, on tourne à l’envers nos angoisses de ne jamais se sentir correctes, on ironise sur le maudit tabou de la cellulite, bref, sur cette maladie mentale qui nous travaille parce qu’on est obnubilées par le &lt;em&gt;body&lt;/em&gt;, inadéquat, dont on a hérité…» (Émond, 2008). De fait, les Moquettes Coquettes, dans le sketch «Le cours d’aérobie», dénoncent l’arnaque des centres de conditionnement physique, miroir aux alouettes pour des milliers de femmes désireuses de correspondre à l’idéal féminin:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Bonjour Bourrelets, bonjour Cellulite, bienvenue au cours d’aérobie, le cours où vous vous dites toutes secrètement: «Eh que j’aimerais ça être shapée comme elle!» Mais c’est impossible! Je m’entraîne 30 heures par semaine, je n’ai jamais enfanté, je mange un demi-repas par jour et je me suis fait liposucer le surplus il y a deux mois. Fac oubliez ça, vous allez suer comme des cochonnes pour rien pantoute&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref12_x6rcp4f&quot; title=&quot;Merci à la Moquette Valérie Caron de m’avoir fourni ce texte.&quot; href=&quot;#footnote12_x6rcp4f&quot;&gt;12&lt;/a&gt;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Flèche décochée à l’endroit de certaines de leurs pairs qui se font, dans une certaine mesure, complices des pressions sociales exercées sur les femmes, la dénonciation va assez loin et attire l’attention sur le mensonge qui sous-tend tout un discours actuel sur la beauté, mensonge relayé, amplifié par des femmes sur l’insécurité des femmes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les préoccupations des filles du &lt;em&gt;Girly Show &lt;/em&gt;sont similaires. Leur premier spectacle, incidemment, s’intitulait&lt;em&gt; Drôles et imparfaites&lt;/em&gt;, ce qui «exprimait bien, dit Massie, qu’on était nos propres têtes de turc: on se moquait de nous-mêmes» (2013). Ensemble, elles voulaient «détruire cette image de femme parfaite qui nous met cette pression sociale inutile depuis notre enfance, faire ressortir nos travers pour en rire au lieu de se taper dessus à chaque fois qu’on n’est pas exactement ce qu’on voudrait être et le faire passer par un filtre actuel» (2013).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce genre de discours très réjouissant au demeurant –les femmes humoristes se font le relais de nos obsessions– tranche cependant avec le travail des Folles Alliées qui, elles, abordaient la scène dans une perspective d’éveil des consciences. Pièces résolument militantes, &lt;em&gt;Enfin Duchesses!&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Mademoiselle Autobody&lt;/em&gt; attaquaient de front deux symboles de l’aliénation des femmes&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref13_pq7r99x&quot; title=&quot;Si la facture et la captation des pièces ont eu un peu vieilli, les sujets restent d’actualité: on «célèbre», entre autres, en 2014, le retour des Duchesses au Carnaval de Québec.&quot; href=&quot;#footnote13_pq7r99x&quot;&gt;13&lt;/a&gt;. Même leur dernière production,&lt;em&gt; C’est parti mon sushi, un show cru&lt;/em&gt;, une revue qui, cette fois, s’aligne plus sur le style des Moquettes Coquettes ou bien du &lt;em&gt;Girly Show &lt;/em&gt;par son enfilade de sketches, demeure différente par la volonté d’inscrire les thèmes abordés dans les luttes féministes: les Folles Alliées veulent même aller plus loin, sans se censurer (Giguère et Pérusse, 1989). On y parle masturbation, on y épingle, entre autres, le boxeur Reggie Chartrand, célèbre sportif dont la notoriété s’est accrue par la publication de son «pamphlet» &lt;em&gt;Dieu est un homme parce qu’Il est bon et fort: la révolte d’un homme contre le féminisme&lt;/em&gt;, on ironise sur l’idée reçue selon laquelle «les féministes sont allés trop loin», on revisite le mythe de Cendrillon. Bref, les thèmes traités débordent du strict quotidien des femmes et les cibles visées s’éloignent systématiquement de l’autodérision. Dans un parti pris vibrant, qui donne aux femmes le beau rôle, les Folles Alliées vont au contraire attaquer les institutions patriarcales et leurs représentants, démasquer la misogynie des discours et renverser les rôles&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref14_h0waxz6&quot; title=&quot;Pour les stratégies des Folles Alliées, voir Joubert, 2002: 69-88.&quot; href=&quot;#footnote14_h0waxz6&quot;&gt;14&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il ne s’agit pas ici de hiérarchiser la valeur des approches humoristiques des groupes de femmes; force est de constater, cependant, que seules les Folles Alliées ont privilégié un angle que l’on nommera du &lt;em&gt;dehors&lt;/em&gt;, c’est-à-dire qui voit la condition féminine de l’extérieur, dans ses rapports avec l’histoire et le social (concours de beauté, pornographie), alors que les autres misent sur l’examen des expériences individuelles: «On a plein de choses à regarder dans notre propre cour», dira l’une des Moquettes (Émond, 2008). Dans le premier cas de figure, ce sont les institutions qui sont visées; dans les autres cas, ce sont les femmes elles-mêmes qui se passent à la loupe. Ce n’est pas innocent.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un des nombreux truismes en humour fait de l’autodérision une preuve de santé et de maturité: si on est capable de rire de soi-même, dit-on, c’est qu’on affirme une assurance quant à son identité. Soit. Il n’en reste pas moins que l’autodérision constitue, encore aujourd’hui, une valeur sûre pour l’humour des femmes dans la mesure où celles-ci ne ciblent pas l’autre sexe, une attitude assez rentable quand on veut ménager son auditoire&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref15_76op8z7&quot; title=&quot;Sur la différence entre l’autodérision féminine et masculine, voir Joubert, 2010: 95.&quot; href=&quot;#footnote15_76op8z7&quot;&gt;15&lt;/a&gt;. Il y a donc, dans cette propension à se concentrer sur ses propres travers, une volonté de réconciliation&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref16_cqczlt3&quot; title=&quot;C’est aussi ce qui ressort de l’angle d’approche des filles du Show d’vaches au Bitch Club Paradise, un spectacle dont il n’est pas tenu compte ici à cause du caractère trop épisodique des prestations. L’ensemble n’en demeure pas moins intéressant en ce qu’il rejoint les préoccupations de leur contemporaines: «Ce n’est vraiment pas un spectacle de luttes, dit Érika Gagnon. On est loin de penser que la condition des femmes au Québec est idéale. On est extrêmement redevables à celles qui ont mené des batailles avant nous et il reste encore beaucoup à faire. Mais on a l’impression que la suite des choses doit se faire en collaboration avec les hommes et non en opposition» (Caux, 2006). Une des Moquettes affirme aussi: «Et sincèrement, on doit l’avouer, les gars de notre génération vont en s’améliorant!» (Émond, 2008)&quot; href=&quot;#footnote16_cqczlt3&quot;&gt;16&lt;/a&gt;, un besoin de construire de nouveaux ponts entre les sexes qui tranche, effectivement, avec l’humour plus contestataire des Folles Alliées&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref17_3n8i542&quot; title=&quot;Même si je suis bonne joueuse et que je m’aligne sur cette tendance, la féministe des années 1970 en moi ne peut s’empêcher de se demander: qu’ont-elles tant à se faire pardonner pour se taper dessus à tire-larigot? Ont-elles si peur de peiner les hommes?&quot; href=&quot;#footnote17_3n8i542&quot;&gt;17&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;FILIATION ET INTERFÉRENCES&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;&lt;p&gt;Ainsi, ces groupes de femmes s’inscrivent, par leur travail même, dans une filiation humoristique particulière. Mais peut-on parler d’une &lt;em&gt;conscience &lt;/em&gt;filiale? Nadine Massie, du &lt;em&gt;Girly Show&lt;/em&gt;, l’admettra spontanément lorsqu’interrogée sur les liens possibles entre le titre du spectacle et le travail des Girls des années soixante: «Je n’ai jamais vraiment pensé à [continuer une tradition]. Ce n’est que plus tard que j’ai su pour les Girls. Moi sur le coup, tout ce que je voulais c’est travailler avec mes amies, créer un projet et m’amuser»&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref18_33na3aa&quot; title=&quot;Lettre à l’auteure, 3 novembre 2013.&quot; href=&quot;#footnote18_33na3aa&quot;&gt;18&lt;/a&gt;. Une telle observation montre l’écart temporel entre deux générations de filles qui, pourtant, visaient exactement les mêmes buts. Chez les Moquettes Coquettes, on ne voit pas non plus ce souci de se rattacher à une quelconque tradition: on les a plutôt comparées à RBO, à cause du nombre, ce qu’elles ont récusé&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref8_oz7luk2&quot; title=&quot;Entretien téléphonique avec Marie-Hélène Lebeau-Taschereau, mars 2009.&quot; href=&quot;#footnote8_pukc0y2&quot;&gt;8&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est du côté des Folles Alliées que la filiation prendra tout ce sens; l’orientation clairement féministe du groupe y est sans doute pour quelque chose. On sait l’importance, pour toute militante féministe, dans quelque domaine que ce soit, d’établir une sororité, de reconnaître le travail des pionnières, de rendre à Cléopâtre ce qui revient à Cléopâtre. Elles apparaîtront donc, aux côtés de Clémence DesRochers et de Louise Latraverse, dans la vidéo de Giguère et Pérusse, pour livrer la «chanson des poubelles» évoquée plus haut : beau moment où les femmes, toutes à leur plaisir, tissent des liens par l’humour. Cette réciprocité entre les Girls et les Folles Alliées tient aussi en une expérience commune de la confrontation avec le public, comme le relate Godbout ; pendant le spectacle &lt;em&gt;C’est parti mon sushi! Un show cru&lt;/em&gt;,&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;Clémence aurait, paraît-il, engueulé un client du Spectrum qui nous trouvait trop osées; elle n’en revenait pas d’entendre ces paroles, presque exactement les mêmes qu’en 1969, pour les Girls! Elle nous a laissé un petit mot ce soir-là: «Chères Folles alliées, j’aurais aimé vous voir de proche, en personne, pour vous dire combien j’ai adoré votre show cru. J’étais debout derrière, j’avais le goût d’être avec vous sur scène. J’espère que vous tiendrez aussi longtemps que Broue. Clémence (Godbout, 1993: 186-187).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La suite des événements a montré que les Folles Alliées n’ont pas eu autant la cote que les buveurs de bière mais l’anecdote indique tout de même qu’il y avait, entre les deux groupes de femmes, une sororité que l’absence de documentation (surtout pour les Girls) permet mal d’évaluer. Sur un autre plan, mais toujours dans l’optique du désir des Folles Alliées de s’inscrire dans une&lt;em&gt; suite &lt;/em&gt;humoristique, on peut voir, dans les fulminations du personnage de la sainte Vierge joué par Sylvie Legault, artiste invitée du spectacle &lt;em&gt;C’est parti mon sushi! Un show cru&lt;/em&gt;, un clin d’œil à l’exaspération exprimée par la Vierge emprisonnée dans sa statue des &lt;em&gt;Fées ont soif &lt;/em&gt;de Denise Boucher.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En fait et d’une façon générale, les rapprochements entre les groupes se feront plus par la critique que par les principales intéressées&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref19_s0yuq1k&quot; title=&quot;Caux (2008) a sous-titré ainsi sa critique du Show d’vaches: «Les vaches ont soif».&quot; href=&quot;#footnote19_s0yuq1k&quot;&gt;19&lt;/a&gt;, réflexe somme toute naturel de ceux et celles qui tentent de baliser les nouveaux phénomènes (Paré, 2013). La nécessité de faire neuf et inédit en humour explique aussi en partie cette sorte d’amnésie artistique. L’absence presque systématique de liens entre ces groupes ne laisse pas d’étonner, mais il serait injuste d’imputer cette rupture à l’indifférence des générations montantes pour celles qui les ont précédées.&lt;/p&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;PROBLÈMES DE TRANSMISSION&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;&lt;p&gt;En effet, le problème de transmission n’est pas nouveau dans l’histoire des femmes. Trop souvent par le passé, leurs œuvres ont été occultées, effacées, oubliées. Certaines ont subi la censure familiale ou conjugale, d’autres le mépris institutionnel. Si, dans le cas plus contemporain qui nous intéresse ici, on ne peut invoquer ces traitements discriminatoires d’un autre temps, il reste tout de même une disparité très grande et préoccupante dans la préservation des traces de la parole féminine.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors qu’un groupe comme les Cyniques continue de marquer l’imaginaire et, surtout, de servir de mesure étalon pour jauger les nouveaux venus sur la scène du rire (Paré, 2013), le legs est beaucoup moins déterminant chez les pionnières en humour. La raison en est l’absence criante de documents susceptibles de porter l’héritage du groupe des Girls jusqu’à nous (et jusqu’aux nouvelles humoristes). Outre l’ouvrage −d’autant plus précieux qu’il est unique− d’Hélène Pedneault, abondamment cité dans ces pages, ne subsistent du quintet comique que quelques critiques, forcément partielles et subjectives. Les Cyniques ont eu le flair d’enregistrer sur disques une bonne partie de leurs spectacles, disques disponibles en CD depuis un moment; ils ont aussi fait l’objet récemment d’une anthologie commentée (Aird et Joubert, 2013); ils assurent ainsi une pérennité dans l’histoire québécoise de l’humour à laquelle ne peuvent aspirer les Girls. Et pour cause: Clémence, selon sa fidèle complice et agente, a «tout jeté»; le soir de la première, les propositions d’enregistrement ont afflué… mais «il n’y a pas eu de disque» (Pedneault, 1989: 168). Il y a bien eu une vidéo-maison du spectacle, tournée par Donald Lautrec mais, d’après une source très bien informée, le célèbre chanteur l’aurait détruite pour se venger de Chantal Renaud, sa blonde de l’époque, qui venait de le laisser. Le geste présumé de Lautrec s’éloigne de l’anecdote dans la mesure où sa conséquence directe prive les humoristes femmes d’un pan significatif de l’histoire de l’humour féminin au Québec.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les Folles Alliées, heureusement, ont vu à assurer leurs arrières (et leurs avants !), même si les moyens employés restent artisanaux. Les enregistrements de leurs spectacles sont disponibles chez Vidéo Femmes, à Québec; on peut aussi lire les textes de &lt;em&gt;Enfin Duchesses! &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;Mademoiselle Autobody&lt;/em&gt; aux Éditions des Folles Alliées. La corrélation entre les noms du groupe et de la maison d’édition n’a rien d’une coïncidence, évidemment: lors d’une projection de la vidéo&lt;em&gt; L’humeur à l’humour&lt;/em&gt;, une des filles de la troupe, interrogée à ce sujet, avait admis que la création d’une maison d’édition impromptue avait été rendue nécessaire par le manque d’intérêt des éditeurs déjà établis. Le rire, on veut bien; mais le rire féministe présente un autre défi…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On pourrait espérer que, la technologie actuelle aidant, la transmission des documents en serait facilitée, qu’elle serait même automatique, pour les femmes humoristes contemporaines. Pourtant, il n’en est rien. Les émissions récentes des Moquettes Coquettes ne sont plus accessibles sur le site de Télé-Québec, ce qui est fort compréhensible, mais n’ont pas fait l’objet non plus d’une reprise en DVD, comme certaines autres séries. Le succès relatif de leur émission hebdomadaire explique sans doute le manque d’enthousiasme des distributeurs à se lancer dans l’aventure, mais cette rupture dans la disponibilité est lourde de conséquences: le souvenir de ces femmes humoristes, on peut le craindre, sera vite effacé si le groupe ne se (re)manifeste plus comme collectif&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref20_4jcwy05&quot; title=&quot;Il subsiste tout de même sur YouTube des fragments du travail des Moquettes Coquettes qui donnent une bonne idée du talent de ces filles; c’est peu mais toujours mieux que l’absence totale de référent que subissent les Girls. L’humour est affaire de goût, bien sûr, aussi me permettrai-je une remarque subjective: j’estime que les clips conçus pour Internet sont de loin meilleurs que ce que nous avons pu voir à la télé, c’est-à-dire que les personnages créés par les Moquettes, les situations loufoques (quasi surréalistes par moment), passent mieux la rampe. Cela relance un débat qui a eu lieu lors du premier colloque de l’Observatoire de l’humour, L’humour, reflet de la société, à l’ACFAS en 2012: même si certains humoristes se font connaître (et aimer) d’un large auditoire sur Internet, la plateforme ne leur suffit pas. Il leur faut, et c’est légitime, un contact plus direct avec le public; une transition cependant qui ne se fait pas toujours naturellement, comme en fait foi l’aventure des Moquettes Coquettes.&quot; href=&quot;#footnote20_4jcwy05&quot;&gt;20&lt;/a&gt;. À cet égard, l’entêtement des Folles Alliées aurait pu servir de modèle: on n’est jamais si bien servi que par soi-même.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le &lt;em&gt;Girly Show&lt;/em&gt; présente un autre cas de figure intéressant. Alors que les Moquettes Coquettes et les Folles Alliées ont fait leur marque en tant que groupe, les humoristes à la barre du &lt;em&gt;Girly Show &lt;/em&gt;entamaient ou poursuivaient des carrières solo au moment des spectacles. Cette structure composée d’électrons libres sollicités de toutes parts, certaines humoristes ayant été remplacées par d’autres dans la trajectoire, rend encore plus difficile l’aspiration à la postérité. Seule une vidéo artisanale atteste la facture de la représentation. Pourquoi ne pas avoir saisi la balle au bond? Pourquoi ne pas avoir continué de se produire en spectacle, pourquoi ne pas l’avoir diffusé, si tout allait si bien? Je ne suis pas la seule à m’étonner de la situation si l’on en juge par la réponse de Nadine Massie:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 40px;&quot;&gt;On s’est tellement fait poser cette question-là! On se l’est posée aussi! Sincèrement, je pense que c’est un paquet de raisons. On a eu des chances et de belles ouvertures. On était jeunes, on n’a pas toujours su en profiter. Un mélange de manque d’expérience et de mauvais encadrement. Il y a des fois où on aurait dû se faire plus confiance et prendre des décisions par nous-mêmes. Dire non à certaines personnes, dire oui à d’autres&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref18_r4ukw0k&quot; title=&quot;Lettre à l’auteure, 3 novembre 2013.&quot; href=&quot;#footnote18_33na3aa&quot;&gt;18&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On voit sourdre ici un aspect important de la transmission, à savoir qu’elle ne s’inscrit pas encore, pour les femmes, dans une &lt;em&gt;commercialisation&lt;/em&gt; du produit. Les jeunes humoristes féminines sont encore à faire la preuve qu’elles peuvent être bonnes&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref21_n0l3zhe&quot; title=&quot;Les humoristes masculins aussi, arguera-t-on. Toutefois, les hommes bénéficient encore, de nos jours, d’un préjugé favorable : ils sont toujours, en partant, plus drôles qu’une fille.&quot; href=&quot;#footnote21_n0l3zhe&quot;&gt;21&lt;/a&gt;; il leur reste aussi à organiser leur propre diffusion. C’est tout un défi: quand on voit des émissions toutes récentes comme &lt;em&gt;Les pêcheurs&lt;/em&gt; disponibles en DVD à peine la série terminée, on se dit qu’il y a, ici aussi, l’éternel «deux poids, deux mesures». Miser sur des filles n’est pas encore aussi lucratif.&lt;/p&gt;&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;&lt;p&gt;Ces conditions de transmission fragilisent non seulement l’humour des femmes mais aussi son examen: sitôt exprimés, la parole et le rire qui l’accompagne disparaissent sans laisser de trace. C’est le propre de l’humour, certes, que de s’évanouir aussi vite qu’il surgit; il n’empêche que le travail des filles, à cet égard, souffre d’une précarité qui lui est préjudiciable sur le plan de la recherche.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ayant croisé récemment et par hasard Louise Latraverse, je lui ai demandé si elle n’avait pas le goût de reprendre le spectacle des Girls. Elle a répondu doucement avec ce sourire qui lui est si caractéristique: «Non, on a eu beaucoup de plaisir mais c’est le passé ; c’est bien que cela reste comme ça». Il est vrai que l’on ne peut ressasser indéfiniment ce qui est advenu. Pourtant, je ne suis pas si sûre que l’exercice serait inutile: ce n’est pas une question de nostalgie mais de mémoire. C’est aussi une question de prendre acte, dans l’optique d’une histoire de l’humour, d’événements qui ont marqué le parcours des femmes. Kim Lizotte, du &lt;em&gt;Girly Show&lt;/em&gt;, déplorait courageusement, au colloque &lt;em&gt;L’humour sens dessus dessous&lt;/em&gt;&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref22_js64sso&quot; title=&quot;Tenu à l’Université du Québec à Montréal les 26-27-28 novembre 2013.&quot; href=&quot;#footnote22_js64sso&quot;&gt;22&lt;/a&gt;, son manque de culture humoristique –dont elle n’est pas la seule à souffrir, du reste; c’est une lacune répandue, en effet, et encore plus évidente lorsqu’on tente de penser l’humour des femmes dans un continuum historique et social. Il faut veiller à ce que perdurent les filiations car l’humour des femmes, quoi qu’on en pense, est un continent encore très mal exploré. Sous-estimé (les femmes n’ont pas d’humour, rappelons-nous), il est souvent considéré comme quantité négligeable dans une industrie qui, pourtant, aurait tout à gagner à le documenter d’une façon beaucoup plus systématique et dans un monde où même «l’auto-archivage» comme celui des Folles Alliées subit les contraintes du genre. C’est à ce prix que pourra se construire une culture humoristique inclusive qui rendra compte de la parole des femmes. C’est à ce prix aussi que, de génération en génération, les femmes pourront être, comme Clémence, «debout derrière» pour applaudir les avancées de leurs successeures.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;AIRD, Robert et Lucie JOUBERT (dir.). 2013. &lt;em&gt;Les Cyniques: le rire de la révolution tranquille&lt;/em&gt;, Montréal: Triptyque, 498 p.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;CAUX, Patrick. 2006. «Show d’Vaches au Bitch Club Paradise. Les Vaches ont soif», &lt;em&gt;Voir&lt;/em&gt;, 14 décembre. &lt;a href=&quot;http://voir.ca/scene/2006/12/14/show-dvaches-au-bitch-club-paradise-les-vaches-ont-soif/&quot;&gt;http://voir.ca/scene/2006/12/14/show-dvaches-au-bitch-club-paradise-les-...&lt;/a&gt; site consulté le 12 décembre 2013.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;CLOUTIER, Lise. 1989. «L’humour rose», &lt;em&gt;La Gazette des femmes&lt;/em&gt;, vol. 11, no 3, septembre-octobre, p. 15.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ÉMOND, Ariane. 2008. «La lorgnette des Moquettes», &lt;em&gt;La Gazette des femmes&lt;/em&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.gazettedesfemmes.ca/1949/la-lorgnette-des-moquettes/&quot;&gt;http://www.gazettedesfemmes.ca/1949/la-lorgnette-des-moquettes/&lt;/a&gt;, site consulté le 15 décembre 2013.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;FOLLES ALLIÉES, Les. 1988. &lt;em&gt;C’est parti mon sushi! Un show cru!&lt;/em&gt; Québec: Production Septembre, ONF, distribution Vidéo Femmes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;________. 1985.&lt;em&gt; Mademoiselle Autobody,&lt;/em&gt; Québec: Les Éditions des Folles Alliées, 130 p.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;________. 1983. &lt;em&gt;Enfin Duchesses!&lt;/em&gt; Québec: Les Éditions des Folles Alliées, 111 p.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GODBOUT, Lucie. 1993. &lt;em&gt;Les dessous des Folles Alliées: un livre affriolant&lt;/em&gt;, Montréal: Remue-ménage, 320 p.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GIGUÈRE, Nicole et Michèle PÉRUSSE. 1989. &lt;em&gt;L’humeur à l’humour&lt;/em&gt;, Québec: Production Septembre, ONF, distribution Vidéo Femmes.&lt;br&gt;&amp;nbsp;&lt;br&gt;JOUBERT, Lucie. 2010. «Rire: le propre de l’homme, le sale de la femme», dans Normand Baillargeon et Christian Boissinot (dir.), &lt;em&gt;Je pense, donc je ris. Humour et philosophie&lt;/em&gt;, Québec: Presses de l’Université Laval, p. 85-101.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;________. 2002. &lt;em&gt;L’humour du sexe. Le rire des filles&lt;/em&gt;, Montréal: Triptyque, 191 p.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PARÉ, Christelle. 2013. «Une herméneutique de l’humour? L’influence des Cyniques dans l’appréciation de l’humour québécois contemporain», dans Robert Aird et Lucie Joubert (dir.), &lt;em&gt;Les Cyniques; le rire de la révolution tranquille&lt;/em&gt;, Montréal: Triptyque, p. 441-462.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;PEDNEAULT, Hélène. 1989. &lt;em&gt;Notre Clémence. Tout l’amour du monde. Chansons et monologues précédés d’un documentaire&lt;/em&gt;, Montréal: Les Éditions de l’Homme, 447 p.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;ROY, Bruno, «Le Patriote», &lt;em&gt;L’encyclopédie canadienne&lt;/em&gt;:&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-patriote&quot;&gt;http://www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-patriote&lt;/a&gt;, site consulté le 28 août 2013.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;SAINT-MARTIN, Lori. 1994. «Le métaféminisme et la nouvelle prose féminine au Québec», dans Lori Saint-Martin (dir.), &lt;em&gt;L’Autre lecture. La critique au féminin et les textes québécois, tome II&lt;/em&gt;, Montréal: XYZ éditeur, p. 78-88.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;STORA-SANDOR, Judith. 1992. «Le rire minoritaire», &lt;em&gt;Autrement, Série Mutations&lt;/em&gt;, no 131, septembre, p. 176-177.&lt;/p&gt;

&lt;section  class=&quot;footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed&quot; data-collapsible-show-label=&quot;Notes&quot; data-collapsible-hide-label=&quot;Notes&quot;&gt;&lt;ul class=&quot;footnotes collapsible-content&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_32uirc0&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_32uirc0&quot;&gt;1.&lt;/a&gt;  On arguera que les groupes masculins ne sont pas légion non plus: les Cyniques, Rock et Belles Oreilles, le Groupe Sanguin (si on en excepte la «fille» Marie-Lise Pilote, qui fait maintenant une carrière solo) en constituent les exemples canoniques; il faut leur ajouter d’autres équipes, les duos Ding et Dong –avatar du trio Paul et Paul– Dominique et Martin, les Denis Drolet, Dominique Lévesque/Dany Turcotte, Stéphane Rousseau et Frank Dubosc (à l’occasion), des trios comme Les trois ténors de l’humour, Les Mecs comiques, les Bleu Poudre… face auxquels ne font pas le poids le mythique tandem Dodo et Denise, l’actuel mais moins connu duo Les zélées, composé d’Anne-Marie Dupras et Annie Deschamps (la fille d’Yvon) et la paire Mariana Mazza/Virginie Fortin annoncée pour novembre 2014.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote2_yu401g4&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref2_yu401g4&quot;&gt;2.&lt;/a&gt; Le numéro de l’été 2013 du magazine &lt;em&gt;Herizons&lt;/em&gt; titrait: «Yes! Women Are Funny» dans une affirmation qui en dit long sur la résistance encore actuelle devant les femmes comiques.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote3_1pty8r9&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref3_1pty8r9&quot;&gt;3.&lt;/a&gt; C’est-à-dire l’humour produit par les femmes, sans égard à la position féministe qu’il met ou non de l’avant.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote4_xomyc5k&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref4_xomyc5k&quot;&gt;4.&lt;/a&gt; Au dire de Marc Laurendeau, les deux spectacles, fort différents évidemment, attiraient le même public qui, tantôt allait «en haut», tantôt redescendait vers le rez-de-chaussée. Je me permets une réserve à cet égard, la critique ayant remarqué que le public était composé «presque exclusivement de femmes» (Pedneault, 1989: 162).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote5_c205sud&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref5_c205sud&quot;&gt;5.&lt;/a&gt; La métaphore de la poubelle titille encore: alors que je parlais justement de cette chanson lors d’une émission télévisée sur l’humour, en 2012, un des panélistes s’est exclamé: «Bien, qu’elles les sortent leurs poubelles!» pour signifier l’inintérêt de la chose.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote6_bxc1i6z&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref6_bxc1i6z&quot;&gt;6.&lt;/a&gt; Claire Crevier et Lise Castonguay faisaient partie de la distribution d’&lt;em&gt;Enfin Duchesses!&lt;/em&gt; et Pascale Gagnon, de celle de &lt;em&gt;Mademoiselle Autobody&lt;/em&gt;. Elles se sont adjoint les services de Sylvie Legault et Sylvie Potvin pour leur dernier spectacle &lt;em&gt;C’est parti mon sushi! Un show cru&lt;/em&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote7_9csyrdm&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref7_9csyrdm&quot;&gt;7.&lt;/a&gt; D’après une caricature d’Andrée Brochu dans &lt;em&gt;La Vie en rose&lt;/em&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote8_pukc0y2&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#footnoteref8_pukc0y2&quot; class=&quot;footnote-label&quot;&gt;8.&lt;/a&gt; &lt;a class=&quot;footnote-multi&quot; href=&quot;#footnoteref8_pukc0y2&quot;&gt;a.&lt;/a&gt; &lt;a class=&quot;footnote-multi&quot; href=&quot;#footnoteref8_oz7luk2&quot;&gt;b.&lt;/a&gt; Entretien téléphonique avec Marie-Hélène Lebeau-Taschereau, mars 2009.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote9_crbejb0&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref9_crbejb0&quot;&gt;9.&lt;/a&gt; Le féminin est volontaire.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote10_3xd5jgt&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref10_3xd5jgt&quot;&gt;10.&lt;/a&gt; Que je tiens à remercier pour ses réponses éclairantes du 3 septembre 2013.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote11_sbjqe3f&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref11_sbjqe3f&quot;&gt;11.&lt;/a&gt; Tirée du DVD qu’Isabelle Ménard m’a aimablement fait parvenir. Je l’en remercie.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote12_x6rcp4f&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref12_x6rcp4f&quot;&gt;12.&lt;/a&gt; Merci à la Moquette Valérie Caron de m’avoir fourni ce texte.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote13_pq7r99x&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref13_pq7r99x&quot;&gt;13.&lt;/a&gt; Si la facture et la captation des pièces ont eu un peu vieilli, les sujets restent d’actualité: on «célèbre», entre autres, en 2014, le retour des Duchesses au Carnaval de Québec.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote14_h0waxz6&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref14_h0waxz6&quot;&gt;14.&lt;/a&gt; Pour les stratégies des Folles Alliées, voir Joubert, 2002: 69-88.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote15_76op8z7&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref15_76op8z7&quot;&gt;15.&lt;/a&gt; Sur la différence entre l’autodérision féminine et masculine, voir Joubert, 2010: 95.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote16_cqczlt3&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref16_cqczlt3&quot;&gt;16.&lt;/a&gt; C’est aussi ce qui ressort de l’angle d’approche des filles du &lt;em&gt;Show d’vaches&lt;/em&gt; au Bitch Club Paradise, un spectacle dont il n’est pas tenu compte ici à cause du caractère trop épisodique des prestations. L’ensemble n’en demeure pas moins intéressant en ce qu’il rejoint les préoccupations de leur contemporaines: «Ce n’est vraiment pas un spectacle de luttes, dit Érika Gagnon. On est loin de penser que la condition des femmes au Québec est idéale. On est extrêmement redevables à celles qui ont mené des batailles avant nous et il reste encore beaucoup à faire. Mais on a l’impression que la suite des choses doit se faire en collaboration avec les hommes et non en opposition» (Caux, 2006). Une des Moquettes affirme aussi: «Et sincèrement, on doit l’avouer, les gars de notre génération vont en s’améliorant!» (Émond, 2008)&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote17_3n8i542&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref17_3n8i542&quot;&gt;17.&lt;/a&gt; Même si je suis bonne joueuse et que je m’aligne sur cette tendance, la féministe des années 1970 en moi ne peut s’empêcher de se demander: qu’ont-elles tant à se faire pardonner pour se taper dessus à tire-larigot? Ont-elles si peur de peiner les hommes?&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote18_33na3aa&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#footnoteref18_33na3aa&quot; class=&quot;footnote-label&quot;&gt;18.&lt;/a&gt; &lt;a class=&quot;footnote-multi&quot; href=&quot;#footnoteref18_33na3aa&quot;&gt;a.&lt;/a&gt; &lt;a class=&quot;footnote-multi&quot; href=&quot;#footnoteref18_r4ukw0k&quot;&gt;b.&lt;/a&gt; Lettre à l’auteure, 3 novembre 2013.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote19_s0yuq1k&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref19_s0yuq1k&quot;&gt;19.&lt;/a&gt; Caux (2008) a sous-titré ainsi sa critique du &lt;em&gt;Show d’vaches&lt;/em&gt;: «Les vaches ont soif».&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote20_4jcwy05&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref20_4jcwy05&quot;&gt;20.&lt;/a&gt; Il subsiste tout de même sur YouTube des fragments du travail des Moquettes Coquettes qui donnent une bonne idée du talent de ces filles; c’est peu mais toujours mieux que l’absence totale de référent que subissent les Girls. L’humour est affaire de goût, bien sûr, aussi me permettrai-je une remarque subjective: j’estime que les clips conçus pour Internet sont de loin meilleurs que ce que nous avons pu voir à la télé, c’est-à-dire que les personnages créés par les Moquettes, les situations loufoques (quasi surréalistes par moment), passent mieux la rampe. Cela relance un débat qui a eu lieu lors du premier colloque de l’Observatoire de l’humour, &lt;em&gt;L’humour, reflet de la société&lt;/em&gt;, à l’ACFAS en 2012: même si certains humoristes se font connaître (et aimer) d’un large auditoire sur Internet, la plateforme ne leur suffit pas. Il leur faut, et c’est légitime, un contact plus direct avec le public; une transition cependant qui ne se fait pas toujours naturellement, comme en fait foi l’aventure des Moquettes Coquettes.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote21_n0l3zhe&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref21_n0l3zhe&quot;&gt;21.&lt;/a&gt; Les humoristes masculins aussi, arguera-t-on. Toutefois, les hommes bénéficient encore, de nos jours, d’un préjugé favorable : ils sont toujours, en partant, plus drôles qu’une fille.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote22_js64sso&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref22_js64sso&quot;&gt;22.&lt;/a&gt; Tenu à l’Université du Québec à Montréal les 26-27-28 novembre 2013.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-numero-publication field-type-text field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Numéro de la publication: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;6&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-date field-type-datetime field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Année de parution: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;date-display-single&quot; property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2014-01-01T00:00:00-05:00&quot;&gt;2014&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-aires-recherche field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Aires de recherche: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53405&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Penser le contemporain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53401&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Imaginaire de la théorie&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53404&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Enjeux littéraires contemporains&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53400&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Archéologie du contemporain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-contenu field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Courants artistiques: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53821&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;contemporain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-epoque field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Période historique: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/1337&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;2010 +&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/98&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;2000-2010&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/1336&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;XXIe siècle&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-fig-imag field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Figures et Imaginaires: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/1011&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;travail&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/1022&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;artiste&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/167&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;femme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54533&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;filiation&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54534&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;héritage&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54538&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;luttes&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/324&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;modernité&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/376&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;progrès&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54565&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;résistances&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53941&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;réseau&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-genre field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Objets et pratiques culturelles: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/783&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;humour&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-problematiques field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Problématiques: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/1017&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;filiation&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/806&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;langage&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/246&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;féminisme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-provenance field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Contexte géographique: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/26&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Québec&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/24&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Canada&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-savoirs field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Champs disciplinaires: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54559&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;arts de la scène&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/55&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;arts&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-type-publication field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Type de publication: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/54481&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Cahiers de l&amp;#039;IREF&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-resume field-type-text-long field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Teaser: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Il reste que, par le seul fait de se constituer en équipes pour faire rire, ces femmes établissent entre elles une filiation dans la comédie, filiation qu’on abordera à partir de certaines questions générales: comment se sont positionnées ces femmes par rapport au féminisme? Quels sont les thèmes privilégiés, les cibles visées, par les groupes? Peut-on voir une inter-influence entre leur vision du monde et leur vision de l’humour? Que nous apprennent ces groupes quand on les inscrit dans un continuum historique, discursif et social?&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-citation-ref field-type-entityreference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/fr/biblio?f%5Bauthor%5D=3245&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Joubert, Lucie&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2014. « &lt;a href=&quot;/fr/biblio/les-groupes-de-filles-comiques-au-quebec-filiation-en-folies&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Les groupes de filles comiques au Québec: filiation en folies&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ». En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/fr/articles/les-groupes-de-filles-comiques-au-quebec-filiation-en-folies&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/fr/articles/les-groupes-de-filles-comiques-au-quebec-filiation-en-folies&lt;/a&gt;&amp;gt;. Consulté le 1 mai 2023. Publication originale : (&lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Filiations du féminin&lt;/span&gt;. 2014. Montréal : Institut de recherches et d&#039;études féministes (IREF). coll. Agora, vol. Cahier de l&#039;IREF).&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=Les+groupes+de+filles+comiques+au+Qu%C3%A9bec%3A+filiation+en+folies&amp;amp;rft.isbn=978-2-922045-44-4&amp;amp;rft.date=2014&amp;amp;rft.volume=Cahier+de+l%26%23039%3BIREF&amp;amp;rft.aulast=Joubert&amp;amp;rft.aufirst=Lucie&amp;amp;rft.pub=Institut+de+recherches+et+d%26%23039%3B%C3%A9tudes+f%C3%A9ministes+%28IREF%29&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-node-id field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Node ID: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;73357&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-field-citation-ref-compute field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document (Computed): &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-authors&amp;quot; &amp;gt;Joubert, Lucie&amp;lt;/span&amp;gt;. 2014. « &amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-title&amp;quot; &amp;gt;Les groupes de filles comiques au Québec: filiation en folies&amp;lt;/span&amp;gt; ». En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;amp;lt;https://oic.uqam.ca/fr/articles/les-groupes-de-filles-comiques-au-quebec-filiation-en-folies&amp;amp;gt;.  Publication originale : (&amp;lt;span  style=&amp;quot;font-style: italic;&amp;quot;&amp;gt;Filiations du féminin&amp;lt;/span&amp;gt;. 2014. Montréal : Institut de recherches et d&amp;#039;études féministes (IREF). coll. Agora, vol. Cahier de l&amp;#039;IREF).&amp;lt;span class=&amp;quot;Z3988&amp;quot; title=&amp;quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;amp;rft.title=Les+groupes+de+filles+comiques+au+Qu%C3%A9bec%3A+filiation+en+folies&amp;amp;amp;rft.isbn=978-2-922045-44-4&amp;amp;amp;rft.date=2014&amp;amp;amp;rft.volume=Cahier+de+l%26%23039%3BIREF&amp;amp;amp;rft.aulast=Joubert&amp;amp;amp;rft.aufirst=Lucie&amp;amp;amp;rft.pub=Institut+de+recherches+et+d%26%23039%3B%C3%A9tudes+f%C3%A9ministes+%28IREF%29&amp;amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
 <pubDate>Fri, 08 Apr 2022 12:34:21 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Alexia Giroux</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">73357 at https://oic.uqam.ca</guid>
 <comments>https://oic.uqam.ca/fr/articles/les-groupes-de-filles-comiques-au-quebec-filiation-en-folies#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>Inventer une fin: progrès et tradition dans «Les Satellites» de Gabrielle Roy</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/fr/communications/inventer-une-fin-progres-et-tradition-dans-les-satellites-de-gabrielle-roy</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-individu-alt-2 field-type-entityreference field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/profils/pono-nathanael&quot;&gt;Pono, Nathanaël&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;&lt;u&gt;Présentation de la communication&lt;/u&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;Nathanaël Pono aborde le texte «Les Satellites» et la tension entre progrès et tradition qui traverse cette nouvelle de Gabrielle Roy.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«Ceci a pour but de vous livrer une analyse génétique du travail effectué par la célèbre romancière quand elle en écrit la fin.»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;&lt;u&gt;Archive audio de la communication&lt;/u&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;63189&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;fieldset class=&quot;field-group-fieldset group-taxonomie collapsible  form-wrapper&quot; id=&quot;node_evenement_communication_rss_group_taxonomie&quot;&gt;&lt;legend&gt;&lt;span class=&quot;fieldset-legend&quot;&gt;Taxonomie_group&lt;/span&gt;&lt;/legend&gt;&lt;div class=&quot;fieldset-wrapper&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-aires-recherche field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Aires de recherche: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53404&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Enjeux littéraires contemporains&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53405&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Penser le contemporain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-epoque field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Période historique: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/97&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;XXe siècle&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/1336&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;XXIe siècle&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-fig-imag field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Figures et Imaginaires: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/376&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;progrès&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-genre field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Objets et pratiques culturelles: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/200&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;manuscrit&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/1226&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;archives&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/901&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;numérique&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-problematiques field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Problématiques: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/191&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;écriture&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/251&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;tradition&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/196&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;génétique littéraire&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-provenance field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Contexte géographique: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/26&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Québec&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-savoirs field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Champs disciplinaires: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/78&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;littérature&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/1366&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;humanités numériques&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/fieldset&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-date-evenement field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;date-display-single&quot; property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2017-05-05T00:00:00-04:00&quot;&gt;Vendredi 5 Mai 2017&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-evenement field-type-entityreference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Évènement: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Manuscrits et inédits dans les archives littéraires au Québec: un état des lieux&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-type-evenement field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Type d&amp;#039;évènement: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53411&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Journée d&amp;#039;étude&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-resume field-type-text-long field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Teaser: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Nathanaël Pono aborde le texte «Les Satellites» et la tension entre progrès et tradition qui traverse cette nouvelle de Gabrielle Roy.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«Ceci a pour but de vous livrer une analyse génétique du travail effectué par la célèbre romancière quand elle en écrit la fin.»&lt;/p&gt;

&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-citation-ref field-type-entityreference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/fr/biblio?f%5Bauthor%5D=2715&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Pono, Nathanaël&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2017. « &lt;a href=&quot;/fr/biblio/inventer-une-fin-progres-et-tradition-dans-les-satellites-de-gabrielle-roy&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Inventer une fin: progrès et tradition dans &quot;Les Satellites&quot; de Gabrielle Roy&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ». Dans le cadre de &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Manuscrits et inédits dans les archives littéraires au Québec: un état des lieux&lt;/span&gt;. Journée d’étude organisée par Figura-NT2 Concordia. Montréal, Université Concordia, 5 mai 2017. Document audio. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/fr/communications/inventer-une-fin-progres-et-tradition-dans-les-satellites-de-gabrielle-roy&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/fr/communications/inventer-une-fin-progres-et-tradition-dans-les-satellites-de-gabrielle-roy&lt;/a&gt;&amp;gt;. Consulté le 1 mai 2023.&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=Inventer+une+fin%3A+progr%C3%A8s+et+tradition+dans+%26quot%3BLes+Satellites%26quot%3B+de+Gabrielle+Roy&amp;amp;rft.date=2017&amp;amp;rft.aulast=Pono&amp;amp;rft.aufirst=Nathana%C3%ABl&amp;amp;rft.pub=Figura-NT2+Concordia&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al%2C+Universit%C3%A9+Concordia&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-node-id field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Node ID: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;63120&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-field-citation-ref-compute field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document (Computed): &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-authors&amp;quot; &amp;gt;Pono, Nathanaël&amp;lt;/span&amp;gt;. 2017. « &amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-title&amp;quot; &amp;gt;Inventer une fin: progrès et tradition dans &amp;quot;Les Satellites&amp;quot; de Gabrielle Roy&amp;lt;/span&amp;gt; ». Dans le cadre de &amp;lt;span  style=&amp;quot;font-style: italic;&amp;quot;&amp;gt;Manuscrits et inédits dans les archives littéraires au Québec: un état des lieux&amp;lt;/span&amp;gt;. Journée d’étude organisée par Figura-NT2 Concordia. Montréal, Université Concordia, 5 mai 2017. Document audio. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;amp;lt;https://oic.uqam.ca/fr/communications/inventer-une-fin-progres-et-tradition-dans-les-satellites-de-gabrielle-roy&amp;amp;gt;. &amp;lt;span class=&amp;quot;Z3988&amp;quot; title=&amp;quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;amp;rft.title=Inventer+une+fin%3A+progr%C3%A8s+et+tradition+dans+%26quot%3BLes+Satellites%26quot%3B+de+Gabrielle+Roy&amp;amp;amp;rft.date=2017&amp;amp;amp;rft.aulast=Pono&amp;amp;amp;rft.aufirst=Nathana%C3%ABl&amp;amp;amp;rft.pub=Figura-NT2+Concordia&amp;amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al%2C+Universit%C3%A9+Concordia&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
 <pubDate>Thu, 24 Aug 2017 19:04:50 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Sarah Grenier</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">63120 at https://oic.uqam.ca</guid>
 <comments>https://oic.uqam.ca/fr/communications/inventer-une-fin-progres-et-tradition-dans-les-satellites-de-gabrielle-roy#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>Les ruines du progrès chez Walter Benjamin. Anticipation futuriste, fausse reconnaissance et politique du présent</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/fr/publications/les-ruines-du-progres-chez-walter-benjamin-anticipation-futuriste-fausse-reconnaissance</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-resume field-type-text-long field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;«Ce ne peut être que la fin du monde, en avançant», écrivait Rimbaud comme en écho au noir prophétisme des «Fusées» de Baudelaire: «le monde va finir». Si le progrès n’annonce rien qui vaille, précise Walter Benjamin au lendemain du pacte germano-soviétique de 1939, c’est que l’histoire ne connaît encore que les paysages ravagés de la catastrophe.&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
 <pubDate>Tue, 28 Jun 2016 13:29:45 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Sarah Grenier</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">59570 at https://oic.uqam.ca</guid>
 <comments>https://oic.uqam.ca/fr/publications/les-ruines-du-progres-chez-walter-benjamin-anticipation-futuriste-fausse-reconnaissance#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>Les uchronies fantômes. Poétique de l&#039;histoire et mélancolie du progrès chez Louis-Sébastien Mercier et Victor Hugo</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/fr/publications/les-uchronies-fantomes-poetique-de-lhistoire-et-melancolie-du-progres-chez-louis</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-resume field-type-text-long field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Le régime moderne d’historicité, qui apparaît dès la fin du XVIIIe siècle, constitue sans doute l’un des facteurs déterminants de la «modernité littéraire».&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
 <pubDate>Tue, 28 Jun 2016 12:48:12 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Sarah Grenier</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">59567 at https://oic.uqam.ca</guid>
 <comments>https://oic.uqam.ca/fr/publications/les-uchronies-fantomes-poetique-de-lhistoire-et-melancolie-du-progres-chez-louis#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>Ingouvernable Jessica Jones</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/fr/communications/ingouvernable-jessica-jones</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Martine Delvaux aborde l&#039;invisibilisation des hommes et l&#039;extrême figuration des femmes, la transparence du masculin et le technicolor&amp;nbsp;féminin, la disparition des unes qui fonctionne comme une monstration et l&#039;ultra représentativité des autres, qui a pour effet leur invisibilisation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À partir de ce constat, Martine Delvaux se penche sur la série &lt;em&gt;Jessica Jones&lt;/em&gt; et son héroïne. Son ingouvernable superhéroïne. Cette conférence traite du lien entre la femme ingouvernable et ce Dieu invisible, omniscient et omnipotent qu&#039;est le gouvernement incarné par le vis-à-vis de Jessica Jones,&amp;nbsp;Killgrave.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;drupal-embed&quot; embed_type=&quot;node&quot; nid=&quot;59439&quot; view_mode=&quot;embed_large&quot;&gt;a&lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;fieldset class=&quot;field-group-fieldset group-taxonomie collapsible  form-wrapper&quot; id=&quot;node_evenement_communication_rss_group_taxonomie&quot;&gt;&lt;legend&gt;&lt;span class=&quot;fieldset-legend&quot;&gt;Taxonomie_group&lt;/span&gt;&lt;/legend&gt;&lt;div class=&quot;fieldset-wrapper&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-aires-recherche field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Aires de recherche: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53403&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Figures contemporaines&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-epoque field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Période historique: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/1336&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;XXIe siècle&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/97&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;XXe siècle&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-fig-imag field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Figures et Imaginaires: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/167&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;femme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/376&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;progrès&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53512&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;rebelle&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-problematiques field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Problématiques: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/246&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;féminisme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-savoirs field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Champs disciplinaires: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53798&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;études féministes&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53799&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;études culturelles&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/fieldset&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-date-evenement field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;date-display-single&quot; property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2016-05-05T00:00:00-04:00&quot;&gt;Jeudi 5 Mai 2016&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-evenement field-type-entityreference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Évènement: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Femmes ingouvernables: (re)penser l&amp;#039;irrévérence féminine dans l&amp;#039;imaginaire populaire contemporain&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-individu-alt-1 field-type-entityreference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Auteurs et artistes référencés: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Foucault, Michel&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-type-evenement field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Type d&amp;#039;évènement: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53413&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Colloque&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-resume field-type-text-long field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Teaser: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Martine Delvaux aborde l&#039;invisibilisation des hommes et l&#039;extrême figuration des femmes, la transparence du masculin et le technicolor&amp;nbsp;féminin, la disparition des unes qui fonctionne comme une monstration et l&#039;ultra représentativité des autres, qui a pour effet leur invisibilisation.&lt;/p&gt;

&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-citation-ref field-type-entityreference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/fr/biblio?f%5Bauthor%5D=523&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Delvaux, Martine&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2016. « &lt;a href=&quot;/fr/biblio/ingouvernable-jessica-jones&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Ingouvernable Jessica Jones&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ». Dans le cadre de &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Femmes ingouvernables: (re)penser l&#039;irrévérence féminine dans l&#039;imaginaire populaire contemporain&lt;/span&gt;. Colloque organisé par Figura, le Centre de recherche sur le texte et l&#039;imaginaire. Montréal, Université du Québec à Montréal, 5 mai 2016. Document audio. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/fr/communications/ingouvernable-jessica-jones&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/fr/communications/ingouvernable-jessica-jones&lt;/a&gt;&amp;gt;. Consulté le 1 mai 2023.&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=Ingouvernable+Jessica+Jones&amp;amp;rft.date=2016&amp;amp;rft.aulast=Delvaux&amp;amp;rft.aufirst=Martine&amp;amp;rft.pub=Figura%2C+le+Centre+de+recherche+sur+le+texte+et+l%26%23039%3Bimaginaire&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al%2C+Universit%C3%A9+du+Qu%C3%A9bec+%C3%A0+Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-node-id field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Node ID: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;59360&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-field-citation-ref-compute field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document (Computed): &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-authors&amp;quot; &amp;gt;Delvaux, Martine&amp;lt;/span&amp;gt;. 2016. « &amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-title&amp;quot; &amp;gt;Ingouvernable Jessica Jones&amp;lt;/span&amp;gt; ». Dans le cadre de &amp;lt;span  style=&amp;quot;font-style: italic;&amp;quot;&amp;gt;Femmes ingouvernables: (re)penser l&amp;#039;irrévérence féminine dans l&amp;#039;imaginaire populaire contemporain&amp;lt;/span&amp;gt;. Colloque organisé par Figura, le Centre de recherche sur le texte et l&amp;#039;imaginaire. Montréal, Université du Québec à Montréal, 5 mai 2016. Document audio. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;amp;lt;https://oic.uqam.ca/fr/communications/ingouvernable-jessica-jones&amp;amp;gt;. &amp;lt;span class=&amp;quot;Z3988&amp;quot; title=&amp;quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;amp;rft.title=Ingouvernable+Jessica+Jones&amp;amp;amp;rft.date=2016&amp;amp;amp;rft.aulast=Delvaux&amp;amp;amp;rft.aufirst=Martine&amp;amp;amp;rft.pub=Figura%2C+le+Centre+de+recherche+sur+le+texte+et+l%26%23039%3Bimaginaire&amp;amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al%2C+Universit%C3%A9+du+Qu%C3%A9bec+%C3%A0+Montr%C3%A9al&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
 <pubDate>Mon, 06 Jun 2016 20:41:40 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Jasmin Cormier</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">59360 at https://oic.uqam.ca</guid>
 <comments>https://oic.uqam.ca/fr/communications/ingouvernable-jessica-jones#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>Imaginaire de l&#039;avant-garde et création contemporaine</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/fr/conferences/imaginaire-de-lavant-garde-et-creation-contemporaine</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-resume field-type-text-long field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Teaser: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;L&amp;#039;imaginaire de l&amp;#039;avant-garde est un aspect de l&amp;#039;imaginaire contemporain. À mon avis, il s&amp;#039;agit même d&amp;#039;un aspect jouant un rôle relativement important dans la création artistique contemporaine et ce, même si cela ne va pas toujours de soi.&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
 <pubDate>Thu, 14 Oct 2010 20:09:33 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Maxime Galand</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">735 at https://oic.uqam.ca</guid>
 <comments>https://oic.uqam.ca/fr/conferences/imaginaire-de-lavant-garde-et-creation-contemporaine#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>«Faire son temps». Guy Debord historien de l&#039;avant-garde</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/fr/communications/faire-son-temps-guy-debord-historien-de-lavant-garde</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.7272720336914px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;On sait comment Guy Debord revient, dans son dernier film,&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 12.7272720336914px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;In Girum Imus Nocte et Consumimur Igni&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.7272720336914px; line-height: 1.538em;&quot;&gt; (1978) –«l’histoire de ma vie»–, comme d’ailleurs dans Panégyrique (1989) –texte où il entreprend «aussi froidement que possible» d&#039;écrire «ce que j’ai fait»–, sur l’aventure situationniste alors même que passe et disparaît le rêve révolutionnaire. Au geste, intime, du mémorialiste vieillissant se prenant lui-même pour sujet s’adjoint une ambition pourtant plus large: «l’examen historique, théorie, essai» de «l’assaut» ultime de l’avant-garde et des années passées «le couteau à la main.» Car toute génération passe, «toutes choses ont leur temps» et Debord, mélancolique, s’interroge: où ces passions «ont-elles mené», et comment «vivre des lendemains qui soient dignes d’un si beau début?» En s’efforçant de raconter lui-même «l’appareillage d’une époque pour la froide histoire» l’auteur cherche, bien sûr, à anticiper une mise en récit à venir à laquelle il résiste. Cet effort reste pourtant paradoxal. Car si film et récit s’écrivent après que l’avant-garde a «fait son temps», Debord affirme aussi que «la sagesse ne viendra jamais», suggérant par là qu’un regard retrospectif, à la fin, ne peut en aucun cas être séparé de ce «si beau début.»&amp;nbsp; Comment comprendre cette curieuse position énonciative par laquelle l’avant-garde, sûre de sa dissolution, s’imagine comme objet de mémoire? Si l’enjeu de l’avant-garde, selon Debord, est de «faire son temps» (dans tous les sens du terme), celle-ci reste aussi témoin de ce qui ne passe pas, et s’affirme dans l’évidence d’un éternel retour. Cela, le titre-palindrome du film testamentaire le suggérait déjà: l’histoire de l’avant-garde qui s’écrit peut aussi bien être lue à l’envers, et ramener au (re)commencement. Ainsi Debord pouvait-il affirmer être sans regret: «puisque ne pouvant rien faire d’autre, j’ai certainement fait ce que je devais.»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/sU-qnTf6x60&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; width=&quot;560&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;

&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;fieldset class=&quot;field-group-fieldset group-taxonomie collapsible  form-wrapper&quot; id=&quot;node_evenement_communication_rss_group_taxonomie&quot;&gt;&lt;legend&gt;&lt;span class=&quot;fieldset-legend&quot;&gt;Taxonomie_group&lt;/span&gt;&lt;/legend&gt;&lt;div class=&quot;fieldset-wrapper&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-aires-recherche field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Aires de recherche: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53400&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Archéologie du contemporain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53405&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Penser le contemporain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-contenu field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Courants artistiques: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/374&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;avant-gardisme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/387&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;situationnisme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-epoque field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Période historique: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/100&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;1920-1940&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/101&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;1940-1960&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/102&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;1960-1980&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-fig-imag field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Figures et Imaginaires: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/376&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;progrès&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-genre field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Objets et pratiques culturelles: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/192&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;autobiographie&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-provenance field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Contexte géographique: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/36&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;France&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-savoirs field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Champs disciplinaires: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/47&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;cinéma&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/78&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;littérature&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/fieldset&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-date-evenement field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;date-display-single&quot; property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2010-06-08T00:00:00-04:00&quot;&gt;Mardi 8 Juin 2010&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-evenement field-type-entityreference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Évènement: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Imaginer l&amp;#039;avant-garde aujourd&amp;#039;hui. Enquête sur l&amp;#039;avenir de son histoire&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-type-evenement field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Type d&amp;#039;évènement: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53413&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Colloque&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-resume field-type-text-long field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Teaser: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;On sait comment Guy Debord revient, dans son dernier film,&amp;nbsp;&lt;em&gt;In Girum Imus Nocte et Consumimur Igni&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1978) –«l’histoire de ma vie»–, comme d’ailleurs dans Panégyrique (1989) –texte où il entreprend «aussi froidement que possible» d&#039;écrire «ce que j’ai fait»–, sur l’aventure situationniste alors même que passe et disparaît le rêve révolutionnaire.&lt;/p&gt;

&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-langue-contenu field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Langue du contenu: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53418&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Français&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-poids field-type-number-integer field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Poids: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;140&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-citation-ref field-type-entityreference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/fr/biblio?f%5Bauthor%5D=1068&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Trudel, Éric&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2010. « &lt;a href=&quot;/fr/biblio/faire-son-temps-guy-debord-historien-de-lavant-garde&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;&quot;Faire son temps&quot;. Guy Debord historien de l&#039;avant-garde&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ». Dans le cadre de &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Imaginer l&#039;avant-garde aujourd&#039;hui. Enquête sur l&#039;avenir de son histoire&lt;/span&gt;. Colloque organisé par Figura, Centre de recherche sur le texte et l&#039;imaginaire. Montréal, Université du Québec à Montréal, 8 juin 2010. Document vidéo. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/fr/communications/faire-son-temps-guy-debord-historien-de-lavant-garde&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/fr/communications/faire-son-temps-guy-debord-historien-de-lavant-garde&lt;/a&gt;&amp;gt;. Consulté le 1 mai 2023.&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=%26quot%3BFaire+son+temps%26quot%3B.+Guy+Debord+historien+de+l%26%23039%3Bavant-garde&amp;amp;rft.date=2010&amp;amp;rft.aulast=Trudel&amp;amp;rft.aufirst=%C3%89ric&amp;amp;rft.pub=Figura%2C+Centre+de+recherche+sur+le+texte+et+l%26%23039%3Bimaginaire&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al%2C+Universit%C3%A9+du+Qu%C3%A9bec+%C3%A0+Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-node-id field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Node ID: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;675&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-field-citation-ref-compute field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document (Computed): &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-authors&amp;quot; &amp;gt;Trudel, Éric&amp;lt;/span&amp;gt;. 2010. « &amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-title&amp;quot; &amp;gt;&amp;quot;Faire son temps&amp;quot;. Guy Debord historien de l&amp;#039;avant-garde&amp;lt;/span&amp;gt; ». Dans le cadre de &amp;lt;span  style=&amp;quot;font-style: italic;&amp;quot;&amp;gt;Imaginer l&amp;#039;avant-garde aujourd&amp;#039;hui. Enquête sur l&amp;#039;avenir de son histoire&amp;lt;/span&amp;gt;. Colloque organisé par Figura, Centre de recherche sur le texte et l&amp;#039;imaginaire. Montréal, Université du Québec à Montréal, 8 juin 2010. Document vidéo. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;amp;lt;https://oic.uqam.ca/fr/communications/faire-son-temps-guy-debord-historien-de-lavant-garde&amp;amp;gt;. &amp;lt;span class=&amp;quot;Z3988&amp;quot; title=&amp;quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;amp;rft.title=%26quot%3BFaire+son+temps%26quot%3B.+Guy+Debord+historien+de+l%26%23039%3Bavant-garde&amp;amp;amp;rft.date=2010&amp;amp;amp;rft.aulast=Trudel&amp;amp;amp;rft.aufirst=%C3%89ric&amp;amp;amp;rft.pub=Figura%2C+Centre+de+recherche+sur+le+texte+et+l%26%23039%3Bimaginaire&amp;amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al%2C+Universit%C3%A9+du+Qu%C3%A9bec+%C3%A0+Montr%C3%A9al&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
 <pubDate>Sat, 04 Sep 2010 20:31:23 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Anonyme</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">675 at https://oic.uqam.ca</guid>
 <comments>https://oic.uqam.ca/fr/communications/faire-son-temps-guy-debord-historien-de-lavant-garde#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>L&#039;Internationale Situationniste entre avant-garde artistique et avant-garde politique</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/fr/communications/linternationale-situationniste-entre-avant-garde-artistique-et-avant-garde-politique</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;Le concept d’avant-garde résulte de l’application d’un terme militaire à deux domaines distincts: l’art, où il signifie une forme de recherche et d’innovation opposée à l’académisme, et la politique, où il désigne un groupe qui défend des positions avancées par rapport au reste du corps politique. Les situationnistes possèdent la double originalité d’avoir progressivement glissé, au cours des années 1960, de l’un à l’autre de ces deux domaines (en refusant leur séparation) et d’avoir accompagné ce glissement d’un discours théorique sur le statut des avant-gardes comme entités provisoires vouées à être dépassées. Issus pour la plupart de l’Internationale Lettriste, les membres de l’Internationale Situationniste s’orientent vers l’agitation sociale et politique, au travers notamment de la participation de Guy Debord au groupe Socialisme ou Barbarie, au point que l’essentiel de leur discours finit par tourner autour des révoltes sociales et du communisme de conseil. Après Mai 68, qui marque à la fois le point culminant de l’audience du groupe et le point de départ de la crise qui va le faire disparaître, Guy Debord énonce que les avant-gardes n’ont de sens que dans des périodes qui ont vu disparaître le projet révolutionnaire, de sorte que la renaissance de ce dernier signifie aussi la fin des avant-gardes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/rs5UVsp4FH0&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; width=&quot;560&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;

&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;fieldset class=&quot;field-group-fieldset group-taxonomie collapsible  form-wrapper&quot; id=&quot;node_evenement_communication_rss_group_taxonomie&quot;&gt;&lt;legend&gt;&lt;span class=&quot;fieldset-legend&quot;&gt;Taxonomie_group&lt;/span&gt;&lt;/legend&gt;&lt;div class=&quot;fieldset-wrapper&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-aires-recherche field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Aires de recherche: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53400&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Archéologie du contemporain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53399&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Enjeux artistiques contemporains&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53405&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Penser le contemporain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-contenu field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Courants artistiques: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/374&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;avant-gardisme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/387&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;situationnisme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-epoque field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Période historique: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/101&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;1940-1960&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/102&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;1960-1980&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-fig-imag field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Figures et Imaginaires: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/376&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;progrès&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/250&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;révolution&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-provenance field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Contexte géographique: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/36&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;France&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-savoirs field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Champs disciplinaires: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/55&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;arts&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/78&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;littérature&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/350&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;politique&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/fieldset&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-date-evenement field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;date-display-single&quot; property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2010-06-08T00:00:00-04:00&quot;&gt;Mardi 8 Juin 2010&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-evenement field-type-entityreference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Évènement: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Imaginer l&amp;#039;avant-garde aujourd&amp;#039;hui. Enquête sur l&amp;#039;avenir de son histoire&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-type-evenement field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Type d&amp;#039;évènement: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53413&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Colloque&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-resume field-type-text-long field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Teaser: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Le concept d’avant-garde résulte de l’application d’un terme militaire à deux domaines distincts: l’art, où il signifie une forme de recherche et d’innovation opposée à l’académisme, et la politique, où il désigne un groupe qui défend des positions avancées par rapport au reste du corps politique. Les situationnistes possèdent la double originalité d’avoir progressivement glissé, au cours des années 1960, de l’un à l’autre de ces deux domaines (en refusant leur séparation) et d’avoir accompagné ce glissement d’un discours théorique sur le statut des avant-gardes comme entités provisoires vouées à être dépassées.&lt;/p&gt;

&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-langue-contenu field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Langue du contenu: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53418&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Français&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-poids field-type-number-integer field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Poids: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;130&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-citation-ref field-type-entityreference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/fr/biblio?f%5Bauthor%5D=1067&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Angaut, Jean-Christophe&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2010. « &lt;a href=&quot;/fr/biblio/linternationale-situationniste-entre-avant-garde-artistique-et-avant-garde-politique&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;L&#039;Internationale Situationniste entre avant-garde artistique et avant-garde politique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ». Dans le cadre de &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Imaginer l&#039;avant-garde aujourd&#039;hui. Enquête sur l&#039;avenir de son histoire&lt;/span&gt;. Colloque organisé par Figura, Centre de recherche sur le texte et l&#039;imaginaire. Montréal, Université du Québec à Montréal, 8 juin 2010. Document vidéo. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/fr/communications/linternationale-situationniste-entre-avant-garde-artistique-et-avant-garde-politique&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/fr/communications/linternationale-situationniste-entre-avant-garde-artistique-et-avant-garde-politique&lt;/a&gt;&amp;gt;. Consulté le 1 mai 2023.&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=L%26%23039%3BInternationale+Situationniste+entre+avant-garde+artistique+et+avant-garde+politique&amp;amp;rft.date=2010&amp;amp;rft.aulast=Angaut&amp;amp;rft.aufirst=Jean-Christophe&amp;amp;rft.pub=Figura%2C+Centre+de+recherche+sur+le+texte+et+l%26%23039%3Bimaginaire&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al%2C+Universit%C3%A9+du+Qu%C3%A9bec+%C3%A0+Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-node-id field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Node ID: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;673&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-field-citation-ref-compute field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document (Computed): &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-authors&amp;quot; &amp;gt;Angaut, Jean-Christophe&amp;lt;/span&amp;gt;. 2010. « &amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-title&amp;quot; &amp;gt;L&amp;#039;Internationale Situationniste entre avant-garde artistique et avant-garde politique&amp;lt;/span&amp;gt; ». Dans le cadre de &amp;lt;span  style=&amp;quot;font-style: italic;&amp;quot;&amp;gt;Imaginer l&amp;#039;avant-garde aujourd&amp;#039;hui. Enquête sur l&amp;#039;avenir de son histoire&amp;lt;/span&amp;gt;. Colloque organisé par Figura, Centre de recherche sur le texte et l&amp;#039;imaginaire. Montréal, Université du Québec à Montréal, 8 juin 2010. Document vidéo. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;amp;lt;https://oic.uqam.ca/fr/communications/linternationale-situationniste-entre-avant-garde-artistique-et-avant-garde-politique&amp;amp;gt;. &amp;lt;span class=&amp;quot;Z3988&amp;quot; title=&amp;quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;amp;rft.title=L%26%23039%3BInternationale+Situationniste+entre+avant-garde+artistique+et+avant-garde+politique&amp;amp;amp;rft.date=2010&amp;amp;amp;rft.aulast=Angaut&amp;amp;amp;rft.aufirst=Jean-Christophe&amp;amp;amp;rft.pub=Figura%2C+Centre+de+recherche+sur+le+texte+et+l%26%23039%3Bimaginaire&amp;amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al%2C+Universit%C3%A9+du+Qu%C3%A9bec+%C3%A0+Montr%C3%A9al&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
 <pubDate>Mon, 30 Aug 2010 20:28:48 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Anonyme</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">673 at https://oic.uqam.ca</guid>
 <comments>https://oic.uqam.ca/fr/communications/linternationale-situationniste-entre-avant-garde-artistique-et-avant-garde-politique#comments</comments>
</item>
<item>
 <title>Le mythe du futurisme</title>
 <link>https://oic.uqam.ca/fr/communications/le-mythe-du-futurisme</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;L’avant-garde, dans l’imaginaire contemporain, se voit réduite pour l’essentiel à deux choses. D’une part,&amp;nbsp;on la confond avec une esthétique historiquement marquée –le &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;style&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt; «avant-garde». D’autre part, on l’associe à une &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;philosophie de l’histoire&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;, exaltante mais aujourd’hui dépassée, marquée par une confiance absolue en l’avenir, en le progrès –en d’autres mots, une philosophie &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;futuriste&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;. C’est ainsi qu’à notre époque qui se veut lucide, l’œuvre des avant-gardes artistiques est devenue un véhicule de nostalgie, de cette nostalgie collective d’un «avenir radieux» désormais relégué au passé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;L’examen de la production des avant-gardes historiques vient toutefois mettre en relief certains aspects problématiques de cet imaginaire collectif. Aussi, en partant de quelques-uns des concepts-clés associés à des mouvements d’avant-garde aussi emblématiques que dada ou le mal-nommé futurisme russe –celui de «fuite hors du temps», dont Hugo Ball a fait le titre de son journal, ou encore celui de «mondalenvers», récurrent chez les futuristes russes, –je défends la thèse que la conception «futuriste» de l’histoire est à peu près étrangère aux fondements philosophiques de ces mouvements. En effet, au lieu de faire ressurgir les lieux communs que l’on associe habituellement aux avant-gardes– leur soi-disant appétit de destruction, leur volonté d’en finir avec les morts, leur éternelle course en avant–, ces concepts et les textes dans lesquels ils sont introduits traduisent une volonté d’aller &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;contre&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt; le cours du temps, voire même une méfiance fondamentale à l’égard de celui-ci et de son caractère destructeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;Pour&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;dire les choses autrement, ce qui ressort de l’analyse de ces concepts, c’est l’étonnante proximité entre la vision de l’histoire de certains acteurs majeurs de l’avant-garde et celle qui domine à &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;notre&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt; époque, dont François Hartog, dans &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;Régimes d’historicité&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.0080003738403px; line-height: 1.538em;&quot;&gt;, a bien mis en relief la nature fondamentalement «présentiste». Est-ce donc dire que ce que nous percevons comme l’un des principaux obstacles à simplement envisager la possibilité d’une avant-garde aujourd’hui –l’inactualité de sa philosophie de l’histoire– ne repose sur rien?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/ZQYwVzi0veA&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; width=&quot;560&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;

&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;fieldset class=&quot;field-group-fieldset group-taxonomie collapsible  form-wrapper&quot; id=&quot;node_evenement_communication_rss_group_taxonomie&quot;&gt;&lt;legend&gt;&lt;span class=&quot;fieldset-legend&quot;&gt;Taxonomie_group&lt;/span&gt;&lt;/legend&gt;&lt;div class=&quot;fieldset-wrapper&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-aires-recherche field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Aires de recherche: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53400&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Archéologie du contemporain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53402&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Imaginaire de la création&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53405&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Penser le contemporain&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-contenu field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Courants artistiques: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/374&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;avant-gardisme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/372&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;dadaïsme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/384&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;futurisme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-epoque field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Période historique: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/97&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;XXe siècle&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/98&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;2000-2010&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-fig-imag field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Figures et Imaginaires: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/376&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;progrès&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-genre field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Objets et pratiques culturelles: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/51&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;peinture&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-problematiques field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Problématiques: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/280&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;intemporalité&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/385&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;présentisme&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-provenance field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Contexte géographique: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/30&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Allemagne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-taxonomie-savoirs field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Champs disciplinaires: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/78&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;littérature&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/fieldset&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-date-evenement field-type-datetime field-label-hidden&quot;&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;date-display-single&quot; property=&quot;dc:date&quot; datatype=&quot;xsd:dateTime&quot; content=&quot;2010-06-08T00:00:00-04:00&quot;&gt;Mardi 8 Juin 2010&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-evenement field-type-entityreference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Évènement: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Imaginer l&amp;#039;avant-garde aujourd&amp;#039;hui. Enquête sur l&amp;#039;avenir de son histoire&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-type-evenement field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Type d&amp;#039;évènement: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53413&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Colloque&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-resume field-type-text-long field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Teaser: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;L’avant-garde, dans l’imaginaire contemporain, se voit réduite pour l’essentiel à deux choses. D’une part,&amp;nbsp;on la confond avec une esthétique historiquement marquée –le&amp;nbsp;&lt;em&gt;style&lt;/em&gt;&amp;nbsp;«avant-garde». D’autre part, on l’associe à une&amp;nbsp;&lt;em&gt;philosophie de l’histoire&lt;/em&gt;, exaltante mais aujourd’hui dépassée, marquée par une confiance absolue en l’avenir, en le progrès –en d’autres mots, une philosophie&amp;nbsp;&lt;em&gt;futuriste&lt;/em&gt;. C’est ainsi qu’à notre époque qui se veut lucide, l’œuvre des avant-gardes artistiques est devenue un véhicule de nostalgie, de cette nostalgie collective d’un «avenir radieux» désormais relégué au passé.&lt;/p&gt;

&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-langue-contenu field-type-taxonomy-term-reference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Langue du contenu: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/fr/taxonomy/term/53418&quot; typeof=&quot;skos:Concept&quot; property=&quot;rdfs:label skos:prefLabel&quot;&gt;Français&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-poids field-type-number-integer field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Poids: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;80&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-citation-ref field-type-entityreference field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-authors&quot; &gt;&lt;a href=&quot;/fr/biblio?f%5Bauthor%5D=1053&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Cloutier, Geneviève&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. 2010. « &lt;a href=&quot;/fr/biblio/le-mythe-du-futurisme&quot;&gt;&lt;span class=&quot;biblio-title&quot; &gt;Le mythe du futurisme&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ». Dans le cadre de &lt;span  style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Imaginer l&#039;avant-garde aujourd&#039;hui. Enquête sur l&#039;avenir de son histoire&lt;/span&gt;. Colloque organisé par Figura, Centre de recherche sur le texte et l&#039;imaginaire. Montréal, Université du Québec à Montréal, 8 juin 2010. Document vidéo. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;lt;&lt;a href=&quot;https://oic.uqam.ca/fr/communications/le-mythe-du-futurisme&quot;&gt;https://oic.uqam.ca/fr/communications/le-mythe-du-futurisme&lt;/a&gt;&amp;gt;. Consulté le 1 mai 2023.&lt;span class=&quot;Z3988&quot; title=&quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;rft.title=Le+mythe+du+futurisme&amp;amp;rft.date=2010&amp;amp;rft.aulast=Cloutier&amp;amp;rft.aufirst=Genevi%C3%A8ve&amp;amp;rft.pub=Figura%2C+Centre+de+recherche+sur+le+texte+et+l%26%23039%3Bimaginaire&amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al%2C+Universit%C3%A9+du+Qu%C3%A9bec+%C3%A0+Montr%C3%A9al&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-node-id field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Node ID: &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;665&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;field field-name-field-field-citation-ref-compute field-type-computed field-label-above&quot;&gt;
      &lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Pour citer ce document (Computed): &lt;/div&gt;
    &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;
          &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-authors&amp;quot; &amp;gt;Cloutier, Geneviève&amp;lt;/span&amp;gt;. 2010. « &amp;lt;span class=&amp;quot;biblio-title&amp;quot; &amp;gt;Le mythe du futurisme&amp;lt;/span&amp;gt; ». Dans le cadre de &amp;lt;span  style=&amp;quot;font-style: italic;&amp;quot;&amp;gt;Imaginer l&amp;#039;avant-garde aujourd&amp;#039;hui. Enquête sur l&amp;#039;avenir de son histoire&amp;lt;/span&amp;gt;. Colloque organisé par Figura, Centre de recherche sur le texte et l&amp;#039;imaginaire. Montréal, Université du Québec à Montréal, 8 juin 2010. Document vidéo. En ligne sur le site de l’Observatoire de l’imaginaire contemporain. &amp;amp;lt;https://oic.uqam.ca/fr/communications/le-mythe-du-futurisme&amp;amp;gt;. &amp;lt;span class=&amp;quot;Z3988&amp;quot; title=&amp;quot;ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Adc&amp;amp;amp;rft.title=Le+mythe+du+futurisme&amp;amp;amp;rft.date=2010&amp;amp;amp;rft.aulast=Cloutier&amp;amp;amp;rft.aufirst=Genevi%C3%A8ve&amp;amp;amp;rft.pub=Figura%2C+Centre+de+recherche+sur+le+texte+et+l%26%23039%3Bimaginaire&amp;amp;amp;rft.place=Montr%C3%A9al%2C+Universit%C3%A9+du+Qu%C3%A9bec+%C3%A0+Montr%C3%A9al&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;/div&gt;
      &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
 <pubDate>Mon, 30 Aug 2010 20:18:26 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Anonyme</dc:creator>
 <guid isPermaLink="false">665 at https://oic.uqam.ca</guid>
 <comments>https://oic.uqam.ca/fr/communications/le-mythe-du-futurisme#comments</comments>
</item>
</channel>
</rss>
