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 <title>Pop en Stock - Policier</title>
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 <title>De l’influence des mouvements littéraires et artistiques sur les suites et variations données aux aventures et personnages de Sherlock Holmes</title>
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 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-dossier field-type-entityreference field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/dossier/sherlock-holmes-suites-et-variations&quot;&gt;Sherlock Holmes: suites et variations&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-title-field field-type-text field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;h1&gt;De l’influence des mouvements littéraires et artistiques sur les suites et variations données aux aventures et personnages de Sherlock Holmes&lt;/h1&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-soumis-par field-type-computed field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Soumis par &lt;a href=&quot;/individu/marie-odile-ogier-fares&quot;&gt;Marie-Odile Ogier-Fares&lt;/a&gt; le 17/09/2015&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-categories field-type-computed field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Catégories: &lt;a href=&quot;/categorie/themes-et-concepts/culture-geek&quot;&gt;Culture Geek&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/themes-et-concepts/fiction&quot;&gt;Fiction&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/medias/cinema&quot;&gt;Cinéma&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/medias/litterature&quot; class=&quot;active&quot;&gt;Littérature&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/medias/television&quot;&gt;Télévision&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/genres/policier/whodunit&quot;&gt;Whodunit&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/genres/policier&quot;&gt;Policier&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sherlock Holmes cartésien ou Sherlock Holmes schizophrénique (Grenier-Millette, 2013); Watson simple faire-valoir ou indéfectible ami nécessaire à l’action; le Londres moderne et sociologiquement organisé, ou le Londres fantasmé des bas-fonds et des milieux mêlés: l’écart entre les représentations des personnages et l’atmosphère du récit est considérable dans les différentes adaptations des récits de Conan Doyle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À travers trois types de productions différentes –roman contemporain, film et série télévisée–, nous pouvons mesurer l’écart de variation des suites données aux aventures du célèbre détective, par l’étude des influences littéraires –au sens de mouvement litttéraire et artistique– qui sous-tendent ces suites, ainsi que du type de lectorat ou de public visé. Trois œuvres permettent de mettre en place cette analyse comparative: le roman &lt;em&gt;Le testament de Sherlock Holmes&lt;/em&gt; de Bob Garcia; le film, &lt;em&gt;Sherlock Holmes&lt;/em&gt;, thriller de Guy Ritchie&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_z28cjmt&quot; title=&quot;Le film est écrit par Mike Johnson, Anthony Peckham et Simon Kinberg et il est adapté du comic book jamais publié de Lionel Wigram&quot; href=&quot;#footnote1_z28cjmt&quot;&gt;1&lt;/a&gt;, et la série télévisée à succès, &lt;em&gt;Sherlock, &lt;/em&gt;série britannique créée par Steven Moffat et Mark Gatiss&lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref2_00fmdhy&quot; title=&quot;Avec Benedict Cumberbatch, Martin Freeman. La série est diffusée par BBC.&quot; href=&quot;#footnote2_00fmdhy&quot;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le motif récurrent qui relie ces trois types de productions contemporaines est lié à l’intrigue: il s’agit du motif de la disparition/réapparition du héros, de sa mort supposée et de sa réapparition espérée. Le cas se produit de manière évidente avec le roman de Bob Garcia, puisqu’en le refermant, tel Watson, le lecteur ne peut s’empêcher d’espérer le retour du personnage, alors même qu’aucun élément du récit ne vient confirmer cet espoir. L’espoir est alors entièrement lié à l’ethos du héros qui, comme cela se produit dans les œuvres de Conan Doyle, a l’habitude de disparaître, quitte à se faire passer pour mort dans l’intérêt de l’enquête en cours, pour ensuite réapparaître. On en trouve un exemple typique dans &lt;em&gt;Le chien des Baskerville&lt;/em&gt;. Dans le roman de Bob Garcia, la culture holmésienne du lecteur joue à plein sur les hypothèses de lecture, mais laisse néanmoins le lecteur plongé dans un sentiment d’abandon et d’incertitude, comme pris dans un deuil qu’il ne peut faire puisque le disparu n’est pas déclaré mort, le corps n’ayant pas été retrouvé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les œuvres audiovisuelles, à l’inverse, le motif de la disparition/réapparition n’est pas teinté de deuil ou d’angoisse, il est certes lié à l’intrigue traditionnelle holmésienne, mais également au type de support et à l’influence littéraire qui caractérise chacune des deux productions. Ainsi, dans le film &lt;em&gt;Sherlock Holmes&lt;/em&gt; et sa suite &lt;em&gt;Sherlock Holmes: A Game of Shadows&lt;/em&gt;, lorsque l’on croit le héros mort, c’est de manière anecdotique et ponctuelle, pour contribuer à l’esthétique baroque et orientalisante du film à rebondissements. Dans le premier film, le motif de la disparition/réapparition est en fait transféré au personnage du «méchant», lord Blackwood, qui meurt puis ressuscite, ou plus exactement met en scène sa disparition puis sa réapparition de manière à servir un projet d’envergure, une manipulation des foules. Ce qui, initialement, correspond à la manipulation par Holmes de quelques individus liés à l’intrigue, et à celle des lecteurs par Conan Doyle, est ici envisagé dans une démarche politique et médiatique plus large. On constate alors l’extension d’un motif traditionnel à d’autres types de personnages que le héros détective. L’effet est également inversé, puisqu’au lieu de créer le sentiment de deuil et d’empathie, on entre dans le règne de l’effroi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la série &lt;em&gt;Sherlock&lt;/em&gt;, enfin, il s’agit d’assurer l’attente des épisodes suivants, ce qui est le propre des séries, qu’elles soient écrites dans les journaux au XIX&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle ou regardées à la télévision ou sur internet de nos jours. Il s’agit également de participer à la construction psychologique du personnage considéré comme froidement indifférent à la souffrance affective qu’il peut causer chez ses proches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-delà de ce motif récurrent, il existe trois tendances littéraires et esthétiques très distinctes dans ces productions, tendances qui déterminent un certain type de lecteurs-spectateurs sans pour autant que ces types soient exclusifs, puisqu’un même lecteur-spectateur peut apprécier les trois tendances quoique différentes. Ces trois tendances ont d’ailleurs pour caractéristique de mêler l’influence européenne, celle de la vieille Europe, du baroque du XVII&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle au Romantisme du XIX&lt;sup&gt;ème &lt;/sup&gt;siècle, à l’influence américaine, des Marvel de 1950 aux thrillers les plus récents. Si l’on s’en tient au jugement de Thomas Narcejac (Boileau-Narcejac, 1975-1994) dans son «Avertissement au lecteur», le roman policier &lt;em&gt;stricto sensu&lt;/em&gt; se dénature dès lors qu’on évolue vers le polar qui inclut le thriller, puisque «dès qu’on abandonne l’énigme exactement construite  pour le puzzle ou, pire encore, l’imbroglio, dès qu’on remplace par conséquent la rigueur par le tâtonnement, il n’y a plus de détective. Reste un tâcheron de l’enquête qui, au lieu de progresser d’une manière nécessaire vers la vérité, ne la rencontre finalement que par hasard.» On notera la différence, dans les suites et variations sur les récits de Sherlock Holmes, entre l’enquête qui garde sa rigueur logique, comme celles que l’on retrouve dans la série &lt;em&gt;Sherlock&lt;/em&gt;, et l’enquête qui, quoique s’appuyant sur un brillant esprit cartésien, ne nous offre que très peu la possibilité de suivre les cheminements de la pensée, ou de tenter de participer à l’enquête, dont les méandres logiques sont placés au second plan d’un récit à rebondissement dans lequel l’action occupe le premier plan, comme c’est le cas dans les deux films de Guy Ritchie. Nous y trouvons certes des moments de «synthèse» qui permettent au spectateur de revenir en arrière et d’expliquer certains passages obscurs, tels la reconstitution des recherches scientifiques du nain dans le premier film, &lt;em&gt;Sherlock Holmes&lt;/em&gt;, ou l’explication rationnelle de la mort simulée et de l’enterrement factice, et par conséquent de la fausse résurrection de lord Blackwood. Mais au lieu de considérer ces variations comme des appauvrissements en termes de qualité d’intrigue, nous proposons de les analyser en termes d’influence littéraires et artistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le roman de Bob Garcia, roman noir de type thriller, on note à la fois l’héritage récent du thriller à l’américaine, plongeant le lecteur dans l’horreur, mais également l’influence plus ancienne du roman gothique, issu du romantisme fantastique torturé du XIX&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, mêlant sombres machinations, moines fous, fantômes et abbayes en ruines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l’inverse, les films &lt;em&gt;Sherlock Holmes&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Sherlock Holmes: A Game of Shadows&lt;/em&gt; relèvent du baroque, mêlant les genres et les époques, avec une forte tendance à la profusion, au caléidoscope, et une influence des films asiatiques de karaté (cf. la scène de combat contre un chinois notamment), ainsi qu’une esthétique de toute évidence orientalisante. Bertrand Gibert (Gibert, 1997) caractérise le baroque littéraire par les plaisirs de la variété dans le domaine esthétique, comprenant bigarrures, diversité, ondes et reflets, métamorphoses, mais également portraits de dieux et d’idées allégorisées, emblèmes et devises, ainsi que dans l’ordre du roman, aventures héroïques et fantaisies. Tous éléments que l’on retrouve à la fois dans la mouvance et les déguisements de Sherlock Holmes, la traversée d’un cirque lorsque le détective file Irène Adler, la représentation allégorique des gentils et des méchants, mais également dans les rebondissements de l’action, sans compter les méandres de l’esprit analytique du détective ou de l’esprit démoniaque du méchant Blackwood associés à l’élément aquatique dont on relève la forte présence dans le film, puisque la Tamise de Londres est le lieu clef de la machination visant la chambre des Lords, de même que l’eau est l’élément mortifère dans le meurtre du père de lord Blackwood dans sa baignoire. Comme le relève Florent Favard, «l’un des principaux attraits du canon holmésien est sa description sans fard du Londres victorien. &lt;em&gt;Sherlock &lt;/em&gt;en joue, de même, en explorant tantôt les égouts et les tunnels du métro, tantôt les trajets des taxis londoniens, des trains en périphérie, quand ce ne sont pas les squats, les musées, voire les hauteurs». Marion François ajoute que ces clichés constitutifs du genre du roman policier ne l’appauvrissent pas forcément, mais permettent de fantasmer certains éléments du récit et favorisent ainsi les suites et variations: «la ville du polar correspond moins à une ville réelle qu’à une cité fantasmée, dont le lecteur retrouve les caractéristiques fixes de roman en roman: rues désertes, nuit, fleuves, canaux, terrains vagues, usines désaffectées, hôtels miteux, composent ce paysage littéraire de villes codées» (François, 2009). On note que l’action du premier des deux films commence dans un cadre gothique noir, messes noires la nuit, éclairées aux flambeaux, sinistre corbeau. La référence à l’opéra «Don Giovanni» vient compléter cette influence du romantisme ainsi que le motif de la pendaison et du cimetière. Outre ces influences baroque et romantique, la survalorisation de l’action au détriment de la complexité de l’intrigue transforme Sherlock en sorte de super héros s’inspirant des Timely Comics puis des Marvel dont le succès est d’actualité mais qui s’imposent en contexte historique de 1939 à 1950, pendant la guerre et l’après-guerre, puis dans le contexte de la guerre froide opposant les Etats-Unis à l’URSS, visant à simplifier la perception des forces en présence en présentant une vision bipolaire du monde. Pour reprendre le propos d’Adrien Thet sur l’évolution du roman policier, on note que la fin de la Seconde Guerre Mondiale marque le début du polar qui sup­plante le «roman-pro­blème», et ne met­ plus en scène le dénoue­ment d’une énigme, mais la vio­lence de l’acte cri­mi­nel et du monde. Ce phénomène recoupe l’analyse de Todorov dans &lt;em&gt;Poétique de la Prose&lt;/em&gt;: «ce n’est plus un crime anté­rieur au moment du récit qu’on nous relate, le récit coïn­cide avec l’action.». C’est pourquoi, dans le film «Sherlock Holmes», les crimes ne sont pas tous antérieurs, en analepse, ou en ellipse narrative – même si celui du nain l’est de toute évidence – mais la plupart sont “vus” en “temps réel”, le récit coïncidant avec l’action, comme l’explique Todorov. C’est le cas du meurtre du père de lord Blackwood par ce dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la série télévisée &lt;em&gt;Sherlock&lt;/em&gt;, sous l’influence des Lumières, expose une survalorisation de la raison et une fascination pour le raisonnement et l’intelligence, sur fond de culture large et hétéroclite. Toute l’intrigue tourne autour de la personnalité de Sherlock, disséquée, analysée (à la différence du Sherlock Holmes de Conan Doyle qui reste un mystère, l’objet de l’intrigue étant la manipulation du lecteur): elle devient l’objet central du récit. Il y a également réinterprétation et revalorisation de Watson, qui n’est plus un simple faire-valoir de l’intelligence de Sherlock mais également un autre pôle de la perception/appréhension du monde: le sensible et la morale opposés à la raison pure. On trouve aussi une réinterprétation du frère de Sherlock qui représente une troisième forme d’appréhension du monde, une anomalie de sur-intelligence qui tire les fils de la diplomatie et du pouvoir, sorte de démiurge surplombant tout. Donc une forme d’apologue, avec représentation allégorique de trois états de pensée: sensibilité et moralité / intelligence et raison / raison pure. Cette étude et cette fascination  pour l’intelligence, le «QI», sont propres à notre époque, qui en relève les supériorités et les handicaps (inadaptation sociale, solitude). La répartition des rôles en trois personnages principaux, voire quatre si l’on inclut l’épouse de Watson, création très intéressante et très innovante dans son intégration active à l’enquête, donne à voir trois à quatre modèles de psychologie et de conception du monde. On note alors la forte influence de la psychanalyse, qui s’accentue depuis la fin XIX&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les lecteurs-spectateurs peuvent trouver dans les suites ou variations sur Sherlock Holmes de quoi combler leurs attentes, avec des préférences allant du thriller privilégiant la création d’une atmosphère, au récit d’action valorisant le super héros pour aboutir à la mise en valeur de l’intellect et des capacités cognitives et analytiques. Ces tendances sont reprises dans les bandes dessinées mettant en scène le grand détective. En effet, dans la nouvelle &lt;em&gt;Sherlock Holmes et les Vampires de Londres,&lt;/em&gt; une série de bandes dessinées en deux tomes scénarisée par Sylvain Cordurié et dessinée par Laci, la variation, tout en s’appuyant sur un récit originel de Conan Doyle, &lt;em&gt;Le Vampire du Sussex&lt;/em&gt;, inverse l’esthétique et l’idéologie de Conan Doyle en proposant des vampires &lt;em&gt;réels&lt;/em&gt;, accréditant le fantastique, et mêlant cette accréditation à des analyses scientifiques concernant le dosage de drogue que peut prendre un vampire, alors que la démarche de Conan Doyle part d’un apparent fantastique pour le discréditer par un réel scientifique puisque la femme accusée de vampirisme à l’encontre de son bébé s’avère être une mère qui aspire le poison injecté à son enfant pour le sauver. Le graphisme torturé relève de l’esthétique romantique précédemment évoquée. Dans &lt;em&gt;L’ultime défi de Sherlock Holmes&lt;/em&gt;, bande dessinée de Stomboni et Cotte, l’aspect torturé et schyzophrénique du personnage produit une intrigue complexe mêlant les personnages mythiques de Sherloch Holmes et de Jack l’éventreur dans une série de rebondissements extrêmement rapides, et si l’on est certes dans la veine du thriller, la fascination pour la rapidité de raisonnement mais également d’action qui caractérisent Holmes rappellent le détective mis en scène dans la série &lt;em&gt;Sherlock&lt;/em&gt;, lors de sa confrontation avec Moriarty, son double diabolique. Dans l’intégrale, &lt;em&gt;La preuve par trois&lt;/em&gt;, qui réunit trois aventures de Sherlock Holmes (&lt;em&gt;L’étoile sanglante&lt;/em&gt;,  &lt;em&gt;La folie du colonel Warburton&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;L’ombre de Menephta&lt;/em&gt;) avec un scénario de Jean-Pierre Croquet, à l’inverse, la dominante rationnelle s’impose, l’analyse est rigoureuse et le graphisme ferme et très réaliste se rapprochant de l’idéologie des Lumières, mais affichant un exotisme propre au colonialisme de l’Angleterre victorienne et créant une atmosphère orientalisante teintée de baroque. Ces trois tendances sont certes inscrites dans l’esthétique contemporaine, mais également marquées par les influences de mouvements littéraires et artistiques passés, du baroque au romantisme en passant par les Lumières.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BOILEAU-NARCEJAC, &lt;em&gt;Le roman policier&lt;/em&gt;, 1975 – 1994, Quadrige: PUF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONAN DOYLE Arthur, &lt;em&gt;Le chien des Baskerville&lt;/em&gt;, 1901-1967 (Le Livre de poche).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONAN DOYLE Arthur, &lt;em&gt;Le Vampire du Sussex&lt;/em&gt;,  in &lt;em&gt;Strand Magazine&lt;/em&gt;, 1924 – Le Livre de poche, 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CORDURIE, LACI, &lt;em&gt;Sherlock Holmes et les Vampires de Londres&lt;/em&gt;, Soleil Productions, coll. «1800», 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DIBDIN, Michael, &lt;em&gt;L’ultime défi de Sherlock Holmes&lt;/em&gt;, Paris, Rivages: Payot, 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FAVARD, Florent, «Sherlock vs Sherlock», &lt;a href=&quot;http://www.lintermede.com/serie-sherlock-elementary-holmes-analyse-comparative-cbs-bbc.php&quot;&gt;http://www.lintermede.com/serie-sherlock-elementary-holmes-analyse-comparative-cbs-bbc.php&lt;/a&gt; (consulté le 10/08/2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GIBERT, Bertrand, &lt;em&gt;Le baroque littéraire français&lt;/em&gt;, Armand Colin, Paris, 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GRENIER-MILLETTE, Sarah, «Délire schizophrénique du double manichéen», revue en ligne &lt;em&gt;Pop-en-stock&lt;/em&gt;, 2015. &lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://popenstock.ca/dossier/article/delire-schizophrenique-du-double-manicheen&quot;&gt;http://popenstock.ca/dossier/article/delire-schizophrenique-du-double-manicheen&lt;/a&gt; &lt;/u&gt;(consulté le 10/08/2015)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FRANCOIS, Marion, «Le stéréotype dans le roman policier», &lt;em&gt;Cahiers de Narratologie&lt;/em&gt; [En ligne], 17 | 2009, mis en ligne le 22 décembre 2009, consulté le 12 août 2015. URL: &lt;a href=&quot;http://narratologie.revues.org/1095&quot;&gt;http://narratologie.revues.org/1095&lt;/a&gt; (consulté le 10/08/2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LITS, Marc, &lt;em&gt;Le roman policier, introduction à la théorie et à l’histoire d’un genre littéraire&lt;/em&gt;, Liège: Editions du CEFAL, 1999.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THET, Adrien, “Littérature policière et littérature contemporaine”, Atelier “Ecriture contemporaines”, ENS Lyon, &lt;a href=&quot;http://ecrit-cont.ens-lyon.fr/spip.php?rubrique53&quot;&gt;http://ecrit-cont.ens-lyon.fr/spip.php?rubrique53&lt;/a&gt; (consulté le 10/08/2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TODOROV, Tzvetan, &lt;em&gt;Poétique de la prose&lt;/em&gt;, Paris, Seuil, coll. «Points essais», 1980.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_z28cjmt&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_z28cjmt&quot;&gt;1.&lt;/a&gt; Le film est écrit par Mike Johnson, Anthony Peckham et Simon Kinberg et il est adapté du &lt;em&gt;comic book&lt;/em&gt; jamais publié de Lionel Wigram&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote2_00fmdhy&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref2_00fmdhy&quot;&gt;2.&lt;/a&gt; Avec Benedict Cumberbatch, Martin Freeman. La série est diffusée par BBC.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Thu, 17 Sep 2015 19:06:01 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Sarah Grenier-Millette</dc:creator>
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 <title>Fringe</title>
 <link>https://popenstock.aegir.nt2.uqam.ca/podcast/fringe</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Elaine Després, Florent Favard et Hélène Machinal reviennent ensemble sur la série «Fringe» de J. J. Abrams, Alex Kurtzman et Roberto Orci, qui a été diffusée sur la chaîne Fox de 2008 à 2013. Ils discutent notamment de complexité narrative des séries contemporaines, du motif de la transgression et des représentations de la science et des savants fous. Ils se questionnent également sur les différents enjeux de genre, mais aussi du traitement des corps souvent brutalisés que met en scène la série. Le «body horror» y est-il simplement un simple spectacle ou problématise-t-il la dualité corps/esprit?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;102px&quot; scrolling=&quot;no&quot; src=&quot;https://anchor.fm/balados-oic/embed/episodes/41---Fringe--Pop-en-stock-transatlantique-e1e4ouk/a-a4nfkoq&quot; width=&quot;400px&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px; font-weight: normal;&quot;&gt;Crédits&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px;&quot;&gt;Voix d&#039;introduction: Alexandra Martin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px;&quot;&gt;Musique d&#039;ouverture et de fermeture: &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-size: 13.008px;&quot;&gt;close your eyes&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px;&quot;&gt; by &lt;a href=&quot;https://soundcloud.com/rexlambo&quot;&gt;Rexlambo&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px;&quot;&gt;​&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.008px;&quot;&gt;Abonnez-vous aux balados OIC sur la plateforme de votre choix: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;https://anchor.fm/balados-oic&quot; style=&quot;font-size: 13.008px;&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;https://anchor.fm/balados-oic&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Mon, 14 Feb 2022 16:25:27 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Elaine Després</dc:creator>
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 <title>La Black lodge de David Lynch</title>
 <link>https://popenstock.aegir.nt2.uqam.ca/podcast/la-black-lodge-de-david-lynch</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Antonio Dominguez Leiva et Pacôme Thiellement s&#039;intéressent à &lt;em&gt;Twin Peaks&lt;/em&gt;, à l&#039;oeuvre de David Lynch en général et plus particulièrement à la place que la &lt;em&gt;Black lodge &lt;/em&gt;et la &lt;em&gt;Red Room &lt;/em&gt;y jouent. Ils approfondissent la question en explorant ses origines dans la théosophie, la psychanalyse et la culture populaire. Surtout pour les fans avertis de &lt;em&gt;Twin Peaks&lt;/em&gt; (ou les curieux)!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;102px&quot; scrolling=&quot;no&quot; src=&quot;https://anchor.fm/balados-oic/embed/episodes/22---La-Black-lodge-de-David-Lynch--Pop-en-stock-transatlantique-e156urb/a-a4nfkoq&quot; width=&quot;400px&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Crédits&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image: Capture d&#039;écran de «Twin Peaks» (Lynch, Frost ; 1990)&lt;br /&gt;Voix d&#039;introduction: Alexandra Martin&lt;br /&gt;Musique d&#039;ouverture et de fermeture: &lt;em&gt;close your eyes&lt;/em&gt; by &lt;a href=&quot;https://soundcloud.com/rexlambo​&quot;&gt;Rexlambo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Tue, 03 Aug 2021 14:28:56 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Elaine Després</dc:creator>
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 <title>La bibliothèque des Littératures d&#039;Aventures</title>
 <link>https://popenstock.aegir.nt2.uqam.ca/podcast/la-biblioth%C3%A8que-des-litt%C3%A9ratures-daventures</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Antonio Dominguez Leiva revient avec Stéphanie Balthazar et Nicolas Stefenfeld sur l&#039;histoire de la Bibliothèque des Littératures d&#039;Aventures (BiLA), situé à Beaufays en Belgique, et sa fondation par Jean-Marie Graitson dans les années 1970. À partir de 1987, ce dernier organisa des colloques de paralittérature et fonda, aux éditions du CEFAL, deux collections devenues célèbres : «Les cahiers des paralittératures» et «Paralittérature». Désormais, la bibliothèque fait partie du réseau des bibliothèques publiques de la Belgique francophone, avec une double fonction de préservation des ouvrages de fictions populaires de genre et de médiation culturelle pour le grand public. Consultez &lt;a href=&quot;https://www.bila.ink/&quot;&gt;le site de la bibliothèque&lt;/a&gt;, son catalogue et &lt;a href=&quot;https://www.bila.ink/podcasts/&quot;&gt;sa section de podcasts&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;102px&quot; scrolling=&quot;no&quot; src=&quot;https://anchor.fm/balados-oic/embed/episodes/21---La-bibliothque-des-Littratures-dAventures--Entretiens-Pop-en-stock-e14ncd5/a-a4np05k&quot; width=&quot;400px&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Crédits&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image: Page Facebook de la Bibliothèque des Littératures d&#039;Aventures (BiLA)&lt;br /&gt;Voix d&#039;introduction: Alexandra Martin&lt;br /&gt;Musique d&#039;ouverture et de fermeture: &lt;em&gt;close your eyes&lt;/em&gt; by &lt;a href=&quot;https://soundcloud.com/rexlambo&quot;&gt;Rexlambo&lt;/a&gt;​&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Mon, 26 Jul 2021 16:02:51 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Elaine Després</dc:creator>
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 <title>Massimo Introvigne</title>
 <link>https://popenstock.aegir.nt2.uqam.ca/podcast/massimo-introvigne</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Dans cet épisode, Antonio Dominguez Leiva discute avec le sociologue italien et grand spécialiste des religions hétérodoxes en culture populaire, Massimo Introvigne. Ils reviennent sur sa carrière, ses intérêts de jeunesse pour Emilio Salgari, Rudyard Kipling et Luigi Ugolini, ses travaux sur la théosophie, la religiosité, le gnosticisme et l’occultisme en littérature populaire. Ils abordent également la scientologie de Hubbard, Umberto Eco, la fresque dépeignant Mussolini à l’église Notre-Dame-de-la-Défense à Montréal, les complotistes pro-Trump et leur obsession du pédo-satanisme, le &lt;em&gt;new age&lt;/em&gt;, les &lt;em&gt;illuminati&lt;/em&gt;, et bien d’autres choses encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;102px&quot; scrolling=&quot;no&quot; src=&quot;https://anchor.fm/balados-oic/embed/episodes/12---Massimo-Introvigne--Entretiens-Pop-en-stock-e10n1nb/a-a4np05k&quot; width=&quot;400px&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Crédits&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image: Site officiel de Massimo Introvigne&lt;br /&gt;Voix d&#039;introduction: Alexandra Martin&lt;br /&gt;Musique d&#039;ouverture et de fermeture: close your eyes by &lt;a href=&quot;https://soundcloud.com/rexlambo&quot;&gt;Rexlambo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Mon, 17 May 2021 16:28:02 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Elaine Després</dc:creator>
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 <title>Politiques de l&#039;imaginaire</title>
 <link>https://popenstock.aegir.nt2.uqam.ca/podcast/politiques-de-limaginaire</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;La fantasy et l&#039;horreur sont-elles de plus en plus politiques? Cet épisode réunit Antonio Dominguez Leiva, William Blanc, Anne Besson et Denis Mellier, qui discutent et débattent de la politique dans les genres de l&#039;imaginaire, dès le 19e siècle, mais surtout à l&#039;époque contemporaine. Ils se demandent comment les fictions parlent de politique, mais aussi comment la politique, autant à droite qu&#039;à gauche, utilise la fiction et ses figures populaires. La culture de masse est-elle forcément aliénante ou peut-elle avoir une valeur émancipatrice? Voilà un vieux débat relancé.&lt;/p&gt;
&lt;h2 style=&quot;font-family: opensans, Arial, Helvetica, sans-serif; font-weight: normal; margin-top: 0.8125rem; margin-bottom: 0.8125rem; font-size: 1.125rem; line-height: 1.25rem;&quot;&gt;
&lt;iframe frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;102px&quot; scrolling=&quot;no&quot; src=&quot;https://anchor.fm/balados-oic/embed/episodes/11---Politiques-de-limaginaire--Pop-en-stock-transatlantique-e106hs6&quot; width=&quot;400px&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Crédits&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image: Adam Fagen (Flickr)&lt;br /&gt;Voix d&#039;introduction: Alexandra Martin&lt;br /&gt;Musique d&#039;ouverture et de fermeture: close your eyes by &lt;a href=&quot;https://soundcloud.com/rexlambo&quot;&gt;Rexlambo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Mon, 10 May 2021 15:08:43 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Elaine Després</dc:creator>
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 <title>Matthieu Letourneux</title>
 <link>https://popenstock.aegir.nt2.uqam.ca/podcast/matthieu-letourneux</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Antonio Dominguez Leiva revient avec Matthieu Letourneux sur la carrière de ce dernier en tant que chercheur en littérature populaire. Ils abordent d&#039;abord la définition plus ou moins problématique des genres, notamment celle du roman d&#039;aventures, mais aussi la modernisation de la mythocritique, l&#039;histoire des modes de lecture, du feuilleton à la variété dans les mensuels de bande dessinée. Puis, Matthieu Letourneux revient sur son travail sur le fonds des éditions Tallandier, mais aussi sur la revue &lt;em&gt;Belphégor&lt;/em&gt;, soulignant le besoin criant de musées sur l&#039;histoire populaire médiatique. Enfin, ils s&#039;arrêtent sur la figure de Fantomas, personnage mythique de la littérature et du cinéma criminel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;102px&quot; scrolling=&quot;no&quot; src=&quot;https://anchor.fm/balados-oic/embed/episodes/10---Matthieu-Letourneux--Entretiens-Pop-en-stock-evploj&quot; width=&quot;400px&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Crédits&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Image: &lt;a href=&quot;https://lpcm.hypotheses.org/559&quot;&gt;Association internationale des chercheurs en Littératures populaires et culture médiatique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voix d&#039;introduction: Alexandra Martin&lt;br /&gt;Musique d&#039;ouverture et de fermeture: close your eyes by &lt;a href=&quot;https://soundcloud.com/rexlambo&quot;&gt;Rexlambo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Mon, 03 May 2021 18:06:53 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Elaine Després</dc:creator>
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 <title>Denis Mellier</title>
 <link>https://popenstock.aegir.nt2.uqam.ca/podcast/denis-mellier</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Cette semaine, Antonio Dominguez Leiva discute avec Denis Mellier. Après un détour dans ses souvenirs d&#039;enfance autour de la découverte de la culture pop, ils reviennent ensemble sur sa carrière académique, abordant ses travaux marquants sur le fantastique, le policier, le cinéma, la bande dessinée et le rock. Ils s&#039;intéressent aussi à l&#039;importance de la métacritique et aux questions de la légitimité institutionnelle de la recherche sur la culture populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;102px&quot; scrolling=&quot;no&quot; src=&quot;https://anchor.fm/balados-oic/embed/episodes/8---Denis-Mellier--Entretiens-Pop-en-stock-euotif/a-a4np05k&quot; width=&quot;400px&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Crédits&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voix d&#039;introduction: Alexandra Martin&lt;br /&gt;Musique d&#039;ouverture et de fermeture: &lt;a href=&quot;https://soundcloud.com/rexlambo&quot;&gt;close your eyes by Rexlambo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Mon, 19 Apr 2021 14:51:13 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Elaine Després</dc:creator>
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 <title>Pacôme Thiellement</title>
 <link>https://popenstock.aegir.nt2.uqam.ca/podcast/pac%C3%B4me-thiellement</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt;Dans cet épisode, Antonio Dominguez Leiva s&#039;entretient avec l&#039;auteur français Pacôme Thiellement et ils reviennent ensemble sur son parcours d&#039;essayiste spécialisé en culture populaire. Ils abordent son engouement pour la bande dessinée, mais surtout ses cycles sur le rock (Beatles, Frank Zappa et Led Zeppelin) et sur les séries télé, en particulier &lt;em&gt;Twin Peaks&lt;/em&gt;, mais également &lt;em&gt;Lost &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;The Leftovers&lt;/em&gt;. Ils discutent notamment de l&#039;un de ses derniers essais publié aux PUF, &lt;em&gt;Sycomore Syckamour &lt;/em&gt;(2018), dans lequel on croise les textes gnostiques, Shakespeare, Lynch et bien d&#039;autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus de détails sur les essais et la carrière de Pacôme Thiellement, visitez son &lt;a href=&quot;http://www.pacomethiellement.com/&quot;&gt;site web officiel&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il tient également depuis peu un &lt;a href=&quot;https://lelivresansvisage.blogspot.com/&quot;&gt;blogue&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;102px&quot; scrolling=&quot;no&quot; src=&quot;https://anchor.fm/balados-oic/embed/episodes/4---Pacme-Thiellement--Entretiens-Pop-en-stock-eslst6&quot; width=&quot;400px&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Crédits liés à l&#039;épisode&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crédit image: &lt;a href=&quot;https://textualites.wordpress.com/&quot;&gt;https://textualites.wordpress.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voix d&#039;introduction: Alexandra Martin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Musique d&#039;ouverture et de fermeture:&lt;br /&gt;close your eyes by &lt;a href=&quot;https://soundcloud.com/rexlambo​&quot;&gt;Rexlambo&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Creative Commons — Attribution 3.0 Unported — CC BY 3.0&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;https://bit.ly/-close-your-eyes​&quot;&gt;Free Download / Stream&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Music promoted by &lt;a href=&quot;https://youtu.be/fa-IRH-WFq8&quot;&gt;Audio Library&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Mon, 22 Mar 2021 19:30:12 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Elaine Després</dc:creator>
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 <title>Le slash, entre désir et politique: les fan fictions de la série Sherlock</title>
 <link>https://popenstock.aegir.nt2.uqam.ca/dossier/article/le-slash-entre-d%C3%A9sir-et-politique-les-fan-fictions-de-la-s%C3%A9rie-sherlock</link>
 <description>&lt;div class=&quot;field field-name-field-dossier field-type-entityreference field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/dossier/young-adult-fiction&quot;&gt;Young Adult Fiction&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-title-field field-type-text field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;h1&gt;Le slash, entre désir et politique: les fan fictions de la série Sherlock&lt;/h1&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-soumis-par field-type-computed field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Soumis par &lt;a href=&quot;/individu/marion-caudebec&quot;&gt;Marion Caudebec&lt;/a&gt; le 30/10/2019&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-categories field-type-computed field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;Catégories: &lt;a href=&quot;/categorie/themes-et-concepts/cyberespace&quot;&gt;Cyberespace&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/themes-et-concepts/erotisme&quot;&gt;Erotisme&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/themes-et-concepts/fandom&quot;&gt;Fandom&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/themes-et-concepts/feminisme&quot;&gt;Féminisme&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/themes-et-concepts/fiction&quot;&gt;Fiction&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/medias/litterature&quot;&gt;Littérature&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/medias/litterature/fiction&quot; class=&quot;active&quot;&gt;Fiction&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/medias/television&quot;&gt;Télévision&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/genres/policier&quot;&gt;Policier&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;/categorie/genres/autres/romantique&quot;&gt;Romantique&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot; property=&quot;content:encoded&quot;&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Sherlock Holmes est une fiction continue depuis 1887: on ne compte plus les adaptations et les œuvres que ce personnage a influencées. Née en 2010, la série anglaise &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Sherlock&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; s’inscrit dans cette longue filiation de produits culturels inspirés par le personnage de Conan Doyle. Elle met en scène le célèbre détective londonien dans notre monde contemporain, aidé des nouvelles technologies pour résoudre ses enquêtes. Les intrigues originelles sont reprises et réinvesties pour les adapter au nouveau cadre tout en ménageant un suspense, même pour le spectateur déjà connaisseur. En actualisant l’univers fictionnel, la série a su susciter un fort engouement auprès d’un public d’adolescents et de jeunes adultes. Du vivant de Doyle, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Sherlock Holmes&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; avait déjà inspiré de multiples récits de fans et il est, encore aujourd’hui, une des plus grandes sources d’inspiration, notamment des auteurs de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan fictions&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. Selon une étude de Sébastien François, l’âge moyen des auteurs de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan fiction&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; serait de 18,7 ans, tandis que l’échantillon choisi pour son article s’étalerait de 13 à 29 ans (François, 2007 : 63). L’écriture et la lecture au sein de ces communautés de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; sont ainsi particulières à une certaine tranche d’âge comprenant les adolescents et les jeunes adultes. Nous proposons ici de nous intéresser à une sous-catégorie de ces récits de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;: les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; est une fiction qui met en scène une relation amoureuse qui n’existait pas dans l’œuvre originale. Le terme a connu un glissement sémantique et désigne aujourd’hui les relations homosexuelles, et plus précisément les relations homosexuelles masculines. C’est un genre qui intéresse presque exclusivement les femmes. Ce sont donc des textes qui, tout en parlant des hommes et de leur sexualité, sont écrits par et pour des femmes. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Mais de quelles manières les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; de la série &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Sherlock&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; jouent-ils avec le genre et la sexualité et comment le politique s’insinue-t-il dans ces textes ? Pourquoi cette catégorie de fictions est aussi populaire chez ces jeunes femmes qui sont à la fois spectatrices, autrices et lectrices ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Notre corpus d’étude comprend différents textes anglophones et francophones, écrits entre 2010 et 2017, publiés sur les sites de références &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Fanfiction.net&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; et &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Archive of Our Own&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. Il existe une telle variété de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan fictions&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; que nous avons réduit le champ d’analyse aux fictions classées comme «explicites» et «matures» et mettant en scène les deux personnages principaux, Sherlock Holmes et John Watson (baptisées, dans le cadre du slash, les «Johnlocks»). &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-weight: 700; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Le masculin troublé&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Dans la très grande majorité des &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, nous constatons que l’introspection est centrale dans le récit. L’intériorité des personnages qui prime à l’action dans la narration: les pensées, l’analyse des sentiments, la remise en question, les doutes, les peurs, le désir, etc., saturent les récits. Les personnages masculins sont dotés des qualités émotionnelles qu’on attribue traditionnellement aux femmes: l’introspection donc, mais aussi les larmes, l’empathie, l’expression de leurs émotions, l’éthique du &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;care&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; (notion comprenant un ensemble de qualités comme l’attention, le soin ou encore la prévenance et qui porte, selon Joan Tronto, un sens social et politique)(Tronto, 2009 [1993]). Le modèle «viriliste» (Gazalé, 2017: 15) ampute encore aujourd’hui les hommes d’une grande partie de leur vie psychique en les cantonnant à la Raison et à la contention des émotions. Mais, dans les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, Sherlock et John, eux, sont épargnés par ce sectionnement identitaire imposé par la virilité. Ils sont à l’affût de leurs émotions et vont les formuler explicitement. De ce point de vue, ils dérogent du modèle genré traditionnel en ne répondant pas aux injonctions sociales: «Un homme est, avant tout, un individu qui se distingue clairement de l’espèce inférieure des femmes par ses facultés d’autocontrôle : tandis que les femmes sont soumises à leur corps et à leurs émotions, l’homme, lui, en a la parfaite maîtrise.» (Gazalé, 2017: 203) &lt;a class=&quot;see-footnote&quot; id=&quot;footnoteref1_p0l3j6s&quot; title=&quot;Voir également sur ce point les trois tomes de L’Histoire de la virilité d’Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello&quot; href=&quot;#footnote1_p0l3j6s&quot;&gt;1&lt;/a&gt;. Cette palette plus étendue d’émotions et de moyens d’expression est un enrichissement pour l’identité de ces personnages qui ne sont pas soumis à la contention des émotions exigées par l’idéal de virilité .&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Il est évident que les autrices de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; ne peuvent pas prétendre refléter exactement la réalité puisqu’elles ne sont qu’en mesure d’imaginer une relation entre deux hommes et les pensées qui les habitent. Pour pallier ce manque, il semble qu’elles se substituent en partie aux personnages, leur prêtant leurs propres goûts et désirs, mais aussi en les façonnant selon l’image qu’elles se font du masculin et selon ce qu’elles souhaiteraient qu’il soit. Les protagonistes ne sont ainsi ni vraiment de genre masculin, ni vraiment de genre féminin. Ils sont, d’une certaine manière, un genre fantasmé qui cumulerait les traits socialement attribués aux deux sexes. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-weight: 700; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Le corps des héros&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Cette ambiguïté de genre se manifeste également dans la description des personnages. Les corps des acteurs de la série sont très souvent transformés par l’écriture des autrices. Ainsi, dans les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, Benedict Cumberbatch, l’acteur jouant Sherlock, voit la particularité de ses traits accentuée. Le détective est très souvent décrit comme «très mince» (parfois trop) mais «finement musclé», «très blanc», «délicat», «magnifique», «fascinant», «imberbe», «presque féminin», etc. Le corps de l’acteur devient, sous la plume des &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, celui d’une figure androgyne, d’une étrange et magnifique créature aux traits féminisés. Son corps est transformé par le désir du narrateur (et de l’autrice) qui regarde.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Quant à Martin Freeman, l’acteur jouant John, il est généralement rajeuni dans les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; et se voit bénéficier d’une musculature plus marquée, d’un bronzage doré, d’une pilosité réduite et d’un corps «rassurant». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Quand il s’agit de représenter les corps, les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan arts&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; (productions picturales des &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; autour de l’objet culturel de prédilection) proposent généralement des représentations plus proches de la morphologie des acteurs. Dans les illustrations, il semble qu’il soit nécessaire que les corps restent un tant soit peu crédibles aux yeux du public tandis que l’imagination autorise presque tout à l’écriture. Le prisme du regard désirant est donc atténué dans les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan arts.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;À la lecture de ces descriptions, nous pouvons supposer que la féminisation d’un des personnages (souvent Sherlock, mais pas toujours) est une manière de remettre de l’hétérosexualité dans l’homosexualité. Cela pourrait également être un procédé visant à favoriser l’identification des &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. Mais ne pouvons-nous pas dire que l’identification dépasse les frontières du genre? Les romans perdraient une grande part de leur intérêt dans le cas contraire. D’autres problématiques semblent se nouer ici. Nous souhaitons ainsi soumettre l’hypothèse que ces corps lissés, embellis et presque irréalistes seraient finalement peu inquiétants pour ces jeunes femmes. En effet, en consultant les profils (des autrices et des lectrices, les deux statuts se recoupant souvent), nous constatons qu’elles ont en moyenne entre 18 et 24 ans. Une partie d’entre elles sont donc dans les premières années de leur vie sexuelle ou, du moins, s’en approchent. Les corps plus délicats et plus féminins des personnages masculins pourraient donc avoir, pour celles-ci, quelque chose de moins menaçant qu’une virilité exacerbée, tout en muscles et en poils. Le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; serait alors une manière d’appréhender plus sereinement leur sexualité en présentant l’Autre comme semblable à soi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Néanmoins, il semble que la principale raison de cette sublimation des corps soit, tout simplement, le «plaisir des yeux». En effet, le plaisir de l’écriture d’un &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; réside en partie dans la possibilité de créer des personnages beaux et désirables. À la lecture de ces récits, force est de constater que, pour ces autrices, les attributs féminins rehaussent l’attractivité des hommes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Même s’il est possible de distinguer un personnage qui semble endosser le «rôle de la femme» dans le couple, il convient de relever néanmoins que les rôles sociaux et les qualités ne restent pas figés et varient selon les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. Ainsi, le personnage de John, souvent décrit comme plus viril sur le plan physique, est, dans certaines fictions, celui qui recherche le plus la présence «rassurante» et «virile» de Sherlock ; il est aussi celui qui prend généralement en charge le foyer domestique et les soins médicaux, des fonctions qui touchent donc au concept de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;care&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. Nous relevons également qu’au sein d’une même fiction, la dynamique de la relation et les caractères genrés peuvent très bien s’inverser d’une situation à l’autre. Les personnages jouissent donc d’une véritable fluidité dans leurs identités.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-weight: 700; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;L’Âge du &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-weight: 700; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;En étudiant les profils, nous remarquons que les autrices qui se sont essayées à la &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan fiction&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; dans leurs jeunes années ont souvent commencé par l’écriture d’histoires romantiques hétérosexuelles, pas toujours dans le même &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fandom&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; (contraction entre les mots «&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;» et «&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;domain&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;»; le terme désigne tout ce qui touche au domaine de prédilection des &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;). Puis, au fil des années, elles se sont intéressées au &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. Nous constatons également une évolution dans l’écriture. Certaines &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; deviennent beaucoup plus aventureuses dans l’expérimentation avec le temps. Leurs premières fictions sont souvent chastes, parfois quelque peu candides voire très traditionnelles dans les représentations amoureuses. Puis, les années passant, elles s’intéressent à des thèmes et à des situations plus audacieux, moins conventionnels et surtout beaucoup plus explicites. Elles s’aventurent alors à parler d’asexualité, de travestissement, de sado-masochisme ou de polyamour, pour ne donner que quelques exemples. Mais elles touchent aussi à des problématiques plus graves et plus controversées comme la prostitution, la violence psychologique, le viol ou l’inceste. Une véritable exploration des marges et des tabous est à l’œuvre dans ces fictions. Le jeu avec le corps des hommes et l’expérimentation des pratiques sexuelles et des interdits peuvent être perçus comme une initiation pour les autrices et lectrices. Le langage est une expérience en soi qui permet d’éviter les apprentissages douloureux dans la réalité. La lecture et l’écriture fonctionneraient alors comme un rite de passage permettant de vivre des épreuves sans les souffrir véritablement dans son propre corps. Ces expériences littéraires permettraient ainsi d’acquérir un savoir conférant le statut d’initiée. Les jeunes femmes, à travers l’écriture et même la lecture de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan fictions&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, apprivoisent leur désir sexuel mais y désamorcent aussi des peurs comme le viol. Par ailleurs, ces fictions pourraient également avoir une fonction cathartique contribuant à surmonter des traumatismes réellement vécus. En utilisant le corps des hommes plutôt que celui des femmes, elles sont en mesure de arrivent ainsi à se mettre à distance et à de s’épargner des identifications ou des expériences trop douloureuses. Le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; serait alors un lieu exutoire, un moyen d’exorcisation autant qu’un lieu d’apprentissage et de fantasmes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-weight: 700; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Où sont les femmes?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Dans les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, nous constatons que les femmes sont généralement secondaires, voire complètement absentes. Quand elles existent, il est très rare qu’elles aient droit à un peu d’épaisseur romanesque. Les personnages de femmes créés par les autrices servent généralement soit à l’intrigue policière (elles sont coupables, témoins ou victimes), soit à l’intrigue amoureuse (représentées essentiellement comme rivales). Ces personnages pâtissent bien souvent de descriptions particulièrement négatives et parfois très caricaturales. Physiquement, elles sont généralement coupables d’être «trop féminines»: maquillées à outrance, odeur de parfum écœurante, vêtements considérés comme aguicheurs, etc. Elles sont souvent décrites comme bêtes, superficielles et même sournoises. Ces représentations rappellent le stéréotype de la femme fatale de la fin du XIX&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:0.6em;vertical-align:super;&quot;&gt;e&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; siècle: sensuelle, extrêmement sexualisée, tentatrice, animale et, surtout, responsable de la chute ou de la mort des hommes. Cette filiation avec la femme fatale fin-de-siècle se confirme dans les différentes trames narratives des &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan fictions&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;: tentatrices, ces femmes introduisent le chaos et menacent le couple homosexuel par leurs charmes. Ces personnages sont donc principalement utilisés pour offrir de l’adversité aux hommes et offrir ainsi des péripéties aux récits. Ce traitement négatif des femmes sert donc en partie à faire avancer l’intrigue. C’est un ressort dramatique classique du schéma narratif: l’histoire a besoin d’un élément perturbateur pour exister. Dans les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, ce sont donc très souvent des femmes qui endossent ce rôle: elles incarnent les coupables idéales. Les autrices ne font finalement que reproduire ce qu’elles ont l’habitude de voir ou de lire dans les produits proposés par l’industrie culturelle. La misogynie latente et les réminiscences de la femme fatale encore inscrites dans l’imaginaire social s’insinuent alors sans surprise dans leurs récits.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Néanmoins, nous ne pouvons écarter la probable part de responsabilité qui incombe à la série dans ce traitement des femmes. Les personnages féminins originaux sont en effet peu attractifs pour un public de jeunes femmes. Ainsi, le personnage de Mrs Hudson est une septuagénaire tenant lieu de figure maternelle; celui de Molly Hooper est continuellement manipulé par Sherlock qui profite de sa naïveté, de sa gentillesse et de ses sentiments pour lui; Irene Adler incarne la figure de femme fatale; Sarah rappelle le stéréotype de la princesse en danger, attendant d’être libérée par John; Sally Donovan fait preuve d’intolérance et d’insolence envers le héros, etc. On le voit, ces personnages de femmes inspirent difficilement le respect, l’empathie ou l’identification. Dans la série, ce sont les héros masculins qui sont les plus fascinants et les plus attachants (qualités d’autant plus renforcées par l’insuffisance des autres personnages). C’est probablement en partie pour cela qu’il est plus intéressant pour les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; de les mettre en couple ensemble plutôt qu’avec une femme du canon. Ce sont les hommes qui ont ici le plus grand potentiel romanesque (nuançons tout de même: dans leurs fictions, certaines &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; offrent parfois une plus grande épaisseur romanesque aux femmes du canon). &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-weight: 700; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;La sexualité des &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-weight: 700; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-weight: 700; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Bien que les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; proposent une grande variété d’intrigues, il est néanmoins possible d’identifier des lieux communs autour de la sexualité. Dans la très large majorité des récits, nous retrouvons la même chorégraphie sexuelle, à quelques variations près. Sébastien François note déjà la particularité d’un &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fanon&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; qui «s’auto-aliment[e] et surtout suscit[e] chez certains fans un engouement au moins égal à celui né du canon» (François, 2009: 181). Le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fanon&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; peut comprendre par exemple des personnages n’existant pas dans le produit culturel d’origine, des objets devenus emblématiques ou encore des blagues récurrentes. Il semble que la représentation de la sexualité dans les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; présente elle aussi cette répétitivité qui fige des éléments et les font entrer dans le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fanon&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; de la communauté.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Ainsi, les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; partagent le même vocabulaire, convoquent les mêmes métaphores et les mêmes termes pour décrire les corps masculins et leurs parties génitales: en français, outre les termes génériques de «sexe», «membre», «testicules», «anus» et tous leurs dérivés argotiques, on relève entre autres la périphrase «l’objet de ses désirs» ou encore l’image du «fondement»; en anglais, les mots crus semblent être plus aisément employés dont celui de «&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fuck&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;» ainsi que tous les synonymes de «&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;sex&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;» venus de l’argot. Les autrices travaillant le style littéraire de leurs fictions se démarquent parfois par l’utilisation plus marquée d’euphémismes, de termes imagés ou d’ellipses temporelles lors des rapports sexuels.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;La communauté partage également un modèle de rapport sexuel présentant les mêmes temporalités, organisation et pratiques qui donnent un caractère presque rituel aux scènes se conformant à cette norme. Lesdits «préliminaires» sont très souvent longuement développés. Chaque relation sexuelle ne donne pas lieu à une pénétration mais presque toutes les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan fictions&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; y amènent à un moment ou à un autre du récit (rappelons que notre corpus concerne les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; classés «explicites» et «matures»; de nombreux &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, en dehors de ces bornes, ne proposent pas de représentations de relations sexuelles). Pour beaucoup de fans, la pénétration semble être l’aboutissement de la relation amoureuse, son point culminant. Souvent différée pour être mieux appréciée par la suite et prendre toute sa puissance symbolique, elle se présente comme le but ultime à atteindre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Certains &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; s’intéressent uniquement à la dimension sexuelle de la relation. Ces textes sont classés sous l’acronyme &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;PWP&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, soit «&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Plot, What Plot ?».&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; Autrement dit, ce sont des fictions sans véritable histoire. Elles démarrent la plupart du temps sur une scène triviale du quotidien mais qui va très rapidement (en moyenne, après moins de cinq lignes de texte) aboutir à une relation sexuelle, sans autre forme de préambule. Les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;PWP&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; n’ont pas pour objectif de parler de sentiments ou de valoriser l’introspection: le but affiché est de contenter une soudaine pulsion sexuelle et ce, grâce à des représentations très graphiques. En cela, ces &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; sont proches de la pornographie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;En étudiant les scènes sexuelles, nous notons que les émotions ressenties sont également décrites de façon semblable d’un texte à l’autre: c’est toujours un feu d’artifice de sensations présentées comme indescriptibles (mais les autrices s’y essayent malgré tout), un mélange de plaisir, de sentiment de proximité et, bien souvent, d’amour. Avec ou sans pénétration, chaque relation sexuelle aboutit à une éjaculation et à un orgasme. Les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; mettant en scène une relation sexuelle fade sont très anecdotiques. Nous relevons par ailleurs que le sentiment amoureux a une place prépondérante dans le récit de l’acte sexuel. Il semble même être la raison pour laquelle les sensations sont décuplées. Le couple est ainsi mis sur un piédestal: toutes les autres relations dépourvues de sentiments ou n’égalant pas ceux partagés entre les protagonistes, hétérosexuelles aussi bien qu’homosexuelles, ne peuvent égaler un tel bonheur. Les autrices reconduisent ainsi le stéréotype des âmes sœurs, la sexualité ne venant ici que confirmer leur étonnante compatibilité dans tous les pans de la vie. Ainsi, pour la majorité des récits, le but, quand il n’est pas déjà atteint, est la relation monogame de longue durée. Celle-ci est parfois entérinée par un mariage ou par la naissance d’un enfant. Une partie des &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; reconduisent donc les modèles amoureux et familiaux traditionnels. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Cette écriture et ces lieux communs ont fait école au point d’être reconduits à l’excès au sein de la communauté. Il semble que la lecture de slashs construit un imaginaire commun qui fait office de savoir pour les autrices et dans lequel elles puisent leur inspiration. En somme, la sexualité-&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; est un &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;patchwork&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; de toutes les contributions faites par les autrices, que ce soit de leurs expériences personnelles, de leur culture, de leurs visions de la sexualité mais aussi de leurs fantasmes. Cet imaginaire de la sexualité est transmis et adopté par toutes. Certaines autrices vont réinvestir le modèle et proposer des variations. Les plus appréciées par la communauté inspirent d’autres fictions qui vont populariser ces distorsions. Peu à peu, celles-ci intègrent le modèle par propagation. Ce savoir hybride créé par la communauté, entre fantasmes et transpositions, va pallier l’ignorance des autrices quant aux formes et aux modalités de la sexualité entre hommes. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Certaines &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, conscientes de la récurrence des schémas sexuels et plutôt lassées de lire toujours les mêmes histoires, s’essayent à d’autres types de récits. Elles vont tenter d’ajouter un peu plus de réalisme dans les relations en parlant des premiers inconforts, des maladresses, des situations cocasses, des acrobaties ratées, etc. D’autres vont encore plus loin en expérimentant des pratiques sexuelles moins attendues: anulingus, jeux de travestissement, sado-masochisme, voyeurisme, club échangiste, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;bondage&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, etc. Mais là encore, ces variations de l’imaginaire érotique sont reprises et intégrées petit à petit au modèle de la communauté, selon la popularité des textes. Ce qui apparaissait original et transgressif dans un premier temps semble finalement répondre également à des codes et des scenarios que se transmettent les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. Les pratiques marginales ont elles aussi leurs attendus et leurs lieux communs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Certaines fictions vont également parler de viol. Dans les Johnlocks (les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; entre John et Sherlock), les violences sexuelles ont généralement lieu hors du couple. Quand ces scènes sont racontées, il est évident que ce n’est pas, comme dans la pornographie masculine, dans le but de susciter l’excitation sexuelle. Au contraire, les scènes sont dépeintes à partir du regard de la victime et de ses émotions. Ce qui intéresse les autrices, ce n’est pas le viol en lui-même mais plutôt de quelle façon le personnage va se remettre de cette agression par la suite. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-weight: 700; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Les fans de slash à l’extérieur de la communauté&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;La &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan fiction&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; est par essence subversive: elle dé-hiérarchise et désacralise l’œuvre en redistribuant les positions artistiques entre auteur et public. À l’extérieur de la communauté, la &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan fiction&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; est ainsi perçue comme transgressive et illégitime. Elle est donc déjà déconsidérée sans que son contenu soit nécessairement pris à partie. Toutefois, les réalisateurs, scénaristes et acteurs de la série &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Sherlock&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; ont visiblement choisi d’accepter ces «braconnages» de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; (selon l’expression de Jenkins) et vont jusqu’à les encourager. Les acteurs, parfois interrogés au sujet des &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, affirment connaître très bien l’existence de ces productions et saluent le talent des &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. De leur côté, les scénaristes cultivent les ambiguïtés et les sous-entendus entre les héros dans la série dans le but de créer une relation forte avec les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. La série va même jusqu’à donner un rôle aux &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; dans un des épisodes. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Au tout début de la troisième saison, Sherlock est supposé mort et une communauté de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; se crée alors autour de l’idée que le détective aurait simulé son suicide. Les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; se retrouvent donc pour partager leurs théories sur comment Sherlock aurait pu survivre à sa chute. Un des scenarios proposés est un &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;: une jeune &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; émet l’hypothèse que Sherlock aurait berné John (par un stratagème assez grossier) pour convoler avec son pire ennemi, James Moriarty. La mise en scène de ce fantasme donne l’occasion de voir les deux acteurs se rapprocher explicitement pour un baiser, au plus grand plaisir des &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; de la communauté. Cette idée est violemment rejetée par le personnage d’Anderson (un homme blanc hétérosexuel), créateur du groupe, qui, révulsé par ce scénario, reproche à la jeune femme de ne pas prendre leur travail au sérieux. Ce à quoi elle répond: «&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;I don’t see why not. It’s just as plausible as some of your theories. […] I do take it seriously!&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;» (Gatiss et Moffat, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Sherlock&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, s. 3, ép. 1). &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;La scène résume assez justement les tensions entre les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; et le reste de la communauté de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. À première vue, le personnage semble construit à partir du stéréotype de la &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;: en marge de la société (indiqué par son style vestimentaire «gothique»), elle ne correspond pas aux critères de beauté classique (elle est obèse). Cette première impression répond à l’idée selon laquelle la &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuse&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; serait frustrée sexuellement parce qu’elle n’est pas désirable (dans le cas où on considèrerait que les femmes obèses ne pourraient pas être désirables). Ce clin d’œil aux &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; est donc un peu terni par les clichés méprisants qui minent encore les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Il convient cependant de nuancer cette interprétation en s’intéressant au choix de l’actrice. Il s’agit de Sharon Rooney, connue en Angleterre pour être le personnage principal de la série &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;My Mad Fat Diary&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; (2013-2015). Elle y joue le rôle de Rae, une jeune fille qui, malgré ses troubles alimentaires et quelques épisodes dépressifs, a une adolescence ordinaire. Elle est notamment obnubilée par les garçons et la sexualité. Rae narre son histoire à travers son journal intime. Les personnages masculins de la série sont vus à travers le regard désirant de Rae et de ses commentaires grivois. Soulignons par ailleurs qu’elle-même suscite le désir de son compagnon, son poids n’étant pas pour lui une préoccupation. Cette actrice charrie donc avec elle cette identité; celle d’une voix de femme exprimant son désir sexuel, sans pudeur et de façon très explicite. À la lumière de cette intertextualité, ce choix d’actrice nous apparaît finalement comme particulièrement intéressant pour incarner une &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuse&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. Sharon Rooney apporte une nouvelle dimension, plus positive, qui enrichit l’image traditionnelle des fans de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-weight: 700; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Les effets (et bienfaits) du &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-weight: 700; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Comme nous l’avons déjà dit, le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; est un lieu propice aux premières initiations à la sexualité (et c’est là-même un des avantages de la littérature: faire des expériences de vie sans jamais prendre le risque de se mettre en danger se mettre réellement en danger) ou encore une forme de catharsis pour certaines jeunes filles. Mais les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; peuvent avoir d’autres effets sur leurs autrices et lectrices. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Dans un premier temps, ces fictions permettent la construction d’un groupe d’appartenance autour d’une identité valorisante. L’image que les Sherlockians ont d’elles-mêmes est positive. Ce que mettent en évidence les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan fictions&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan arts&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; et toutes les conversations de ces jeunes femmes sur &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Tumblr&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, ce sont leurs qualités et notamment celles qui sont, en général, plus facilement attribuées aux hommes: elles ont du talent et sont compétentes, que ce soit en techniques artistiques (les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan arts&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; en sont bien la preuve), en écriture ou en nouvelles technologies; elles font preuve de beaucoup d’humour, en usant souvent de mots et d’images crus, etc. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Très peu de productions médiatiques répondent aujourd’hui aux désirs des jeunes femmes: la plupart des textes et des images sont créés par et pour le regard masculin. En prenant en charge la production des supports, les autrices reprennent le pouvoir sur leur sexualité. Mais n’y aurait-il pas un paradoxe à ce que cette forme d’&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;empowerment&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; donne une fois encore la vedette aux hommes ? Ne serait-il pas plus intéressant de mettre en scène des personnages féminins plus forts et plus épanouis ? À ces questions légitimes, il convient de répondre en rappelant que les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; ne sont qu’une seule catégorie de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fan fictions&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; parmi bien d’autres. Nombreuses sont les autrices qui, dans d’autres types de fictions, réinvestissent les personnages féminins des canons orignaux ou en proposent de nouveaux afin de mettre en scène des femmes d’une plus grande complexité, capables de susciter l’intérêt et l’identification. Le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, lui, propose autre chose. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Nous l’avons compris, l’homosexualité n’est qu’un prétexte: les autrices ne parlent en réalité que d’elles et de leur désir. En soustrayant les corps féminins de l’équation amoureuse et sexuelle, les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; libèrent leurs fantasmes. Elles n’ont pas à se soucier de la vraisemblance de ce qu’elles écrivent puisque ce qui compte véritablement, c’est le plaisir (ici sensuel) d’écrire et de lire. Il est donc uniquement question d’elles. En mettant en scène une majorité d’hommes, les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; se libèrent des enjeux politiques qui entourent le corps des femmes: elles n’ont pas à se questionner si certaines scènes écrites sont sexistes ou si telle ou telle pratique pourrait être considérée comme réifiante. Le but n’est pas de représenter une réalité ou de proposer un discours politique sur les femmes. Et c’est probablement là que réside un des grands plaisirs du &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. L’homosexualité masculine étant une expérience qui exclue les femmes, le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; reste de fait cantonné au domaine de l’imaginaire et du fantasme où tout est possible: il désengage le genre de l’autrice. La sexualité entre hommes est, pour les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, une coquille vide à remplir de ce qu’elles veulent, sans restriction. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Force est de constater que le désir qui est mis en texte (et en image) est un désir qui refuse de correspondre aux attentes et aux représentations d’une société patriarcale qui voudrait que la sexualité féminine soit «fleur bleue». Les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slashs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; sont au contraire peu pudiques, ils n’ont pas peur des mots et peuvent parfois porter une certaine violence. Alors, pourquoi le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; est-il généralement tant aimé par les femmes et si peu apprécié par les hommes? C’est probablement parce qu’il donne le pouvoir aux femmes. Leurs corps sont libérés et les rôles, inversés: les femmes deviennent créatrices et les hommes, dans une certaine mesure, créatures. Les hommes sont à leur tour objectifiés (notons tout de même que l’on peut être objet de désir tout en restant sujet et cela, le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; le démontre souvent assez bien avec ses personnages masculins). Les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; ne se contentent pas de protester contre les modalités et les représentations de la culture patriarcale et viriarcale, elles vont les réécrire. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Néanmoins, il convient d’apporter un peu de nuance à tout ce qui vient d’être avancé. La charge subversive du &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; a ses limites. Nous l’avons dit, un certain nombre de fictions reconduisent une norme hétérosexuelle et monogame et parfois même une véritable misogynie. L’écriture est donc influencée, voire même censurée par ces normes intégrées. L’intention politique des autrices n’est pas aussi forte que cette étude pourrait le laisser entendre: certaines cherchent délibérément à repenser les modèles et les représentations, mais pas toutes (Cornillon et Sébastien, 2017: 112). Henry Jenkins écrit à ce sujet: «Les lecteurs ne sont pas toujours résistants; toute lecture résistante n’est pas nécessairement progressiste» (Jenkins, 1992: 34). Il convient donc de rester prudent quant aux intentions qu’on prête à ces jeunes femmes. Elles ne forment pas un groupe aussi homogène qu’il peut le sembler au premier abord. Enfin, les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slasheuses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; sont, d’une certaine manière, isolées de la grande communauté des Sherlockians, et ce, précisément à cause de leur goût pour le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. Cette mise à l’écart au sein même du groupe limite doublement la portée que pourraient avoir leurs textes. Ce sont des discours qui, en restant enfermés dans les franges de la communauté, sont peu entendus. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Malgré tout, le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; se pose en contre-discours face à l’hégémonie culturelle. Le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;slash&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; dérange parce qu’il étale au grand jour des fantasmes féminins qui ne correspondent pas aux attentes de la société et parce qu’il façonne de nouveaux modèles de masculinité. Il est une forme d’&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;empowerment&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; parmi d’autres pour ces jeunes femmes qui vont se fédérer autour de leurs désirs sexuels. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-weight: 700; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Bibliographie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;CORBIN, Alain, COURTINE, Jean-Jacques, VIGARELLO, Georges (dir.) (2011) &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Histoire de la virilité&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, 3 tomes, Paris: Seuil. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;CORNILLON, Claire et FRANÇOIS, Sébastien. (2017) «Transgresser ou renforcer les stéréotypes de genre? Les créations de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; aux prises avec leurs conventions dans le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fandom&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; de Supernatural», dans &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Fan studies, gender studies. La rencontre&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, Mélanie Bourdaa et Arnaud Alessandrin (dir.), Paris: Téraèdre, 183 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;FRANÇOIS, Sébastien (2007) «Les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fanfictions&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, nouveau lieu d’expression de soi pour la jeunesse?», &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Agora, débats/jeunesses&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, n°46, pp. 58-68.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;FRANÇOIS, Sébastien (2009) «&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Fanf(r)ictions&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;. Tensions identitaires et relationnelles chez les auteurs de récits de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;fans&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;», &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Réseaux&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, n°153, pp. 157-189.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;GATISS, Mark et MOFFAT, Steven (2010-2017), &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Sherlock&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, BBC One.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;GAZALÉ, Olivia (2017) &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Le Mythe de la virilité. Un piège pour les deux sexes&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, Paris: Robert Laffont, 416 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;docs-internal-guid-90cd0dd3-7fff-91ee-fa14-339b491691c2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;JENKINS, Henri (1992), &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Textual poachers: Television Fans &amp;amp; Participatory Culture&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;,  New York: Routledge, 343 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height:1.2;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;TRONTO, Joan (2009 [1993]) &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;Un monde vulnérable. Pour une politique du care&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;, Paris: La Découverte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;li class=&quot;footnote&quot; id=&quot;footnote1_p0l3j6s&quot;&gt;&lt;a class=&quot;footnote-label&quot; href=&quot;#footnoteref1_p0l3j6s&quot;&gt;1.&lt;/a&gt; Voir également sur ce point les trois tomes de &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-style: italic; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;L’Histoire de la virilité&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Calibri, sans-serif; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; white-space: pre-wrap;&quot;&gt; d’Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
 <pubDate>Wed, 30 Oct 2019 15:54:12 +0000</pubDate>
 <dc:creator>Megan Bédard</dc:creator>
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