«La violence est ce qui ne parle pas, ce qui parle peu, et la sexualité, ce dont on parle peu en principe». Par ce côté tabou et mystérieux, ces thèmes octroient, dans nos sociétés occidentales, une certaine puissance équivalente à celle du Bien et, ainsi, fascinent au plus haut point les penseurs, mais aussi, la communauté littéraire. Plusieurs auteurs abordent ces thèmes pour essayer de les comprendre, mais aussi, pour le plaisir de transgresser ou pour afficher leurs idées. Mais qu’en est-il de la violence faite par les femmes?
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«Voilà un titre bien aguicheur», pourrait-on se dire en parcourant la table des matières de cette revue digitale si bien garnie. Un titre en forme de provocation jubilatoire, pour simuler une écriture débridée, donner à lire les symptômes d’une dépense libidinale illimitée? Un titre qui laisserait entendre que les femmes ont outrepassé les limites prévues par d’autres qu’elles, qu’elles se débrouillent toutes seules? Cet article voudrait donner littéralement raison à la provocation, celle du titre et celle du sujet, de sorte qu’il s’agit aussi de trouver un style et une manière qui rendent compte des mêmes provocations, défis et apories auxquels se confronte celui –celle– qui entend voir ce qu’il en est de nos images sexuées, plus encore de nos représentations sexistes.
Davantage posture par rapport au réel que notion clairement établie, l’humour ne se résout pas à une définition univoque. Entre comique et esprit, proche de l’ironie et touchant parfois au cynisme, il joue sur l’équivoque, mettant en tension un fond en apparence normal dans une forme faussement sérieuse. Dans la tradition des chansonniers, les «chansons du dimanche» d’Alexandre Castagnetti (Alec) et Clément Marchand jouent sur ce paradoxe.
Mode d’expression privilégié du malaise, le film noir tire sa source selon Gilles Deleuze de «la guerre et ses suites, le vacillement du «rêve américain» sous tous ses aspects, la nouvelle conscience des minorités, la montée et l’inflation des images à la fois dans le monde extérieur et dans la tête des gens, l’influence sur le cinéma de nouveaux modes de récit que la littérature avait expérimentés» (L’image-mouvement, p. 278).
Vous avez lu l’histoire de Jesse James? Comment il vécut, comment il est mort? Ça vous a plu? Vous en voulez encore? Vous aimez le rythme du banjo? Les fuites impossibles? Le couple en cavale? Difficile d’éviter le mythe de Bonnie et Clyde.
Pour qui aime les énigmes policières, les histoires de chambres closes offrent un grand attrait, car ces histoires sont le théâtre d’énigmes particulièrement ingénieuses. Une île isolée, où il n’y a plus aucun moyen pour les habitants de rejoindre le continent, présente le même univers qu’une chambre close. Les îles offrent cependant une possibilité infinie de tableaux et elles forment des mondes à part ayant une vie propre. C’est de cet univers singulier dont il sera question dans cet article.
La SCHL a été instaurée le 1er janvier 1946 en tant qu'instance suprême en matière d'habitation au Canada. Elle est principalement connue pour la gestion des politiques hypothécaires canadiennes, mais entre 1946 et 1974, elle a aussi contribué à l’élaboration de nombreux programmes encourageant la production de logements en tous genres, au sein desquels la maison individuelle de banlieue occupe une place privilégiée.
Dans l'Amérique de l'après-guerre, le bungalow est le lieu par excellence où la classe moyenne peut élever ses enfants blancs dans un environnement familial hétérosexuel et sain. Loin du dur labeur des villes, la famille dans son bungalow de banlieue incarne ce mode de vie idyllique et paradoxal qu'est l'American Way of Life: une vie simple et près de la nature, axée sur l’accumulation frénétique de biens.
Breaking Bad est une série télévisée produite par Vince Gilligan qui raconte l'histoire de Walter White, un chimiste qui avait un brillant avenir devant lui et qui est toutefois devenu professeur dans une école secondaire. Il s'est donc établi dans une maison relativement modeste avec sa femme Skyler, à Albuquerque, au Nouveau-Mexique. La série s'ouvre sur le cinquantième anniversaire de Walter.
La mise en scène d'un bungalow dès la séquence initiale de Blue Velvet (1986) de David Lynch le montre sans ambages: le bungalow est l'expression par excellence du rêve américain, utopie naïve reposant sur des valeurs toutes simples, pour ne pas dire simplistes, parmi lesquelles on note l'autonomie, la sécurité, la simplicité, la domestication de la nature, la famille, la prospérité, etc. C'est dire que le bungalow et la banlieue qu'il incarne sont les révélateurs d'une axiologie ancrée à même les assises de l'imaginaire américain.
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