Bestiaire hochelagais
«Aller à la rencontre d'un quartier. Essayer d'y être clandestine. De poser sur lui un regard à la fois panoptique et intime. Marcher. Passer. Traverser en s'efforçant de ne pas laisser de traces. De ne pas en altérer l'image.»
Aire de recherche consacrée à la modification ou à la transformation de la perception et de la conception contemporaines d'un fait littéraire.
«Aller à la rencontre d'un quartier. Essayer d'y être clandestine. De poser sur lui un regard à la fois panoptique et intime. Marcher. Passer. Traverser en s'efforçant de ne pas laisser de traces. De ne pas en altérer l'image.»
«Le monde est sharp à Hochelaga, il est vraiment sharp.
«Croiser Hochelaga. Il y a au moins 1 171 355 personnes qui te traversent, oh! Parc Préfontaine, pour entrer dans tes profondeurs, dans la bouche chaude de ta station et de ton édicule futuriste d'un autre temps. Si certains t'empruntent pour te quitter, d'autres te roulent dessus.»
«Le vrai est un moment du faux. Je me serai, beaucop plus que je ne le pensais, heurtée à cette question de la vérité à Hochelaga. Heurtée à cette peur de manquer potentiellement de respect à ce que j'ai vu, découvert.»
«Ça doit faire deux semaines qu'on s'est pas vus. Elle m'amène souper au Zouki's, restaurant du Marché Central. Ma mère aime ses habitudes.»
«Je me sens étrangère à Montréal. Mais pendant mes déambulations dans le quartier Hochelaga, je suis me suis peut-être moins sentie comme une touriste et plus comme une étudiante.»
«Je me suis mise à réfléchir sur les lignes qui tracent notre quotidien: lignes d'autobus et de métro. Dans le sens que la STM, et son système de transport en commun, est un de découpage de l'espace. Je trouvais que c'était un intéressant point d'entrée dans le quartier.»
«La géopoétique offre une grande chance à un étudiant en lettre. Elle permet de concilier la marche sur le trottoir dur et gris d'Hochelaga avec la marche dans l'espace invisible, changeant comme les nuages, le monde de la littérature. C'est la première fois que je pu marcher sur ces deux sentier en même temps, la théorie et la pratique n'étaient plus dissociées et la géopoétique était mon pont Jacques-Cartier, grand et beau, entre deux iles sur lesquelles je vivais depuis longtemps.»
«J'avance dans les rues dépeuplées, cela semble réaliste. Des décors vides, vides de vie, apparement vides de sens.»