Au XIXe siècle, le ruban dont une jeune femme enrobe son chapeau en laissant les extrémités flotter sur sa nuque porte un nom très suggestif: «suivez-moi jeune homme».
L'accessoire, comme sa dénomination, attire l'attention sur une partie du corps dont le pouvoir sensuel peut sembler surprenant, à savoir la nuque. Sous d'autres latitudes, cette partie arrière du cou est un ancestral secret de séduction. Au Japon, par exemple, il n'est pas un haiku érotique qui n'encense la nuque car si la geisha cache son visage, elle dévoile cette partie là, poudrée de blanc et courbée en offrande. Au XIXe siècle, dans la peinture et la littérature, la nuque apparait dotée d'un potentiel érotique exacerbé.