L'entre-deux-guerres française voit apparaître une production nouvelle de romans d'aventures littéraires. Le domaine de l'aventure était jusque-là réservé aux collections populaires, fonctionnant en outil idéologique colonial et bourgeois destiné aux jeunes garçons. Sous l'influence du modèle anglo-saxon, et particulièrement celui de Conrad, il accède, après la Première Guerre mondiale, à un statut plus «littéraire». Cette nouvelle production d'aventure, dont le représentant le plus célèbre reste peut-être Malraux, s'accompagne d'une concrétisation et d'une consécration institutionnelle.
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Si Phœnix, nous l'avons dit, incarne la machine identitaire déglinguée, Proteus et ses pouvoirs homogénéisant est conceptuellement plus passionnant, faisant face à des mutants dont l'identité repose existentiellement sur ces pouvoirs qui les rendent différents, ces pouvoirs qui font la différence.
À première vue, la téléréalité contemporaine est très éloignée du genre romanesque français des XVIIe et XVIIIe siècles. Non seulement les deux objets artistiques sont distants dans le temps, mais ils n’appartiennent également pas au même genre. La téléréalité est un genre télévisuel, avec ses codes et sa technique particulière tandis que le roman sous l’Ancien Régime français est un genre littéraire doté de codes complètement différents.
«Nous vivons de l’ombre d’une ombre. De quoi vivra-t-on après nous?» (Ernest Renan)
Pour évoquer le personnage de Batman, qui pourrait constituer une image d’Epinal du vigilante et du justicier masqué dans l’imaginaire collectif, il faut rappeler que sa carrière est longue et s’exprime sur des supports variés. Héros de comics books avant tout, il fut depuis sa création par Bob Kane et Bill Finger en 1939 décliné sur tous les supports: télévision, cinéma, romans, jeux vidéo et de multiples produits dérivés. Ainsi, lorsque le premier long-métrage éponyme de Tim Burton voit le jour en 1989, c’est un personnage déjà connu depuis de nombreuses années qui prend vie pour le grand public, reprenant un personnage porté à l’écran à de nombreuses reprises auparavant.
«Chaque pays raconte, de son Histoire comme de toutes les histoires, la version qui l'arrange, et qui le montre sous la lumière la plus flatteuse. Certains faits marquants seront engloutis à jamais sous le silence; d'autres, au contraire, deviendront fictions officielles et seront inlassablement soulignés, commémorés, enseignés.» (Nancy Huston: 88)
La notion moderne de culture populaire dans le champ des sciences humaines émerge de manière problématique au cours du XIXe siècle et sera le sujet d’une discussion centenaire, laquelle entraînera une indistinction progressive des notions de haute et basse culture. Dans cette analyse, nous aborderons tour à tour deux œuvres issues de notre culture populaire postmoderne: le premier épisode de la série télévisée Madmen; ainsi qu’un épisode tiré de la septième saison de South Park et intitulé Butt-out.
La Deuxième Guerre mondiale a transformé l’Histoire non plus seulement dans les faits, mais dans son régime d’historicité même. Le temps historique va désormais s’inscrire dans le présentisme, dans une société de consommation toujours plus avide. François Hartog le présentait par cette belle image: «Le présent est l’imminent: le corps penché en avant du coureur au moment de s’élancer.»
«Some dreams come true, some don’t. Keep on dreaming.»
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