La notion de genre en littérature est, comme toute entreprise de catégorisation, fortement marquée par la contrainte. Les genres littéraires constituent une norme dont découle une série de présupposés auxquels les œuvres doivent correspondre pour intégrer le pacte générique. L’histoire littéraire, en regroupant la production romanesque en différentes catégories fondées sur des traits communs, a constitué un canon spécifique à chaque type de productions.
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L'adolescence, quel mot joue, plus que celui-là, sur l'imaginaire social et les clichés en tout genre? Période de vie transitoire, phase de développement humain physique et mental entre la période de l'enfance et l'âge adulte, l'adolescence engendre des changements, des bouleversements qui rendent cette période de la vie parfois euphorisante, souvent inquiétante, troublante et même parfois, dans ses dérives, terrifiante et profondément malheureuse.
Dans l’espace social numérique, les représentations de soi s’inscrivent dans un continuum dont les bornes sont constituées par l’identité civile (ancrée par le nomem verum) et l’identité virtuelle sous-tendue par le pseudonyme (Martin, 2006) et l’avatar.
«Malić a gagné la Deuxième Guerre mondiale, il va aussi faire la paix! Aussi n’est-il pas important d’où il vient! Malić arrive du Nord et du Sud! De l’Ouest, et de l’Est! Il est invincible, indestructible, car il est partout! Ange qui va brûler tout ce qui est sale au monde et parmi les hommes!» (Miodrag Bulatović, «Le meilleur des monteurs de chevaux»)
«L'artiste en moi vient de prendre le pas sur le gentleman.» (Lolita, 133)
Certaines œuvres sont marquées par leur contexte de production beaucoup plus fortement que d’autres. Les transgressions entre la culture d’élite et la culture populaire ont permis à différents auteurs de traiter de réalités populaires dans des œuvres marquantes pour l’art et la culture. Revolutionary Road, écrit en 1961 par Richard Yates, relate les effets de la vie banlieusarde et de ses idéologies sur le quotidien d’êtres anticonformistes. L’adaptation cinématographique de Samuel Mendes, faite en 2008, reprend le fil conducteur de l’histoire, mais amincit le propos en élaguant certains éléments primordiaux de l’œuvre littéraire.
«The last time you inspired anyone was when you were dead.» (Batman à Superman quelque temps après la résurrection de ce dernier.)
Alors que la trilogie d'Erika Leonard James, dont Cinquante Nuances de Grey est le premier volet, a battu des records de vente dès sa publication, d'aucuns se demandent la source d'un si grand succès; certains allant même jusqu'à octroyer à Anastasia Steele le titre de la pire narratrice de l'histoire de la littérature. Trop vulgaires, trop insipides, trop sentimentaux ou trop stéréotypés: peu de chroniqueurs ou d'analystes ont vanté les qualités littéraires (ou même commerciales) de ces romans. Pourtant il semble qu'ils soient à l'origine de l'expansion commerciale d'un nouveau genre littéraire, la «mommy porn».
Contrairement à la culture élitiste réputée pour s’adresser à une population particulièrement instruite, la culture de masse revêt une connotation péjorative pour ce qu’elle n’exigerait aucun bagage culturel approfondi pour être appréciée. Accessible à tous par le biais des médias, il semblerait que la culture de masse ait connu un essor important avec l’avènement de la télévision et du cinéma hollywoodien des années 1930.
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