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Soumis par Xavier Martel le 06/01/2011 - 09:29
Catégories: Erotisme

«Il se pourrait que les enfants soient plus conformistes que les adultes et que nous ne nous rendions pas compte de cela pour la raison qu’ils vivent en guerre avec les adultes et qu’ils sont contraints de manifester leurs habitudes en secret. En fait, l’effort des adultes est de briser toutes les habitudes des enfants, parce qu’ils soupçonnent en celles-ci un nœud de résistance et d’anarchisme.» (C. Pavese, p.197.)

Soumis par Antonio Dominguez Leiva le 06/01/2011 - 09:29
Catégories: Espionnage

Il n’est pas hasardeux que, parmi la grande panoplie de figures de la culture populaire des bouillonnantes sixties, JB ait tant intéressé la sémiologie. C’est que le héros est tout entier une panoplie de signes récurrents dont il est toutefois plus que la simple Somme: le smoking, le Walther PPK, la vodka-Martini «au shaker, non à la cuillère», la réplique-étendard «Bond, James Bond»…

Soumis par Antonio Dominguez Leiva le 06/01/2011 - 09:29
Catégories: Espionnage

Affranchi du contexte historique et des coordonnées nationales qui l’avaient fait naître, le mythe Bond saura, pour exister, s’affranchir de son auteur. Ceci sera d’autant plus surprenant qu’il relève, pour une grande part, de l’autofiction avant la lettre, aux antipodes des critiques qui n’ont voulu voir en Fleming qu’un simple «ingénieur en romans pour consommation de masse».

Soumis par Antonio Dominguez Leiva le 06/01/2011 - 09:29
Catégories: Culture Geek, Espionnage

Mythe paradoxal s’il en est, James Bond est avant tout une constellation de mythèmes sans cesse en quête de refondation. Pour se construire, il a surtout dû savoir se défaire, et ce, dès ses origines.

Soumis par Sébastien Hubier le 06/01/2011 - 09:29
Catégories: Erotisme, Univers partagé

Ce que les séduisantes adolescentes ont en commun avec la femme fatale, c’est que l’amour qu’elles portent à leur soupirant est essentiellement narcissique. Leur représentation romanesque se fonde sur une reviviscence des composants les plus archaïques de l’Œdipe, sur un désinvestissement –voire une hostilité ou un dégoût– des imagos parentales sexuées, et, curieusement, dans le même temps, sur un double mouvement d’exécration et d’adoration du corps propre.

Soumis par Sébastien Hubier le 06/01/2011 - 09:29
Catégories: Erotisme

Elle «était une frêle adolescente de dix-neuf ans; elle avait des cheveux clairs et soyeux, et une petite bouche pulpeuse. Ses yeux gris, traversés d’une ombre verte, ne manquaient jamais, lorsqu’elle parlait à quelqu’un, de regarder en l’air, la faisant ressembler à une petite madone perverse.» C’est en ces termes que Joyce évoque Polly Mooney, l’héroïne de «La Pension de famille», nouvelle écrite en 1905 et publiée, considérablement remaniée, en 1914, dans Dublinois.

Soumis par Melissa Labonté le 06/01/2011 - 09:29
Catégories:

Ce dimanche, la bande dessinée Little Nemo in Slumberland de Winsor McCay célébrait son 107e anniversaire. On pouvait même voir sur la page d'accueil du moteur de recherche Google, un Doodle interactif rendant hommage au personnage du célèbre dormeur. Publié dans les journaux dès le 15 octobre 1905, cette oeuvre pionnière du neuvième art naît en pleine révolution industrielle. La dynamique sociale est alors à la métamorphose: toutes les sphères de la société sont touchées par cette vague importante de transformations.

Soumis par Francis Ouellette le 06/01/2011 - 09:29

Plus que toute autre forme de bande dessinée, le comic-book possède certains mécanismes narratifs qui lui sont absolument propres et qui offrent de surprenantes possibilités d’exploration conceptuelle. Les contingences mercantiles inhérentes au format sont littéralement responsables de plusieurs de ces fabuleuses explorations. Ainsi un personnage comme Batman, qui existe depuis 1939, ayant été réécrit au moins une fois tous les mois depuis sa création, et ce, au strict minimum, est le fruit d’une véritable œuvre collective en constante évolution depuis plus d’un demi-siècle; plusieurs centaines de créateurs construisant, détruisant, reconstruisant et déconstruisant ses coordonnées mythiques.

Soumis par Camille Baurin le 06/01/2011 - 09:29

The Return of Bruce Wayne constitue un travail de la reconstitution, réponse directe au précédent story-arc de Grant Morrison. Le titre de cette œuvre est d’emblée paradoxal, mettant en avant l’identité civile du justicier et non pas son alter ego, comme il est habituel dans le comic de super-héros. Cela peut s’expliquer par le fait que, dans le présent diégétique, c’est Dick Grayson, ancien Robin, qui a repris le costume de Batman, laissant supposer que le héros continue d’exister, quel que soit l’individu qui en porte le masque.

Soumis par Camille Baurin le 06/01/2011 - 09:29

En juillet 2010 paraît le premier numéro de la série limitée The Return of Bruce Wayne, point d’orgue du parcours du scénariste Grant Morrison sur l’univers de Batman. L’histoire s’ouvre sur une représentation de Bruce Wayne, au sortir d’une grotte, devant les yeux d’une tribu d’hommes préhistoriques (Ill.1). Le héros y apparaît torse nu et amnésique, incapable dans un premier temps de parler un langage intelligible.