Dérivée de l’emblématique lapin en smoking commercialisé par le magazine Playboy dans les années 50, la bunny Playboy incarne un idéal de femme-objet dominée: petite bête duveteuse et inoffensive, dotée d’un appétit sexuel insatiable. Dans cette très courte présentation, j’aimerais souligner la matérialisation et la réappropriation dudit symbole lapinesque, associé précédemment au plaisir masculin, en l’objet ultime de la jouissance féminine, socialement légitimé par la culture populaire, plus particulièrement par la populaire série Sex and the city.
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«Vers un nouvel imaginaire du Playboy». Une présentation de Mirna Boyadjian.
Dès la scène d’ouverture de Hunger Games, on va suivre l’héroïne, point focal, comme dans le roman, de notre perception de l’univers dystopique de Panem. Nous sommes au cœur de la pastorale américaine, sauf que les fermes des pionniers ancestraux sont désormais entourées de fils barbelés, commentaire déjà désenchanté sur le grand espace fondateur de la Nation.
Écrit au cœur de la «Grande Récession» économique, Hunger Games (2008) éveille dès son titre le spectre du traumatisme qui le fonde, la paupérisation, voire tiers-mondisation de la «terre de l’opulence», «the land of plenty». Quatre ans après l’adaptation filmique s’inscrit toujours à l’ombre de cette angoisse, véritable retour du refoulé au sein du monde globalisé par l’hyperconsommation.
À l’origine, il y aurait eu un effet de zapping. «Je passais d'un show de téléréalité à un reportage sur la guerre quand les images se sont brouillées dans ma tête», affirme Suzanne Collins. «J'ai vu des jeunes gens faire des choses inouïes pour de l'argent et d'autres en train de disputer une véritable guerre. Il y a un frisson de voyeurisme à voir des gens se faire humilier ou souffrir que je trouve très dérangeant. Cela désensibilise le public. Du coup, quand ils sont témoins d'une véritable tragédie -via les informations-, ça n'a pas l'impact que ça devrait avoir.»
«My mama told me when I was young, we are all born superstars.»
Les divas de la pop culture se sont emparées de l'image du cyborg. La dernière figuration en date est celle de Lady Gaga dans son clip sorti cet été Yoü and I. Elle avait déjà eu recours à la figure du cyborg dans son clip pour Paparazzi (2009) et dans la photographie mise en scène par Dave Lachapelle inspirée de Metropolis de Fritz Lang (1927).
C’est une méthode classique pour le prophète de malheur que d’annoncer la chute de X, n’ayant pu survivre à la charge critique de Y et/ou de Z. Que ce soit l’éventuelle fin du roman ou du superhéros, prédire la ruine est un pari gagnant puisque même s’il se fourvoie, l’énonciateur y aura passé, ne serait-ce qu’un instant, pour un fin critique.
Bien que la bande dessinée fût souvent considérée comme un médium dont la fonction principale est de divertir, son univers compte pourtant plusieurs bédéistes animés par la volonté d'utiliser la riche tribune que propose le mariage du texte et de l'image afin de dénoncer les ratés des mouvements sociaux de l’Histoire.
«La postmodernité n’est pas un mouvement ni un courant artistique. C’est bien plus l’expression momentanée d’une crise de la modernité qui frappe la société occidentale, et en particulier les pays les plus industrialisés de la planète. Plus qu’une anticipation sur un futur qu’elle se refuse à envisager, elle apparaît surtout comme le symptôme d’un nouveau "malaise dans la civilisation". Le symptôme disparaît progressivement. La crise reste: elle tient aujourd’hui une place considérable dans le débat esthétique sur l’art contemporain.»
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