L’univers de la bande dessinée a longtemps été étiqueté comme étant destiné à un public enfantin. Pour certains, cet univers, qui afflue pourtant d’un nombre important de styles différents, autant graphiques que littéraires, est seulement synonyme d’œuvres comme Tintin, Archie ou encore des aventures "comico-cartoonesques" de certains vieux numéros de Batman. Plusieurs ignorent justement que la bande dessinée continue sans cesse d’évoluer et que plusieurs œuvres-clés possèdent une diégèse complexe, ciblant ainsi un public plus adulte.
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La bande dessinée américaine de superhéros a eu son lot d’intrigues linéaires et de personnages sans profondeur. Les années 80 ont par contre vu l’émergence d’œuvres importantes qui ont remis en question les conventions en offrant des réinterprétations majeures de la figure du justicier. Nous proposons de montrer comment Watchmen d’Alan Moore et Dave Gibbons propose un univers trop complexe pour permettre l’existence de superhéros classiques.
Fils de la démocratisation numérique du cinéma, le Japonais Hiroshi Toda appartient au type de réalisateurs que même le plus aventureux des cinéphiles ne croise que rarement, pour ne pas dire jamais. Non pas parce que la qualité de ses films leur ferme les portes des festivals internationaux, mais plutôt parce qu’ils tournent le dos aux logiques de l’industrie cinématographique. Toda est animé par un désir de créer et non d’être vu, son cheminement étant celui d’un artiste nullement motivé par des ambitions de fortune ou de notoriété.
«On appellera effet de barbarie toute forme de stérilité humaine dans les champs de l'éthique, de la politique, de l'éducation et de la culture (…) Il y a effet de barbarie chaque fois qu'une action, une production ou une institution de l'homme engagé dans la vie sociale n'élabore plus de sens, mais le détruit ou le consomme, en une sorte de parasitage des œuvres antérieures ou de leur résidu historique.» (Jean-François Mattéi, Dictionnaire de la violence, PUF, 2011, p. 130)
Tous avaient des appréhensions, plusieurs espéraient qu'elle se casse la gueule. Certains ont même dit que les artistes invités du spectacle de la mi-temps du Superbowl sont signe de hasbeenitude, même si tous ceux des dernières années (à l'exception des Who en 2010) prouvent le contraire. La barre était haute pour Madonna.
Par l’expression «cinéma de l’extrême», de deux choses l’une. Ou bien l’on doit entendre un corpus d’œuvres tout entières tournées vers les images crues, des images qui violentent le regard et nourrissent la scopophilie. Ou bien l’on doit comprendre un cinéma plus cauteleux, un cinéma qui attise certes l’intensité, mais en empruntant des détours, peu arrimés par essence à la violence elle-même.
Abstraction faite de certaines formes d’art extrême, qui impliquent des cadavres, l’emploi de la chair humaine et de la cruauté envers les animaux (BORDELEAU, 2010), hormis les films dans lesquels se déroulent de véritables mises à mort, des scènes de viol ou diverses formes de torture, bien difficile de pas reconnaître que le cinéma gore atteint à un niveau d’horreur sans pareil.
Cinéaste de l’extrême, F.J. Ossang s’est mérité ce titre dès L’affaire des divisions Morituri, son premier long métrage réalisé en 1984. Le réalisateur d’origine française y expose déjà son univers bien à lui avec un cocktail molotov de polar et de science-fiction où se croisent des références à l’impressionnisme d’Epstein, à la musique punk et à Burroughs.
Au début des années 90, le cinéma d’horreur connaît une phase de transition qui s’étalera sur une période d’environ cinq ans. Après une période florissante, l’intérêt du public pour le genre diminue, en témoigne le mutisme auquel sont condamnées les grandes franchises américaines des années 80 comme Friday the 13th et A Nightmare on Elm Street.
Chez les littéraires comme chez les fans de vampires (les deux catégories se recoupant parfois), la série Twilight (Meyer, 2007 [2005]; 2007 [2006]; 2007; 2008) est souvent considérée davantage comme un plaisir coupable, une lecture inavouable, que comme un réel objet d’analyse.
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