De La mue de l’hermaphrodite à Sous béton en passant par Ataraxie, les romans de Karoline Georges situent au cœur de leur narration les transformations – pour le moins inorthodoxes - du corps. Sublimation, transcendance ou dégénérescence (parfois tout cela étant lié), le corps se trouve à subir les effets de son environnement et des règles de celui-ci. Corps malléable, instrumentalisé peut-être, il apparaît comme un véritable laboratoire pour penser les mutations. Aujourd’hui, on peut modeler son corps de toutes sortes de manières. Les artistes ne manquent pas de le faire. On ne parle pas pour rien de «bioart». Mais les romans de Karoline Georges jouent habilement sur les tensions entre contraintes et libérations, laissant planer une force qui vient de l’intérieur comme de l’extérieur du corps et qui participe de ses modifications. Cette communication s’intéressera à la manière dont le langage orchestre ce pouvoir du corps, parfois imposé à celui-ci. (Archives)
OBSERVATOIRE DE L'IMAGINAIRE CONTEMPORAIN