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Recherche dans la bibliographie: cinéma (général), analytique
L'article recense les aspects ludiques du film de Tykwer, et fait du jeu son principe unificateur. En soulignant le thème principal (temps et déterminisme), le principe formel dominant (la dialectique), de même que les systèmes narratifs convoqués par le film (l'histoire d'amour et le conte de fée), l'auteur se propose de dégager certaines des règles du jeu auquel Tykwer convie le spectateur.
Le Diberder propose de voir le jeu vidéo comme un concurent du cinéma, en ce sens qu'il pourvoit également des récits. Il s'attarde d'abord aux échanges entre les deux domaines, à la fois comme pure stratégie mercantile (le jeu vidéo, et maintenant le film, s'inscrivant dans une logique de produits dérivés), mais aussi comme hommage au septième art. Il remet en question l'interactivité dans les nouveaux médias et au cinéma.
Levery constate deux attitudes opposées face à l'évolution technologique : celle des "chauvins carboniques", qui acceptent les limitations de l'existence humaine ; celle des "nouveaux gnostiques", qui cherchent à s'évader de leur prison corporelle à la recherche d'une immortalité cybernétique. Il repère ces deux conceptions dans les films "The Matrix" et "eXistenz", et prolonge l'analyse de chacun en fonction de deux intertextes, c'est-à-dire les conceptions de Jean Baudrillard et l'univers de Phillip K. Dick, respectivement.
L'auteur met en relief les liens entretenus par l'œuvre de Beckman avec le jeu. L'analogie ne se fonde pas simplement sur la représentation d'activités ludiques dans ses films. Les jeux formels (variations, répétitions, juxtapositions) que subissent les éléments filmiques et les processus mentaux ainsi évoqués invitent le spectateur à interpréter ce jeu d'éléments abstrait.
Cet article recense les différents types de jeu auxquels s'adonnent les personnages du film "La Règle du Jeu" de Renoir, en s'inspirant de la typologie cailloisienne. Selon Wood Jr., chaque personnage est associé à un type de jeu, et ce dernier fait écho à leur destiné au sein de l'histoire. Il considère également l'analogie avec le jeu de plateau, signalée par la récurence des damiers dans l'imagerie du film.
L'auteur attribue au film de Erice la qualité de ne pas bêtement reconstituer l'enfance du personnage, mais de laisser sourdre le jeu de l'imagination propre à l'enfant dans la représentation. Les moyens déployés pour se faire engageraient le spectateur dans le jeu du personnage.
Considère le film de Kubrick à rebours des interprétations plus sérieuses et met de l'avant les éléments qui en feraient une métaphore du jeu. L'hôtel Overlook ne serait qu'un immense terrain de jeu où chacun pratique ses activités favorites. L'imposition de règles par Jack opère la transition du jeu non structuré au jeu défini en terme de genre. La mise en scène parodique serait porteuse d'un discours sur l'art, considéré en tant que jeu avec les conventions.
Ostria constate l'audace qui s'immisce progressivement dans le cinéma populaire. Les expérimentations des avant-gardes, intégrées au cinéma dominant, permettent de bouleverser la linéarité des fictions. Distordant le récit de type traditionnel pour la simple fin ludique de l'exercice, les trois films retenus par l'auteur misent sur la sérialité et la séquentialité pour faire jouer le spectateur.
L'auteur analyse trois films de Truffaut en regard de la pensée existentialiste et s'attache surtout à repérer la thématique du jeu, récurrente chez Truffaut : ses personnages sont des joueurs, la représentation un terrain de jeu. L'activité serait privilégiée parce qu'elle n'appelle aucun but transcendantal et sérieux, et s'accommode de l'absurde.
Tesson observe un certain essoufflement du cinéma d'action à grand déploiement, notamment avec La menace fantôme. Ce dernier film, au sens de Tesson, deviendrait un simple prélude à la version vidéoludique qui permet au spectateur d’expérimenter plus viscéralement les exploits spectaculaires mise en scène au cinéma. L'auteur différencie également les types de plaisir proposés par le cinéma et le jeu vidéo, le premier offrant un scénario modèle exemplaire alors que le second confrontera constamment le joueur à sa propre inefficacité.