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Wilson fait le point sur l'utilisation des concepts de "play" et de "game" et recense leur occurrence chez plusieurs théoriciens. Le jeu est considéré en fonction de son omniprésence dans le discours philosophique, au niveau de l'éducation ou du jeu des enfants en psychologie, son acception psychanalytique, l'analogie littérature-jeu, l'invention de la théorie du jeu en mathématique, etc. Cette dernière aurait incité la critique, selon Wilson, à tenter de saisir le phénomène littéraire en terme ludique.
Daniel Mackay va dans cette monographie étudier une partie de jeu de rôle dont il a été le maître du jeu. Le but de cette étude est d'une part de présenter le jeu de rôle et d'autres part d'essayer de montrer en quoi le jeu de rôle peut être considéré comme un art de performance (Performing Art).
L'auteur fait émerger la dimension politique, occultée selon lui, dans la pensée de Wolfgang Iser. L'insistance de ce dernier sur le concept de jeu et du « comme si » ne constitue pas un désengagement, selon l'auteur, mais ouvre la voie à une activité sociale qui faciliterait l'usage productif de différences autrement irréconciliables entre les hommes pour créer des formes de communautés. Pour Iser, la représentation n'est pas le miroir de la réalité, mais un jeu avec le donné. Il emprunte a Gadamer la notion du mouvement de va-et-vient désincarné qui définirait le jeu.
L'auteur s'intéresse au rôle des parents dans le jeu des enfants, aux rapports entre jeu et apprentissage, et décrit brièvement le jeu enfantin. Selon elle, le jeu imaginatif débuterait lorsque l'enfant tente de comprendre les adultes en les imitant. Son expressivité dans le jeu le rapprocherait de l'artiste. Lorsqu'il se met en état de jeu profond («grand play»), tous ses sens sont ouverts à l'apprentissage. L'activité créatrice et le jeu seraient une forme de culture propre à l'enfance, et le monde adulte menacerait cette culture.
L'auteur recense certaines pratiques littéraires (aphorismes, jeux de mots, ironie) qui relèveraient les traces du mouvement de l'esprit, mouvement assimilé au jeu des intellectuels. Le jeu du Scriptor Ludens, selon Steele, tient en fait à son adhésion plus ou moins grande aux conventions littéraires de son époque. L'auteur s'intéresse en particulier à Montaigne et à la poésie. L'esprit en jeu de l'auteur se traduirait de façon privilégiée dans la métaphore. Enfin, Steele associe l’intertextualité à une manifestation importante du jeu de la littérature.
Approche psychanalytique de la lecture. L'auteur se propose d'étudier cette activité en l'assimilant au jeu. À contre-courant de la quasi-totalité des études sur le sujet, il s'engage à démontrer que le jeu n'est en rien gratuit. Pour ce faire il évoque le fort / da théorisé par Freud, qui désigne le mouvement d'éloignement / rapprochement mis en place par l'enfant avec ses jouets et qui symboliserait une sublimation de la peur d'être abandonné par sa mère.
Hutchinson, considérant la réflexion sur la notion de jeu entreprise depuis Schiller, constate l'indifférence manifeste des grands théoriciens en regard d'un aspect ludique de la littérature, aspect qu'il se propose ici de catégoriser. Sans étudier en profondeur ses nombreux exemples, il dégage quatre principales catégories où se recoupent divers moyens, mis en œuvre par un auteur, afin de susciter chez son lecteur une activité ludique : l'énigme, le parallèle, les dispositifs narratifs, et le signalement d'un jeu.
L'auteur cherche à cerner le jeu dans sa spécificité, à contre-courant de la tendance qui voudrait étendre la notion à tout phénomène culturel. Après avoir considéré les classifications empiriques, mathématiques, psychologiques et sociologiques du jeu, il constate dans les différentes définitions une propension à procéder par ajout d'éléments qui ne peuvent, à eux seuls, demeurés spécifiquement ludiques ; en considérant la relation de deux éléments déjà soulignés, il propose la définition suivante : le jeu est l'invention d'une liberté dans et par une légalité.
Étude anthropologique de la littérature, centrée sur la réception. Iser consacre le cinquième chapitre de son ouvrage au jeu textuel. Il incorpore les concepts définis dans les chapitres précédents au sein de réflexions sur le jeu. Il récupère notamment les notions d'assimilation et d'accommodation de Piaget pour réfléchir sur l'imitation et la symbolisation et élabore quatre types de jeux textuels à partir de la typologie cailloisienne des jeux.
Étude du jeu chez Carroll, autant au niveau de l'inspiration qu'il aura fournie à l'auteur que du jeu entrepris par ce dernier avec le lecteur. La structure de l'ouvrage s'inspire d'une vision développementale de l'impulsion ludique : l'auteur s'attarde d'abord au « play », puis au « game », et finalement aux sports.