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Hutchinson, considérant la réflexion sur la notion de jeu entreprise depuis Schiller, constate l'indifférence manifeste des grands théoriciens en regard d'un aspect ludique de la littérature, aspect qu'il se propose ici de catégoriser. Sans étudier en profondeur ses nombreux exemples, il dégage quatre principales catégories où se recoupent divers moyens, mis en œuvre par un auteur, afin de susciter chez son lecteur une activité ludique : l'énigme, le parallèle, les dispositifs narratifs, et le signalement d'un jeu.
Chaque article de ce recueil aborde la question ludique d'un angle très différent ; certains se rattachent difficilement à cette problématique (Axelos). Fink s'intéresse aux différentes modalités d'interaction entre l'illusion et le réel dans le jeu. Ehrmann souligne l'aspect téléologique de la thèse de Caillois, qui alimente selon lui les antinomies classiques (jeu/sérieux ; jeu/travail) forgées depuis la révolution industrielle. Il repère cet aspect même chez Huizinga, et expose plusieurs autres paradoxes des deux ouvrages canoniques de la théorie du jeu.
L'auteur cherche à cerner le jeu dans sa spécificité, à contre-courant de la tendance qui voudrait étendre la notion à tout phénomène culturel. Après avoir considéré les classifications empiriques, mathématiques, psychologiques et sociologiques du jeu, il constate dans les différentes définitions une propension à procéder par ajout d'éléments qui ne peuvent, à eux seuls, demeurés spécifiquement ludiques ; en considérant la relation de deux éléments déjà soulignés, il propose la définition suivante : le jeu est l'invention d'une liberté dans et par une légalité.
Henriot ne se propose pas ici de dégager une quelconque essence du jeu. Il souligne que partout, cette dernière semble acquise, ne suscite pas le moindre questionnement. L'auteur cherche à cerner la notion de jeu par une approche à la fois anthropologique et philosophique. On parle de plus en plus des phénomènes culturels en terme de jeu ; c'est l'histoire, l'expansion, l'acquisition, le mode d'apparition à la conscience de ce fait langagier qui l'intéresse.
Étude anthropologique de la littérature, centrée sur la réception. Iser consacre le cinquième chapitre de son ouvrage au jeu textuel. Il incorpore les concepts définis dans les chapitres précédents au sein de réflexions sur le jeu. Il récupère notamment les notions d'assimilation et d'accommodation de Piaget pour réfléchir sur l'imitation et la symbolisation et élabore quatre types de jeux textuels à partir de la typologie cailloisienne des jeux.
Recueil d'articles qui se réclame de la païdia, dans la mesure où il ne propose pas de ligne directrice ou de bases théoriques solides sur le jeu. Les articles ont cependant été regroupés sous certaines catégories : jeux des auteurs avec l'audience, avec les canons littéraires, avec leur statut d'auteur ; jeux de plaisir, de rôle, et jeu existentiel de la littérature. Shattuck s'intéresse à la pataphysique. Hurley recense quelques techniques pour séduire l'auditoire. Esslin explique de quelle façon Brecht voulait réconcilier ludisme et didactisme dans son théâtre.
Étude du jeu chez Carroll, autant au niveau de l'inspiration qu'il aura fournie à l'auteur que du jeu entrepris par ce dernier avec le lecteur. La structure de l'ouvrage s'inspire d'une vision développementale de l'impulsion ludique : l'auteur s'attarde d'abord au « play », puis au « game », et finalement aux sports.
Constatant le désordre terminologique et la postérité peu enviable qui entoure le film interactif, Perron se propose d'étudier le phénomène sérieusement. Pour ce faire, il centre son propos sur la jouabilité, et de surcroît sur les types de joueurs convoqués par différents films interactifs. À partir de la distinction cailloisienne entre ludus et paidia (game et play), Perron entreprend sa catégorisation des attitudes adoptées par le joueur.
Hales effecute un survol des films interactifs qui ont marqués différents domaines : cinéma en salle, télévision, jeu vidéo, arts médiatiques et internet. Il partage par la suite les réflexions et questionnements qui ont animés et animent toujours sa pratique. Même si elles partagent certaines caractéristiques avec le jeu et le récit, Hales ne rattache pas ses œuvres à l'une ou l'autre de ces formes.
Courchesne associe sa pratique et celle de ses pairs à l'avènement d'un médium englobant, réunissant l'interactivité et la connectivité de l'informatique, l'image mouvement du cinéma et l'immersivité qu'il rattache aux panoramas du 19ème sicèle. Il présente tour à tour ses installations majeures, et précise pour chacune les réflexions et concepts interpellés.