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Recherche dans la bibliographie: game, descriptive
Wilson fait le point sur l'utilisation des concepts de "play" et de "game" et recense leur occurrence chez plusieurs théoriciens. Le jeu est considéré en fonction de son omniprésence dans le discours philosophique, au niveau de l'éducation ou du jeu des enfants en psychologie, son acception psychanalytique, l'analogie littérature-jeu, l'invention de la théorie du jeu en mathématique, etc. Cette dernière aurait incité la critique, selon Wilson, à tenter de saisir le phénomène littéraire en terme ludique.
Étude qui se centre sur le jeu de rôle et sur les "risques" éventuels liés à la pratique de ce loisir. L'auteur se concentre sur les divers aspects du jeu de rôle et sur les critiques dont ce dernier a fait l'objet. La description du jeu de rôle est celle d'un joueur expérimenté et donne au lecteur une vision précise et bien documentée de cette forme de jeu. La partie traitant du potentiel facteur criminogène du jeu de rôle renforce la description en mettant de l'avant les différences existantes entre les divers jeux de rôle.
Shared Fantasy est l'une des premières études académiques portant sur le jeu de rôle. Elle traite essentiellement du petit milieu des rôlistes (joueurs de jeu de rôle) en donnant un point de vue assez précis sur ce qu'est un jeu de rôle. Cette monographie a été éditée une dizaine d'années après la parution du premier jeu de rôle (Dungeon & Dragons, 1974), elle ne comporte donc que peu de références de jeux et ces dernières sont souvent liées à des jeux introuvables.
Ce mémoire est une étude comparative du jeu de rôle et d'un jeu vidéo, Fallout 2. Le but de cette étude est de poser, sur la base du jeu de rôle, un modèle fort d'interactivité et d'analyser le jeu Fallout 2 sur cette même base. La dernière partie de cette recherche fait un retour critique sur la notion d'interactivité et propose une nouvelle définition de cette dernière en utilisant le modèle proposé dans les deux premières parties.
L'auteur fait émerger la dimension politique, occultée selon lui, dans la pensée de Wolfgang Iser. L'insistance de ce dernier sur le concept de jeu et du « comme si » ne constitue pas un désengagement, selon l'auteur, mais ouvre la voie à une activité sociale qui faciliterait l'usage productif de différences autrement irréconciliables entre les hommes pour créer des formes de communautés. Pour Iser, la représentation n'est pas le miroir de la réalité, mais un jeu avec le donné. Il emprunte a Gadamer la notion du mouvement de va-et-vient désincarné qui définirait le jeu.
L'auteur recense certaines pratiques littéraires (aphorismes, jeux de mots, ironie) qui relèveraient les traces du mouvement de l'esprit, mouvement assimilé au jeu des intellectuels. Le jeu du Scriptor Ludens, selon Steele, tient en fait à son adhésion plus ou moins grande aux conventions littéraires de son époque. L'auteur s'intéresse en particulier à Montaigne et à la poésie. L'esprit en jeu de l'auteur se traduirait de façon privilégiée dans la métaphore. Enfin, Steele associe l’intertextualité à une manifestation importante du jeu de la littérature.
Constatant l'importance grandissante du concept de jeu dans la littérature, Spariosu cherche à préciser les usages du concept dans le contexte culturel occidental. Pôle tantôt méprisé ou encensé des oppositions binaires (jeu/sérieux ; jeu/travail), le jeu est ici discuté en fonction de trois théoriciens : Huizinga, Caillois et Erhman.
L'article trace l'évolution de la pensée de Huizinga jusqu'à Homo ludens, en passant par ses recommandations méthodologiques pour la pratique de l'histoire. La perversion du jeu, pour Huizinga, marque la modernité par l'indifférenciation entre le jeu et le sérieux. Les manifestations complexes de la culture - la religion, le langage, la loi, les procédures militaires, la philosophie, les beaux arts - témoignent toutes de cette indifférenciation.
L'auteur cherche à cerner le jeu dans sa spécificité, à contre-courant de la tendance qui voudrait étendre la notion à tout phénomène culturel. Après avoir considéré les classifications empiriques, mathématiques, psychologiques et sociologiques du jeu, il constate dans les différentes définitions une propension à procéder par ajout d'éléments qui ne peuvent, à eux seuls, demeurés spécifiquement ludiques ; en considérant la relation de deux éléments déjà soulignés, il propose la définition suivante : le jeu est l'invention d'une liberté dans et par une légalité.