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Recherche dans la bibliographie: théorique, réception
Livre rassemblant dix études traitant à différents niveaux des relations entre le jeu et l’art. On s’y concentre sur l’analyse de différentes oeuvres, du classique littéraire (de Troyes, Molière) aux poèmes postmodernes de Enzensberger. Plus générale, la postface de Michel Butor trace une vue d’ensemble des liens à faire entre le jeu et la littérature et y présente la notion de genre en rapport à celle de règle du jeu.
A Definition, Classification, And Analysis of a Subclass of the Contemporary Horror Film, The Stalker Film 1978-1981
L’auteur définit le Stalker Film puis identifie les principaux films composant ce sous-genre. Un à un, elle soumet les films retenus (Halloween, Friday the 13th, Friday the 13th part 2, Prom Night, Terror Train, Graduation Day, Happy Birthday to Me, Hell Night et The Burning) à un examen structural et psychanalytique.
L'auteur s'intéresse à la place du jeu dans l'œuvre romanesque de Michel Tournier - en premier lieu les jeux auxquels s'adonnent ses personnages, mais aussi le dialogue ludique qu'entretient Tournier avec son lecteur. Krell s'intéresse également à l'humour chez Tournier («humour blanc») - humour qu'impliquerait le ludisme.
L’auteur souligne par quelques exemples la place que tend à prendre le jeu (comme sujet) dans l’art moderne. Il trace quelques liens rapides entre le joueur et l’artiste et effleure la place du spectateur face à l’œuvre d’art moderne : « Avec l’art moderne, la participation du spectateur devient plus active et même on lui demande de se considérer à tous les coups comme co-auteur » (p.62). Selon Sterckx, ce serait avec le dadaïsme que l’aspect « tensionnel » de cette collaboration du spectateur serait à son plus fort
Wilson fait le point sur l'utilisation des concepts de "play" et de "game" et recense leur occurrence chez plusieurs théoriciens. Le jeu est considéré en fonction de son omniprésence dans le discours philosophique, au niveau de l'éducation ou du jeu des enfants en psychologie, son acception psychanalytique, l'analogie littérature-jeu, l'invention de la théorie du jeu en mathématique, etc. Cette dernière aurait incité la critique, selon Wilson, à tenter de saisir le phénomène littéraire en terme ludique.
L'auteur s'intéresse au phénomène de la lecture sérielle, ancré dans la littérature de genre, d'un point de vue psychanalytique. Le choix d'un genre ou de romans de type sériel en particulier exprimerait la distance plus ou moins grande que le lecteur prend avec ses fantasmes. Elle discute également de la nécessité d'introduire de nouveaux éléments selon un rythme susceptible de ne pas choquer les lecteurs de ce type de littérature : le principe de plaisir se nourrirait d'une tension entre le familier et l'imprévisible.
Constatant l'importance acquise par la notion de jeu dans le discours de la critique littéraire, Wilson tente de cerner les similitudes et différences entre deux sous-concepts de la famille cognitive du jeu : le carnavalesque bakhtinien et la déconstruction telle que définie par Derrida. La transgression des conventions narratives est ici considérée comme un jeu avec les prédispositions du lecteur. Selon les points de vue, ce jeu est amorcé par l'auteur ou démontre tout simplement le jeu inévitable du langage lui-même, acception typiquement post structuraliste.
L'auteur fait émerger la dimension politique, occultée selon lui, dans la pensée de Wolfgang Iser. L'insistance de ce dernier sur le concept de jeu et du « comme si » ne constitue pas un désengagement, selon l'auteur, mais ouvre la voie à une activité sociale qui faciliterait l'usage productif de différences autrement irréconciliables entre les hommes pour créer des formes de communautés. Pour Iser, la représentation n'est pas le miroir de la réalité, mais un jeu avec le donné. Il emprunte a Gadamer la notion du mouvement de va-et-vient désincarné qui définirait le jeu.
Approche psychanalytique de la lecture. L'auteur se propose d'étudier cette activité en l'assimilant au jeu. À contre-courant de la quasi-totalité des études sur le sujet, il s'engage à démontrer que le jeu n'est en rien gratuit. Pour ce faire il évoque le fort / da théorisé par Freud, qui désigne le mouvement d'éloignement / rapprochement mis en place par l'enfant avec ses jouets et qui symboliserait une sublimation de la peur d'être abandonné par sa mère.