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Ce mémoire est une étude comparative du jeu de rôle et d'un jeu vidéo, Fallout 2. Le but de cette étude est de poser, sur la base du jeu de rôle, un modèle fort d'interactivité et d'analyser le jeu Fallout 2 sur cette même base. La dernière partie de cette recherche fait un retour critique sur la notion d'interactivité et propose une nouvelle définition de cette dernière en utilisant le modèle proposé dans les deux premières parties.
Le site de la fédération française de jeux de rôle est une source d'information importante pour ceux qui s'intéresse à cette activité. On y trouve beaucoup d'explications concernant le jeu de rôle, ces dernières sont essentiellement faites pour ceux qui ne connaissent rien à ces jeux.
L'auteur fait émerger la dimension politique, occultée selon lui, dans la pensée de Wolfgang Iser. L'insistance de ce dernier sur le concept de jeu et du « comme si » ne constitue pas un désengagement, selon l'auteur, mais ouvre la voie à une activité sociale qui faciliterait l'usage productif de différences autrement irréconciliables entre les hommes pour créer des formes de communautés. Pour Iser, la représentation n'est pas le miroir de la réalité, mais un jeu avec le donné. Il emprunte a Gadamer la notion du mouvement de va-et-vient désincarné qui définirait le jeu.
L'auteur recense certaines pratiques littéraires (aphorismes, jeux de mots, ironie) qui relèveraient les traces du mouvement de l'esprit, mouvement assimilé au jeu des intellectuels. Le jeu du Scriptor Ludens, selon Steele, tient en fait à son adhésion plus ou moins grande aux conventions littéraires de son époque. L'auteur s'intéresse en particulier à Montaigne et à la poésie. L'esprit en jeu de l'auteur se traduirait de façon privilégiée dans la métaphore. Enfin, Steele associe l’intertextualité à une manifestation importante du jeu de la littérature.
Approche psychanalytique de la lecture. L'auteur se propose d'étudier cette activité en l'assimilant au jeu. À contre-courant de la quasi-totalité des études sur le sujet, il s'engage à démontrer que le jeu n'est en rien gratuit. Pour ce faire il évoque le fort / da théorisé par Freud, qui désigne le mouvement d'éloignement / rapprochement mis en place par l'enfant avec ses jouets et qui symboliserait une sublimation de la peur d'être abandonné par sa mère.
Constatant l'importance grandissante du concept de jeu dans la littérature, Spariosu cherche à préciser les usages du concept dans le contexte culturel occidental. Pôle tantôt méprisé ou encensé des oppositions binaires (jeu/sérieux ; jeu/travail), le jeu est ici discuté en fonction de trois théoriciens : Huizinga, Caillois et Erhman.
L'article trace l'évolution de la pensée de Huizinga jusqu'à Homo ludens, en passant par ses recommandations méthodologiques pour la pratique de l'histoire. La perversion du jeu, pour Huizinga, marque la modernité par l'indifférenciation entre le jeu et le sérieux. Les manifestations complexes de la culture - la religion, le langage, la loi, les procédures militaires, la philosophie, les beaux arts - témoignent toutes de cette indifférenciation.
Hutchinson, considérant la réflexion sur la notion de jeu entreprise depuis Schiller, constate l'indifférence manifeste des grands théoriciens en regard d'un aspect ludique de la littérature, aspect qu'il se propose ici de catégoriser. Sans étudier en profondeur ses nombreux exemples, il dégage quatre principales catégories où se recoupent divers moyens, mis en œuvre par un auteur, afin de susciter chez son lecteur une activité ludique : l'énigme, le parallèle, les dispositifs narratifs, et le signalement d'un jeu.
Chaque article de ce recueil aborde la question ludique d'un angle très différent ; certains se rattachent difficilement à cette problématique (Axelos). Fink s'intéresse aux différentes modalités d'interaction entre l'illusion et le réel dans le jeu. Ehrmann souligne l'aspect téléologique de la thèse de Caillois, qui alimente selon lui les antinomies classiques (jeu/sérieux ; jeu/travail) forgées depuis la révolution industrielle. Il repère cet aspect même chez Huizinga, et expose plusieurs autres paradoxes des deux ouvrages canoniques de la théorie du jeu.
L'auteur cherche à cerner le jeu dans sa spécificité, à contre-courant de la tendance qui voudrait étendre la notion à tout phénomène culturel. Après avoir considéré les classifications empiriques, mathématiques, psychologiques et sociologiques du jeu, il constate dans les différentes définitions une propension à procéder par ajout d'éléments qui ne peuvent, à eux seuls, demeurés spécifiquement ludiques ; en considérant la relation de deux éléments déjà soulignés, il propose la définition suivante : le jeu est l'invention d'une liberté dans et par une légalité.