Les textes sur ce site sont mis à votre disposition pour votre usage personnel seulement, et non pour redistribution. Veuillez contacter les éditeurs pour toute permission additionnelle quant à l'utilisation de ces articles.
L'auteur cherche à cerner le jeu dans sa spécificité, à contre-courant de la tendance qui voudrait étendre la notion à tout phénomène culturel. Après avoir considéré les classifications empiriques, mathématiques, psychologiques et sociologiques du jeu, il constate dans les différentes définitions une propension à procéder par ajout d'éléments qui ne peuvent, à eux seuls, demeurés spécifiquement ludiques ; en considérant la relation de deux éléments déjà soulignés, il propose la définition suivante : le jeu est l'invention d'une liberté dans et par une légalité.
Henriot ne se propose pas ici de dégager une quelconque essence du jeu. Il souligne que partout, cette dernière semble acquise, ne suscite pas le moindre questionnement. L'auteur cherche à cerner la notion de jeu par une approche à la fois anthropologique et philosophique. On parle de plus en plus des phénomènes culturels en terme de jeu ; c'est l'histoire, l'expansion, l'acquisition, le mode d'apparition à la conscience de ce fait langagier qui l'intéresse.
Étude de quelques mécanismes du jeu dans l'oeuvre romanesque de Georges Perec
Cette étude ciblée sur Perec tente d'aborder l'œuvre complète dans sa dimension ludique, et ce même lorsque l'auteur n'était pas encore membre actif de l'ouvroir de littérature potentielle. Ce lieu d'expérimentation est vite écarté car il centrerait l'étude sur les contraintes arbitraires de composition imposées par chacun des auteurs ; non pas que ce jeu avec l'écriture soit absent chez Perec, au contraire, mais ce qui intéresse Rosienski-Pellerin avant tout, ce sont les dispositifs mis en place par l'auteur afin de susciter une lecture ludique.
Recueil d'articles sur les questions de point de vue au cinéma et en littérature et les différentes conceptions des rapports entre le film et le roman, avec pour principal exemple le nouveau roman français, notamment Robbe-Grillet. Cependant, les procédés mis en oeuvre par cet auteur ne sont envisagés par Morissette sous une perspective ludique qu'à l'avant dernier chapitre, lorsqu'il explore la pratique générative de fictions à partir de structures ludiques, toujours implicites mais qui laissent certains indices que le lecteur peut repérer ou non.
Approche phénoménologique de la lecture. L'objet esthétique, pour Iser, n'est pas le texte mais le résultat d'une interaction entre le texte et le lecteur.
Étude anthropologique de la littérature, centrée sur la réception. Iser consacre le cinquième chapitre de son ouvrage au jeu textuel. Il incorpore les concepts définis dans les chapitres précédents au sein de réflexions sur le jeu. Il récupère notamment les notions d'assimilation et d'accommodation de Piaget pour réfléchir sur l'imitation et la symbolisation et élabore quatre types de jeux textuels à partir de la typologie cailloisienne des jeux.
Recueil d'articles qui se réclame de la païdia, dans la mesure où il ne propose pas de ligne directrice ou de bases théoriques solides sur le jeu. Les articles ont cependant été regroupés sous certaines catégories : jeux des auteurs avec l'audience, avec les canons littéraires, avec leur statut d'auteur ; jeux de plaisir, de rôle, et jeu existentiel de la littérature. Shattuck s'intéresse à la pataphysique. Hurley recense quelques techniques pour séduire l'auditoire. Esslin explique de quelle façon Brecht voulait réconcilier ludisme et didactisme dans son théâtre.
Cet ouvrage s’apparente en fait à un recueil d'articles du même auteur, tous liés par le même thème (le jeu et la littérature) mais sans organisation précise. Motte ne se lance donc pas dans une longue discussion sur le concept du jeu et prends pour acquis que l'écriture et la lecture convoquent une attitude ludique à différents niveaux.
Étude du jeu chez Carroll, autant au niveau de l'inspiration qu'il aura fournie à l'auteur que du jeu entrepris par ce dernier avec le lecteur. La structure de l'ouvrage s'inspire d'une vision développementale de l'impulsion ludique : l'auteur s'attarde d'abord au « play », puis au « game », et finalement aux sports.
Dans le chapitre « Beginning, Middle, and End – Not Necessarily in that Order », l’auteur retrace l’histoire du développement des hypermédias et relève les similitudes qu’ils entretiennent avec le cinéma, principalement au niveau de la production. Tous deux font aussi partie d’un « cycle de réinvention », un concept qui s’apparente à celui de la remédiation de Bolter et Grusin.